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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 07:25

Longue interview hier de François Fillon, l'ancien premier ministre de Sarkozy, au Télégramme.

Le bonhomme a un ton plus martial que jamais pour promettre de s'attaquer au droit du travail, aux services publics, aux travailleurs, si la droite revient au pouvoir avec lui. Un vrai petit Thatcher zélote du patronat que ce fils de notaire natif de la Sarthe, un des hommes politiques français les plus riches.

Jugez plutôt: pour éviter le déclin français, l'enfoncement dans la "médiocrité", il faut intensifier les réformes ultra-libérales.

"Nous avons une excuse, dit François Fillon par rapport au niveau de lutte contre les déficits insuffisant du temps de Sarkozy, celle d'avoir été freinés par la pire crise financière depuis un siècle. Dans l'urgence, nous avons dû jouer les pompiers pour protéger les Français (ils s'en souviennent bien, merci, c'est pourquoi ils vont ont récompensé en 2012!), mais ce fut au détriment de la rupture. Sur les 35 heures, sur la lutte contre les déficits, j'étais disposé à prendre des risques et à assumer l'impopularité... Nicolas Sarkozy, non sans arguments, jugeait le pays trop fébrile pour cela".

Fillon, c'est du lourd en matière de mépris du peuple: allez, encore un effort et il sera nommé ministre de l'économie de Manuel Valls et François Hollande en remplacement de Macron...

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 06:30

A lire dans le Ouest-France du vendredi 25 septembre 2015:

Accueil de réfugiés

A 22 voix pour et 5 abstentions, les membres du Conseil, réunis mercredi soir, ont voté la participation de la commune à l'effort de solidarité nationale pour l'accueil des réfugiés. La commune va établir un dispositif d'accueil "d'une dimension raisonnable à la taille et aux moyens de la commune" a précisé François Hamon, le maire. Elle va mettre à disposition quelques logements communaux actuellement inoccupés, "soit une maison et deux appartements" précise Françoise Fer, adjointe à l'action sociale, afin d'assurer temporairement l'hébergement de quelques familles de réfugiés sans discrimination d'origine ou de religion. Elle participera aussi à une concertation avec tous les acteurs de cette solidarité (...).

Pendant ce temps, Agnès Le Brun, dont on apprend qu'elle devrait figurer en 5ème place sur la liste finistérienne des départementales (rattrapée à l'arrachée après une première mise à l'écart), comme Gwenegan Bui (bonjour le cumul des mandats pour les deux: député, responsable aux questions de Défense à l'assemblée pour le second, et Conseiller Régional, maire et potentiellement conseillère régionale pour la première...!), adoptait une position de fermeture par rapport à l'accueil des réfugiés avec des arguments dilatoires dans un entretien à Ouest-France paru le 24 septembre 2015:

"- La journaliste, Adeline Bertin: La ville n'organise pas d'accueil des réfugiés. Pourquoi?

- Agnès Le Brun: Nous n'avons pas la structure pour le faire de façon digne et correcte. Le CHRS (centre d'hébergement et de réinsertion sociale) et tous les logements sociaux sont occupés. Notre CCAS (centre communal d'action sociale) est le deuxième du département. Plus de 18% de la population vit en dessous des minima sociaux. C'est à l'Etat d'assurer ces charges administratives et financières.

- La journaliste: N'a t-elle pas un devoir de solidarité?

- Agnès Le Brun: Ce que l'on doit mettre en place pour les réfugiés n'est pas la même chose que pour les demandeurs d'asile. Au-delà de l'hébergement, le plus important est l'intégration. Cette coordination doit passer par des structures associatives sur le plan départemental comme Coallia. Ce n'est pas juste de la solidarité. L'émotion dessert souvent la réflexion..."

Au-delà des formules toutes faites, nous savons qu'Agnès Le Brun n'a organisé aucune rencontre avec les associations morlaisiennes de solidarité internationale pour voir comment il aurait été possible de favoriser l'intégration de réfugiés. La distinction qu'elle effectue entre demandeurs d'asile et réfugiés est par ailleurs assez surprenante... En réalité, il s'agit surtout de ne pas contrarier une base électorale sans doute majoritairement plutôt hostile à l'accueil des réfugiés.

On le voit, entre les communes du pays de Morlaix, par rapport à cette question de l'accueil des réfugiés, on ne réagit pas du tout de la même manière.

Cette question de l'accueil des réfugiés sera en débat lors du prochain Conseil Municipal le lundi 28 septembre puisque des élus du Front de Gauche, avec trois élus de la Coopérative Citoyenne, posent la question orale suivante à Madame Le Brun:

Question orale sur l'accueil des réfugiés à Morlaix

Présentée par : Michèle Abramovicz, Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec, Loïc Digaire, Ismaël Dupont, Sarah Noll

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable. L'Europe affronte le plus grand exode depuis la seconde guerre mondiale. Cet exode massif est une conséquence tragique des logiques d'accumulation de profit générées par un système libéral mondialisé qui produit des catastrophes économiques, politiques, humanitaires, et écologiques.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe. La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui n'est pas à la hauteur de ces déclarations.

La France, sixième puissance mondiale, est aujourd'hui l'un des pays européens qui accueille le moins de demandeurs d'asile et qui continue à défendre une politique européenne de limitation stricte de l'immigration par des dispositifs policiers, les restrictions au droit d'asile, à la naturalisation et à la régularisation. Les mêmes politiques du chiffre qu'avant 2012 inspirent les reconduites à la frontière.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme.

Après avoir refusé d'abord lors de Conseils Européens de se donner des obligations chiffrées semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, sur un objectif européen de 120 000 migrants accueillis dans l'UE en 2 ans, bien peu en dépit des difficultés au regard du million de migrants attendus en Europe en 2015.

C'est bien peu par rapport aux besoins, et à la détresse de centaines de milliers de frères humains fuyant les horreurs de la guerre, la misère et l'absence d'avenir dans les camps de réfugiés.

Sans prétendre bien sûr pouvoir accueillir « toute la misère du monde », ce que personne ne lui demande, la commune de Morlaix doit jouer sa part, à proportion de son rang de ville moyenne, dans la solidarité humaine due aux réfugiés issus notamment de Syrie et d'Irak admis en France en mettant à disposition des logements pour ces réfugiés pour participer à l'effort avec d'autres collectivités et en s'engageant à faciliter pour eux la reconstruction d'un avenir, de pair bien sûr avec une indispensable action de l'Etat.

Quelle est la position de Mme le Maire et de sa majorité sur la proposition de déclarer auprès des services de l’État la commune volontaire pour accueillir plusieurs réfugiés et familles de réfugiés?

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 06:06

Voici un très bon article pleine page de Guillaume Roux dans le Télégramme (pages Morlaix) du 25 septembre qui alerte sur un phénomène que l'on constate depuis des mois:

À la poste de Morlaix, la rentrée est rude. Les remplaçants ne sont pas assez nombreux pour couvrir toutes les RTT des facteurs. Résultat : des tournées passent à la trappe, ce qui entraîne une double ration de travail pour certains agents. Le 11 septembre, les facteurs du centre de La Boissière ont débrayé pendant plus d'une heure pour demander des renforts.

Sensation désagréable que de se lever le matin sans avoir reçu son courrier ou, dans certains cas, son quotidien favori. Pourtant, nombreux sont les habitants de la région de Morlaix qui ont été confrontés à cette mésaventure cet été mais, également, ce mois de septembre. Dans le jargon de la Poste, une tournée non distribuée, c'est une tournée "à découvert". Le cauchemar du facteur. Le problème, c'est que, depuis la réorganisation du site de distribution à la Boissière, en mai, pendant laquelle trois journées ont été supprimées (avec le départ à la retraite de trois agents, non remplacés), la Poste manque de main d'oeuvre. (...)

Doubles tournées à répétition

"Lundi, dix de nos agents étaient en réduction du temps de travail (RTT) mais seulement huit remplaçants travaillaient pour couvrir leurs tournées", pointe Gilles Le Guédès, délégué du personnel CGT et secrétaire du CHSCT au centre de distribution de Morlaix. (...) "Une tournée à découvert, c'est la garantie d'une double tournée pour un autre agent, le lendemain, ou pour le facteur qui rentre de ses RTT", continue le syndicaliste. Une situation difficile à encaisser, surtout lorsqu'elle s'ajoute à l'absence d'un collègue. Car, dans cette situation, tous les agents partagent la tournée de l'absent, ce qui alourdit "une charge de travail déjà accrue par la réorganisation de mai" déplore Olivier Fouquet, délégué du personnel de Sud... Le 11 septembre, les facteurs du centre de la Boissière ont débrayé pendant plus d'une heure, protestant contre une dégradation de leurs conditions de travail. Ils en ont profité pour demander des renforts à la direction.

(...) Pour les syndicats, l'argument de la baisse de distribution de courrier servant à justifier la suppression de postes, a du mal à passer: "On a moins de courrier à porter aux usagers, mais, au final, on parcourt le même nombre de kilomètres pour le faire. Supprimer des tournées, c'est donc rajouter du travail", avance Gilles Le Guédès. (...)

Le volume de courrier distribué par les facteurs diminue. La Poste cherche donc à leur confier d'autres missions: livraison de courses à domicile, relevage des compteurs EDF ou.. distributions de courriers publicitaires. Pour les syndicats, c'est là que ça coince: "L'idée a été soulevée ici, à Morlaix. Nous y sommes opposés car nous sommes déjà débordés, en ce moment. Certains facteurs devraient le faire, d'autres pas, c'est injuste..."

L'article nous apprend aussi que le centre de distribution du courrier de Saint Thégonnec va être fermé, les facteurs déménageant pour Landivisiau. La section PCF du pays de Morlaix avait alerté la première la population sur ce risque de disparition d'un service public de proximité à Saint Thégonnec. Les élus avaient été alors contraint d'organiser une manifestation pour s'opposer au transfert du centre de distribution, et la décision avait donc été reportée (Solange Creignou ayant quelques "arguments" comme conseillère départementale). Mais voilà, comme pour la perception de Plouigneau, on reporte pour mieux faire sauter, on concerte pour mieux frapper, et la machine à réduire la surface d'exposition du service public fonctionne comme un rouleau compresseur actionné par la libéralisme économique d'Etat.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 05:55

Nous connaissons bien dans les nombreux pays de tradition musulmane que nous avons visités une manière de vivre la religion musulmane spirituelle, tranquille, éclairée, tolérante, nullement exclusive du plaisir, de l'humanisme, de la culture et des lumières.

Néanmoins, nous savons tous que depuis les années 80 se diffuse à partir des pétromonarchies du Golfe dans les pays musulmans et en Europe une version ultra-radicale et obscurantiste de l'Islam qui est un véritable danger pour les valeurs humaines progressistes que nous défendons et l'intégrité des personnes qui sont sont le joug de ce pouvoir idéologique qui tend à nier la liberté humaine, l'égalité des sexes, le droit au plaisir et à l'innocence des sources de joie dans la vie.

Depuis des années, mon voisin me confie qu'il peut voir sur le net des vidéos hallucinantes par le caractère rétrograde et liberticide d'un imam de Brest.

Il y a quelques semaines, la presse rappelait un prêche où il était question de justifier la "correction" physique des femmes et des filles.

Hier, c'est le Télégramme qui nous parle d'une vidéo tournée par les services de la mosquée sunna de Pontanézen datant de mai 2014 où l'on voit l'imam en question dénoncer comme un acte diabolique le fait d'écouter ou de jouer de la musique à des enfants de moins de 10 ans et expliquant que ceux qui écoutent de la musique seront transformés "en singes ou en porcs".

On ne peut que trembler d'inquiétude et de colère en écoutant ces discours fascistes ennemis de toute beauté et de toute bonté, car quoi de plus divin et inspirant dans la vie profane que la musique. Bientôt, il faudra aussi brûler tous les livres autre que le Coran et ceux des prédicateurs...

Evidemment, il ne faut pas considérer que ces discours ultra-radicaux et d'une stupidité sans bornes sont représentatifs de la religion musulmane et de l'état d'esprit de la majorité des croyants mais ils ont vraiment de quoi inquiéter et doivent être dénoncés avec vigueur par tous les partisans de la liberté humaine, du droit à la culture et à la joie. Le caractère non centralisé et hiérarchisé du clergé musulman, et la radicalisation de certaines franges des musulmans parmi les jeunes convertis notamment, offre un espace pour ce genre d'huluberlus.

Autant l'islamophobie est une réalité grandissante et inquiétante puisqu'elle procède aussi d'une forme de xénophobie, autant le respect dû aux religions et aux croyants, quels qu'ils soient, a pour limite une certaine respectabilité intrinsèque du discours religieux, qui s'il atteint ces sommets de connerie et d'obscurantisme, n'a pas, comme le discours des intégristes chrétiens, a être ménagé.

Nietzsche disait que le ressentiment, la haine de la vie, retournés en plaisir pervers à condamner la nature et les forces de vie en l'homme, étaient au fond de toute une part du zèle religieux: on en a l'illustration aujourd'hui avec cet extrémisme musulman.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:40
Samedi 26 septembre: marche pour la paix et le désarmement nucléaire à Rennes à 15h30
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 20:21

Stage de formation de base PCF

Samedi 3 octobre 2015

08h30 : Accueil Café-croissants

09h00-11h00 Communisme et parti communiste : histoire et débats contemporains avec Quentin Wald

11h00-13h00 Invitation à mieux connaître Marx avec Jean-Michel Galano

14h00-16h00 Éléments de base de l'économie marxiste, les cycles des crises avec Frédéric Rauch

16h30-18h30 La politique économique et monétaire avec Frédéric Rauch

20h00-22h00 Agroalimentaire en Bretagne comment améliorer les conditions de travail et sortir de la précarité ? avec Michel Le Goff

Dimanche 4 octobre 2015

08h00 : Café-croissants 08h30-10h00

Crise écologique, financière, sociale et les nouveaux mode de développement

10h15-12h15 Le 36e congrès la stratégie du PCF

12h15-12h30 Bilan de la formation

Le stage se tiendra à la Section du PCF de Morlaix 2 petite rue de Callac 29600 Morlaix Contact et inscription avant le 27 septembre :

Fédération Tel. 06 77 55 19 48 ou 06 73 89 36 91 -federation@29.pcf.fr

Hébergements samedi soir Auberge de Jeunesse de Morlaix - 1 voie d'Accès au Port Participation : 35€ pour la nuit et les repas du midi + 12€ pour le restaurant samedi soir (aides possibles des sections)

Stage de Formation de base du PCF Finistère à Morlaix les samedi 3 et dimanche 4 octobre
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 06:20

Le lundi 28 septembre à 18h30 aura lieu le Conseil Municipal de rentrée en mairie de Morlaix:

Il sera notamment question de la DSP Stationnement avec Vinci (rapport d'activité 2014) et d'un avenant pour réorganiser le stationnement payant (fin des possibilités d'abonnement sur certains parkings: Allende, place des Otages) et d'augmenter les tarifs du stationnement payant (de 10 centimes sur beaucoup de tranches).

A l'occasion de ce Conseil Municipal, les élus du Front de Gauche sont à l'initiative d'une question orale qu'on aussi signé Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll:

Question orale sur l'accueil des réfugiés à Morlaix.

Présentée par : Michèle Abramovicz, Guenaëlle Clech, Jean-Pierre Cloarec, Loïc Digaire, Ismaël Dupont, Sarah Noll

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable. L'Europe affronte le plus grand exode depuis la seconde guerre mondiale. Cet exode massif est une conséquence tragique des logiques d'accumulation de profit générées par un système libéral mondialisé qui produit des catastrophes économiques, politiques, humanitaires, et écologiques.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe. La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui n'est pas à la hauteur de ces déclarations.

La France, sixième puissance mondiale, est aujourd'hui l'un des pays européens qui accueille le moins de demandeurs d'asile et qui continue à défendre une politique européenne de limitation stricte de l'immigration par des dispositifs policiers, les restrictions au droit d'asile, à la naturalisation et à la régularisation. Les mêmes politiques du chiffre qu'avant 2012 inspirent les reconduites à la frontière.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme.

Après avoir refusé d'abord lors de Conseils Européens de se donner des obligations chiffrées semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, sur un objectif européen de 120 000 migrants accueillis dans l'UE en 2 ans, bien peu en dépit des difficultés au regard du million de migrants attendus en Europe en 2015.

C'est bien peu par rapport aux besoins, et à la détresse de centaines de milliers de frères humains fuyant les horreurs de la guerre, la misère et l'absence d'avenir dans les camps de réfugiés.

Sans prétendre bien sûr pouvoir accueillir « toute la misère du monde », ce que personne ne lui demande, la commune de Morlaix doit jouer sa part, à proportion de son rang de ville moyenne, dans la solidarité humaine due aux réfugiés issus notamment de Syrie et d'Irak admis en France en mettant à disposition des logements pour ces réfugiés pour participer à l'effort avec d'autres collectivités et en s'engageant à faciliter pour eux la reconstruction d'un avenir, de pair bien sûr avec une indispensable action de l'Etat.

Quelle est la position de Mme le Maire et de sa majorité sur la proposition de déclarer auprès des services de l’État la commune volontaire pour accueillir plusieurs réfugiés et familles de réfugiés?

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 05:52

Des énormités dites avec désinvolture, on commence à s'y habituer.

Ce gouvernement ose tout!

Après avoir baissé le budget de la culture deux années de suite pour la première fois depuis la Ve République, voilà qu'il prétend au nom de l'austérité affirmer que les médiathèques et bibliothèques sont devenues des équipements inutiles.

Un peuple qui ne lit plus de ne sera pas bien dangereux, se disent-ils peut-être, pour les classes possédantes.

Ce n'est pas I TELE ou BFM TV, Facebook ou Twitter qui vont élever très loin son niveau de conscience critique...

Voir l'interview de Marylise Lebranchu aux Echos, le journal qui dit tout haut ce que les possédants et leurs alliés les politiques pensent tout bas:

http://www.lesechos.fr/journal20150918/lec1_france/021334091874-marylise-lebranchu-la-droite-critique-les-economies-tout-en-voulant-des-baisses-dimpot-1156714.php#xtor=EPR-3-[envoi-ami]

INTERVIEW - Les élus locaux se mobilisent, samedi, contre la baisse des dotations de l’Etat. La ministre de la Décentralisation assure que le fonds d’investissement sera vite déployé.

L’Association des maires de France a appelé samedi les exécutifs municipaux et leurs habitants à se mobiliser. Son président, François Baroin (Les Républicains), juge que la baisse de 30 % de la dotation globale de fonctionnement (DGF) que verse l’Etat aux communes et leurs communautés met en danger les services publics et la reprise économique.

Pour les communes, la baisse de la DGF ne représente qu’une diminution de 1,84 % de leurs recettes de fonctionnement chaque année, soit en moyenne 28 euros par habitant ! Depuis que je suis ministre, j’ai réalisé 253 déplacements sur le territoire. Quand on fait une présentation juste des enjeux et que l’on donne les vrais chiffres aux élus, ils se montrent parfaitement conscients qu’il faut bouger. Leur priorité, c’est d’éviter la fermeture du bureau de La Poste, de la sous-préfecture, des entreprises publiques. Leur première injonction concerne l’Etat et l’organisation des services publics, d’où les mesures annoncées lundi par le chef de l’Etat sur les maisons de services au public par exemple.

L’AMF traditionnelle et celle d’aujourd’hui sont très différentes… Je renvoie surtout la droite à ses contradictions : elle critique ces économies alors qu’elle demande encore plus de baisses d’impôt. François Baroin nous demande de renoncer à la baisse des dotations tout en nous reprochant de ne pas avoir réalisé les 50 milliards d’économies plus rapidement, sur les deux premières années du mandat. C’est une question de souveraineté de ne pas alourdir la dette. Et quand nous appliquons, l’effort de 50 milliards sur les 20 % que représentent les collectivités dans la dépense publique, je pense que c’est juste. Chacun doit contribuer à sa hauteur, en protégeant les plus fragiles.

Oui, et il a surtout annoncé des mesures pour y faire face ! Un des problèmes des territoires ruraux, c’est que les bases fiscales ne progressent pas forcément, contrairement aux villes. La valeur des maisons, la valeur d’une ferme y régressent. C’est pourquoi nous avons augmenté en 2015 la dotation de solidarité rurale et la dotation d’équipements en territoires ruraux (DETR). Le préfet de la Creuse m’a même confirmé que sa DETR avait progressé de 43 %. Grâce à ces efforts de péréquation, les 10.000 communes rurales ou urbaines les moins favorisées n’ont au final pas connu cette année de baisse de dotation.

Nous ne nions pas la situation dif­ficile et nous prenons acte de la baisse de l’investissement local hors effet du cycle électoral. L’observatoire des finances locales évalue cette baisse à – 7,8 % en 2014. C’est pourquoi nous inscrivons en loi de finances 2016 ce fonds d’investissement d’un milliard d’euros qui arrivera très rapidement dans les territoires. Une moitié profitera à l’investissement dans les communes rurales et les villes de moins de 50.000 habitants. Le reste sera fléché vers les projets numériques, de transition énergétique ou vers les chantiers de logement.

Le milliard d’euros devra servir à des projets offrant des retours sur investissement. Il y a beaucoup d’émissions de télévision sur les gabegies locales. Les hôtels de région sont-ils trop grands ? Les médiathèques sont-elles un équipement toujours d’actualité au XXIe siècle ? On peut se poser la question. Nous n’avons pas à juger les investissements locaux mais il est normal que l’Etat fixe des priorités. Nous intervenons en régulateur, là où les opérateurs privés ne vont pas naturellement, comme dans l’équipement en fibre des zones rurales. Loin de remettre en cause l’autonomie des collectivités, nous croyons beaucoup à la société du contrat pour le XXIe siècle. Les élus locaux devront travailler de plus en plus entre eux car nous leur avons confié des compétences hautement stratégiques, comme la ­gestion des fonds européens aux régions.

Ce serait, à mon avis, le sens de l’histoire mais les esprits ne sont pas encore prêts à cela, il y avait trop d’opposition.

Cette question n’est pas encore tranchée, nous devons encore en discuter, notamment dans le cadre de la réforme de la DGF.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150918/lec1_france/021334091874-marylise-lebranchu-la-droite-critique-les-economies-tout-en-voulant-des-baisses-dimpot-1156714.php?4RA84TuVUVgzG7uX.99#xtor=EPR-3-[envoi-ami]

Et la réaction des syndicats professionnels:

Les bibliothèques et médiathèques sont des équipements structurants du territoire et de la société

Comme le prouve l’action de l’Etat et des collectivités territoriales dans ce domaine, l’importance et le rôle des bibliothèques dans la société ne peuvent être remis en cause.

Associations signataires

  • AAF (Association des archivistes français)
  • ABF (Association des bibliothécaires de France)
  • ACIM (Association de coopération des professionnels de l’information musicale)
  • ADBGV (Association des directeurs des bibliothèques municipales et intercommunales des grandes villes de France)
  • ADBU (Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation)
  • ADCRFCB (Association des directrices et directeurs de centre régional de formation aux carrières des bibliothèques)
  • ADDNB (Association pour le développement des documents numériques en bibliothèque)
  • ADRA (Association de développement et de recherche sur les artothèques)
  • CFI-bd (Comité français international – bibliothèques et documentation)
  • FADBEN (Fédération des enseignants documentalistes de l’Education nationale)
  • Réseau Carel (Coopération pour l’accès aux ressources électroniques en bibliothèque)
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:09
EMMANUEL TERRAY (Anthropologue) : entretien avec l'Humanité Dimanche

Anthropologue de renom, Emmanuel Terray a été en première ligne dans la défense des sans-papiers expulsés de l’église Saint- Bernard à Paris, en 1996. Il dénonce la logique de l’Occident « maître du monde », responsable des flux migratoires dramatiques, et montre que la réponse de l’Europe reste très en dessous des enjeux et indigne des défis auxquels elle est confrontée. Rencontre.

« IL N’Y A PAS DE BONS OU DE MAUVAIS RÉFUGIÉS MIGRANTS, IL N’Y A QUE DES MIGRANTS POLITIQUES »

« L’OCCIDENT SOUTIENT LES RÉGIMES AUTORITAIRES ET CORROMPUS QUI VOTENT EN SA FAVEUR À L’ONU. IL N’Y A DONC AUCUNE FATALITÉ. »

HD. La réaction actuelle de l’Europe vous semble-t-elle à la hauteur de la crise, n’a-t-on pas perdu trop de temps au point d’assister à des drames épouvantables ?

EMMANUEL TERRAY.

L’Europe a certainement perdu beaucoup de temps. Le problème ne date pas d’hier, cela fait des années que des réfugiés se noient en Méditerranée ou en mer Égée. L’Europe a beaucoup tardé à prendre la mesure exacte de la situation. Ceci dit, mieux vaut tard que jamais, et si une prise de conscience commence à se produire, on ne peut que s’en féliciter. De ce point de vue, l’Allemagne est certainement la plus attentive et pour toutes sortes de raisons. On a allégué les facteurs démographiques.

Le pays est certainement heureux d’accueillir une main d’œuvre souvent qualifiée qui lui fait défaut. En même temps, je pense que l’histoire de l’Allemagne joue également un rôle important. Je veux parler de la volonté de manifester fortement la rupture avec le passé nazi, hitlérien. La volonté aussi de démontrer que l’image affichée face à la crise grecque, celle d’un pays dur, égoïste, n’est pas exacte. C’est à mon avis un aspect non négligeable qui a joué un rôle important dans la prise de conscience allemande. Tout compte fait, il faut bien constater que l’Allemagne et la Suède sont à la pointe par rapport à d’autres pays européens, y compris la France malheureusement. Accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans pour cette dernière, c’est à peine 1 000 de plus que d’habitude et pas du tout à la hauteur de la situation.

HD. On fait pourtant grand bruit autour de cet accueil, le ministre de l’Intérieur s’est réuni avec les maires qui se sont proposés...

E. T.

On fait beaucoup de tapage en effet, mais le chiffre n’en reste pas moins de, seulement, 24 000 sur deux ans.

HD. Et c’est très insuffisant ?

E. T.

Absolument ! On annonce l’arrivée de quelque chose comme 400 000 ou 500 000 réfugiés en Allemagne cette année, cela donne toute de suite la mesure des efforts respectifs.

HD. Il y a des maires qui refusent d’accueillir des réfugiés, et certains qui ne veulent que des chrétiens...

E. T.

Ces maires sont en règle générale sous la pression du Front national. Ils ont très peur de voir leurs électeurs filer vers l’extrême droite et, du coup, ils prennent ce genre de position. Il se peut aussi que, dans certaines villes, le devoir d’accueil soit déjà rempli et que, compte tenu des capacités, on ne puisse pas accueillir plus de réfugiés.

HD. On parle de trier entre ceux qui fuient réellement la guerre et ceux qui viendraient pour des raisons économiques...

E. T.

Je pense qu’il sera très difficile de faire ce genre de tri. De toute façon, c’est une proposition classique de distinguer entre, on va dire, les bons réfugiés et les mauvais migrants. Les premiers viendraient pour des raisons politiques et les autres pour des raisons économiques. Cette distinction ne tient pas dans la réalité parce que c’est, au fond, toujours une situation politique qui crée la migration. Les gens qui viennent d’Afrique migrent parce qu’ils sont dans des sociétés complètement bloquées, verrouillées, avec des régimes autoritaires et corrompus qui ne leur laissent aucune perspective d’avenir. C’est donc cette situation politique qui crée la migration. Les puissances occidentales soutiennent ces régimes qui votent en leur faveur à l’ONU, pour des raisons évidentes de clientèles géopolitiques. Pour ma part, j’ai l’habitude de dire qu’il n’y a que des migrants politiques.

Les contextes qui les incitent à partir sont plus ou moins dramatiques. Les situations érythréenne ou syrienne sont certes plus désastreuses que celles de l’Afrique de l’Ouest. Mais c’est une différence de degré, pas de nature.

HD. Avec plus de moyens à sa disposition, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) aurait-il pu juguler les drames ? Ne ressent-on pas de l’impuissance ?

E. T.

Ceci est exact et souligne surtout l’insuffisance des efforts européens. À ma connaissance, il y a 2 millions de réfugiés syriens en Turquie, et au Liban, ils représentent à présent près du quart de la population. Ils sont 600 000 à 700 000 en Jordanie. Dès lors, par rapport aux discussions en Europe pour savoir si tel pays doit en accueillir 5 000 et tel autre 10 000, on est vraiment dans des ordres de grandeur tout à fait différents. Et ces pays sont bien loin d’avoir les richesses des États européens. J’ai vu que les États-Unis se proposaient, non pas d’accueillir en grand nombre, mais au moins d’aider les Libanais et les Jordaniens à les accueillir. C’est peut-être une bonne chose, mais là encore on est très en retard par rapport aux moyens disponibles. Les égoïsmes nationaux restent forts.

HD. On a aussi le sentiment que cette crise est vécue comme une fatalité, qu’on ne peut pas faire autrement. Ces mouvements de populations seraient le lot du XXIe siècle et il va y en avoir de plus en plus, notamment avec les dérèglements climatiques...

E. T.

Ce n’est pas une fatalité. La crise du Proche-Orient est quand même l’effet, qu’on le veuille ou non, des interventions occidentales que ce soit en Afghanistan ou en Irak. C’est tout de même ces deux expéditions qui ont mis le feu à la région, feu qui s’est ensuite propagé. C’est bien la politique occidentale, en Libye qui a créé le chaos actuel et le fait que plus rien n’est contrôlable sur ce territoire, ni le commerce des armes ni les trafics d’esclaves. Non, ce n’est sûrement pas une fatalité. On pourrait en dire autant pour l’Afrique de l’Ouest. Les migrations sont dues, d’une part, à ces régimes autoritaires et corrompus que l’Occident maintient en place et, d’autre part, aux accords de libre-échange que l’UE impose à l’Afrique, qui ruinent l’agriculture et condamnent les paysans africains à l’exil. Nous sommes face à des conséquences somme toute logiques, à des effets de politiques bien déterminés.

HD. En 1996, vous avez été en première ligne lors de la bataille des sans-papiers à l’église Saint-Bernard à Paris. Avez-vous le sentiment que, par rapport à cette période, il n’y a plus la même force de résistance militante, la même mobilisation ?

E. T.

À l’époque de Saint-Bernard, un peu naïvement d’ailleurs, je pensais que c’était un problème localisé dans le temps et qu’on allait le résoudre par la régularisation. Et puis je me suis aperçu bien vite que ça devenait chronique, endémique. Ceci dit, des progrès ont été faits depuis. Je pense à la création du Réseau Éducation sans frontières au début des années 2000. Un progrès considérable dans la mobilisation dans tout le pays. Je pense aux grèves à l’initiative de la CGT à partir des années 2008, 2009, 2010, qui ont aussi accéléré la prise de conscience du fait qu’il s’agissait de salariés comme les autres et que notre pays ne pouvait accepter la prolifération sur son sol de travailleurs sans droits. Il y a donc eu des progrès dans la prise de conscience et dans la mobilisation. Ce n’est pas encore à la hauteur des enjeux, mais je ne suis pas pessimiste sur ce point.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:24
Régionales: journée agriculture/ agro-alimentaire du Front de Gauche à Quimperlé le jeudi 24 septembre en présence de Xavier Compain

Notre rencontre débat consacrée aux questions agricoles et à l'agro alimentaire du jeudi 24 septembre à Quimperlé.

Nous nous retrouverons à 10 h au café "Le Régent" à Quimperlé, rue Leuriout (face à la maison des syndicats, à proximité immédiate de la place des écoles).

Les thèmes privilégiés, mais non exclusifs, de notre rencontre pourraient se concentrer sur:

  • les rapports de l'agriculteurs et la société,
  • la place des citoyens dans la définition, l'élaboration et le contrôle des politiques agricoles publiques,
  • les questions environnementales comme pilier fondamental de la transition agricole en Bretagne et ailleurs,
  • la place des consommateurs particuliers et collectifs dans la définition des missions fixées aux agriculteurs, la qualité des produits l'accès aux produits de qualité;
  • la situation sociale réelle des agriculteurs ou d'une partie d'entre eux , enhjeu de la transition agricole et la mise ne place d'une agriculture paysanne viable.

Pour votre parfaite information la journée se poursuivra par une rencontre à 12 heures avec les militants syndicaux des entreprises de l'agro alimentaire; à 14h30 avec une rencontre avec les organisations agricoles.

11h30 rencontre presse

12h30-14h rencontre casse croute militants syndicaux de l'agro alimentaire :

Bigard, Doux, Capitaine Cook, Duc, Doux, Purina Nestlé

Nous nous retrouverons à 14 h 30 au café "Chouchou" à Quimperlé avec les organisations agricoles (FDSEA, Confédération Paysanne, Groupement des agriculteurs bio ; EMB) dans le bas de la rue Savary, au n°10

Les thèmes privilégiés, mais non exclusifs, de notre rencontre pourraient se concentrer sur:

  • Le bilan des politiques agricoles et leur impact local
  • les rapports entre les agriculteurs et la société,
  • les questions environnementales pilier fondamental de la tansition agricole en Bretagne et ailleurs,
  • La transition agricole..la quelle et comment y parvenir ?
  • Quel rôle pour le Conseil Régional dans l'accompagnement des mutations.

A 16h30 Plan de méthanisation : Bannalec

18h20: Xavier Compain interviewé en direct sur la radio RCF RIVAGES dans le journal finistérien

19 heures : rencontre débat, salle du Coat kaer. Quimperlé

Régionales: journée agriculture/ agro-alimentaire du Front de Gauche à Quimperlé le jeudi 24 septembre en présence de Xavier Compain
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