Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 09:36

Campagne municipales à Morlaix dans les médias: Radio Nord Bretagne 

Il sera possible d'écouter Ismaël Dupont, le candidat du Front de Gauche, sur 8 minutes, le vendredi 21 mars après le journal de 12h30 et le journal de 18h30. Les concurrents de l'UMP et du PS auront le même temps de parole et les interviews avec le journaliste Sébastien Béatrix de Radio Nord Bretagne se suivront.   

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:19
 
 Au moment où les « comités des Bonnets rouges » tiennent leurs « États généraux » à Morlaix, samedi 8 mars, l'essayiste Françoise Morvan revient sur les faits pour expliquer comment la « révolte des Bonnets rouges » a été, selon elle, organisée et résulte, au total, d’une manipulation de l’opinion reposant sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. 

 

La « bataille contre l’écotaxe » devenue « révolte des bonnets rouges »  repose sur l’invention d’un symbole, le bonnet rouge. Or, il suffit de s’appuyer sur la chronologie pour comprendre quand le bonnet est apparu dans les manifestations organisées par le lobby patronal et le lobby ethniste qui, en se fédérant, ont mobilisé les médias avec une redoutable efficacité. 

 

 1. DE L’ÉCOTAXE AU PACTE D’AVENIR

 

 Le 2 novembre 2013, manifestation à Quimper contre l’écotaxe : les Bretons se découvrent nantis d’un couvre-chef historique dont, dans leur immense majorité, ils ignoraient jusqu’à l’existence : le bonnet rouge.

Les télévisions du monde entier diffusent les images stupéfiantes de salariés licenciés défilant derrière les patrons licencieurs, de syndicalistes manifestant à l’appel du patronat, de paysans dénonçant l’agriculture productiviste sous la bannière de la FNSEA, de militants autonomistes de gauche et de nazillons indépendantistes, tous sous bonnet rouge, exprimant la « colère bretonne » contre Paris. Aux bonnets rouges se joignent des drapeaux noirs et blancs, et l’on peut voir que la nation bretonne, humiliée par la France, clame en vain depuis le XVIIe siècle cette colère ancestrale contre l’impôt. La préfecture annonce 15 000 manifestants, les organisateurs 30 000 manifestants. C’est ce dernier chiffre qui sera repris par les médias. Le 30 novembre, le chef des  « Bonnets rouges », Christian Troadec, maire de Carhaix et fondateur du Festival des Vieilles Charrues, organise une manifestation festivalière avec distribution de drapeaux. La télévision russe officielle envoie cinq équipes sur place pour filmer la révolte des Bonnets rouges contre la France (voir ici).

 Ainsi le bonnet rouge a-t-il servi à introduire le drapeau. L’image fait foi : inutile d’évoquer l’invention du drapeau en 1923 par un autonomiste raciste et la fabrique du bonnet comme symbole identitaire breton. Christian Troadec annonce 40 000 manifestants, chiffre qui sera également repris par les médias (le chiffre de 17 000 semble plus proche de la réalité).

Des Comités des Bonnets rouges se créent un peu partout en Bretagne. Dans leur mot d’ordre, « vivre, décider et travailler au pays », le mot qui importe est, bien sûr, « décider » qui suppose déréglementation, expérimentation, autonomie.

 Victoire sur toute la ligne : le gouvernement cède et les Bretons bénéficient d’un « pacte d’avenir » « rédigé en Bretagne par les Bretons pour les Bretons », comme l’a dit le premier ministre. Véritable prime à la casse, ce pacte est aussi un véritable affront à la solidarité, puisque des régions de France plus excentrées que la Bretagne et souvent plus atteintes par la crise économique, n’en ont pas bénéficié.

 Et si cette pseudo-révolte des Bonnets rouges avait été pain bénit pour les membres du gouvernement, comme Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense, ancien président du conseil régional de Bretagne et désireux de faire de la Bretagne un « tigre celtique » sur le modèle de l’Irlande  ? Se servir des Bonnets rouges pour se servir de la Bretagne afin de mettre en œuvre le projet de décentralisation...

 

 2. LES ORGANISATEURS DE LA RÉVOLTE SPONTANÉE

 Pour comprendre comment la bataille contre l’écotaxe s’est changée en révolte des Bonnets rouges, il faut commencer par exposer quels réseaux de pouvoir ont pu si efficacement instrumentaliser la misère de salariés jetés à la rue, de paysans et de syndicalistes pris au piège d’une révolte mise au service du projet politique conçu de longue date.

 La prétendue « colère bretonne » (qui n’a, en fait, fédéré que quelques milliers de personnes sur trois millions pour la région Bretagne, plus de quatre millions avec la Loire-Atlantique que le conseil régional, comme l’Institut de Locarn, veut « réunifier » — d’aucuns disent « annexer ») s’explique par la collusion d’un double réseau de pouvoir dont la plupart des Bretons ignorent tout.

 Le premier réseau est le lobby patronal regroupé à l’Institut de Locarn et qui est à l’origine de l’association Produit en Bretagne. Pour simplifier, je ne peux faire mieux ici que de citer le résumé que j’ai publié à ce sujet dans Le Monde :

 « Voilà quelques années, tenter d’expliquer le rôle du Club des Trente ou de l’Institut de Locarn dans la dérive identitaire à laquelle on assiste en Bretagne vous exposait à vous faire accuser de conspirationnisme. L’un des premiers soutiens de l’Institut, Patrick Le Lay, jurait ne pas le connaître. De même, des responsables de Produit en Bretagne assuraient n’avoir aucun lien avec Locarn. Les statuts de ces associations ont pourtant été déposés à la sous-préfecture de Guingamp : l’association « Institut de Locarn, culture et stratégies internationales  » a été déclarée le 5 avril 1991 ; Produit en Bretagne le  9 février 1995, bizarrement, à première vue, précédée, le 2 juin 1993, par une « Association Coudenhove-Kalergi-Aristide-Briand » ayant, elle aussi, son siège à l’Institut de Locarn.

Le comte de Coudenhove-Kalergi est le fondateur de  l’Union Paneuropéenne dont les « principes fondamentaux » peuvent être lus en ligne :  « L’Union Paneuropéenne reconnaît l’auto-détermination des peuples et le droit des groupes ethniques au développement culturel, économique et politique. » « Le christianisme est l’âme de l’Europe. Notre engagement est marqué par la conception chrétienne des droits de l’homme et des principes d’un véritable ordre juridique. »

 Le projet de l’Institut de Locarn a été exposé par son fondateur, Joseph Le Bihan, en 1993, sous le titre Genèse de l’Europe unifiée dans le nouveau monde du XXIe siècle : la France n’a plus d’avenir ; l’État-nation doit disparaître ; il faut liquider l’Éducation nationale, les services publics et surtout les services culturels, en finir avec l’héritage de la Révolution française, syndicalisme, laïcité, et autre boulets :  « Nous allons réintégrer cette Europe de la civilisation et de la propreté qui existe déjà en Allemagne, en Suisse et dans certains pays nordiques ».

 La transformation de la « bataille de l’écotaxe » en « révolte des Bonnets rouges » s’explique d’abord par la synergie entre ce lobby patronal (auquel il faut ajouter OBE-Bretons du monde) et le lobby ethniste (je rassemble sous ce terme les partis et groupuscules indépendantistes, autonomistes, identitaires, qu’ils soient de gauche ou de droite). Les très faibles scores électoraux de ces partis incite à négliger leur influence réelle.

 Or, d’une part, tous  sont alliés à des partis nationaux pour les élections (ainsi les autonomistes de l’UDB sont-ils alliés aux écologistes d’Europe-Écologie-les-Verts, les indépendantistes d’extrême gauche au NPA, les indépendantistes du Parti breton, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn, à l’UDI).

 

 D’autre part, la lutte contre l’écotaxe l’a montré mieux que tout autre exemple, ils sont prêts à se fédérer pour œuvrer à un projet commun selon le vieux principe du mouvement nationaliste breton : « ni rouge ni blanc, breton seulement ». Enfin, ce lobby ethniste, visant à l’éclatement de l’État-nation en vue de faire advenir une Europe des régions, exerce une influence d’autant plus grande qu’il œuvre en relation avec les autres « peuples minorisés » soutenus par les réseaux ethnistes européens, eux-mêmes soutenus par le conseil de l’Europe (c’est le cas de l’Union fédéraliste des communautés ethniques européennes, UFCE, à l’origine de la Charte des langues régionales ou minoritaires) — et ce n’est, bien sûr, pas un hasard si la bataille de l’écotaxe a abouti à la bataille pour la ratification de la Charte.

 Les autonomistes sont entrés au conseil régional avec l’appui de Jean-Yves Le Drian, lequel est, comme eux, un soutien de l’Institut de Locarn (l’UDB a pu le nier mais, dès 2002, on pouvait lire : « L'UDB se félicite de l'adhésion de la ville de Vannes à l'Institut de Locarn, lieu de rencontre des décideurs bretons et de préparation d'une Bretagne réunifiée, région majeure de l'Europe fédérale en devenir. » En 2006, l’ex-porte-parole de l’UDB, vice-président du conseil régional, C. Guyonvarc’h mettait  en place avec l’Institut de Locarn un projet de conventionnement sur fonds publics d’ambassades de la Bretagne à l’étranger...).

 

 La chronologie me semble le montrer clairement, c’est à partir du moment où ces deux réseaux sont entrés en synergie que les actions des uns et des autres ont pu se fédérer puis organiser la « colère bretonne » en « révolte des Bonnets rouges ».

 

 3. LA FABRIQUE DU BONNET

 

 Cette chronologie est simple à établir, chaque événement ayant été relayé par les médias.  Elle permet de retracer les phases essentielles de la fabrique du bonnet. La date essentielle est, selon moi, le 13 octobre, à savoir le jour où l’Appel de Pontivy du lobby ethniste rejoint l’appel de Pontivy du lobby patronal en vue d’une action collective.

 — Le 5 avril est lancé l’Appel de Pontivy appelant à doter la Bretagne comme l’Écosse ou la Catalogne d’un parlement et de lui donner « dans le cadre de la future loi de décentralisation un statut particulier dotant l’institution bretonne d’une assemblée disposant (...) de nouvelles compétences, d’un pouvoir législatif et réglementaire, ainsi que d’un droit à l’expérimentation » L’Appel de Pontivy est signé par le MBP (le mouvement Bretagne et Progrès) fondé par Christian Troadec, Europe-Écologie-les-Verts, les autonomistes de l’UDB, les indépendantistes d’extrême gauche de Breizhistance et le Parti breton, indépendantiste de droite, considéré comme émanation de l’idéologie de l’Institut de Locarn. Il a été soutenu par plusieurs parlementaires bretons (dont l’autonomiste Paul Molac et l’élu EELV François de Rugy). L’appel de Pontivy (Galv Pondi) formule trois autres requêtes : la ratification de la Charte des langues régionales, la réunification et la création d’une télévision bilingue (lire ici).

 

 — Le 23 mai 2013, le conseil constitutionnel valide le dispositif de mise en place de l'écotaxe poids-lourds, votée sous le gouvernement précédent. Décidée en 2009 lors du Grenelle de l'environnement, l'écotaxe vise à faire payer l'usage des infrastructures routières (hors autoroutes à péage) à l'utilisateur et à contribuer au financement des modes alternatifs à la route.Le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche s’est dit satisfait : « Il est nécessaire d’inciter les transporteurs à choisir des modes de transport plus durables à chaque fois que c’est possible ». Cet impôt acquitté par les transporteurs  devait été répercuté sur les factures et aurait pu induire un coût supplémentaire de 0,5% des marchandises. Quoi que l’on pense de l’écotaxe (lire ici une enquête de Mediapart), le dispositif a été voté par les élus de gauche comme de droite.

 

 — Le 18 juin, à Pontivy, lieu symboliquement choisi — c’est là qu’en 1940 l’État breton a été proclamé par les nationalistes ; c’est là aussi un haut lieu du CELIB (Comité d’études et de liaison des intérêts bretons), lobby fondé par l’autonomiste Joseph Martray — est fondé le CCIB (Comité de convergence des intérêts bretons) par des patrons proclamant ce qu’ils nomment, sans souci excessif de décence, « l’appel du 18 juin ».

 

 La Charte de fondation du CCIB donne pour mot d’ordre « Décider, vivre et travailler au pays ». Elle invite à la dérégulation et au droit à l’expérimentation.

 

 À la tête du CCIB, Alain Glon, ex-président du groupe agroalimentaire Glon-Sanders (farines animales), président de l’Institut de Locarn, et Jacques Bernard, président de Produit en Bretagne, mais aussi Jean Ollivro, président de Bretagne Prospective (lire ici), Loïc Hénaff (président des Pâtés du même nom), François Jacob (SICA de Saint-Pol, Brittany Ferries...).

 

Le porte-parole du CCIB est Jean-Pierre Le Mat, président de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) des Côtes d’Armor,  auteur d’essais historiques engagés dans le combat nationaliste breton et responsable du site contreculture.org. La première bataille annoncée est la lutte contre l’écotaxe.

 

 — Le 2 août, le premier portique tombe à Guiclan, à l’appel d’un Collectif pour l’emploi rassemblant des salariés de l’agroalimentaire, des transporteurs, des syndicalistes agricoles, en présence notamment de Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère. Lors de la manifestation du 30 novembre à Carhaix, les morceaux de ce portique seront mis aux enchères (et ce, sans la moindre intervention des pouvoirs publics).

 

 — Le 28 août, le CCIB rassemble 200 patrons à Pontivy. Jean-Pierre Le Mat, président des PME, annonce « le feu couve en Bretagne ».

 

 — Le 7 octobre, le Collectif pour l’emploi annonce des « coups de vent » et Produit en Bretagne, une « alerte incendie généralisée » pour le 16 octobre.

 

 — Le 12 octobre, le Collectif pour l’emploi organise des manifestations escargot vers les portiques écotaxe.

 

 — Le 13 octobre, le MBP de Christian Troadec, signataire de l’Appel de Pontivy du 5 avril arrive à la rescousse et appelle à la création d’un « Comité pour l’emploi en Centre-Bretagne ». Il se sert alors de la fermeture d’abattoirs du groupe GAD (annoncée le 11 octobre) pour mettre en avant la fermeture de l’entreprise Marine Harvest (annoncée depuis le mois de juin).

 

 — Le 14 octobre, le CCIB  appelle les Bretons à se rassembler au nom du « militantisme des Bretons » sans distinction de classe ou de profession.

 

 — Le 16 octobre, les hypermarchés membres de Produit en Bretagne (Leclerc, Intermarché, Super U) font « sonner le tocsin » (à grands coups de sirène incendie). Réunion de crise au ministère. Le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » est lancé.

 

— Le 25 octobre, violentes manifestations et destruction du portique de Pont-de-Buis. C’est à cette occasion qu’apparaît le bonnet rouge. Thierry Merret appelle « tous les chefs d’entreprise à faire venir le maximum de salariés » à Quimper le 2 novembre.

 

 — Le 28 octobre, le Collectif  « Vivre, décider et travailler au pays » de Christian Troadec appelle à la manifestation du 2 novembre, manifestation annoncée comme, cette fois, pacifique. Troadec reprend trois des quatre points de l’Appel de Pontivy du 5 avril.

 

 — Le 30 octobre, la CGT, la CFDT, la FSU et Solidaires appellent à une contre-manifestation le 2 novembre à Carhaix ; en revanche, FO se partage.

 

  — Le 2 novembre, la manifestation de Quimper rassemble 15 000 manifestants (les organisateurs parlent de 30 000) coiffés de bonnets rouges. 

 

 D’abord présenté comme fabriqué par l’entreprise Armor Lux, puis comme fabriqué en Écosse, pays celte et donc frère, pour Armor Lux, le bonnet rouge est un bonnet d’acrylique, le BF045 de Beechfield, importé par Imbretex. Beechfield, un groupe anglo-saxon, le fait fabriquer à bas prix, sans doute en Chine ou en Turquie. 

 

 Les médias parlent désormais de « révolte des Bonnets rouges ».

 

 4. L’HISTOIRE DÉTOURNÉE

 

 Trois historiens, spécialistes de l’histoire de Bretagne et notamment de la « révolte des Bonnets rouges », ont publié une protestation qui a été, chose exceptionnelle, relayée par la presse régionale acharnée à relater jour après jour les revendications et les exploits  des  « Bonnets rouges ». Leur exposé, précis, rigoureux, est disponible et peut être lu en ligne (Alain Croix, André Lespagnol, Fañch Roudaut, « Bonnets rouges. Non à la manipulation de l’histoire ! » ).

 

 Je me contenterai donc de rappeler que la « révolte des Bonnets rouges » n’a jamais été une révolte identitaire opposant les bons Bretons opprimés au roi de France, à ses taxes et à ses abus. « Cette révolte, qui oppose les paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale », écrivent ces historiens, dénonçant une « manipulation de l’histoire de la Bretagne » et une « escroquerie intellectuelle ».

 

 

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:15

Monsieur le Président,

 

Par nos engagements culturels, artistiques et citoyens, nous sommes fidèlement attachés à la politique culturelle française que nous entendons voir se développer selon le principe d’invention de la perpétuelle ouverture. Or, nous constatons que cette démarche après avoir marqué le pas connaît notamment par la politique budgétaire de notre pays une situation s’aggravant de jour en jour. Beaucoup de ce qui avait été construit patiemment se fissure, voire se casse et risque même de disparaître.

Le patrimoine dans sa diversité, le spectacle vivant dans son pluralisme sont en danger. Faute de crédits suffisants, de personnels, de négociations, de considération et de reconnaissance du travail humain, du respect des métiers, se répandent des malaises, des souffrances, des colères. Le ministère de la culture tend à n’être plus le grand intercesseur entre les artistes et les citoyens. Il perd son pouvoir d’illuminer. Les collectivités territoriales dont le rôle est devenu immense en culture et en art voient leurs finances brutalisées et réduites par Bercy. 
L’Europe minore sa déjà médiocre politique culturelle alors même qu’elle négocie avec les Etats-Unis un Traité de libre échange gravissime pour la culture. Google, l’un des accapareurs des nouvelles technologies à civiliser, limite les citoyens à n’être que des consommateurs et s’installe en Irlande pour ne pas avoir à payer d’impôts en France.

Le travail est tellement livré au management et à la performance que les personnels se voient ôter leurs capacités de respiration et de symbolisation. On a l’impression que beaucoup d’hommes et de femmes des métiers artistiques sont traités comme s’ils étaient en trop dans la société.

On nous répond, c’est la crise. La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire plus indispensable. La culture n’est pas un luxe, dont en période de disette il faudrait se débarrasser, la culture c’est l’avenir, le redressement, l’instrument de l’émancipation. C’est aussi la meilleure antidote à tous les racismes, antisémitismes, communautarismes et autres pensées régressives sur l’homme.

Mais la politique actuelle est marquée par l’idée de « donner au capital humain un traitement économique ». Il y a une exacerbation d’une allégeance dévorante à l’argent. Elle chiffre obsessionnellement, compte autoritairement, alors que les artistes et écrivains déchiffrent et content. Ne tolérons plus que l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit.

On est arrivé à l’os et 50 ans de constructions commencent à chanceler. Les êtres eux-mêmes sont frappés, le compagnonnage humain s’engourdit. L’omniprésence de « programmateurs » et « administrateurs » mettent en état de dominance les artistes. Nous craignons le risque du pire dans la demeure culturelle.

L’urgence est de stopper l’agression contre « l’irréductible humain », là où la femme, l’homme trouvent le respect d’eux-mêmes et le pouvoir de reprendre force contre tous les raidissements normatifs, les coups de pioche, le mépris, l’arrogance.

Il est temps à ce « moment brèche » d’accomplir la fonction du refus à l’étage voulu. Il y a besoin d’une nouvelle conscience alors que croît la tentation de réduire la culture à un échange : j’ai produit, tu achètes. La culture se décline au contraire sur le mode : nous nous rencontrons, nous échangeons autour de la création, nous mettons en mouvement nos sensibilités, nos imaginations, nos intelligences, nos disponibilités. C’est cela qui se trouve en danger et requiert notre mobilisation et notre appel en votre direction.

L’histoire garde un geyser de vie pour quiconque a l’oreille fine et écoute éperdument. Encore faut-il renoncer au renoncement. L’homme est plein à chaque minute de possibilités non réalisées. Nous avons tous un pouvoir d’agir à mettre en marche.

C’est avec ces idées en tête et au cœur que nous souhaitons, Monsieur le Président, vous faire part de notre vive inquiétude et vous demander de maintenir et de développer la politique culturelle.

Un budget minoré pour ce travail indispensable serait grave. Même le surplace conduirait à des agios humains et politiques, à un freinage dans la culture.

La politique culturelle ne peut marcher à la dérive des vents budgétaires comme la politique sociale d’ailleurs avec qui elle est en très fin circonvoisinage. « L’inaccompli bourdonne d’essentiel » disait René CHAR.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en notre haute considération.

Jack Ralite

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 09:58

A lire dans le Ouest-France du 10 mars: 

 

" Le Front de Gauche au sujet des logements de Pors-ar-Bayec: "Lors de nos passages à Pors-ar-Bayec, plusieurs habitants nous ont exprimé leur désarroi par rapport à des conditions d'habitation qui ne font que s'aggraver. Nous l'avons constaté: les fenêtres, les portes, les plâtres, les peintures, l'électricité, les tuyauteries... tout ou presque est à refaire.

Il faut que le vice-président socialiste du conseil général du Finistère qui est président d'Habitat 29 prenne ses responsabilités. Marylise Lebranchu, lors de sa campagne électorale de 2012, avait annoncé que les réparations seraient faites en 2013. Or, en s'y prenant aujourd'hui, il faudrait encore attendre 2015 ou 2016.

Le conseil général semble avoir enfin prévu de débloquer une enveloppe pour l'amélioration des performances énergétiques à Pors-ar-Bayec mais il convient de rester prudent et exigeant par les temps qui courent".  

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:57

Plouigneau-Bien-vivre-ensemble-Le-Telegramme-10-mars-2014.jpg

 

Plouigneau-Bien-vivre-ensemble-Ouest-France-10-mars-2014.jpg

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:29

C'est Attali qui doit bien rire... 

Voilà son rapport d'inspiration ultra-libérale pour la "libération de la croissance" en France que lui avait commandé Nicolas Sarkozy en passe d'être complètement mis en oeuvre avec ses anciens "camarades" socialistes qui partagent avec lui le credo des "élites" françaises, un petit milieu de privilégiés remplis d'arrogance et de certitudes qui entend adapter au forceps notre pays "conservateur" et "archaïque" à la mondialisation libérale en l'acculturant pour l'aligner sur le système anglo-saxon et en remettant en cause les conquêtes sociales qui garantissent un minimum d'égalité et de bien vivre partagé dans notre République.

Grâce à un décret du ministère du travail, les commerces de détail de bricolage pourront donc ouvrir le dimanche en dérogation du droit au repos dominical sans limite de temps.

"Travaillez plus, si possible pour un salaire moindre, pensez surtout à consommer": voilà la philosophie utilitariste et pro-patronale de ce gouvernement socialiste qui ne prend pas la mesure de la nécessité de favoriser le maintien, la restauration ou le développement de valeurs humaines élémentaires (la vie familiale, le repos et le loisir partagé, la promenade au grand air plutôt que la déambulation dans un supermarché) dans cette société où les individus sont aliénés sous la loi de l'argent roi, du travail exploité et du consumérisme à tout crin.

Le repos dominical, les congés partagés le week-end sont des temps de respiration sociale, des conquêtes sociales fondamentales qui soustraient à la loi économique un peu du temps des salariés, reconquis pour la liberté et le vivre ensemble.

Si on autorise à travailler le dimanche, si on favorise le fait de circuler dans les magasins le dimanche, ce sera bientôt un jour complètement banalisé et tous les employeurs voudront faire travailler leurs salariés le dimanche, au nom de la rentabilité, de la viabilité économique, les majorations de salaire ne se justifiant alors bientôt plus.  

Hollande et ce gouvernement prennent une lourde responsabilité en ouvrant la boîte de Pandore de l'américanisation de notre droit du travail. Souhaitons que le recours des syndicats du Commerce, résistant courageusement à la démagogie pro-patronale des grands médias et à la pression de Bricorama, Leroy-Merlin et consorts, aboutisse.

Il en va de la définition même de ce qui fait que nous vivons et que nous vivons ensemble en société: pour travailler, consommer, nourrir la machine économique, la croissance et le profit des actionnaires, ou pour être des hommes capables de goûter aux joies du vivre ensemble, de l'action libre et gratuite, de la culture...    

Ismaël Dupont.    

Partager cet article
Repost0
10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 06:57

Le Front de Gauche, c'est l'Humain d'abord... 

Cela ramène le soleil et la joie. 

En témoigne ce beau reportage photo d'Yves Abramovicz... 

 

8 mars Kerfraval

8 mars Kerfraval 2

8 mars Kerfraval 3

 

8 mars Kerfraval 4

 

8 mars Kerfraval 5

 

8 mars Kerfraval 6

 

8 mars Kerfraval 7

 

8 mars Pors Ar Bayec

 

8 mars pors ar bayec 2

 

8 mars Pors ar Bayec 3

 

8 mars pors ar bayec 5

 

8 mars Pors ar Bayec 6

 

8 mars pors ar Bayec 7

 

8 mars pors ar bayec 8

 

8 mars pors ar Bayec 9

Partager cet article
Repost0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:59
Un matin, vous découvrez que vous êtes sur une liste du FN à votre insu! Tous les moyens sont bons pour monter un maximum de listes d'extrême-droite... 


Quimper. Inscrits sur la liste FN : "J'ai été abusée"


 Un couple de Quimpérois et leur fille étudiante affirment avoir été inscrits à leur insu sur la liste du Front national pour les municipales après avoir été approchés sur le marché par un militant du FN.

C'est par une amie de la famille qui l'avait lu dans Le Télégramme du 22 février, qu'un couple de Quimpérois et leur fille étudiante ont, disent-ils, découvert avec stupéfaction que leur nom figurait sur la liste pour les municipales du Front national. La liste complète avait été publiée dans nos colonnes alors que le chef de file, Alain Delgrange, souhaitait limiter la publication aux dix premiers noms car « certaines personnes ne veulent pas que leur nom apparaisse dans la presse pour ne pas avoir de problèmes avec leurs voisins ».

 

 « Il m'a assuré que ça ne serait pas dans la presse » 

 

Le père de famille, Bruno Hontedeyrie, contacte aussitôt Alain Delgrange pour lui faire part de son étonnement. Il affirme avoir été trompé par un militant du Front national rencontré le 8 février au centre-ville de Quimper. Son épouse raconte : « Ce matin-là, je me trouvais avec ma fille place Terre au Duc, quand j'ai été approché par un militant du FN. Il me disait qu'il manquait de voix pour faire une liste et pouvoir la présenter à la préfecture. Je lui ai dit que je ne partageais pas toutes leurs opinions. Il m'a proposé de remplir le document en le présentant comme un soutien pour que la liste puisse être présentée. Il m'a assuré que cela ne figurerait pas dans la presse. J'ai été abusée ».
 
 Un document officiel 

 

 Marie-Thérèse Hontedeyrie et sa fille remplissent le document sur place sans trop se méfier car le militant les « a assurées que ce n'était pas pour se porter candidat, que c'était réservé aux adhérents du parti ». Mais il s'agit en fait d'un formulaire Cerfa très officiel de déclaration de candidature aux élections municipales. L'homme leur propose alors d'emporter un exemplaire vierge avec elles à l'intention du père de famille. Lui aussi signe et la famille rapporte le feuillet signé de sa main l'après-midi. « On ne connaît rien à la politique, on ignore tout des procédures, assure Bruno Hontedeyrie. On ne nous a jamais demandé de produire des pièces d'identité. Sur le feuillet, j'ai coché non à la ligne " déclare vouloir déposer sa candidature au conseil communautaire ". J'ai pensé que cela voulait dire que je refusais de me porter candidat ». Il se rend aujourd'hui compte de sa méprise.
 

 

Le candidat FN se rend à la préfecture 

Mais pour Alain Delgrange, il ne peut y avoir de doute. « Ces gens avaient toute latitude pour étudier le document. Il ne peut prêter à interprétation. Je me suis rendu le lundi à la préfecture avec mon directeur de campagne pour voir si on pouvait retirer leurs noms et faire l'échange avec d'autres noms de candidats. Ce n'était pas possible. J'ai alors appelé la famille pour lui dire que je ne pouvais rien faire mais que s'il y avait un second tour, ils ne figureraient pas sur la liste ». Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il s'est rendu aussi au domicile des Quimpérois dès le 11 février pour s'excuser. « Il n'était vraiment pas à l'aise, relate Bruno Hontedeyrie. Il a été très correct. Il s'est excusé plusieurs fois. Le responsable départemental s'est aussi excusé platement. Le militant qui nous a fait signer ne fait plus partie de leur groupe depuis ». Le 17 février, le père de famille s'est rendu à la préfecture. « Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. La liste était enregistrée. Pour refaire la liste, il aurait fallu que 50 % des colistiers soient d'accord pour la refaire ». Le couple a choisi de ne pas porter plainte. Le cas de ces Quimpérois n'est pas isolé. Dans plusieurs villes de France, des citoyens se disent victimes de la même mésaventure.

Partager cet article
Repost0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 09:38

Une partie des panneaux et des affiches ont été laissés autour de la place Allende pour être lus par les passants le samedi après-midi et certains ont dû être emportés par les agents communaux chargés du nettoyage du marché. Sinon, nous retranscrivons la parole brute des habitants qui ont bien voulu nous répondre sans censure d'aucune sorte.

Ces paroles citoyennes expriment une demande de convivialité, de loisirs, de proximité, d'écoute, de démocratie. Elles mettent en avant la question de la lourdeur des impôts, des injustices, la nécessaire mise en conformité de la ville aux parcours des piétons avec fauteils, poussettes... Elles expriment parfois aussi un désaveu, un scepticisme de citoyens qui n'attendent plus rien de la politique et des politiques. Travaillons à leur rendre un peu de confiance et d'optimisme par la preuve par l'exemple.

 

Qu'attendez-vous de vos élus?  

 

Pas grand chose...

Rien du tout! 

Rien! 

Qu'ils mettent en place plus de formes de démocratie.   

La fin du cumul des mandats: "la politique, une vocation: pas un métier..."

Qu'ils sachent écouter la population.

Qu'ils nous rendent le pouvoir.

Plus de respect, jusqu'au plus démunis

Etre moins sectaire! Mme Le Brun a viré très brutalement le directeur du théâtre Mr Peillot

Des projets plus partagés 

Qu'ils aient des convictions et le courage de les assumer et de les défendre, parfois contre l'avis majoritaire. 

Etre proche de la population, à l'écoute, ne pas faire de projets irréalistes. 

De la proximité, de l'écoute, de l'éco-territoire. 

De l'écoute, de la proximité

Qu'ils maîtrisent leurs dossiers. 

Qu'ils ouvrent des crèches au service du public, selon les revenus de chacun

Qu'ils soient attentifs à la demande des citoyens concernant la réduction des nuisances, des bruits, de la saleté 

Plus de social, plus d'aires de jeux.

Moins d'impôts

A bas le patronat

Une politique sociale et de gauche. 

Avoir plus d'économie, avoir un parc municipal, faire pousser plus d'arbres, avoir des spectacles gratuits (Doriane, 9 ans) 

Qu'ils mettent en pratique leurs principes affichés. Que le faire s'accorde au dire. 

Je veux des arbres. 

Je veux aussi des arbres. 

Une politique sociale et de gauche. 

Qu'ils prennent une poussette ou un fauteuil d'handicapés et essaient leurs trottoirs...

La réponse à toutes ces interrogations

 

De quelle ville rêvez-vous?  

 

Un espace jeune ouvert le soir (un habitant à Kerfraval)

Des bus le dimanche ainsi que le soir (un habitant à Kerfraval)

Une ville où on pourrait croquer dans des maisons en bonbons

Créer des espaces, des lieux pour les enfants et les jeunes, pour faire du sport

Des voitures moins polluantes

Qu'il y ait des parcs d'attraction partout

Qu'on paye moins d'impôts

Que les gens qui ont des chiens ramassent plus souvent les crottes de leurs chiens

Moi j'aimerai une piscine en plein dans le parc et une patinoire, un parc avec des chiens et la musique

Qu'il y ait plus de choix de films pour enfants

Plus de couleurs dans la ville

Qu'il y ait plus de fête, de musique. Ce que je veux, c'est faire la teuf

Plus de chemins pour que les gens puissent faire plus de balades (comme le chemin vert à côté des Ursulines) - à Pors ar Bayec

Arrêter de privatiser la ville. Stop à Vinci! 

Plus de magasins de souvenirs (pour les touristes)

Un centre-ville sans voiture: trottoirs, aires de jeux, parcs. Boissière plus fleurie autour des immeubles. 

Où les préjugés n'existent plus... 

Plus d'emplois

Des gens accueillants

Plus de convivialité

La ville dont je rêve n'existera pas!

Avoir un parc d'attraction, des spectacles de Stromae, des skate parks (Luna, 8 ans)

Des skate parcs (Maël, 10 ans)

Skate park (Doryan, 13 ans)

Skate park (Tony, 10 ans)

Un skate park à côté de Mendès France

Des terrains de cross entretenus

Créer des espaces de loisirs 


 qu'attendez-vous de vos élus 001

qu'attendez-vous de vos élus 003

 

qu'attendez-vous de vos élus 004

 

 

qu'attendez-vous de vos élus 006

Partager cet article
Repost0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:03

 

Depuis plusieurs mois la droite est particulièrement active dans toutes les questions sociétales. Sans remonter au pain au chocolat de Jean-François Copé, on l’a vue au Parlement comme dans la rue combattre sans relâche contre le mariage pour tous, contre la PMA, contre la GPA, développer les fantasmes contre une supposée théorie du genre qui serait enseignée dans les écoles… y compris dès la maternelle. Tout cela en compagnie des couches les plus rétrogrades de la population et en côtoyant tous les intégrismes.

Cette démarche n’est pas nouvelle et de nombreux élus de droite se sont toujours opposés fermement à toute avancée sociétale. C’est ainsi que la loi sur la contraception, pourtant portée par un député UDR (Lucien Neuwirth) ne fut votée en 1967 que grâce au vote de toute l’opposition de Gauche. Une partie de la majorité de droite y étant fermement opposée. Les décrets d’applications ne seront d’ailleurs promulgués qu’entre 1969 et 1972. Quant à la loi sur l’IVG portée par Simone Veil, ministre de Jacques Chirac, elle ne fut adoptée, elle aussi, que grâce au vote massif des élus de gauche. On se souvient encore des larmes de la ministre à l’Assemblée Nationale devant la bassesse et la violence des arguments de certains de ses « amis » politiques.

Les positions réactionnaires de bon nombre d’élus de droite ne datent donc pas d’hier. Mais la nouvelle ferveur des Copé and Co a une autre raison : c’est le seul terrain sur lequel ils peuvent combattre le gouvernement. La politique économique et sociale leur étant interdite.

Signature sans changer un mot ou une virgule du traité Sarkozy-Merkel ; allongement à 66 ans de l’âge deu départ à la retraite ; démolition du Code du travail dans le cadre de l’ANI ; mise en cause des missions des inspecteurs du travail et de l’élection des conseils de Prud’hommes ; 30 milliards de cadeaux au patronat dans le cadre du « pacte de responsabilité » ; gel du salaire des fonctionnaires et refus du moindre « coup de pouce » au SMIC ; baisse des dotations des collectivités territoriales qui pourrait atteindre 10 milliards jusqu’en 2017 ; …

Comment la droite pourrait-elle combattre ces mesures qui sont dans la droite ligne de la politique qu’elle mettait en œuvre quand elle détenait les manettes…sans toujours oser aller aussi loin ?

 

L’intérêt de la droite pour les problèmes de société est donc aussi (surtout ?) un marqueur de ses convergences redoutables (et inavouées parce qu’inavouables) avec la politique gouvernementale.

 

C’est contre cet état de fait qu’il faut que le peuple se rassemble et c’est le sens du combat que mène le Front de Gauche. Les élections municipales et Européennes lui en donnent la possibilité cette année.

 

Alain DAVID

 

Le 08.03.2014

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011