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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 12:15

Monsieur le Président,

 

Par nos engagements culturels, artistiques et citoyens, nous sommes fidèlement attachés à la politique culturelle française que nous entendons voir se développer selon le principe d’invention de la perpétuelle ouverture. Or, nous constatons que cette démarche après avoir marqué le pas connaît notamment par la politique budgétaire de notre pays une situation s’aggravant de jour en jour. Beaucoup de ce qui avait été construit patiemment se fissure, voire se casse et risque même de disparaître.

Le patrimoine dans sa diversité, le spectacle vivant dans son pluralisme sont en danger. Faute de crédits suffisants, de personnels, de négociations, de considération et de reconnaissance du travail humain, du respect des métiers, se répandent des malaises, des souffrances, des colères. Le ministère de la culture tend à n’être plus le grand intercesseur entre les artistes et les citoyens. Il perd son pouvoir d’illuminer. Les collectivités territoriales dont le rôle est devenu immense en culture et en art voient leurs finances brutalisées et réduites par Bercy. 
L’Europe minore sa déjà médiocre politique culturelle alors même qu’elle négocie avec les Etats-Unis un Traité de libre échange gravissime pour la culture. Google, l’un des accapareurs des nouvelles technologies à civiliser, limite les citoyens à n’être que des consommateurs et s’installe en Irlande pour ne pas avoir à payer d’impôts en France.

Le travail est tellement livré au management et à la performance que les personnels se voient ôter leurs capacités de respiration et de symbolisation. On a l’impression que beaucoup d’hommes et de femmes des métiers artistiques sont traités comme s’ils étaient en trop dans la société.

On nous répond, c’est la crise. La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire plus indispensable. La culture n’est pas un luxe, dont en période de disette il faudrait se débarrasser, la culture c’est l’avenir, le redressement, l’instrument de l’émancipation. C’est aussi la meilleure antidote à tous les racismes, antisémitismes, communautarismes et autres pensées régressives sur l’homme.

Mais la politique actuelle est marquée par l’idée de « donner au capital humain un traitement économique ». Il y a une exacerbation d’une allégeance dévorante à l’argent. Elle chiffre obsessionnellement, compte autoritairement, alors que les artistes et écrivains déchiffrent et content. Ne tolérons plus que l’esprit des affaires l’emporte sur les affaires de l’esprit.

On est arrivé à l’os et 50 ans de constructions commencent à chanceler. Les êtres eux-mêmes sont frappés, le compagnonnage humain s’engourdit. L’omniprésence de « programmateurs » et « administrateurs » mettent en état de dominance les artistes. Nous craignons le risque du pire dans la demeure culturelle.

L’urgence est de stopper l’agression contre « l’irréductible humain », là où la femme, l’homme trouvent le respect d’eux-mêmes et le pouvoir de reprendre force contre tous les raidissements normatifs, les coups de pioche, le mépris, l’arrogance.

Il est temps à ce « moment brèche » d’accomplir la fonction du refus à l’étage voulu. Il y a besoin d’une nouvelle conscience alors que croît la tentation de réduire la culture à un échange : j’ai produit, tu achètes. La culture se décline au contraire sur le mode : nous nous rencontrons, nous échangeons autour de la création, nous mettons en mouvement nos sensibilités, nos imaginations, nos intelligences, nos disponibilités. C’est cela qui se trouve en danger et requiert notre mobilisation et notre appel en votre direction.

L’histoire garde un geyser de vie pour quiconque a l’oreille fine et écoute éperdument. Encore faut-il renoncer au renoncement. L’homme est plein à chaque minute de possibilités non réalisées. Nous avons tous un pouvoir d’agir à mettre en marche.

C’est avec ces idées en tête et au cœur que nous souhaitons, Monsieur le Président, vous faire part de notre vive inquiétude et vous demander de maintenir et de développer la politique culturelle.

Un budget minoré pour ce travail indispensable serait grave. Même le surplace conduirait à des agios humains et politiques, à un freinage dans la culture.

La politique culturelle ne peut marcher à la dérive des vents budgétaires comme la politique sociale d’ailleurs avec qui elle est en très fin circonvoisinage. « L’inaccompli bourdonne d’essentiel » disait René CHAR.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en notre haute considération.

Jack Ralite

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 09:58

A lire dans le Ouest-France du 10 mars: 

 

" Le Front de Gauche au sujet des logements de Pors-ar-Bayec: "Lors de nos passages à Pors-ar-Bayec, plusieurs habitants nous ont exprimé leur désarroi par rapport à des conditions d'habitation qui ne font que s'aggraver. Nous l'avons constaté: les fenêtres, les portes, les plâtres, les peintures, l'électricité, les tuyauteries... tout ou presque est à refaire.

Il faut que le vice-président socialiste du conseil général du Finistère qui est président d'Habitat 29 prenne ses responsabilités. Marylise Lebranchu, lors de sa campagne électorale de 2012, avait annoncé que les réparations seraient faites en 2013. Or, en s'y prenant aujourd'hui, il faudrait encore attendre 2015 ou 2016.

Le conseil général semble avoir enfin prévu de débloquer une enveloppe pour l'amélioration des performances énergétiques à Pors-ar-Bayec mais il convient de rester prudent et exigeant par les temps qui courent".  

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:57

Plouigneau-Bien-vivre-ensemble-Le-Telegramme-10-mars-2014.jpg

 

Plouigneau-Bien-vivre-ensemble-Ouest-France-10-mars-2014.jpg

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:29

C'est Attali qui doit bien rire... 

Voilà son rapport d'inspiration ultra-libérale pour la "libération de la croissance" en France que lui avait commandé Nicolas Sarkozy en passe d'être complètement mis en oeuvre avec ses anciens "camarades" socialistes qui partagent avec lui le credo des "élites" françaises, un petit milieu de privilégiés remplis d'arrogance et de certitudes qui entend adapter au forceps notre pays "conservateur" et "archaïque" à la mondialisation libérale en l'acculturant pour l'aligner sur le système anglo-saxon et en remettant en cause les conquêtes sociales qui garantissent un minimum d'égalité et de bien vivre partagé dans notre République.

Grâce à un décret du ministère du travail, les commerces de détail de bricolage pourront donc ouvrir le dimanche en dérogation du droit au repos dominical sans limite de temps.

"Travaillez plus, si possible pour un salaire moindre, pensez surtout à consommer": voilà la philosophie utilitariste et pro-patronale de ce gouvernement socialiste qui ne prend pas la mesure de la nécessité de favoriser le maintien, la restauration ou le développement de valeurs humaines élémentaires (la vie familiale, le repos et le loisir partagé, la promenade au grand air plutôt que la déambulation dans un supermarché) dans cette société où les individus sont aliénés sous la loi de l'argent roi, du travail exploité et du consumérisme à tout crin.

Le repos dominical, les congés partagés le week-end sont des temps de respiration sociale, des conquêtes sociales fondamentales qui soustraient à la loi économique un peu du temps des salariés, reconquis pour la liberté et le vivre ensemble.

Si on autorise à travailler le dimanche, si on favorise le fait de circuler dans les magasins le dimanche, ce sera bientôt un jour complètement banalisé et tous les employeurs voudront faire travailler leurs salariés le dimanche, au nom de la rentabilité, de la viabilité économique, les majorations de salaire ne se justifiant alors bientôt plus.  

Hollande et ce gouvernement prennent une lourde responsabilité en ouvrant la boîte de Pandore de l'américanisation de notre droit du travail. Souhaitons que le recours des syndicats du Commerce, résistant courageusement à la démagogie pro-patronale des grands médias et à la pression de Bricorama, Leroy-Merlin et consorts, aboutisse.

Il en va de la définition même de ce qui fait que nous vivons et que nous vivons ensemble en société: pour travailler, consommer, nourrir la machine économique, la croissance et le profit des actionnaires, ou pour être des hommes capables de goûter aux joies du vivre ensemble, de l'action libre et gratuite, de la culture...    

Ismaël Dupont.    

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 06:57

Le Front de Gauche, c'est l'Humain d'abord... 

Cela ramène le soleil et la joie. 

En témoigne ce beau reportage photo d'Yves Abramovicz... 

 

8 mars Kerfraval

8 mars Kerfraval 2

8 mars Kerfraval 3

 

8 mars Kerfraval 4

 

8 mars Kerfraval 5

 

8 mars Kerfraval 6

 

8 mars Kerfraval 7

 

8 mars Pors Ar Bayec

 

8 mars pors ar bayec 2

 

8 mars Pors ar Bayec 3

 

8 mars pors ar bayec 5

 

8 mars Pors ar Bayec 6

 

8 mars pors ar Bayec 7

 

8 mars pors ar bayec 8

 

8 mars pors ar Bayec 9

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:59
Un matin, vous découvrez que vous êtes sur une liste du FN à votre insu! Tous les moyens sont bons pour monter un maximum de listes d'extrême-droite... 


Quimper. Inscrits sur la liste FN : "J'ai été abusée"


 Un couple de Quimpérois et leur fille étudiante affirment avoir été inscrits à leur insu sur la liste du Front national pour les municipales après avoir été approchés sur le marché par un militant du FN.

C'est par une amie de la famille qui l'avait lu dans Le Télégramme du 22 février, qu'un couple de Quimpérois et leur fille étudiante ont, disent-ils, découvert avec stupéfaction que leur nom figurait sur la liste pour les municipales du Front national. La liste complète avait été publiée dans nos colonnes alors que le chef de file, Alain Delgrange, souhaitait limiter la publication aux dix premiers noms car « certaines personnes ne veulent pas que leur nom apparaisse dans la presse pour ne pas avoir de problèmes avec leurs voisins ».

 

 « Il m'a assuré que ça ne serait pas dans la presse » 

 

Le père de famille, Bruno Hontedeyrie, contacte aussitôt Alain Delgrange pour lui faire part de son étonnement. Il affirme avoir été trompé par un militant du Front national rencontré le 8 février au centre-ville de Quimper. Son épouse raconte : « Ce matin-là, je me trouvais avec ma fille place Terre au Duc, quand j'ai été approché par un militant du FN. Il me disait qu'il manquait de voix pour faire une liste et pouvoir la présenter à la préfecture. Je lui ai dit que je ne partageais pas toutes leurs opinions. Il m'a proposé de remplir le document en le présentant comme un soutien pour que la liste puisse être présentée. Il m'a assuré que cela ne figurerait pas dans la presse. J'ai été abusée ».
 
 Un document officiel 

 

 Marie-Thérèse Hontedeyrie et sa fille remplissent le document sur place sans trop se méfier car le militant les « a assurées que ce n'était pas pour se porter candidat, que c'était réservé aux adhérents du parti ». Mais il s'agit en fait d'un formulaire Cerfa très officiel de déclaration de candidature aux élections municipales. L'homme leur propose alors d'emporter un exemplaire vierge avec elles à l'intention du père de famille. Lui aussi signe et la famille rapporte le feuillet signé de sa main l'après-midi. « On ne connaît rien à la politique, on ignore tout des procédures, assure Bruno Hontedeyrie. On ne nous a jamais demandé de produire des pièces d'identité. Sur le feuillet, j'ai coché non à la ligne " déclare vouloir déposer sa candidature au conseil communautaire ". J'ai pensé que cela voulait dire que je refusais de me porter candidat ». Il se rend aujourd'hui compte de sa méprise.
 

 

Le candidat FN se rend à la préfecture 

Mais pour Alain Delgrange, il ne peut y avoir de doute. « Ces gens avaient toute latitude pour étudier le document. Il ne peut prêter à interprétation. Je me suis rendu le lundi à la préfecture avec mon directeur de campagne pour voir si on pouvait retirer leurs noms et faire l'échange avec d'autres noms de candidats. Ce n'était pas possible. J'ai alors appelé la famille pour lui dire que je ne pouvais rien faire mais que s'il y avait un second tour, ils ne figureraient pas sur la liste ». Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il s'est rendu aussi au domicile des Quimpérois dès le 11 février pour s'excuser. « Il n'était vraiment pas à l'aise, relate Bruno Hontedeyrie. Il a été très correct. Il s'est excusé plusieurs fois. Le responsable départemental s'est aussi excusé platement. Le militant qui nous a fait signer ne fait plus partie de leur groupe depuis ». Le 17 février, le père de famille s'est rendu à la préfecture. « Ils m'ont dit qu'ils ne pouvaient rien faire. La liste était enregistrée. Pour refaire la liste, il aurait fallu que 50 % des colistiers soient d'accord pour la refaire ». Le couple a choisi de ne pas porter plainte. Le cas de ces Quimpérois n'est pas isolé. Dans plusieurs villes de France, des citoyens se disent victimes de la même mésaventure.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 09:38

Une partie des panneaux et des affiches ont été laissés autour de la place Allende pour être lus par les passants le samedi après-midi et certains ont dû être emportés par les agents communaux chargés du nettoyage du marché. Sinon, nous retranscrivons la parole brute des habitants qui ont bien voulu nous répondre sans censure d'aucune sorte.

Ces paroles citoyennes expriment une demande de convivialité, de loisirs, de proximité, d'écoute, de démocratie. Elles mettent en avant la question de la lourdeur des impôts, des injustices, la nécessaire mise en conformité de la ville aux parcours des piétons avec fauteils, poussettes... Elles expriment parfois aussi un désaveu, un scepticisme de citoyens qui n'attendent plus rien de la politique et des politiques. Travaillons à leur rendre un peu de confiance et d'optimisme par la preuve par l'exemple.

 

Qu'attendez-vous de vos élus?  

 

Pas grand chose...

Rien du tout! 

Rien! 

Qu'ils mettent en place plus de formes de démocratie.   

La fin du cumul des mandats: "la politique, une vocation: pas un métier..."

Qu'ils sachent écouter la population.

Qu'ils nous rendent le pouvoir.

Plus de respect, jusqu'au plus démunis

Etre moins sectaire! Mme Le Brun a viré très brutalement le directeur du théâtre Mr Peillot

Des projets plus partagés 

Qu'ils aient des convictions et le courage de les assumer et de les défendre, parfois contre l'avis majoritaire. 

Etre proche de la population, à l'écoute, ne pas faire de projets irréalistes. 

De la proximité, de l'écoute, de l'éco-territoire. 

De l'écoute, de la proximité

Qu'ils maîtrisent leurs dossiers. 

Qu'ils ouvrent des crèches au service du public, selon les revenus de chacun

Qu'ils soient attentifs à la demande des citoyens concernant la réduction des nuisances, des bruits, de la saleté 

Plus de social, plus d'aires de jeux.

Moins d'impôts

A bas le patronat

Une politique sociale et de gauche. 

Avoir plus d'économie, avoir un parc municipal, faire pousser plus d'arbres, avoir des spectacles gratuits (Doriane, 9 ans) 

Qu'ils mettent en pratique leurs principes affichés. Que le faire s'accorde au dire. 

Je veux des arbres. 

Je veux aussi des arbres. 

Une politique sociale et de gauche. 

Qu'ils prennent une poussette ou un fauteuil d'handicapés et essaient leurs trottoirs...

La réponse à toutes ces interrogations

 

De quelle ville rêvez-vous?  

 

Un espace jeune ouvert le soir (un habitant à Kerfraval)

Des bus le dimanche ainsi que le soir (un habitant à Kerfraval)

Une ville où on pourrait croquer dans des maisons en bonbons

Créer des espaces, des lieux pour les enfants et les jeunes, pour faire du sport

Des voitures moins polluantes

Qu'il y ait des parcs d'attraction partout

Qu'on paye moins d'impôts

Que les gens qui ont des chiens ramassent plus souvent les crottes de leurs chiens

Moi j'aimerai une piscine en plein dans le parc et une patinoire, un parc avec des chiens et la musique

Qu'il y ait plus de choix de films pour enfants

Plus de couleurs dans la ville

Qu'il y ait plus de fête, de musique. Ce que je veux, c'est faire la teuf

Plus de chemins pour que les gens puissent faire plus de balades (comme le chemin vert à côté des Ursulines) - à Pors ar Bayec

Arrêter de privatiser la ville. Stop à Vinci! 

Plus de magasins de souvenirs (pour les touristes)

Un centre-ville sans voiture: trottoirs, aires de jeux, parcs. Boissière plus fleurie autour des immeubles. 

Où les préjugés n'existent plus... 

Plus d'emplois

Des gens accueillants

Plus de convivialité

La ville dont je rêve n'existera pas!

Avoir un parc d'attraction, des spectacles de Stromae, des skate parks (Luna, 8 ans)

Des skate parcs (Maël, 10 ans)

Skate park (Doryan, 13 ans)

Skate park (Tony, 10 ans)

Un skate park à côté de Mendès France

Des terrains de cross entretenus

Créer des espaces de loisirs 


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qu'attendez-vous de vos élus 004

 

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:03

 

Depuis plusieurs mois la droite est particulièrement active dans toutes les questions sociétales. Sans remonter au pain au chocolat de Jean-François Copé, on l’a vue au Parlement comme dans la rue combattre sans relâche contre le mariage pour tous, contre la PMA, contre la GPA, développer les fantasmes contre une supposée théorie du genre qui serait enseignée dans les écoles… y compris dès la maternelle. Tout cela en compagnie des couches les plus rétrogrades de la population et en côtoyant tous les intégrismes.

Cette démarche n’est pas nouvelle et de nombreux élus de droite se sont toujours opposés fermement à toute avancée sociétale. C’est ainsi que la loi sur la contraception, pourtant portée par un député UDR (Lucien Neuwirth) ne fut votée en 1967 que grâce au vote de toute l’opposition de Gauche. Une partie de la majorité de droite y étant fermement opposée. Les décrets d’applications ne seront d’ailleurs promulgués qu’entre 1969 et 1972. Quant à la loi sur l’IVG portée par Simone Veil, ministre de Jacques Chirac, elle ne fut adoptée, elle aussi, que grâce au vote massif des élus de gauche. On se souvient encore des larmes de la ministre à l’Assemblée Nationale devant la bassesse et la violence des arguments de certains de ses « amis » politiques.

Les positions réactionnaires de bon nombre d’élus de droite ne datent donc pas d’hier. Mais la nouvelle ferveur des Copé and Co a une autre raison : c’est le seul terrain sur lequel ils peuvent combattre le gouvernement. La politique économique et sociale leur étant interdite.

Signature sans changer un mot ou une virgule du traité Sarkozy-Merkel ; allongement à 66 ans de l’âge deu départ à la retraite ; démolition du Code du travail dans le cadre de l’ANI ; mise en cause des missions des inspecteurs du travail et de l’élection des conseils de Prud’hommes ; 30 milliards de cadeaux au patronat dans le cadre du « pacte de responsabilité » ; gel du salaire des fonctionnaires et refus du moindre « coup de pouce » au SMIC ; baisse des dotations des collectivités territoriales qui pourrait atteindre 10 milliards jusqu’en 2017 ; …

Comment la droite pourrait-elle combattre ces mesures qui sont dans la droite ligne de la politique qu’elle mettait en œuvre quand elle détenait les manettes…sans toujours oser aller aussi loin ?

 

L’intérêt de la droite pour les problèmes de société est donc aussi (surtout ?) un marqueur de ses convergences redoutables (et inavouées parce qu’inavouables) avec la politique gouvernementale.

 

C’est contre cet état de fait qu’il faut que le peuple se rassemble et c’est le sens du combat que mène le Front de Gauche. Les élections municipales et Européennes lui en donnent la possibilité cette année.

 

Alain DAVID

 

Le 08.03.2014

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 06:47

Carte blanche. L'agroalimentaire est à reconstruire

 Nadine Hourmant, déléguée force ouvrière chez doux

9 mars 2014

En juin 2012, c'est un véritable séisme qui s'est abattu sur l'agroalimentaire breton, et notamment finistérïen : Doux, Tilly-Sabco, Cad, Boutet-Nicolas, Marine Harvest... Cette catastrophe économique et sociale, qui a touché l'ensemble des secteurs économiques du territoire (paysans, sous-traitants, transporteurs, commerçants, artisans), aurait pu et dû être anticipée. Et elle se reproduira si nos gouvernants ne prennent pas en compte l'avis des représentants des personnels.
Au lieu de ça, ce qui nous a été proposé, c'est un « Pacte d'avenir » de 87 pages rempli de bien grands mots: modernisation, diversification, valeur ajoutée, compétitivité...
Une coquille vide autour de laquelle se retrouvent les trois grands responsables de la crise : les patrons, qui n'ont pas assez investi, n'ont pas financé la formation de leurs salariés et n'ont recherché que le profit ; l'État, qui a accordé ses aides publiques sans aucune contre¬partie ; l'Europe, qui a favorisé le dumping social en autorisant l'emploi de travailleurs étrangers à des salaires bien inférieurs à ceux qui ont cours chez nous. Bilan, l'agroalimentaire breton doit aujourd'hui faire face à la concurrence déloyale des pays européens qui, il y a quelques années encore, dépendaient des exportations bretonnes. 
Son renouveau passera par trois axes : la mise en place dans les entreprises de plans de formations qualifiantes des salariés tout au long de leur carrière ; le versement d'aides directes de l'État sous contrôle de la bonne utilisation des fonds, avec un avis des représentants du personnel ; une prise de position forte de l'État français et des élus face à l'Europe des 28 antisociale.
C'est sur ces bases que la Bretagne, qui a été précurseur dans un grand nombre de domaines économiques et sociaux, pourra construire son avenir.

http://www.letelegramme.fr/debats/l-agroalimentaire-est-a-reconstruire-09-03-2014-10069523.php

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 14:31

 

MUNICIPALES DES 23 ET 30 MARS A MORLAIX

La liste de rassemblement présentée par le Front de Gauche "Un bien vivre partagé à Morlaix" et soutenue par le NPA invite: 

les habitants des quartiers de la Vierge Noire/ Coatserho à une réunion publique à la salle Zoé Puyo le Mercredi 12 Mars à 20h

les habitants des quartiers de Troudousten/ Coatserho à une réunion publique à la salle de Troudousten le Jeudi 13 mars à 20h   

 

Les candidats des quartiers et Michèle Abramovicz et Ismaël Dupont présenteront les problèmes et atouts de ces quartiers,  notre ambition pour redynamiser Morlaix et y développer les solidarités ainsi qu'une démocratie vivante. 

Chacun sera invité à intervenir s'il le souhaite pour poser ses questions, faire part de ses analyses et attentes. 

Une collation sera offerte à l'issue de chacune de ces réunions publiques. 

 

Un bien vivre partagé à Morlaix - photo de groupe 2

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