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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 16:26

Alors, ces primaires?  Démocratisation de la vie politique par une ouverture plus grande de partis à bout de souffle et à court de légitimité ou processus d'américanisation de la vie politique française et de marginalisation des autres partis de gauche que l'on cherche à transformer en satellites ou en sectes contestaires s'effaçant devant la grosse écurie gouvernementale qui parle aux français les yeux dans les yeux et leur demande d'arbitrer ses différences idéologiques mineures et ses conflits d'intérêts et d'ambitions internes?

Comment ne pas le reconnaître, il y a beaucoup d'électeurs de gauche, même très critiques vis à vis des choix et dufonctionnement du PS des dernières années ou décennies, qui s'intéressent à ces primaires, et se demandent s'ils vont aller y voter. On vous donne l'opportunité de juger qui à le profil le plus intéressant pour gagner face à la droite et qui conduirait en tant que président la meilleure politique au sein du parti qui à gauche a a priori le plus de chance d'amener un réprésentant au second tour des Présidentielles: c'est tout à fait normal d'être émoustillé par la perspective du choix et de commencer à s'intéresser aux débats des primaires, mêmez feutrés et poseurs. De là à se passionner pour la personnalité et les petites phrases de Martine, Manuel, François, Arnaud ou Ségolène, il y a peut-être un pas dificile à franchir, où alors il faut vraiment que de brillants commentateurs politiques nous prennent par la main...   

En tant que simples citoyens, moi et mes amis, nous rêverions que le PS au pouvoir soit enfin de gauche et applique la politique de démondialisation, de transformation de l'Union Européenne, de protection des salariés et de combativité vis à vis du capital, que propose Montebourg... Sans parler de son mot d'ordre d'une 6ème République dont il ne parle plus guère, s'alignant peut-être sur le projet socialiste qui conserve un statut quo favorisant chaque jour davantage le bipartisme et donc les intérêts partisans des socialistes.

Mais j'avoue que je n'y crois pas. Montebourg a démontré ses qualités de girouette opportuniste en passant au gré de ses intérêts personnels et de ses calculs d'un camp à l'autre du PS, de la gauche anti-libérale au soutien à Ségolène Royal. Il cherche surtout dans ce contexte un positionnement tactique qui lui permet d'exister et de continuer à faire parler de lui. Il essaiera peut-être d'arracher quelques promesses à Martine Aubry en monneyant chèrement ses 10 à 15%. Et encore... Un ministère lui suffira sûrement.  

Faut-il alors jouer le "tout sauf Hollande" parce qu'il assume le choix de la rigueur budgétaire et de nouveaux sacrifices sociaux à faire au nom du retour à l'équilibre des comptes depuis qu'il se positionne sur une ligne centriste delorienne après avoir eu la mollesse et le sens du non-choix proverbiaux de cet état quand il était premier secrétaire du PS? 

Mais, quoique que l'on puisse apprécier davantage sa cohérence et se plaire à imaginer une femme présidente, Martine Aubry offre t-elle vraiment des garanties pour mener une politique de gauche dans le cadre de la crise de la dette et d'engagements européens du PS qui vont avec une adhésion au principe de recherche de compétitivité dans le capitalisme mondialisé et celui, illusoire, d'une gestion travailliste ou sociale-démocrate à la papa de ce système capitaliste qui s'emballe et emporte les sociétés européennes dans la tourmente? Je ne le crois pas. 

Sa majorité au PS est à l'origine d'un projet du Parti pour 2012 qui prévoit l'austérité bugétaire faute d'aller chercher l'argent là où il goinfre la minorité de priviligiés, n'envisage pas de tourner le dos au traité de Lisbonne, à la réforme des retraites, ni d'augmenter les salaires, de lutter contre le travail précaire, de revenir sur les déremboursements de médicaments et la réforme de l'hôpital ou de remplacer les centaines de milliers de postes supprimés par Sarkozy et ses sbires dans la fonction publique. Ce sont les insuffisances de ce projet socialiste, pour qui en a connaissance, qui doivent nous conduire à refuser de laisser croire, et donc de vouloir, que seuls les socialistes soient capables à gauche d'atteindre le second tour des présidentielles, et donc que leur candidat représente potentiellement toute la gauche.

 

Au Front de Gauche, nous avons l'ambition de rendre le pouvoir au peuple en commençant par le repolitiser et faire monter le niveau de ses exigences en faveur d'un changement de société émancipateur. Nous voulons que cette société de plus en plus dure, individualiste et inhumaine change vraiment et non pas simplement que les pauvres et les classes moyennes prennent moins de coups parce que Sarkozy, le représentant assumé de l'oligarchie, sera détrôné. Nous avons donc l'espoir et la volonté de passer à plus ou moins court terme devant les socialistes au premier tour des élections. Ceux-ci, même si leurs scores et leurs butins électoraux restent flatteurs du fait des institutions, du black-out des médias sur les alternatives et des logiques du pseudo-vote utile, ne suscitent guère la confiance et l'estime de la population, au niveau national du moins, et n'ont plus de projet historique à la hauteur des enjeux de la période. De plus, les dirigeants du PS, qu'ils soient des politiciens professionnels précoces ou bourgeois dotés d'un capital social, culturel, scolaire, qui les persuadent d'être nés pour gouverner,  ont montré à de multiples reprises qu'ils faisaient corps avec le système et n'étaient nullement une menace pour les intérêts capitalistes.       

 

L'avantage de leur primaire pour les socialistes, c'est que même les médias de droite ou de centre-droit se choisissent un champion au PS pour ne pas décevoir l'intérêt du public et renforcer le bipartisme tout en faisant croire qu'ils respectent la diversité des sensibilités politiques des lecteurs.

 

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A défaut de DSK, et en pleine sarko-sinistrose, le Télégramme de Brest, soutiendrait Hollande..

Ainsi,  y a dix jours, en page 3 du Télégramme du 19 septembre 2011, je lis un gros titre à rassurer papi et mamie "La compétence et la morale" et juste, en dessous, devinez qui apparaît avec l'air vraiment sérieux et chagriné d'avance pour nous qui allons, par "esprit de responsabilité", tout faire pour revenir à 3% de déficit dès 2013 (on est presque à 7% du PIB de déficit aujourd'hui) et appliquer le Pacte de Stabilité pour l'euro... Je vous le donne en mille: François Hollande en veste et cravette bleue, les lèvres fermées et le regard sévère de l'homme qui sait qu'il va nous dire quelque chose qui ne va pas plaire mais qu'on doit être capable d'entendre.

La légende: "Pour séduire les français en vue de la présidentielle, les candidats à l'Elysée ne pourront faire l'économie d'un discours sur la morale publique". Tant qu'il ne s'agit que d'un discours et d'un impératif de communication, tout va bien. Strauss Kahn avait, selon les raccourcis du Télégramme qui ne prétend s'appuyer que sur la rumeur publique, la compétence sans la morale. Hollande incarnerait-il la réconciliation de ces deux qualités si l'on en croit le raccourci inconscient qui se fait à la vue du titre et de la photo?  

L'éditorialiste Christine Clerc, marque néanmoins certaines réserves dans l'article renversant de subtilité qui entoure la photo, où elle définit l'homme, très calculateur et ennuyeux malgré son sens de l'humour pince sans rire, en "bon élève de Jacques Chirac le Corrézien et de François Mitterrand le Charentais". Oh! tout de même, il n'a pas toutes les qualités François, puisqu'il promet 60000 créations de poste dans l'éducation nationale et pour Mme Clerc spécialisée en voyance, c'est sans doute le gros mensonge qui lui fera de gagner des chances d'être élu. Elle préfère néanmoins Manuel Valls qui ne sacrifie pas la vérité à la conquête du pouvoir.

  

Il y a deux jours, je reçois dans ma boîte aux lettres comme beaucoup de morlaisiens deux tracts du PS destinés à aller ensemble, l'un pour appeler à voter aux primaires socialistes, l'autre pour aller voter comme Marylise Lebranchu (députée), Richard Ferrand (Pdt du groupe PS à la région), Jean-Luc Fichet (Sénateur), Gwenegan Gui (vice président de la Région), Joëlle Huon (vice présidente du Conseil Général du Finistère), André Prigent (maire de Plougonven)...etc. 

Car, me dit-on, le Finistère (il s'agit peut-être ici plutôt du Finistère qui compte vraiment) est avec Martine Aubry. Le texte commence par coutumière concession à la lamentation compassionnelle: "La République va mal et les français souffrent" pour se terminer sur un éloge de Martine Aubry "femme de gauche et femme d'Etat". On n'a pas jugé utile de dire ici que Martine Aubry a gagné ses brevets de pilote d'Etat par sale temps de crise financière en rappelant qu'elle a été n°3 de Péchiney avant de hanter les palais de la République. 

 

Comment interpréter la forme significative de ce prospectus sans contenu ? 

 

Appelle t-on le lecteur à se dire: "j'aime mon chef qui aime ce chef, donc je devrais aimer le chef que se reconnait mon chef"... ? "Les mauvais langues diront peut-être avec perfidie que l'on a constitué les comités de soutien en mode mineur que l'on voit s'étaler dans les communiqués publiés par les socialistes ces derniers jours dans les pages locales des quotidiens régionaux selon la même logique de caporalisation motivée par des intérêts d'ambition individuelle: "mon chef dit que ce chef serait mieux pour nous, donc si je veux être bien vu, il vaut mieux que je me range à son avis..." 

D'autres, plus malveillants encore, diront que les élus locaux se donnent de l'importance en s'affiliant à l'un des poids lourds en concurrence, Aubry et Hollande, conduits en attelage jusqu'à la victoire ou la défaite par des chevaux légers toujours aussi impétieux malgré les années et le cumul des mandats: sénateurs ou députés, conseillers régionaux, maires ou présidents de comité d'agglomération...

 

En tout cas, on ne peut que constater une chose: il n'y a dans ces tracts aucun projet, aucune proposition faite à la population, aucune analyse de la situation de crise profonde qu'elle subit. Ces Primaires censées passionner les français selon les médias dominants lassés de la mafia sarkozyste et en mal de gouvernements "sérieux et modérés", sont moins une résonnance des luttes sociales, des interrogations politiques et des difficultés que traverse le pays que des exercices d'auto-satisfactions nombrilistes et des exercices d'affiliation à des Champions dont on décline à l'envie, à défaut de projets structurés en phase avec les enjeux de l'époque, les traits de personnalité, les stratégies de com' et les habiletés. Bref, encore une fois, ce qui sembler primer sur le débat d'idées, c'est la politique-spectacle, la personnalisation des enjeux électoraux, la lutte pour les bonnes places à tous les niveaux du pays et du parti, l'espoir rabougri du changement des dirigeants sans le changement social... En interne, il est possible qu'on parle plus logos, coupes de cheveux, pages Facebook, comptes twitter, passages radios et télés des champions, trahisons des personnalités et revanches à prendre, pronostics et sondages, plus que de la crise financière, du chômage, des bas salaires et de la précarité, de la montée du Front National.  

En attendant, les socialistes parviennent depuis quelques semaines à  occuper la quasi-totalité de l'espace médiatique, en laissant à peine une petite place pour les états d'âme de centristes sarkozistes repentis comme Borloo ou Morin ou pour les déroutes et les affaires de corruption de la droite. Depuis qu'Hulot n'est plus l'homme providentiel de l'écologie, on entend plus parler d'Europe Ecologie les Verts, encore moins du NPA, du Front de Gauche, si ce n'est pour salir Mélenchon, à défaut de prendre au sérieux et d'argumenter contre nos analyses de la situation et nos propositions, en repassant en boucle le film de ses mouvements d'humeur périodiques.

 

Dans l'opinion, on cherche à imposer l'idée que les espoirs de la gauche ne peuvent être portés que par un candidat PS que l'on retrouvera quoiqu'il arrive au second tour si l'électeur ne joue pas la politique du pire en se faisant plaisir en votant pour des petits, laissant ainsi une voie royale à Marine Le Pen. Cette exposition médiatique de leur compétition pour le pouvoir est à double tranchant pour les socialistes car elle ne les rend pas forcément plus aimables en condamnant à l'effacement leurs adversaires de gauche.

En tout cas, elle est l'occasion pour les notables du PS de se faire valoir. Un exemple choisi en tout bien tout honneur: après avoir opportunément rappelé qu'il serait presque logique que DSK appelle à voter Aubry car "après tout, Martine et Dominique ont toujours été sur la même longueur d'ondes" , ce qui est inquiétant, et annoncé sans faire de manière qu'elle serait candidate à un quatrième mandat de député, parce que la démocratie françaisea besoin d'un nouveau souffle, Marilyse Lebranchu confie sans fausse pudeur ses ambitions à Sophie Prévost dans le Ouest France du 10 septembre, en disant qu'elle accepterait sans hésiter un ministère confiée par sa vieille amie Martine Aubry. Tout le monde est appelé à se rejouir pour elle... Mais quel service veut-elle rendre aux français? Quel projet politique veut-elle défendre en prenant des responsabilités dans un gouvernement de gauche éventuel en 2012? Sans doute que l'exercice d'une conférence de presse pour un quotidien régional où il s'agit surtout de se faire photographier avec Martine ne permet pas de rentrer dans ces détails qui n'intéressent guère le lecteur moyen, qui n'aspire qu'à savoir que ses chefs sont bien où ils sont, bien dans leurs pompes...

 

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Ismaël Dupont.    

 

       

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 18:11

Crédit Mutuel-Arkéa. La grève se poursuit

 

Les employés de banque du Crédit Mutuel Arkéa qui compte 8000 salariés entre le centre du Relecq-Kerhuon et les autres centres bretons, ceux du Sud-Ouest et du Massif central, ne sont certainement pas les salariés du privé les plus défavorisés en termes de rémunération mais ils agissent depuis une semaine pour faire valoir des positions de principe concernant la préservation de l'identité mutualiste de leur banque, le partage des bénéfices et la limitation à des écarts décents moralement et logiques économiquement des inégalités de revenus entre les cadres dirigeants et les autres employés. Dans un mouvement de grève et de manifestation très courageux durant depuis une semaine sans que la direction ne fasse de propositions satisfaisantes jusqu'à présent, ils dénoncent la fuite en avant capitaliste d'une banque autrefois mutualiste, la création d'une société fantôme des cadres dirigeants de la banque visant à soustraire leurs revenus aux règles communes de rémunération et à la connaissance des employés, et ils demandent 150 euros net d'augmentation de salaire par mois alors que leurs dirigeants n'ont attendu aucun quitus pour augmenter leurs revenus entre 30% et 50% (en intégrant la part variable du salaire) depuis 2 ans, récompense sans doute de l'activisme de leur management visant à transformer les salariés du Crédit Mutuel en supers vendeurs de produits financiers.

L'an dernier, rappelle Ouest France aujourd'hui, le groupe Arkéa a enregistré un bénéfice de 273 millions d'euros, en progression de 77%: on ne nous dit pas si c'est en grugeant les clients ou les salariés, sans doute un peu les deux. En tout cas, il y a de la marge pour reconnaître l'efficacité du travail des salariés: ceux-ci ne veulent pas se contenter du geste de charité que propose la direction, soit d'une revalorisation des bas salaires à l'embauche, les bac +2 et bac +3 étant recrutés au SMIC la plupart du temps (avec une paye sur 14 mois cependant).  

Tous les syndicats de l'entreprise (CGT, CFDT, SNB, UNSA, FO), unamimes pour soutenir le mouvement, ont pu déplorer la remise en cause du droit de grève en voyant les dirigeants du groupe, Jean-Pierre Denis et Ronan Le Moal, tutoyant des sommets de hauteur aristocratique avec leurs salaires respectifs de 615000 € et 490000 € sans compter la part variable (Le Télégramme du 1er octobre), menacer les salariés en lutte d'une action au pénal au motif qu'ils entravaient la liberté de travail.

 

Jean-Pierre Denis préfère les applaudissements des action

 

 

Le salariat français a encore de la ressource, on le voit, pour défendre une conception de l'activité professionnelle compatible avec l'intérêt général et ne faisant pas honte aux employés, tout comme pour faire valoir l'exigence de justice dans les différences de salaires et la répartition aux salariés de la richesse nouvelle créée par eux. 

Des écarts de rémunération dans l'entreprise ne pouvant accéder des échelles de 1 à 20, des hauts revenus taxés à 100% quand ils accèdent 20% du revenu médian, un SMIC porté à 1700 euros bruts, un secteur bancaire en partie renationalisé, mieux différencié entre banques de dépôt et banques d'investissement et cessant d'alimenter cette économie-casino qui plonge les sociétés dans la crise sociale, la préservation des statuts des banques mutualistes, voilà des propositions du programme partagé du Front de Gauche qui pourront rencontrer peut-être les attentes d'un grand nombre de ces salariés en lutte et de ceux qui les regardent  se battre avec plaisir ou admiration.                

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:15

Ca y est: le Front de Gauche est en campagne.

On va la changer cette société oui ou non? ça pourrait ressembler à la révolution citoyenne par les urnes comme nos camarades de Bolivie l'ont fait! On va aller chercher tous les indignés, tous les outragés, tous les écoeurés, tous les dégoûtés, tous les martyrisés, pour être au second tour avec un petit 18%!
Il reste bien encore en France 18% de dignes représentants de nos ancêtres révolutionnaires de 1789 tout de même!
Bon dieu, il faut qu'on renverse la table de ces quarante années de consensus politique qui nous ont conduit où nous en sommes!!!
Nous allons créer des collectifs Front de Gauche, où chaque citoyen pourra participer à la campagne, au programme, sans adhérer à quelque parti politique que ce soit.

 

A Morlaix, la réunion de lancement du collectif Front de Gauche est fixée le jeudi 13 octobre à 20 heures, au local du PCF, 2 petite rue de Callac.

 

L'idée est de retrouver une énergie populaire de façon à ce que le vote leur explose à la gueule, comme il leur a explosé à la gueule en 2005, lors du référendum sur la" constitution européenne des marchés financiers!".

 

Le front de gauche avec son programme partagé "l'humain d'abord!" peut devenir ce front populaire qui peut (qui doit!) bouleverser l'histoire de notre pays, comme celui de 1936!

 

Vite fait en résumé, quelques points du programme:

 

- 6ème république, pour qu'on sorte de l'oligarchie, avec certainement la suppression du président de la république. Exit Mélenchon (ça c'est pour ceux qui ne peuvent pas blairer ses couleurs de cravates!).

- SMA, salaire maximun autorisé, soit 20 fois le smic, mais je vous annonce déjà que j'organiserai dés le début du mandat, une pétition citoyenne pour qu'on passe plutôt à 10 fois le smic! Non mais, pourquoi pas 200 fois le smic pendant qu'on y est?

- RMA, revenu maximum autorisé, au dessus de 360 000 euros par an, on prend tout! ( C'est possible qu'on lance une pétition aussi!)

- Planification écologique, parce qu'une croissance infinie n'est pas possible dans un monde fini! J'ai rencontré l'autre fois un enfant de sept ans qui avait compris cela!!!

- Référendum sur l'orientation nucléaire de notre pays, avec une effervescence démocratique comme celle de 2005 pour se désintoxiquer de quarante années de propagande sur le sujet! Quand je vous disais qu'on ne va pas s'ennuyer! 

- SMIC à 1700 euros brut, et à ceux qui vous disent que ce n'est pas possible, demandez leur plutôt si c'est possible de vivre correctement avec le SMIC actuel!

- Sortie du Traité de Lisbonne parce que nous ne voulons plus que nos enfants vivent dans une société ou le dogme de la finance et de la concurrence de tous contre tous passe avant tout le reste! Nous c'est le partage, la solidarité et l'humain d'abord!

 

Ensuite il y a tout un tas de mesures, diverses et variées, dans le programme partagé que je me ferais un plaisir de vous donner  quand il sera en ma possession.

Raisonnons logiquement.

Soit la droite reste au pouvoir... no comment!
Soit les sociaux démocrates accèdent au pouvoir (fussent-ils verts!) et alors c'est un avenir à la grecque qui nous attend! Le premier ministre grec, social démocrate, président de la première internationale socialiste!, vient de recevoir les félicitations des institutions européennes, Sarko et Merckel en tête pour la stricte application des deux plans d'austérité qui visent à faire payer la crise au populo qui n'y comprend rien! Mais qui encaisse tout!

On connait leur discours, c'est bien triste ma pov' dame, mais on va pas se mettre à dos nos "partenaires" européens, le monde est libéral, l'europe est libéral, l'économie de marché est partout maintenant, on a adopté le traité de Lisbonne c'est pour que ça nous serve quand même, et il faut qu'on reste concurrentiel face aux pays émergents, nous ne pouvons pas nous marginaliser enfin! Et puis avec plus de croissance nous créerrons de l'emploi et nous partagerons mieux les richesses! Mais il faut aussi reconnaître raisonnablement qu'il est normal de travailler plus longtemps lorsque l'on vit plus longtemps!

Et bla bla bli, et bla bla bla bla!

Bref la sociale-démocratie quoi!

Soit c'est les centristes... la droite quoi!

Soit c'est les fachos... et c'est encore la droite!

 A ceux qui pensent ne pas voter, qu'ils considèrent bien que les copains de Sarko eux, ne vont pas oublier d'aller voter!

A ceux qui pensent que le vote ne sert à rien, parce qu'au final le petit populo se fait toujours baiser, peut-être, mais c'est vraiment pas fatiguant de mettre un bulletin dans l'urne pour la révolution citoyenne, et si malgré tout ça ne fonctionne pas, je serai avec ceux qui feront la révolution à la mode Tunisienne ou Egyptienne, mais il faut bien reconnaître là, que ça risque d'être un peu plus fatiguant et que le résultat est lui aussi plutôt incertain!

HUBERT Peneau.
militant du Parti de Gauche dans le pays de Morlaix.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 06:02

Le très ultra-libéral José Manuel Barroso a dit il y a quelques jours (Libération du 29 septembre): "La coopération intergouvernementale n'est pas suffisante pour sortir l'Europe de cette crise" qui "risque de mener à la renationalisation et à la fragmentation".  On ne peut être plus clair: le renforcement de l'intégration économique européenne et de la constitutionnalisation des contraintes d'austérité s'inscrit dans le projet historique des concepteurs de l'Union Européenne de défense dogmatique du libéralisme et de la privatisation contre l'indépendance économique des peuples, entreprise mise en péril par les conséquences de la crise actuelle du capitalisme qui fragilise des banques, les sociétés d'assurance et les fonds d'investissement pouvant être menacés par les cessations de paiement et le non remboursement des dettes des Etats (comme la Grèce, l'Italie, l'Espagne).

Le 29 septembre 2011, l'Allemagne et l'Estonie ont voté le texte qui augmente le poids du Fonds européen de stabilité financière (FESF) dont l'existence a été décidée au niveau du Conseil des Ministres européens en mai et qui sera doté d'une capacité d'emprunt de 440 milliards d'euros.

Ce Fonds européen de stabilité permettra donc aux Etats d'emprunter sur le circuit bancaire pour prêter dans l'urgence aux Etats afin qu'ils remboursent à échéance leurs créanciers privés, sans certitude aucune de voir ces milliards avancés par le contribuable européen sous la forme d'une aggravation de la dette publique qu'il paye en réduction du service public, des prestations sociales et des droits sociaux, revenir un jour dans ses poches. Cette cagnotte virtuelle du fonds de stabilité constituée en hypothéquant le bien-être des classes moyennes et populaires européennes est là pour limiter la spéculation sur les dettes souveraines et la faillite des banques et le renchérissement des taux d'intérêt consentis aux Etats très endettés, qui rend de plus en plus difficile le remboursement de ces dettes en les plongeant dans la recession. 

Vu que les plans d'austérité qu'on impose aux Etats hyper-endettés (du fait de la crise financière de 2008, des aides inutiles aux entreprises, de la défiscalisation des hauts revenus et des entreprises, rappelons-le...) réduisent encore leur capacité à rembourser un jour leurs dettes en plombant leur croissance, il est quasiment certain que ce fonds de stabilité sera mis à contribution très bientôt, ce qui augmentera considérablement la dette des principaux Etats contributeurs, la France et l'Allemagne, fragilisera l'euro et permettra une nouvelle curée contre les droits sociaux d'une violence inégalée.        

Puisque à l'origine de cette crise se trouve le poids de l'économie financière (renforcé par les privatisations du secteur bancaire, des services publics et de la protection sociale, la pression sur les salaires au profit des actionnaires, la libéralisation et la dérégulation des échanges boursiers...) et les limites de l'endettement privé pour alimenter la consommation et le dynamisme de l'économie alors que les salaires du grand nombre restent corsetés, le moyen d'en sortir aurait été de renationaliser une partie du secteur bancaire pour mener une politique de crédit au service du social, de l'écologie et de la croissance durable, de taxer les capitaux et les grandes fortunes pour réduire le poids de l'économie financière, de supprimer les opérations boursières purement spéculatives, de renforcer les services publics, la protection sociale, les salaires dans le cadre d'un certain protectionnisme européen afin de relancer la production et la consommation en Europe.  Cela peut et doit se faire sur une échelle européenne et la crise du capitalisme européen causée par 30 ans d'ultra-libéralisme aurait été l'occasion de faire ce virage à 180 degrés dans nos politiques publiques.

Au lieu de cela, on fait semblant de croire, pour continuer à transférer des richesses publiques au secteur privé et à appliquer les bonnes vieilles recettes libérales, que l'hyper-austérité imposée aux Etats endettés leur permettra ainsi que l'Europe toute entière de se sortir de la crise, qualifiée de crise de la dette des Etats (trop généreux avec les sociétés par conséquent) et non de symptômes d'une maladie incurable du capitalisme, sous la forme pure que nous lui connaissons depuis les vagues de dérégulation et de privatisations des 30 dernières années. 

La contrepartie exigée pour bénéficier au besoin de la caisse de mutualisation des pertes du fonds européen de stabilité est en effet de se plier au pacte de stabilité pour l'euro. Avec celui-ci, comme l'écrit Jean Quatremer, journaliste de Libération le 29 septembre: " non seulement l'équilibre des finances publiques devient la règle, sous peine de lourdes sanctions quasi automatiques, mais les grandes lignes des politiques économiques et budgétaires seront arrêtées en commun à Bruxelles avant d'être approuvées par les Parlements nationaux. La "règle d'or" européenne (déficit limité à 3% du PIB, dette maximale de 60%) était déjà gravée dans le marbre, elle l'est désormais dans l'acier trempé". Désormais, affirme le député européen Modem Sylvie Goulard, "la Commission va pouvoir piloter plus finement les politiques économiques de la zone euro" . Les citoyens se veront ainsi tout à fait déposséder de leur souveraineté en matière de choix économiques et sociaux: le vieux programme de Monnet de dictature de la science technocratique au service de la vitalité des entreprises se réalise enfin!

Avec quelle efficacité le fait-elle déjà! Après avoir imposé à l'Italie un plan d'austérité de 54 milliards d'euros, frappant essentiellement les intérêts des classes moyennes et populaires grâce au sens de la justice sociale si spécial de Berlusconi, il devient tellement improbable que l'Italie plongée dans la recession se sorte d'un endettement équivalent à 130% du PIB que l'agence de notation Standards and Poor's, une semaine après l'adoption de ce texte, a degradé la note de l'Italie.

De même, comment justifier que dans un pays, la Grèce, qui compte un taux de recession à 4 ou 5%, 16,6% de chômeurs, et qui a fait déjà des "plans d'économie" monstres depuis 2008 en augmentant les impôts, privatisant des services publics, démentelant le système de retraite et la protection sociale, supprimant des postes de fonctionnaires et réduisant leurs salaires, on exige encore une batterie de nouvelles mesures que Papendreou, entraîné dans une course en avant pour éviter que les taux d'intérêts de la Grèce s'envolent encore, s'empresse de faire voter par son Parlement: "suppression de 20000 postes supplémentaires dans la fonction publique, gel des salaires et des retraites de la fonction publique, instauration du chômage technique dans tous les organismes publics, augmentation de la taxe sur le fioul domestique, réduction des dépenses de santé, accélération des privatisations"    (L'Humanité Dimanche, 22 septembre). Ainsi, les dirigeants de l'Europe, loin de manifester leur solidarité envers des grecs déjà durement éprouvés, se comportent, selon la bonne formule du journaliste de L'Humanité, Dominique Sicot, comme "un tribunal de commerce" au service des intérêts des créanciers, les grandes banques françaises et allemandes.

En France, la dette est actuellement équivalente à 6,7% du PIB. Les députés européens socialistes français, à l'inverse de leurs homologues sociaux-démocrates grecs, espagnols, italiens, allemands, n'ont pas voté le Pacte de Stabilité pour l'euro. C'est une bonne chose. Pourtant, dans leur projet socialiste pour 2012, il y a cet objectif conforme aux traités de Maastritch et de Lisbonne, de revenir à une dette à 3% du PIB et de ne pas faire augmenter les dépenses publiques plus vite que la croissance, quasi nulle actuellement. Peu de chances dès lors qu'en cas d'alternance en 2012, les socialistes, surtout s'ils sont conduits par un François Hollande adepte de la rigueur depuis plusieurs années, engagent une politique de relance pour soutenir le pouvoir d'achat des français, réévaluent les pensions, les minima sociaux, les niveaux d'indemnisation au titre de la sécurité sociale, ou qu'ils engagent un plan de relance de l'investissement et de l'embauche dans les services publics. Tout au plus, si un rapport de force ne s'établit pas qui oblige la gauche gouvernementale à rompre avec sa logique d'adaptation au capitalisme mondialisé et de renforcement des politiques économiques intégrées et libérales en Europe,  pourra t'on espérer que les socialistes, sans rétablir ce que la droite a défait, s'engagent à ne pas faire plus de dégâts dans une sorte de solution de compromis entre leurs engagements européens et les attentes de leur électorat.

 

Ismaël Dupont.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 05:57

La grève dans l'éducation a été très suivie le 27 septembre. Pourtant le ministère annonçait dès midi 22% de grévistes dans le secondaire et 33% dans le primaire.  Mais, une fois de plus, les chiffres du ministère pour le secondaire ne reflètent pas la réalité puisqu’ils ne sont pas le résultat de la division entre le nombre de personnels en grève et le nombre de ceux qui avaient un service à assurer. Ainsi un gréviste n’ayant pas de cours le matin et faisant grève l’après midi au moment d’assurer ses cours sera compté comme non gréviste, les personnels à mi-temps étant comptés comme ½ grévistes !! Partout en France, les manifestations ont été nombreuses et particulièrement bien fournies: 150000 à 180000 manifestants au total, c'est pas rien, et de surcroît dans une unité syndicale et public-privé. Mais Sarkozy avait autre chose à faire qu'à écouter ces planqués fainéants protégés par leurs statuts qui n'ont jamais à subir les dures lois de la compétition internationale comme les ouvriers, les salariés du privé, les cadres... Toujours la même tactique de division, d'exaspération des préjugés et des rancoeurs entre différentes catégories de la société... Qui a dit que la droite misait sur l'intelligence là où la gauche parlait au coeur?    

 

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A Brest, 5000 manifestants de l'enseignement public et privé ont demandé plus de moyens, des effectifs moins surchargés dans les classes, la possibilité de maintenir une diversité d'options dans la secondaire, et le recrutement d'enseignants qualifiés pour pourvoir les départs non remplacés depuis 5 ans. A Quimper, ils étaient 1500 manifestants.  

En Bretagne, la rentrée 2011 a vu une augmentation de 2300 élèves des effectifs dans l'enseignement public alors que dans le même temps, 40 emplois à nouveau ont été supprimés dans le secondaire (137 en comptant le premier degré et l'administration). Depuis 2007, l'Académie de Rennes a gagné 5400 élèves et perdu 360 emplois. C'est pourquoi les personnels ont manifesté fortement leur mécontentement mardi dernier. En Bretagne, même avec le mode de calcul faussé expliqué précedemment, il y avait 41,5% d'enseignants grévistes en collège, 36,6%  en lycée général, 33% en lycée pro, 45,6% dans le 1er degré. 

Un dossier de L'Humanité dimanche du 22 septembre permet de se faire une juste idée des proportions de l'entreprise de démolition du système d'éducation en France par la droite sarkozyste. 66000 postes ont été supprimés dans l'éducation nationale depuis 4 ans. Ainsi, alors que, entre 2000 et 2008, les dépenses pour l'éducation, privée et publique, ont progressé en moyenne de 32% au sein des pays de l'OCDE, la France a diminué les siennes de manière drastique: en 2011, elle consacrait 6% de son PIB à l'éducation, alors que ce taux était de 6,4% en 2000 et de 6,6% en 1995. 

Tout a été mis en oeuvre pour rendre l'école plus inégalitaire, moins efficace pour élever le niveau d'instruction de tous les enfants et des jeunes:

1°) C'est une évidence, le manque de bons moyens de fonctionnement pour l'école (classes surchargées, profs non remplacés...) pénalise d'abord et avant tout les enfants de la classe populaire ou ceux dont les parents ont des difficultés à aider scolairement leurs enfants, à leur transmettre des habitus et une culture générale favorisant la réussite scolaire, à leur payer des cours de soutien privé.

2°) l"assouplissement" de la carte scolaire et la flambée incontrôlée de l'immobilier dans les villes a réduit la mixité sociale à l'école

3°) cette logique de ségrégation est accentuée par les graves dysfonctionnements (stagiaires ayant eu le concours non formés professionnellement et mis dans des classes d'emblée 18 heures par semaine, profs titulaires absents non remplacés pendant des semaines ou remplacés par du personnel précaire non qualifié, niveau d'encadrement vie scolaire réduit, d'où des problèmes de discipline...) liés aux baisses de moyens dans les établissements publics qui conduisent, surtout dans les grandes villes, une partie des classes moyennes et supérieures à mettre leurs enfants dans le privé, conduits en cela par des logiques individualistes visant la performance et la réussite sociale des enfants.

4°) L'autonomie accrue des établissements et la réforme du socle commun de compétences promue par l'OCDE et l'Union Européenne a accru de son côté (en présentant les choses de manière assez caricaturale) le clivage entre des établissements favorisés qui continuent à dispenser une formation intellectuelle généraliste et exigeante visant à préparer, dès le collège, les élèves au supérieur, et des établissements de zones géographiques moins favorisées qui se recentrent sur des apprentissages utilitaires fondamentaux rendant les jeunes employables sans forcement développer chez les élèves l'ambition d'aller au-delà. Comme le dit très bien le journaliste de L'Humanité, Jean-Claude Benard, "c'est la disparition programmée d'une éducation commune délivrée par le service public et son remplacement par deux écoles distinctes: d'un côté, les écoles du socle commun, limitées à la scolarité obligatoire et formant un salariat destiné aux tâches d'exécution; de l'autre, les écoles du programme et une scolarité étendue jusqu'à bac +3 pour former les salariés destinés aux tâches d'encadrement. En réformant l'éducation, la droite construit un salariat clivé, sans culture commune".

5°)Le collège unique a été villipendé en paroles par la droite et attaqué concrètement, comme en témoigne la valorisation de l'apprentissage précoce pour les enfants de la classe ouvrière par Sarkozy: on réduit ainsi les chances que ces jeunes acquièrent les clefs de lecture critique du monde pour se révolter, pour exiger des augmentations de salaire ou pour vouloir reprendre leurs études plus tard pour évoluer professionnellement.

6°) L'école est de plus en plus conçue comme une entreprise où le chef d'établissement se pense, grâce à sa nouvelle formation, aux pressions et aux flatteries dont il est l'objet de la part de son institution, comme un manager (payé en partie au résultat, à la prime) chargé de relations publiques et d'évaluation différenciée de ses enseignants, en fonction de leur investissement, non dans l'activité pédagogique, mais dans la communication et les projets vitrine de l'établissement destinés à séduire des parents consommateurs.               

 

 

Ismaël Dupont.   

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 18:35

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On cherchait des idées pour la programmation du nouveau Festival des Arts dans la Rue de juillet-août 2014 et les Grecs, inventeurs de la philosophie, de la démocratie, du théâtre tragique, du ouzo et de la féta, et de biens d'autres choses moins plaisantes telles que l'oligarchie au VI ème siècle av. JC ou l'effet létal du chantage à la dette depuis deux ans, n'ont pas démenti leur réputation de précurseurs en trouvant un rôle à sa mesure à notre regretté plus brillant économiste de France, ex sauveur du monde et meilleur espoir d'une gauche qu'il aurait enfin pu reconcilier avec la modernité social-libérale. 

C'était dans un village du Magne, une péninsule aride et magnifique au sud du Péloponnèse, peuplée à l'origine, semble t-il,  par des colons corses, ce qui explique, autant peut-être que l'austérité martiale de leurs hautes maisons fortifiées  traditionnelles à meurtrières et machicoulis, le goût de des gens là, si éloignés de New-York, de ses suites et de ses dîners de truffes à des milliers d'euros, pour l'esthétique glorieuse des films de mafia.

C'était avant la vraie-fausse confession si persuasive et pleine de hauteur imposante de Dominique face à cinq millions de Français, plus Claire Chazal.  

Le patron du FMI (L'était-il encore? Le titre lui sera de toute façon attaché durablement désormais comme celui de ministre de la Culture à Jack Lang, Christine Lagarde nous en excuse...)  avait l'air moins grave, plus détendu et léger que dans son exercice d'explication du 18 septembre sur TF1 - soit qu'il était content de sa reconversion dans la séduction des caméristes blanches, soit parce que le théâtre lui allait mieux que la comédie politicienne, ou bien encore la gestion impériale et sans complaisance des affaires grecques lui donnait pour lui-même des airs flatteurs d'Alexandre le Grand, selon l'hypothèse que l'on veut bien former sur l'authenticité et le contexte chronologique de cette photo. 

En tout cas, depuis qu'il est la super-star connue jusque dans les campagnes les plus reculées de Grèce, où l'on n'hésite pas, avec un salaire minimum de 600 €, un salaire moyen d'à peine 1000 €, des mois de salaires brutalement retirées, des taxes en augmentation, un Sans Plomp 95 à 1,70 € le litre, à dépenser 15 à 20 € pour voir le spectacle de Dominique (Nique Nique... scandent souvent les spectateurs, se souvenant peut-être du tube très sixtie d'une soeur de coeur de notre ancien consultant de la MNEF à qui l'on donnait le bon dieu sans confession), Strauss-Kahn a évolué sur la question de la dette grecque: elle ne doit plus prendre à la gorge les spectateurs qui ont lancé sur des chapeaux de roue  sa tournée internationale et qui ont fait déjà de tels sacrifices pour lui: il faut en annuler une partie, nous a dit-il, plein de lucidité, à la fin de son allocution du 18 septembre: "Il faut couper les pertes maintenant si l'on veut repartir de l'avant", a dit-il à propos de la dette grecque, ce qui laisse penser que sa sérénité nouvelle et son indépendance le rendent plus lucides que nos laborieux hommes politiques européens qui continuent à faire sans joie le sale boulot des banques et des multinationales.         

 

Ismaël Dupont.      

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 16:43

La droite est tombée si bas qu'elle perd la majorité dans une Assemblée qui a été conçue pour être dominée par les notables conservateurs capables de tempérer et d'immobiliser les ardeurs réformatrices de l'Assemblée Nationale, seule émanation directe et réellement légitime de la volonté générale du peuple.

Si le basculement de la majorité au Sénat a été rendu possible par les succès répétés de la gauche et principalement des socialistes aux élections municipales, régionales, départementales, depuis 2002 (la droite n'a fait bonne figure qu'aux Présidentielles et aux législatives de 2007), il traduit aussi, au-delà des divisions de la droite qui reflètent un sentiment d'affaiblissement autant que des contradictions d'intérêts, l'exaspération des élus de terrain face aux pratiques mafieuses de ce pouvoir (affaire Clearstream, affaire de Karachi et des retrocommissions sur ventes d'armes, les malettes d'Omar Bongo et de Liliane Bettancourt...), et aussi face à ses politiques de recentralisation et de casse des services publics et de la protection sociale véhiculées en partie par la réforme des collectivités territoriales.

Une majorité de gauche à l'Assemblée aurait en 2012 les moyens de faire passer des réformes audacieuses sans craindre le blocage et la guerre de tranchées au Sénat. Des enquêtes parlementaires pourront enfin être conduites en toute indépendance sur les pratiques illégales de l'exécutif. Et la droite n'aura pas les moyens d'imposer à marche forcée d'ici 2012 la constitutionnalisation de la rigueur incarnée par sa fameuse règle d'or. C'est une excellente chose.

Le renouvellement des élus et l'entrée au Palais du Luxembourg, en lieu et place de dinosaures de droite connus pour leur népotisme, d'élus désintéressés, travailleurs et atypiques comme Joël Labbé, maire de St Nolff très à gauche (nouvellement à EELV) ou Michel Le Scoarnec (le maire communiste d'Auray), est enthousiasmante. Dans le Morbihan, département historiquement conservateur s'il en est (en dehors de la région lorientaise), comme le fait remarquer Ouest France aujourd'hui, la gauche n'avait eu pendant la Vème République qu'une seule et unique sénatrice: ils sont maintenant trois nouveaux sénateurs de gauche à la remplacer. C'est historique...

Pour le PCF et le Front de Gauche, le plaisir est tempéré par la perte de 3 sièges de sénateurs d'un point de vue global: mais nos élus seront assurément plus utiles à l'intérieur d'une majorité de gauche dominée par le PS qui aura besoin de leurs voix la plupart du temps, et plus encore sans doute de leur force de proposition. 

Voici la réaction de Pierre Laurent lue sur le site internet du Point: 

 

   

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a dit, dimanche, sa "grande satisfaction" de voir le Sénat, "citadelle de la droite", basculer à gauche à sept mois des échéances de 2012, malgré la perte de trois sénateurs dans le groupe CRC-SPG sur les vingt-quatre qu'il comptait. Le Sénat était une "citadelle de la droite depuis le début de la Ve République avec un scrutin taillé sur mesure pour la droite", il va désormais "pouvoir jouer un rôle de point d'appui au mouvement de résistance contre la politique de la droite", a-t-il dit. C'est une "grande satisfaction de voir le Sénat basculer à gauche à sept mois des échéances" de 2012 (présidentielle et législatives), a ajouté le numéro un communiste. Dans ce scrutin sénatorial, le PCF a perdu deux sièges, un en Seine-Saint-Denis "de seulement quelques voix" et un autre (le sortant Bernard Vera) dans l'Essonne "dû à une situation compliquée" avec une liste dissidente PS face à la liste d'union PS-EELV-PCF, selon Pierre Laurent. En revanche, "un siège a été gagné dans le Morbihan" avec Michel Le Scouarnec (PCF), a-t-il souligné. Le groupe CRC-SPG (communistes et Front de gauche) comptait 24 sénateurs (21 communistes, 2 du Parti de gauche et 1 du PC réunionnais), il en compte désormais 21. "Nos listes ont progressé dans la plupart des départements en termes de voix", que ce soit sur les listes Front de gauche ou celles d'union avec le PS, a-t-il dit, soulignant la "progression de l'influence du Front de gauche", ce qui pourtant "ne se retrouve pas en nombre de sièges" du fait du mode de scrutin, selon lui.

 

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 13:49

 

 

troy davis

 

Malgré les 20 ans pendant lesquels Troy DAVIS a crié son innocence du meurtre d’un policier blanc pour lequel il a été condamné à mort en quelques heures.

Innocence qu’il a revendiquée jusqu’au moment de la piqûre fatale qui lui a donné la mort.,

 

Malgré l’absence de toute preuve matérielle et en particulier de l’arme du crime (la condamnation ne reposant alors que sur des témoignages),

 

Malgré la rétractation de sept des neuf témoins qui l’avaient « reconnu »,

 

Malgré les pressions de la police que ces témoins déclarent avoir subies (des adolescents noirs dans un commissariat dont l'un des policiers venait d’être tué),

 

Malgré les centaines de milliers d’appels à la retenue émanant d’institutions, d’états, de célébrités comme de citoyens anonymes,

 

 

ILS ONT OSE !!! ILS ONT TUE DE SANG-FROID UN ADOLESCENT (au moment des faits) QUI A PASSE ENSUITE 20 ANS DANS LE COULOIR DE LA MORT

 

Je suis d’accord avec Robert BADINTER : c’est un crime, un assassinat judiciaire.

Mais c’est aussi une déroute de la « démocratie » états-unienne.

 

 

Au moment où, surfant sur l’échec de la politique sécuritaire de SARKOZY et sur le mal-vivre de couches de plus en plus larges de la population, certain-e-s veulent remettre en cause l’abrogation de la peine de mort, c’est aussi un combat qu’il appartient à tous les démocrates de mener dans notre pays.

 

 

Alain DAVID

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 16:42

  Roms à la rue à Brest

 

En 2007, Nicolas SARKOZY nous promettait qu'il n'y aurait plus personne à la rue. En 2011, dans tous les départements, de très nombreuses familles dorment encore dehors. Les promesses n'ont, une nouvelles fois, pas été tenues.

 

Cet été 2011 c'était donc au tour de Benoit APPARU, secrétaire d'Etat au logement, d'annoncer de nouveaux objectifs, revus nettement à la baisse. Face à la démission de Xavier EMMANUELI, en charge du SAMU SOCIAL, celui-ci a ainsi annoncé qu'il ne voulait plus voir d'enfants dans les rues de la capitale. Qu'en est-il depuis? Des places supplémentaires ont-elles été ouvertes? Non, bien sûr. Le gouvernement est passé maître dans l'art du double discours.

S'il y a moins d'enfants aujourd'hui dans les rues de Paris c'est qu'il a été décidé de financer des billets de trains aux familles plutôt que des hébergements, pour mieux « répartir la charge » sur les territoires. Résultat, les DDCS (directions départementales de la cohésion sociale), les plateformes d'accueil et les 115 sont débordés dans nos départements. Tous les dispositifs sont à leur tour engorgés en province car rien n'a été fait, au ministère et dans les préfectures, pour préparer l'arrivée massive des populations déplacées.

En Bretagne, des baisses budgétaires sont annoncées pour 2012 alors même que les demandes d'asiles ont augmentées de 40% dans la région cette année. Les plateformes chargées de l'accueil et de l'hébergement des étrangers sont surchargées. Pour résoudre ce problème, ou plutôt le déplacer, il est demandé au SIAO-115, le dispositif d'hébergement d'urgence des personnes de droit commun, de répondre à la demande supplémentaire occasionnée, sans contre-partie financière.

Conséquence: l'enveloppe budgétaire allouée en 2011 à ces dispositifs est déjà bien amputée et l'on craint de ne pouvoir répondre à la demande cet hiver. Les DDCS, qui financent, demandent donc aux 115 de laisser à la rue certaines catégories de population, les sans-papiers et les Roms en premier lieu.

Le principe d'inconditionnalité de l'assistance à personne en danger fixé par la loi n'est pas respecté, et les pratiques discriminatoires se développent. Aucune consigne n'est donnée par écrit, mais la pression mise par le ministère sur les préfectures, les DDCS et les opérateurs associatifs est bien réelle. Les associations sont prises en tenaille entre les valeurs qu'elles défendent et la volonté de l'état qui les finance.

Les sans-abris sont aujourd'hui abandonnés par un gouvernement qui est prisonnier de ses contradictions. Officiellement, l'État demande à ce que toute personne en situation de danger soit mise à l'abri. Officieusement, il demande que soient laissées à la rue les personnes seules et les familles lorsqu'il s'agit de ménages roms ou de personnes dont la demande d'asile a été déboutée.. De nombreuses familles avec des enfants en bas âge dorment ainsi dehors sans que l'État ne réagisse.

En réaction à cela, les associations militantes se mobilisent et font pression sur l'État par voie de presse ou de justice. Piégées entre le discours officiel et les directives informelles qui leur sont données, Préfectures et DDCS ne savent plus que faire. Aucun positionnement clair n'est donné. Les décisions se prennent au jour le jour, heure par heure, au détriment des familles. A la précarité de leurs situations s'ajoute donc l'angoisse quotidienne de l'attente d'une hypothétique solution pour la nuit. Aucune solution à long terme n'est apportée. On repousse continuellement le problème au lendemain, ou on le déplace au département voisin... L'objectif est, ni plus, ni moins, d'user physiquement et psychologiquement les migrants pour les pousser au départ.

Si les familles avec des enfants de moins de 3 ans sont épisodiquement hébergées c'est moins pour des raisons humaines que politiques. C'est la peur de l'article ou du procès qui guide les services de l'Etat dans leurs choix. Les décisions sont prises en fonction des réactions des associations militantes et des conditions climatiques. Parfois, certaines personnes laissées dehors et accompagnées par ces associations se font hospitaliser et espèrent bénéficier d'un hébergement à leur sortie pour raison médicales. Mais cela ne marche pas toujours, la DDCS et les centres hospitaliers se rendant la balle.

Malgré tout, hébergées par intermittence, les familles entretiennent l'espoir de solutions durables et affluent chaque jour plus nombreuses. Le problème est donc sans fin. Les dispositifs d'hébergement d'urgence sont au bord de l'explosion alors même que l'hiver approche. Il n'y a plus d'argent pour faire face à la demande. Sarkozy va t-il enfin agir pour les plus démunis et tenir ses promesses.

 

Tangi LE COZ,

 

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 19:21

 

 

Il n'existe pas encore de vidéo du discours de clôture de Pierre Laurent à la Fête de l'Huma sur le WEB mais voici le lien avec le sîte de l'humanité pour retrouver sa version écrite:

 

http://www.humanite.fr/politique/pierre-laurent-tenez-vous-prets-479729

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