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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:07

Ouverture de la COP21 : "Dire dans quelle civilisation voulons-nous vivre"

Les négociations de la COP 21 sont d'ors et déjà bien engagées. L'accord global et universel, pour être un succès, devrait comporter un volet réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas dépasser les 2°C et un volet financier de 100 milliards de dollars destinés à l'aide pour l'adaptation des pays en développement et les plus vulnérables.

La présence, dès l'ouverture, de 150 chefs d’États et de gouvernements, a t-elle permis de franchir un cap décisif afin de maintenir une planète vivable et permettre un développement humain durable de l'humanité ? Une fois la photo symbolique prise, les déclarations se sont succédées avec plus de questions que de réponses. Plusieurs chefs d’États Africains ont appelé à la solidarité en demandant que les « pays pollueurs payent ». L'enjeu de la transparence des engagements a également été abordé. En effet, le caractère juridiquement contraignant de l'accord semble quasiment mort-né après la confirmation de Barak Obama pour les USA d'en refuser le principe. Or les promesses ne suffisent pas. On ne peut envisager sereinement l'avenir sans un contrôle sur les avancées réelles et sans sanctions envers les pays récalcitrants. La revendication portée par les peuples et les États latino-américains de la création d'un Tribunal international de justice environnementale sous l'égide de l'ONU mérite d'être sérieusement examinée. Comme l'est tout aussi cruciale la discussion nécessaire sur l'engagement financier des pays riches qui devront pourtant bien payer leur dette historique auprès des pays pauvres.

Au fond il s'agit de dire dans quelle civilisation nous voulons vivre : celle de la poursuite de l'accaparement de 50% des richesses patrimoniales par 1% de la population mondiale ou bien celle d'un développement responsable ouvrant la voie à l'émancipation humaine en réduisant les inégalités, tant sociales qu'environnementales, partout dans le monde. Pour nous, pas question de laisser les seuls chefs d’États décider. Les citoyens veulent être, avec la société civile, dans la rue mais aussi et surtout autour de la table car ce n'est pas à eux de payer les hérésies du système consumériste et productiviste du capitalisme.

Ouverture de la COP 21: dire dans quelle civilisation nous voulons vivre (PCF)
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 17:04
Et l'article du Télégramme

Et l'article du Télégramme

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 13:15
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 08:00
Front de Gauche Bretagne: après les attentats du 13 novembre, mobilisons-nous pour la paix, la démocratie, la justice sociale
Front de Gauche Bretagne: après les attentats du 13 novembre, mobilisons-nous pour la paix, la démocratie, la justice sociale
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 06:30

Depuis plusieurs semaines, Eric Berroche et Gérard Lahellec font la campagne du premier tour des élections régionales avec les artisans de la ratification du Pacte Budgétaire Européen, du Pacte de responsabilité et du CICE, de la loi Macron, de la casse du code du travail, des services publics.

De nombreux militants, dont je suis évidemment, sont écœurés et en colère de voir d'anciens dirigeants communistes bretons faire campagne avec Jean-Yves Le Drian, le ministre de la guerre et de la diplomatie pro-business des ventes d'armes et servilités avec les monarchies réactionnaires du Golfe, ce candidat fantôme qui méprise tellement la démocratie qu'il refuse toute présence sur le terrain de la campagne des régionales, toute confrontation avec les autres candidats, et qu'il prévoit en cas de réélection de mettre à sa place provisoirement un illustre inconnu qu'on n'a pas le courage de présenter devant le suffrage universel, lequel évidemment ne serait qu'un intérimaire jusqu'en 2017 et la victoire annoncée de la droite et renverrait Monsieur Le Drian à son petit fauteuil de président de région.

C'est pathétique et triste pour nous de les voir complices des Jean-Jacques Urvoas, l'homme des lois sécurité liberticides, Richard Ferrand, le rapporteur de la loi Macron, Marylise Lebranchu, la ministre de la réforme libérale de la fonction publique et des collectivités territoriales, et tant d'autres dignitaires socialistes qui ont voté des deux mains les 40 milliards de cadeaux au patronat et les 50 milliards retirés aux collectivités, aux services publics et à la protection sociale, ces mêmes dirigeants qui criminalisent les salariés et syndicalistes en lutte pour la sauvegarde de leur emploi, qui sont en train d'accompagner l'offensive néo-conservatrice de Hollande et Valls.

Comment peut-on se dire communiste et faire cause commune dès le premier tour d'une élection avec ceux qui programment et accompagnent les politiques néo-libérales et inégalitaires préconisées par l'Union Européenne et les milieux financiers?

Comment peut-on ne pas vouloir laisser le choix aux électeurs de voter pour une vraie gauche de transformation sociale anti-libérale, proposant une autre répartition des richesses comme condition de la satisfaction universelle des besoins sociaux et de l'égalité d'accès aux droits?

Eric Berroche et Gérard Lahellec, comme Gaëlle Abily, qui soutient aussi la candidature de Jean-Yves Le Drian, sont depuis des années des partisans des idées symbolisées par les reniements de la période Robert Hue, à savoir que le Parti Communiste serait mort et inefficace comme force populaire de transformation sociale capable de faire changer la société, mais qu'il peut encore être utile comme force électorale locale capable d'infléchir la politique sociale-démocrate dans le sens des intérêts immédiats de la population, à condition de faire le jeu du réformisme, de l'opportunisme électoral et de l'union de la gauche, quels que soient les interlocuteurs en face, même s'ils privatisent et remettent en cause les acquis sociaux, accompagnent la libéralisation européenne...

Ces camarades pensent que toute stratégie d'indépendance et de construction révolutionnaire ou de rupture qui remettrait en cause les intérêts de la conservation des postes d'élus locaux affaiblit le Parti, programme son effacement, et ne sert en rien la population et la déclinaison pratique de nos idées sociales. Ils se disent communistes et "progressistes" pour montrer le trait d'union qui les unit à leurs petits camarades socialistes, dont tout à chacun peut percevoir l'étendue du "progressisme".

Ils sont les produits d'une certaine culture du Parti construite dans les années 80 avec l'union de la gauche et l'affaiblissement électoral et historique qui valorise à l'excès au détriment du combat social et de la lutte des classes le pragmatisme et la notabilité électorale, les postes d'élus, les egos des élus. En réalité, ils sont complètement insérés dans le système et n'ont plus rien de subversif pour leurs amis socialistes. Leurs exigences s'arrêtent à ce que leurs camarades socialistes sont prêts à accepter. Quelques déclamations verbales pour montrer leur originalité communiste et prêter corps à l'illusion d'une union de la gauche réellement plurielle, beaucoup de ronds-de-jambe, et de trop nombreux silences complices par rapport aux traductions régionales ou communales de la politique austéritaire et libérale promue par le Parti Socialiste.

Nous autres, les communistes attachés à la transformation globale de la société et à la lutte contre le capitalisme et ses serviteurs, nous sommes perçus par eux comme des chimériques ou des gauchistes, des gens qui se payent de mots, qui n'ont pas le sérieux et l'intelligence nécessaires pour gouverner avec les gens pragmatiques qui savent faire et tenir les comptes.

Malheureusement pour eux, la majorité des militants communistes restent des révolutionnaires, des passionnés de droiture, d'égalité, de souveraineté démocratique, de justice sociale.

Ces gens là tenaient les fédérations du Parti Communiste en Bretagne pendant des années jusqu'à 2011, gouvernant les Fédérations selon leurs intérêts et les principes de promotion d'une politique communiste définie de manière socialo-compatible, fédérations placées sous la direction d'un cabinet fantôme qu'ils contrôlaient. En 2010, ils avaient réussi à imposer dans des conditions peu démocratiques une association du Parti Communiste avec la liste de Le Drian, contre la stratégie nationale du Front de Gauche. Heureusement, la moitié des communistes bretons, surmontant les réflexes loyalistes et légitimistes qui n'avaient plus lieu d'être quand les dés étaient pipés d'avance et la stratégie nationale battue en brèche par un courant de pensée huiste, avait construit et suivi la liste du Front Breton de Gauche conduite par le maire communiste d'Hennebont, Gérard Perron. Cela a été la base de la construction du Front de Gauche en Bretagne.

En 2011, la Fédération du Morbihan faisait sa révolution et changeait ses dirigeants, Daniel Gilles et consorts (Marc Cozilis) quittant un Parti qui ne suivait plus docilement la ligne gauche plurielle et la fidélité à leurs intérêts de carrière.

En avril 2015, les militants communistes du Finistère ont changé leur direction départementale en particulier, mais pas seulement, parce qu'elle était par trop complaisante avec la politique d'alliance avec le PS promue par Eric Berroche, Gérard Lahellec, Gaëlle Abily.

En juin 2015, la Conférence Régionale du PCF avec ses 70 représentants bretons a donné un mandat clair à plus de 90% pour une liste anti-austérité, anti-libérale, avec le Front de Gauche, sur des bases de rupture avec les logiques d'accompagnement du système. 90% des militants communistes bretons ont appuyé cette stratégie.

Malgré cela, les élus régionaux sortants menés par Gérard Lahellec et Eric Berroche, qui n'ont pas participé au débat et au processus de construction régionale car ils savaient que leur point de vue étaient archi-minoritaire et voulaient pouvoir se victimiser alors qu'ils négociaient déjà sans aucun mandat avec Le Drian, ont contredit sans aucun complexe les orientations nationales, régionales et départementales de leur Parti pour défendre leurs intérêts de carrière et continuer à satisfaire leurs egos en mal de notabilité. Au passage, ils oublient que la politique pour un communiste ne doit pas être perçue comme une profession et un moyen d'élévation sociale.

Depuis, sans ramener beaucoup de voix communistes très certainement à la liste de Le Drian, ils participent d'une opération, coutumière à Jean-Yves Le Drian, visant à semer la confusion dans l'électorat et à servir de caution communiste et union de la gauche, à cette liste archi-dominée par les libéraux du PS. Et comme Gérard Lahellec et Eric Berroche sont reconnaissants pour la place éligible que leur offre Papa Le Drian, ils se mettent en quatre pour afficher leur soutien prétendument motivé, malgré les apparences, par la sincérité de leur engagement communiste. En témoignent ces prospectus qui manient avec indécence l'art du paradoxe et de la réconciliation des contraires où Lahellec et Berroche s'affichent en pleine page avec Le Drian et se proclament "candidats communistes et progressistes", base d'un futur groupe communiste et progressiste au Conseil Régional alors qu'ils ne représentent qu'eux-mêmes et leurs intérêts égoïstes.

Tout cela est bien triste mais secondaire, c'est un épiphénomène et un vestige embarassant d'une époque révolue : le fait important, c'est que 90% des communistes veulent d'une autre politique et d'un autre rôle pour le Parti Communiste que celui de satellite d'un PS qui poursuit sa dérive libérale conservatrice.

Ismaël Dupont

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:36

Nous ne céderons pas !

Appel unitaire initié par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), jeudi 26 novembre 2015

Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

Premiers signataires :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Attac, Cadac, Cedetim, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Genepi, Ipam, La Cimade, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Gisti, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mrap, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 18:26

Préambule de l'AFPS à son questionnaire aux candidats aux Régionales

De nouveaux attentats viennent de frapper Paris et notre pays.

L'Association France Palestine Solidarité a immédiatement condamné ces actes ignobles et appelé à lutter sans concession contre toutes les forces d’obscurantisme. Dans le même temps, l'ensemble du peuple palestinien a lui-même exprimé sa solidarité totale avec le peuple français.

Aujourd'hui, c'est d'une manière particulièrement solennelle que nous nous adressons à vous en tant que candidat pour les élections régionales.

Si rien ne saurait excuser, de quelque manière que ce soit, l'horreur des crimes commis, personne de bonne foi n'oserait aujourd'hui prétendre que nous n'aurions pas essayé de comprendre l'enchaînement des causes multiples qui ont pu contribuer, au fil du temps, à tisser le terreau sur lequel ils ont pu prendre racine, afin de tenter de les éliminer. Sentiment d'injustice, perte de dignité, manipulations, besoin d'identification, monde à deux vitesses, idéologies nauséabondes, causes intérieures, internationales … La liste est longue et mériterait que chacun y réfléchisse longuement.

La question palestinienne n’est pas mise en avant par les auteurs d’attentats et nous combattons les amalgames qui peuvent être faits sur la question. Néanmoins et bien avant les attentats de novembre, nous avions préparé le petit questionnaire ci-dessous à l’attention des candidats aux élections régionales.

Après le temps du recueillement, nous avons décidé de vous le faire parvenir en l'état, complété par la présente introduction. Il est plus que jamais évident qu'il y a urgence à s'unir pour éliminer, point par point, toutes les questions qui pourraient contribuer à légitimer aux yeux de certains, de quelque manière que ce soit, des actions criminelles. La France aurait tout intérêt, sans doute plus que jamais, à mettre en œuvre des actes forts affirmant son attachement à la justice et au respect du droit international. Le règlement de la question palestinienne en fait partie.

Nous vous remercions par avance du temps que vous voudrez bien prendre à lire le présent courrier.

Votre formation politique présente des candidats pour les élections régionales à venir. L'Association France Palestine Solidarité a déjà eu l'occasion, par le passé, d'interpeller de nombreux élus au sujet de la question palestinienne et de solliciter le Conseil Régional pour des actions de coopération avec la Palestine, notamment dans les secteurs de l'agriculture (soutien à la coopérative As Sanabel d'Hébron) et de la jeunesse (projet vidéo mené en partenariat cet été avec Laylac, association de jeunes Palestiniens du camp de réfugiés de Deheisheh, et soutenu par le Conseil Régional).

Aujourd'hui, nous sommes dans un moment particulièrement critique pour le peuple palestinien et le respect de ses droits légitimes, reconnus par les Nations Unies. Vous comprendrez que les personnes attachées au respect du droit international souhaitent connaître le positionnement de votre liste sur ces questions. C'est pourquoi, nous nous permettons de solliciter votre opinion sur un certain nombre de questions qui nous semblent fondamentales (nous nous engageons bien sûr à publier l'ensemble de vos réponses).

Réponse de la liste du Front de Gauche:

Cher-es ami-es de l’Afps

Le contexte douloureux et difficile dans lequel se situent les prochaines élections régionales

depuis les attentats qui ont frappé Paris et St Denis nous oblige en effet à refuser tout

amalgame qui pourrait lier d’une manière ou d’une autre le juste et légitime combat du peuple

palestinien avec les auteurs de ces abominables tueries.

C’est pourquoi les réponses de notre liste « Pour une Bretagne sociale et écologique, l’Humain

d’abord ! » présentée par le Front de Gauche en Bretagne ne souffriront d’aucune ambiguïté.

1) Quel est le positionnement de votre liste sur la reconnaissance par la France de l'État

palestinien, conformément aux résolutions de l'ONU ?

La France qui prétend défendre la justice et la démocratie partout dans le monde ne doit plus

attendre et reconnaître immédiatement l’Etat palestinien avant que la colonisation et

l’occupation menées par l’Etat d’Israël ne réduisent à pas grand chose la notion même de

territoires palestiniens. Nous nous engageons à agir en ce sens à tous les niveaux possibles de

notre action.

2) Quel est le positionnement de votre liste sur la protection internationale du peuple

palestinien ?

Chaque jour les résolutions des Nations Unies ou les recommandations des Etats et parlement

européen allant dans le sens des intérêts du peuple palestinien sont méprisées par le pouvoir

israélien. Chaque jour, il poursuit ses agressions militaires, renforce le blocus de Gaza, poursuit

la colonisation et renforce la répression sous le regard impuissant, pour ne pas dire complaisant

de « la communauté internationale ».

Si toutes les avancée diplomatiques (sa reconnaissance comme Membre de l’Unesco depuis

2011, son statut d’Etat non membre de l’ONU depuis 2012) permettant à la Palestine de

recourir aux organismes internationaux (comme la Cour Pénale Internationale) sont des étapes

importantes, elles ne sont pas suffisantes.

Une véritable protection internationale du peuple palestinien passe obligatoirement par une

politique des instances internationales contraignant l’état d’Israël à mettre fin à la colonisation et

à l’occupation des terres, à la destruction du mur de séparation, à la levée du blocus de Gaza, à

la libération de tous les prisonniers palestiniens et à la reconnaissance du droit au retour des

réfugiés, inscrit dans le droit international.

3) Quel est le positionnement de votre liste sur le contrat d'association entre l'Europe et Israël et permettant à celui-ci de bénéficier de tarifs douaniers préférentiels pour l'écoulement de ses produits ?

La question des sanctions économiques et diplomatiques à l’égard de l’Etat israélien reste plus

que jamais d’actualité et notamment celle de la dénonciation du contrat d’association entre

l’Europe et Israël. Les candidat-es et les militant-es du Front de Gauche continueront de

soutenir les objectifs et l’action du mouvement BDS qui par son ampleur à l’échelle

internationale commence de toute évidence à contrarier la toute puissance israélienne.

4) Quel est le positionnement de votre liste sur la mise en place d'une enquête par la Cour pénale internationale concernant les crimes commis dans cette région du monde ?

Parce que nous restons sur le souvenir de rapports restés lettre morte (celui du Golstone en

2009 après l’opération Plomb durci sur Gaza), nous sommes sans grande illusion sur la portée

réelle d’une telle enquête. Nous y serons cependant favorables dans la mesure où elle peut

servir à dénoncer la triste réalité vécue par le peuple palestinien.

Récemment, un autre rapport de l’ONU vient de sortir qui conclut à des crimes de guerre et

dénonce « l’impunité qui prévaut à tous les niveaux dans les actions des forces armées

israéliennes, que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie ». Mais, malgré des constats accablants

pour Israël, la commission en charge de ce rapport ne remet pas globalement en cause la

politique israélienne. Au contraire, elle continue de mettre au même niveau les forces

d’occupation et la résistance du peuple palestinien.

5) Quel est le positionnement de votre liste sur les déclarations tentant de transformer ce conflit politique en conflit religieux et prônant l'épuration ethnique ?

Sur la nature du conflit, nous rejetons toute analyse et déclaration tentant de la réduire à un

conflit religieux. Cette orientation est aujourd’hui celle du gouvernement Netanyahou pour

justifier sa politique de répression dans les territoires palestiniens. Pour nous, il est clair qu’il

s’agit d’abord et avant tout d’un conflit de type colonial avec d’un côté une force d’occupation et

de l’autre un peuple qui revendique à juste titre le droit d’établir un état sur une terre dont il a

déjà accepté qu’elle soit réduite comme peau de chagrin.

6) Quel est le positionnement de votre liste sur les sanctions concernant Israël jusqu'au respect des résolutions de l'ONU ?

Nous redisons notre engagement à mener auprès du mouvement de solidarité avec la Palestine

toutes les actions du mouvement BDS à l’encontre de la politique israélienne.

7) Quel est le positionnement de votre liste sur la circulaire Alliot-Marie criminalisant les actions citoyennes de BDS ?

Nous sommes pour l’abrogation immédiate de la circulaire Alliot-Marie et nous continuerons de

dénoncer le fait que contrairement aux engagement pris, le gouvernement de François

Hollande et Christiane Taubira se refusent de le faire. Par ailleurs, nous dénonçons toute

inculpation et tout condamnation de militant-es impliqué-es dans le mouvement BDS.

8) Quel est le positionnement de votre liste sur les actions de coopération décentralisée avec la Palestine ?

Si nous sommes élu-es au conseil régional, nous ferons en sorte que ses compétences

puissent servir aussi à faire respecter les droits des Palestiniens. Ainsi nous pourrons y

défendre la mise en place de projets de coopération décentralisée avec des collectivités

palestiniennes ou encore avec des camps de réfugiés palestiniens. Par des partenariats

économique et/ou culturel, des échanges et/ou des voyages d’élu-es, mais aussi par le soutien

aux initiatives de solidarité menées par des associations telles que l’AFPS.

C’est l’engagement que nous pouvons prendre aujourd’hui, dans le cadre de cette campagne

pour les élections Régionales.

Solidairement

Les candidat-es de la liste « Pour une Bretagne sociale et écologique, l’Humain d’abord !»

Réponse de la liste du Front de Gauche à un questionnaire de l'AFPS 35
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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 17:08

A l'époque, l'Humanité avait été un des rares quotidiens français à ne pas désinformer sur le génocide des tutsis par le pouvoir extrémiste hutu et la responsabilité de la France de Mitterrand, Balladur, Léotard et Juppé:

Rwanda: les preuves d'un mensonge français


"Un guide rwandais montrant une photo de l'armée française à Bisesero durant le génocide. © Thomas Cantaloube/Mediapart Des documents militaires inédits, dont Mediapart et France Inter ont pris connaissance, montrent que l’armée française a laissé se perpétrer en connaissance de cause des massacres contre la minorité tutsie pendant le génocide au Rwanda en 1994, alors même que sa mission confiée par les Nations unies était de les empêcher. Ces documents sont aujourd'hui entre les mains de la justice."

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 17:05

Air France: premier passage au tribunal des salariés accusés de «violences»
"Cinq salariés sont poursuivis pour «violences en réunion». Une première audience se tient ce mercredi. Parallèlement, l'entreprise a lancé des procédures de licenciement, mais le premier licencié n'est pas mis en cause par la justice. Avocats et syndicats dénoncent le manque de preuves."

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 21:49

Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper qui organisait la réunion avec le comité de campagne Front de Gauche de Quimper et Christian Beaumanoir, secrétaire de section du PCF Crozon, Marie Le Berre factrice et syndicaliste CGT de la Poste, un camarade cheminot syndicaliste CGT de Quimper, Yves Jardin et Hélène Derrien pour la défense des hôpitaux de proximité, Jean-Marc Cléry à travers une intervention qu'il nous a fait parvenir (SNES FSU), Didier Le Reste, ancien dirigeant CGT des Cheminots et élu PCF à Paris, puis Sorence Pierret (élue à Douarnenez, candidate sur la liste des Régionales, Ensemble), Catherine Boudigou (tête de liste dans le Finistère, Parti de Gauche), et Xavier Compain (tête de liste régionale du Front de Gauche, PCF) sont intervenus à la tribune devant une salle pleine avant et après un débat de grande qualité ce jeudi 26 novembre à Quimper.

Un rendez-vous de campagne très réussi et une très forte ovation pour le discours de notre candidat aux Régionales Xavier Compain, mais aussi bien sûr pour tous les autres intervenants qui ont bien montré la cohérence de notre projet et le rouleau compresseur libéral et capitaliste contre lequel nous luttons, avec ses agents bien installés au gouvernement et indifférents aux souffrances sociales.

L'école, les conditions de travail et d'accueil dans les maisons de retraite et les hôpitaux, le service ferroviaire de proximité, la casse des Telecom et de la Poste se sont invités dans le débat.

L'argent pour le social et des services publics de qualité plutôt que pour le patronat, les armes nucléaires et la guerre a aussi été une revendications essentielle et unanimement partagée. Auparavant, Xavier Compain et Catherine Boudigou avaient rencontré avec Didier Le Reste les cheminots de Quimper et du Sud-Finistère pour évoquer avec eux la situation du rail en Bretagne.

Photos Christian Beaumanoir

Photos Christian Beaumanoir

110 personnes à Quimper pour la réunion publique de campagne du Front de Gauche sur les Services Publics en danger le 26 novembre avec Didier Le Reste, Xavier Compain et Catherine Boudigou
110 personnes à Quimper pour la réunion publique de campagne du Front de Gauche sur les Services Publics en danger le 26 novembre avec Didier Le Reste, Xavier Compain et Catherine Boudigou
110 personnes à Quimper pour la réunion publique de campagne du Front de Gauche sur les Services Publics en danger le 26 novembre avec Didier Le Reste, Xavier Compain et Catherine Boudigou
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