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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 13:35

 

AG du Front de Gauche du pays de Morlaix du 26 juin 2013

Compte rendu

 

I. Débat sur les premières réflexions et orientations des ateliers thématiques pour construire le projet du FDG dans le cadre des municipales.

 

a) Annie Bergot Le Calvez a présenté les premiers résultats du travail de l'atelier « Petite enfance, péri-scolaire et scolaire, jeunesse, personnes âgées » (3 réunions déjà, la prochaine réunion à fixer fin août début septembre).

 

On a ensuite discuté de plusieurs choses:

- la semaine de 4 jours et demi.

Il y avait un consensus entre parents et instituteurs pour dire que la semaine de 4 jours installée par la droite avait des effets pervers en termes de rythme scolaire et de perte de temps d'apprentissage (Alain D). Mais en même temps, le passage à la semaine de 4 jours et demi a été conçu et doit être appliqué à la hâte, sans véritables moyens pour rendre cette réforme bénéfique pour les jeunes.

Certains (Ismaël D) doutent que, conçue comme telle, la réforme ajoute vraiment du temps d'apprentissage aux enfants pour les acquisitions fondamentales et ne les rende vraiment moins fatigués et plus disponibles pour les apprentissages. Était-ce à la seule mesure à envisager et la plus efficace pour lutter contre l'échec scolaire? Cela conduit à un transfert des charges de l'Etat vers les collectivités locales, qui devront financer plusieurs heures d'animation pour les élèves en fin d'après-midi dans les écoles. Avec du personnel bien formé? (pas évident tant les besoins seront grands, chaque école devant avoir plusieurs intervenants et toutes les communes ayant besoin d'animateurs culturels ou sportifs au même moment sans pouvoir probablement toutes leur offrir un contrat à temps plein). Ces animateurs seront payés avec quels moyens, alors que les communes paient déjà un lourd tribut à la crise et la réduction des dotations de l'État? Échapperont t-ils aux bas salaires et à la précarité? On peut se poser le problème de la compétence des intervenants, y compris et surtout dans les petites communes qui auront du mal à en recruter en l'absence de solidarité communautaire. Ce devrait être en tout cas un des domaines où cette solidarité communautaire trouverait à s'exercer: nécessité d'une mutualisation des moyens pour partager et former des animateurs. Ne risque t-on pas d'aboutir à une confusion des rôles entre le pédagogique et l'animation socio-culturelle? Ne va t-on pas à terme augmenter le temps de travail des enseignants dans la foulée? Cette mesure n'est-elle pas la porte d'entrée vers la territorialisation de l'éducation? Elle en manifeste déjà les effets pervers: l'inégalité des moyens entre communes, à défaut de solidarité communautaire (exclue par Yvon Hervé dans le cadre de la communauté d'agglo de Morlaix) produira une inégalité dans la qualité de la prise en charge des enfants... De plus, le privé n'aura pas les mêmes contraintes que le privé. Deuxième niveau d'inégalité. Didier Allain a rappelé que l'on avait déjà considérablement assoupli le taux d'encadrement légal des enfants à l'école (1 animateur pour 20 enfants maintenant) pour rendre l'accompagnement de la semaine de 4 jours et demi réalisable. Un des inconvénients de cette réforme: on va précariser des gens qui auront des contrats de 3 ou 4 heures par semaine.

 

- la scolarisation des enfants en maternelle à partir de 2 ans. Aujourd'hui, assez difficile car l'inspection académique ne fait pas compter les enfants dans les effectifs, d'où une réticence compréhensible des enseignants et directeurs d'école qui craignent le sur-effectif et sont dans l'incapacité d'accueillir les -3 ans dans plein d'endroits. Dans le projet du gouvernement, on prévoit de remettre à l'honneur la scolarisation à 2 ans, mais uniquement dans les zones difficiles. Ailleurs, les enfants de 2 ans ne sont pas pris en compte dans les décisions de fermetures ou d'ouvertures de poste et de classe. En 10 ans on est passé de 70% à 30% de scolarisation des gamins entre 2 et 3 ans (Chiffre cité par Daniel R). Pourtant, tous les parents devraient avoir le choix de scolariser ou non leur enfant entre 2 et 3 ans (parce que la maternelle apprend des choses intéressantes aux jeunes enfants, que la scolarisation précoce favorise la réussite, particulièrement des gamins issus de milieux défavorisés ou non francophones, et que c'est aussi pour les mères un moyen de travailler plus facilement). La scolarisation précoce des enfants peut participer à expliquer les bons résultats scolaires des bretons sur les décennies passées et touche fondamentalement à la question de l'égalité homme-femme.

 

 

Nous voudrions aller vers des transports gratuits pour les scolaires pour l'ensemble de Morlaix-Communauté (étude de faisabilité à réaliser, proposition à chiffrer), financer pour chaque enfant un loisir sportif ou culturel pour que tous y aient accès, réduire les frais de cantine et de garderie pour les parents qui sont obligés de scolariser leurs enfants dans une autre commune (nécessité de trouver des accords entre commune: cela se pose surtout pour la filière bilingue, les classes spécialisées...). Incertitude: les budgets des communes vont être très contraints, particulièrement celui de Morlaix. Mesure qui ne coûterait pas forcément grand chose, créer une « Maison des Parents »: aide aux parents sur plein d'aspects, conseils, aide à l'orientation des enfants.

 

Yves A a pointé la nécessité de réfléchir à une politique cohérente et de long terme en faveur de la jeunesse (les 15-25 ans), en faisant un état des lieux des pratiques et des propositions nouvelles, intégrées pourquoi pas à un service municipal de la jeunesse, comme il en existait beaucoup en région parisienne. C'est un secteur où il faut des compétences, des moyens, des postes non précaires: a t-on toujours des garanties quand on délègue au secteur associatif?

Daniel R a fait part de la réussite du modèle de Saint Thégonnec où un service municipal de la jeunesse a cédé la place à des associations subventionnées et supervisées aussi par des élus qui emploient du personnel formé et compétent. L'intervention trop systématique et parfois brouillonne des élus peut elle aussi être en frein au développement d'un service jeunesse. Alain D, président pendant 16 ans de la MAJ, a dit qu'entre la prise en charge directe par la municipalité et la délégation de missions au monde associatif aidé, il n'y avait pas de modèle a priori: les deux peuvent être satisfaisants. Il faut seulement que la municipalité soit exigeante avec elle-même en termes d'animation jeunesse et d'accès aux loisirs et à la culture pour les jeunes.

 

Ismaël D a souligné que la jeunesse était le point aveugle de beaucoup de politiques et de programmes au niveau municipal, qu'il fallait avoir une réflexion spécifique pour trouver les moyens de consulter les jeunes sur leurs besoins et leurs attentes, voire de les impliquer dans une démarche d'élaboration politique. Par rapport à la réforme des rythmes scolaires et à l'animation jeunesse, il a souligné combien l'État et les collectivités locales étaient déjà scandaleusement habitués à recourir à l'emploi précaire (ces 800 000 précaires de la fonction publique que le Front de Gauche voulait titulariser pendant les élections présidentielles) et mal payé et qu'un des marqueurs fondamentaux d'une politique municipale de gauche serait le souci de reconnaître les qualifications et d'offrir des contrats intéressants et non précaires aux employés de la ville, ce qui soulève encore une fois le problème des moyens, ultra-contraints à cause de la politique d'austérité du gouvernement et des baisses de dotation de l'Etat.

A l'initiative d'Annie LC, nous avons décidé que le Front de Gauche devait intervenir publiquement sur la question de l'augmentation des tarifs de l'Ehpad de la Boissière (entre 300 et 350€ d'augmentation du loyer mensuel, qui passerait à plus de 1700€), augmentation de la facturation du séjour pour l'usager liée à des travaux de rénovation et d'extension contestées dans leur contenu et la méthode de prise de décision, fort peu démocratique.

 

Annie LC et Didier A travaillent à donner un prolongement en septembre aux initiatives de cet atelier en invitant les parents et tout particulièrement ceux investies dans les APE des communes de Morlaix-Communauté à participer à une réunion publique avec le Front de gauche sur la prise en charge scolaire et péri-scolaire de la jeunesse, les enjeux de l'école et de la réforme des rythmes, des tarifs scolaires et de transports. Cet atelier doit aussi travailler, notamment à partir des dossiers thématiques constitués par Jean Dréan, sur le problème de l'accès des personnes âgées aux droits et de la prise en charge sociale de la perte d'autonomie, dans le cadre municipal et inter-communal.

 

b) Hervé P a présenté les premières conclusions de l'atelier « Terres agricoles, logement, transports »

...et sur la base de quelques diagnostics (à retrouver dans le document joint), il a demandé à ce qu'on se prononce sur quelques orientations claires et tranchées que pourrait proposer le Front de Gauche lors des municipales:

1) arrêt de l'utilisation des terres agricoles à des fins d'urbanisation, pour construire de nouveaux lotissements

2) priorité à la rénovation des logements anciens des bourgs et centre-villes sur la construction de logements neufs

3) réseau de transport en commun et public digne de ce nom au niveau de la communauté d'agglo, avec des vrais liaisons régulières en mini-bus entre Morlaix et les communes avoisinantes, voire d'une commune « périphérique » à l'autre. Ce qui implique l'abandon d'autres dépenses inutiles (dépenses d'études diverses et variées, port du Diben ...) 4) aller vers une convergence fiscale progressive entre toutes les communes de Morlaix-Communauté, et dans un premier temps entre les communes de Morlaix, St Martin, Plourin.

 

Mikaël S a dit que cela ne lui paraissait pas réaliste d'interdire pour les communes la construction de nouveaux lotissements. Limitation oui, mais pas d'arrêt complet d'urbanisation des communes. Qu'on le veuille ou non, beaucoup de gens veulent vivre comme cela, avec une maison neuve, un jardin, c'est parfois leur rêve: on est obligé de le prendre en compte, surtout quand on dit que l'on veut construire nos propositions avec la population.

Babeth G considère au contraire qu'il faut dire les choses de manière très tranchée sur la question: c'est maintenant que les terres agricoles se font bouffer, comme les espaces naturels d'ailleurs. On a en besoin pour se nourrir, pour produire localement et sainement. Le modèle du pavillon envahissant tout le pourtour des villes et des bourgs est dépassé. Il faut limiter au maximum, et cela commence en tenant un discours pédagogique et radical qui ne se veut pas d'emblée consensuel, l'emprise foncière sur les terres agricoles.

Anne C approuve: on n'a plus de temps à perdre, on est à train d'urbaniser et de saccager des espaces qui nous permettent de respirer. La terre agricole n'a plus à être « bouffée » par le pavillon. Si on prenait en compte l'avis majoritaire de la population, ce serait chacun son pavillon neuf, chacun son jardin: ce n'est pas un modèle réalisable sur le long terme.

Michèle A , tout en partageant l'objectif de la limitation de l'emprise foncière sur les terres agricoles, préfère que l'on tourne les choses au positif (reconquête des terres agricoles, rénovation de l'existant, densification des centres villes et centre-bourgs) plutôt que de les présenter sous forme d'interdiction – ce qui est irréaliste et dangereux politiquement.

Ismaël D approuve ce dernier propos. On est obligé de constater les effets pervers en place. Des communes comme Plouigneau se sont développées, légitimement de leur point de vue, pour maintenir des commerces et des services de proximité, s'assurer un avenir, en proposant une offre de terrains à bâtir abondante et pas cher. Les résultats sur le long terme ne sont pas bons en termes d'aménagement du territoire, de vie sociale, d'écologie (concurrence démographique et fiscale qui s'opère souvent sur Morlaix-Communauté au détriment de Morlaix, mitage, pas toujours de services adaptés à proximité des quartiers de maisons neuves, infrastructures routières qui coûtent cher, nécessité pour les familles de prendre tout le temps leur voiture, d'en avoir souvent deux, avec des conséquences importantes sur leur pouvoir d'achat, leur niveau d'endettement … et destruction des terres agricoles et des espaces naturels). En même temps, c'est difficile de dissuader les communes de se développer en proposant une offre de logement attractive, ce qui est souvent leur carte maîtresse.

Cela suppose une réflexion sur l'aménagement du territoire menée de manière communautaire suivant une logique d'intérêt général: c'est ce vers quoi nous voulons aller. Politiquement, il y a aussi une crainte à avoir qu'une proposition d'interdiction complète de la construction de nouveaux lotissements en zone non construite soit mal comprise, soit perçue comme contraire aux aspirations des citoyens... Il faut en tout cas falloir faire un effort d'explication et de présentation de ces mesures.

Patrick LN considère lui que l'on est face à des échéances écologiques qui sont suffisamment graves pour qu'on cesse les propos de demi-mesures, qu'on en finisse avec les prudences électoralistes et politiciennes. Notre boulot, c'est d'éclairer les gens sur les enjeux, d'avancer avec franchise nos propositions de salut public et de transformation d'un système qui nous mène dans le mur... Ne pas s'accommoder de l'individualisme et de « l'inconscience » des pratiques existantes. Ne pas craindre d'être radicaux, d'éclairer une nouvelle voie... de faire progresser cette option dans l'opinion en l'exposant avec toute la clarté requise, sans concession, et avec des propositions innovantes.

Jean-Luc LC a mis en avant la nécessité d'avoir une cohérence entre ce que l'on propose et ce que l'on dit: arrêter d'urbaniser les terres agricoles, c'est une évidence, cela concerne les zones commerciales construites de manière précipitée et anarchique et qui pour beaucoup dépérissent ensuite tout autant que les zones pavillonnaires. Il y a maintenant des dispositifs légaux qui visent à préserver les terres agricoles, les zones naturelles protégées: le PLU en discussion à Morlaix en ce moment est sur ce point parti sur des bases satisfaisantes du point de vue écologique. Il y a sur ces questions un affrontement entre les logiques de développement à court terme et de développement durable. Il faut aussi dire que le pavillonnaire, cela peut représenter des coûts pour la collectivité dans un premier temps (assainissement, infrastructures) même si cela ramène aussi des recettes fiscales, des enfants dans les communes... La pavillonnaire, c'est aussi beaucoup de logements mal conçus, qui vieillissent mal.

Babeth R a souligné qu'il existait déjà des structures de concertation qui permettaient aux élus de prendre des décisions claires pour limiter l'emprise foncière. Ce choix là a été fait à Locquenolé. Il peut se faire dans le cadre d'un PLU. On peut tout à fait aujourd'hui refuser d'urbaniser certaines zones, et cela ne fait pas scandale, même si cela contredit certains intérêts privés.

Alain D a dit que pour lui, c'était bien de se donner des principes, mais il fallait aussi réfléchir à la question du « comment fait-on pour les mettre en œuvre? ». Il faut intervenir sur ce sur quoi nous pouvons réellement peser, quitte à limiter un peu nos ambitions pour rester crédibles. Par rapport à l'objectif de limiter l'emprise foncière dans le secteur agricole, il faut souligner que la situation est un peu différente entre le pôle urbain et ce qui se passe dans les communes extérieures. Il faut savoir adapter notre discours à la spécificité de chaque territoire. Le PLU de Morlaix rentre à la rentrée de septembre dans l'étape de l'enquête publique: les orientations ne sont pas si mauvaises que cela: on y observe un vrai souci d'économie de l'espace. Quand il était adjoint à l'urbanisme, Alain avait déjà mis un certain nombre de mesures en place pour aller dans ce sens: diminuer la taille des lots, des jardins (pas de lot à 1500 m2), des chaussées perméables, des logements sociaux dans les lotissements communaux et des prestations écologiques aussi: récupération de l'eau, capteurs solaires, orientation des maisons. Tout ça peut être défini dans le cadre d'un PLU: on a intérêt à être présent dans cette réflexion qui engage l'avenir à long terme de Morlaix. Il faut aussi prendre en compte les problèmes spécifiques de Morlaix: la rénovation des vieux bâtiments du centre-ville, pour les rendre plus confortables, mieux isolés, et accessibles, y compris pour les personnes âgées (ce qui suppose des ascenseurs) se fait à des conditions financières extrêmement importantes. Le bâti à Morlaix est souvent très ancien: il faudrait pouvoir mutualiser un certain nombre de charges. Dans beaucoup d'endroits, il y a des « dents creuses » en termes de bâti, c'est là qu'il faut construire, mais on peut aussi démolir et rebâtir en zone déjà urbanisée pour arriver à des logements qui conviennent mieux aux besoins. A Morlaix, il y a surtout la nécessité de retrouver des moyens financiers pour mener une politique sociale avancée. Pour cela, il faut des nouveaux résidants, des rentrées de taxe foncière et de taxe d'habitation: il y aurait un danger à encore augmenter les taux, déjà élevés. A Morlaix, le nombre de logements a grandi alors que le nombre d'habitants a diminué parallèlement: c'est sans doute que l'offre de logement ne répondait pas aux attentes et aux besoins de la population. C'est ces attentes et ces besoins qui doivent guider notre réflexion. Il faut que les morlaisiens, et les militants du Front de Gauche aussi évidemment, participent à l'enquête d'utilité publique. Ce sont des documents en place pour 10 ans qui définissent des zones d'interdiction de construction.

Alain R: on est en train de se poser plusieurs questions fondamentales. Comment en termes de politique on donne des impulsions ou pas? Quelles sont les limites du modèle de la démocratie participative: imposer les conditions de l'intérêt général, même quand elles ne correspondent pas aux attentes majoritaires? Celles de la démocratie représentative, on les connaît... Moi je suis pour qu'on adopte une position radicale, un peu comme on l'a fait sur le plan national dans le programme « L'humain d'abord » qui proposait un vrai changement de société. Le programme, c'est de la pédagogie. C'est la dimension noble du politique que de tenter de montrer la voie vers une manière de vivre en société plus raisonnable. Le désir des gens, c'est d'être propriétaires. Le rénovation peut permettre de retrouver le confort du neuf: c'est une voie à explorer. Bien sûr, ça coûte plus cher, mais c'est mieux en termes d'écologie, d'aménagement des villes et des bourgs, de qualité du lien social: les collectivités peuvent donc aider les particuliers à rénover, voire acheter des bâtiments anciens et les rénover avant de les mettre en location. Actuellement, le problème, c'est que par exemple avec 13€ le m2 à Plounéour le terrain à construire, il est presque moins cher de bâtir dans une commune rurale plutôt que de louer à Morlaix. Il y a la nécessité d'un accompagnement plus poussé si on va sur une position du type: on ne veut plus d'emprise sur les terres agricoles. Comme l'a dit Jean-Luc toutefois, le pire pour la préservation des terres agricoles et des espaces naturels, ce n'est pas les zones pavillonnaires, c'est plutôt les zones commerciales et industrielles.

Babeth G: Il faut faire un effort de créativité pour construire des logements qui regroupent plusieurs habitations, avec une mixité, avec des espaces partagés, créant du lien social.

Alain M: c'est vrai que la vente des terres agricoles pour construire des logements neufs est un vrai problème, très grave. Je l'observe dans le Léon: ce sont les paysans les premiers intéressés à vendre leur terrain et scier la branche sur laquelle ils sont assis pour gagner de l'argent à court terme. C'est vrai qu'il faut qu'on prenne des initiatives, qu'on montre des exemples.

 

Franck S: il y a un consensus qui se dégage nettement: il faut que l'emprise sur les terres agricoles soit la plus faible possible: cela suppose de limiter la construction de nouveaux logements en périphérie des villes et des bourgs. On peut se positionner clairement par rapport à cela.

 

 

On décide de faire rapidement une prochaine AG pour poursuivre notamment la réflexion sur le « logement, le transport, les terres agricoles » et examiner les questions encore en débat. Ce sera le 8 juillet à 18h. 

 

II. Informations diverses

 

  • Bilan de la dernière coordination départementale: nécessité d'une forte contribution du FDG à la bataille des retraites (participer à tout ce qui se fera: manifs, réunions publiques, distributions de tract, initier, y compris des actions unitaires, faire circuler l'information). Construire deux fronts thématiques pour l'an prochain à l'échelle départementale (avec des militants du FDG mais aussi des militants syndicaux et associatifs) afin de faire un travail plus en profondeur sur: 1) les services publics (hôpital, impôts, Poste, écoles...) 2) l'agro-alimentaire. La réunion du PCF Morlaix à Guerlesquin avec des représentaux syndicaux de GAD et Tilly et Xavier Compain le 7 juin a commencé le travail.

    Un autre rendez-vous organisé par le Parti de Gauche mais ouvert à tout le Front de Gauche sera une formation sur les enjeux liés à l'agro-alimentaire qui aura lieu le 21 septembre avec Xavier Compain, Laurent Levard, Bertrand Seys... Titre de la formation militante: « Se nourrir, l'agriculture et l'agro-alimentaire ».

  • On a évoqué à la fin de la réunion la nécessité de définir prochainement un calendrier (pour la constitution des listes, les différentes phases de la campagne), une méthodologie, et des axes de communication pour les municipales, là notamment où on avance vers des listes autonomes du Front de Gauche. Travailler aussi sur une nouvelle fête du FDG à l'automne dans la continuité des Assises du 13 octobre dernier à Ploujean, avec des temps de débat, un repas et des concerts permettant on l'espère de ramener de l'argent pour les campagnes politiques de l'association Front de Gauche.

     

Compte rendu réalisé le 8 juillet par ID

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 07:46
 AG du Front de Gauche du pays de Morlaix 
le lundi 8 juillet à 18h au local du PCF 2 petite rue de Callac
une réunion publique, ouverte à tous les personnes intéressées

 

 

femme front de gauche morlaix

 

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 22:00

 

Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux

 

La course de vitesse enclenchée entre le FN et l'UMP a encore fait une victime aujourd'hui : la démocratie. Selon Christian Estrosi qui était invité ce dimanche d’Europe1, l'islam n’est "pas compatible" avec la démocratie. Le député UMP des Alpes-Maritimes et maire de Nice ne s'est pas arrêté en si bon chemin : il a aussi appelé "les maires de France à la révolte" pour que soient expulsés les Roms, faisant l’amalgame avec les gens du voyage, qui occupent illégalement des terrains.

Ces propos racistes sont une ignominie de la part d'un responsable politique de la droite de premier plan. Les appels à la haine de Christian Estrosi méritent les tribunaux.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, 7 juillet 2013.

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 08:02

 

Jean-Paul Gautier est historien, spécialiste de l’extrême-droite et des droites extrêmes. Il est notamment l’auteur de "La Restauration nationale. Un mouvement royaliste sous la 5ème République", préfacé par Nonna Mayer (2002 Syllepse), de "Les extrêmes-droites en France. De la traversée du désert à l’ascension du Front national (1945-2008) (2009 Sylllepse) et de "La galaxie Dieudonné. Pour en finir avec les impostures" (2011 Syllepse). En 2012, il est l’un des intervenants au colloque organisé par l’Institut CGT d’histoire sociale sur « Le FN, démasqué par l’histoire ».

 

Dans son dernier article, il revient sur le contexte politique dans lequel l’assassinat du jeune Clément Méric a pu avoir lieu. Il décrit avec la minutie du connaisseur la nature réelle de ces groupuscules d’extrême-droite dont sont issus ceux qui ont tué Clément. Jean-Paul Gautier expose clairement en quoi ces groupes certes très minoritaires restent un constant poison pour la démocratie.

 

 

LE FOND DE L’AIR EST BRUN

 

Ces derniers mois, les groupuscules fascistes sont en effervescence. La brèche ouverte par le discours national sécuritaire à la sauce Patrick Buisson développé pendant les deux campagnes électorales de Nicolas Sarkozy, la politique de dédiabolisation menée par Marine Le Pen et l’opération de nettoyage menée au sein du Front national pour ne pas mettre en péril cette stratégie, l’arrivée de la gauche au pouvoir ont amené une recrudescence de l’activité de groupuscules radicaux à la droite du Front national taxé de trahison.

Les manifestations contre « le Mariage pour tous » ont permis à ces groupes de surfer sur ces mobilisations et d’apparaître, souvent grâce aux médias, en visibilité et à pratiquer leur sport favori : la violence, d’autant plus que l’UMP par certaines de ses prises de position, soufflait sur les braises, espérant en tirer quelques futurs gains électoraux.

Ces groupes ont mené des actions spectaculaires pour occuper le devant de la scène médiatique espérant ramasser la mise. La carte de la respectabilité jouée par Marine Le Pen leur a ouvert un espace dans lequel ils se sont engouffrés. Ils se sont livrés à une surenchère verbale et ont redoublé d’activisme. Le but est d’occuper et de tenir la rue comme leur ancêtre Occident dans les années 60. L’agression et la mort de Clément Méric s’inscrivent donc dans un contexte particulier.

Des villes comme Lyon, Toulouse, Bordeaux sont aussi depuis quelques années le théâtre de ces agressions. La compétition est rude entre ces groupuscules. L’enjeu est de débaucher le plus possible des militants chez le concurrent. (parler d’ultra-violence est un pléonasme, car ils sont par essence ultra violents). « Interdits de séjour » dans le défilé frontiste du 1 mai, ils organisent leur propre cortège, chacun de son côté, lors de la manifestation en l’honneur de Jeanne d’Arc ( comme le 12 mai dernier).

Parmi cette nébuleuse, se détachent quatre principaux protagonistes : le Renouveau français, le Bloc identitaire et Génération identitaire, l’Oeuvre française et les Jeunesses nationalistes et enfin les Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième Voie.

 

Le Renouveau français « mouvement pour la renaissance nationale » a été créé en 2005 et a succédé à la Garde franque, qui s’était illustré au cours d’une attaque contre des sans papiers qui occupaient la basilique de Saint Denis. C’est un mouvement contre révolutionnaire, catholique traditionaliste dirigé par Thibaut de Chassey. Il défend l’instauration d’un État nationaliste social chrétien, basé sur « l’ordre social traditionnel et la civilisation classique ». Il publie une revue nationale et identitaire l’Héritage : « notre identité nationale c’est d’abord notre sang. Le métissage généralisé détruit la diversité ». Lors des manifestations contre le Mariage pour tous, le Renouveau français se retrouve aux côtés des catholiques intégristes de Civitas.

Le Bloc identitaire et sa structure jeune Génération identitaire est né en avril 2003 et est issu d’Unité radicale dissoute après la tentative d’assassinat de Jacques Chirac par Maxime Brunerie. Il est dirigé par Fabrice Robert et Philippe Vardon. Il contrôle une agence de presse sur internet : Novopress. Ces membres peuvent apparaître sous diverses appellations comme le Projet apache. Ils mènent des campagnes anti immigrés et islamophobes, parfois en compagnie de Riposte laïque. Ils ont ainsi participé aux « apéros saucisson ». Ils qualifient le mariage pour tous de « révolution anthropologique ». Ils se spécialisent dans les opérations coup de poing : intervention aux magasins du Printemps à Paris pour dénoncer le rachat de l’entreprise par le Qatar , occupation du siège national du PS et occupation du chantier de la mosquée de Poitiers. Cette dernière action a amené l’arrestation de quatre militants et la création d’un comité de soutien dans lequel figurent Robert Ménard, Jean-Yves Le Gallou et Pierre Sautarelle du site internet F de Souche. Le Bloc identitaire n’a pas rompu les contacts avec le Front national et envisage d’être présent sur certaines de ses listes aux prochaines élections municipales dans la région niçoise avec Philippe Vardon de Nissa Rebella (structure niçoise des Identitaires).

Troisième larron : l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes adeptes de la croix celtique. Avec une répartition des rôles : Yvan Benedetti qui a succédé à Pierre Sidos à la tête de l’organisation adulte et Alexandre Gabriac pour les Jeunesses. Tous deux ont été exclus du Front National pour double appartenance et pour avoir activement soutenu Bruno Gollnisch lors du dernier congrès du FN. Ils siègent toujours au Conseil régional Rhône-Alpes. Ces deux groupes sont nationalistes, antisémites et se réclament de Pétain. Bénedetti appelle ainsi, en référence à Pétain, à « une seconde révolution nationale, car il en va de notre nation et de notre civilisation ». Gabriac et Benedetti sont des adeptes des « ACP » (Actions coups de poings). « Nous sommes passés en Blitzkrieg » , faisant leur la déclaration de José Antonio Primo de Rivera « La Révolution est l’œuvre d’une minorité résolue, inaccessible au découragement ». Gabriac peut apparaître comme « le facho providentiel » comparé à la « modérée » Marine Le Pen. Il est très médiatisé puisqu’une équipe de télé l’a suivi en Italie sur la tombe du Duce, en Grèce où il a des contacts avec l’Aube dorée. Il se déclare « ni plus, ni moins antisémite que Saint Louis » (ce bon roi ne faisait pas que rendre la justice sous son chêne : il prenait aussi des édits obligeant les juifs à porter un signe distinctif, leur interdisant les mariages mixtes et les expulsant). Quant au salut nazi, « c’est un salut olympique ». Gabriac veut « détruire un par un les vices qui empoisonnent notre race » (droits de l’homme et la démocratie). Au Conseil régional Rhône-Alpes, il s’exprime en ces termes : « Vous tentez de nous abattre car vous savez que si vous ne le faites pas en premier, nous nous chargerons de ce système corrompu ». Les Jeunesses nationalistes ont été créées en octobre 2011.

Considérant que le FN « chasse les véritables nationalistes », Gabriac entend regrouper dans sa nouvelle organisation de « nombreux jeunes orphelins d’une structure de jeunesse combattante ». Pour lui, le FN est devenu « un repaire pour tous les gamellards autrefois décriés par Jean-Marie Le Pen ». Il veut « reprendre la France et récupérer le pays ». La devise du mouvement est marquée par le mussolinisme : « Combattre , Vaincre - Un devoir », pour « l’action sans concession ».

Quant à Benedetti, il proclame « les Français doivent être et rester maîtres chez eux et non plus étrangers sur leur propre sol… Un Français naturel ne peut être qu’issu d’une souche européenne, d’une tradition spirituelle et d’une culture intellectuelle commune ». Les deux compères ont appelé le 29 septembre 2012 à « une révolte des souchiens ».

Gabriac considère que le décès de Clément Méric est à ranger dans la catégorie d’un « malheureux fait divers ». Et faisant preuve d’un kolossal humour, il enfonce le clou : « un TGV vient d’écraser un voyageur qui traversait les voies , il faut dissoudre la SNCF ». En lien avec les néonazis grecs de l’Aube Dorée, un soutien financier est organisé en faveur d’ Esteban Morillo, l’assassin de Clément Méric.

Dans le collimateur du gouvernement , les Jeunesses nationalistes risquent d’être frappées de dissolution. Cela ne semble pas tracasser Gabriac outre mesure. Si l’organisation est interdite « on se réorganise autrement (… ) le nationalisme continue. Même si vous coupiez les branches de l’arbre, vous n’empêcheriez pas la sève de monter ».

Derniers groupuscules notoires de la mouvance fasciste : les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires et Troisième Voie de Serge Ayoub. Sérieux client que ce Serge Ayoub . En 1985, il apparaît avec ses troupes sous la banderole : « les Amis de Klaus Barbie ». En 1987, succédant au mouvement néonazi « Klan », il lance la première version des JNR et amorce un rapprochement avec Troisième Voie de J-G Malliarakis, entente de courte durée (difficile de faire vivre ensemble un théoricien et des Kronenbourg boys). Ayoub (Batskin) prend langue avec le Kop de Boulogne et publie un fanzine « Pour le prix d’une bière ». En 1992-94, on retrouve les JNR assurant avec le GUD de F. Chatillon une partie du SO lors du meeting du FN au Zénith de Paris. Elles servent de troupe d’appoint au FN dans les grandes occasions. Batskin est très médiatique et courtisé par les télés (Ciel mon mardi, Droit de savoir, 52 sur la Une…).

Les années 90 marquent le point fort des agressions et des meurtres commis par les soins : 1995, en marge de la manifestation du FN le 1er mai, B. Bouarram est jeté à la Seine et se noie ; Régis Kerhuel dit Madskin, bras doit de Ayoub à l’époque et Joël Giraud sont arrêtés pour le meurtre d’un jeune mauricien au Havre… La liste est longue. Après la mort de S. Deyzieux (militant d’extrême droite) suite à une manifestation interdite, Ayoub participe au Comité de soutien regroupant le FNJ, le GUD, les JNR (Comité du 9 mai ou C9M) et à la manifestation avec des membres du FN (Le Gallou, Le Hideux…)

Après une éclipse , le milieu des années 2000 marque son retour. Il fonde avec A. Soral un « espace convivial » : Le Local dans le 15ème arrondissement de Paris, lieu de convergence, de débats pour l’ensemble des groupuscules. Il relance les JNR et Troisième Voie. Le rôle des JNR est « de faire de leur corps un rempart contre les attaques ». C’est dans les faits sa garde prétorienne, qui n’obéit qu’au chef Ayoub ( une référence pour tous les fachos), assure la protection de certaines réunions organisées par la revue de R. Hélie : Synthèse nationale et assure le SO de la manifestation Jeanne d’Arc comme le 12 mai dernier. Ayoub tente de s’implanter en milieu ouvrier en lançant un Front syndical patriotique et développe un discours anti capitaliste, anti-gauche, anti-patrons et anti-mondialiste. Il cible

les jeunes des classes les plus défavorisées. Son idéologie s’inspire à la fois des frères Strasser (fondateurs du NSDAP allemand) et des faisceaux de Mussolini. Ayoub a récupéré le slogan de Mussolini : « Croire, Obéir , Combattre » ainsi que la gestuelle du Duce. Contrairement à ses concurrents directs (JN, OF, BI, RF), JNR et TV ont eu une participation très discrète aux Manifs pour tous.
Placées sous les projecteurs à la suite du crime perpétué par Esteban Morillo, ces deux organisations font l’objet d’ une procédure de dissolution. Devançant la décision du gouvernement, Ayoub a annoncé l’auto dissolution de ses deux mouvements.

On peut se poser la question de l’efficacité d’une telle mesure. En 1936 le gouvernement Blum dissolvait les ligues d’extrême-droite qui se sont rapidement reconstituées à l’exemple des Croix de Feu devenues le Parti social français. Plus près de nous, Unité Radicale est devenue le Bloc identitaire. Dissoudre un groupe est à la fois un effet d’annonce en direction de l’opinion publique et veut traduire la volonté du gouvernement. Mais ce type de mesure ne dissout ni les idées, ni les individus qui peuvent se rabattre sur d’autres structures d’accueil.

Ces différents groupuscules sont marqués par un recours systématique à la violence et animés par une haine viscérale de l’Autre. Les rivalités sont fortes entre eux, traduisant une guerre des chefs pour le leadership, un phénomène récurrent à l’extrême droite. Même si les effectifs sont faibles, ils représentent une menace constante contre la démocratie.

J-P Gautier, Historien

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7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 07:59
Appel du collectif « La retraite, une affaire de jeunes » (2013)

Le gouvernement s’engage dans une nouvelle réforme des retraites. A l’heure où Y. Moreau a rendu son rapport concernant les évolutions du système, 14 organisations de jeunesse, syndicales, politiques ou associatives ont décidé de se réunir en collectif pour faire entendre un message : les jeunes refusent une réforme qui se traduirait par un allongement de la durée de cotisation et une baisse des pensions. Une réforme juste et favorable aux jeunes est possible, mais pour cela le gouvernement doit se démarquer des conclusions du rapport Moreau.

Face à la précarité et au chômage des jeunes, renforçons notre système de protection sociale

Jeunes travailleurs et travailleuses, étudiant-e-s, en recherche d’emploi ou en insertion, nos parcours sont divers mais nous souffrons des mêmes maux, aggravés par la crise économique. Trop âgés pour bénéficier de la protection familiale, mais trop jeunes pour accéder aux minima sociaux, nous nous situons à un nouvel âge de la vie à la marge des protections sociales et voyons la solidarité nationale se réduire à peau de chagrin au gré des différentes réformes.

La dernière en date concerne le système de retraites. Alors que l’accès au premier emploi est de plus en plus tardif, que la précarité est la norme, et tout particulièrement pour les femmes, allonger la durée de cotisation est pour nous le signal inacceptable qu’il ne faudra plus compter sur un système de retraites solidaire qui garantisse une protection de haut niveau. Cette mesure est d’autant plus incompréhensible qu’elle allongerait encore les files d’attentes à Pôle Emploi en maintenant des salariés plus âgés en activité. Comment prétendre agir contre le chômage en refusant de faire de la place à notre génération dans le monde du travail ? C’est pourquoi nous refusons tout allongement de la durée de cotisation et revendiquons un système de retraite par répartition qui prenne en compte les évolutions de notre société et les nouveaux temps de la vie pour notre génération.

Pour sortir de la crise, misons sur la jeunesse !

Dépourvu-e-s d’une protection sociale aujourd’hui, nous ne tolèrerons pas que soit en plus mise à mal celle dont nous bénéficierons demain. Le système de retraite par répartition repose en effet sur les jeunes d’aujourd’hui et sur la confiance qu’ils et elles portent au système de protection solidaire.

Notre formation est un investissement de tous les jours pour notre avenir et celle du pays. C’est avec une jeunesse qualifiée et préparée que nous sortirons des difficultés de la crise. Cette période doit être reconnue comme telle au lieu de nous pénaliser.

Parce que le statu quo n’assurera pas la pérennité du système de retraite par répartition, nous réclamons des réformes qui s’attaquent au vrai problème : le manque de recettes lié en grande partie au chômage de masse. En particulier, des politiques publiques favorisant l’emploi des jeunes et leur accès au droit commun sont une nécessité sociale et économique.

Nous revendiquons :

  • La validation des années de formation dans le calcul des retraites.
  • La prise en compte des périodes de stages, et leur règlementation, afin qu’ils ne constituent pas des emplois déguisés.
  • La prise en compte des périodes d’inactivités forcées, périodes où les jeunes cotisent de manière inégale.

Nous, organisations de jeunesse, syndicales, associatives, politiques, seront à l’initiative dans les prochains mois pour porter la voix des jeunes. Nous n’accepterons pas un nouveau recul de nos droits. . Nous appelons les jeunes à se mobiliser pour faire entendre au gouvernement ces solutions justes. Nous appelons le gouvernement à rejeter les préconisations de ce rapport et à ouvrir de larges négociations avec l’ensemble des acteurs sociaux. Un débat de cette ampleur ne saurait être discuté en quelques semaines ou confisqué à la société. De plus, déjà absents de la conférence sociale du 20 et 21 juin, nous avertissons les pouvoirs publics : le débat sur les retraites est trop important pour s’effectuer en catimini et au pas de course pendant l’été. Il ne peut y avoir de réforme au nom des jeunes sans les jeunes.

Premiers signataires :
Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Confédération Générale du Travail (CGT), Union Nationale Lycéenne (UNL), La Mutuelle des Etudiants (LMDE), Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), Jeunes Communistes (JC), Jeunes Radicaux de Gauche (JRG), Osez le Féminisme (OLF), Gauche Anticapitaliste (GA), Union des Etudiants Communistes (UEC), Gauche Unitaire (GU), Parti de Gauche (PG), Jeunes Ecologistes, FSU.

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 11:39

Guy,

 

Tu resteras une icône au niveau de la commune de Plougonven et surtout dans le village de St Eutrope. Tu étais connu à des dizaines de kilomètres à la ronde, personne ne restait indifférent à ta personnalité.

Tu as milité au sein du parti communiste, lors de ton premier mandat en 1983, au premier tour, tu t'étais engagé sur la liste menée par René Le Nogard.

Tu étais également syndiqué par rapport à ta corporation professionnelle. Tes fonctions de proviseur ne t'ont jamais éloigné des droits des salariés, tu étais un défenseur du travail bien effectué. En parallèle, tu te souciais du bien-être de toute ton équipe.

Ta préoccupation majeure était la bonne éducation des élèves présents dans les établissements où tu as exercé.

Des idées, des projets, tu en avais et tu ne nous a peut-être pas tout dit. Le mot "impossible"ne faisait pas partie de ton vocabulaire. "Quand on veut, on peut" était ta devise.

Lors de nos conversations politiques, tu me rappelais régulièrement "Tout est possible". Il fallait te suivre, mais à des moments, je me permettais de freiner ta fougue. Tu ne m'en a jamais tenu rancoeur, ou rigueur? du moins je l'ai ressenti.

Tu tournais tout à la dérision, à nous tes interlocuteurs de décrypter les messages que tu souhaitais faire passer.

Aujourd'hui, je te renouvelle mes remerciements d'avoir accepté d'être mon directeur de campagne lors des élections cantonales en 2008. Tu avais pris ce rôle au sérieux mais avec beaucoup de simplicité. Nous étions amenés à échanger sur nos idées politiques avec de temps en temps de petites divergences. Je garderai de cette période un très bon souvenir.

Tu vénérais ton épouse Michèle et tu me disais régulièrement "si elle n'était pas là, je n'aurais jamais accompli bien des tâches". Ton temps pour les autres, tu ne l'as jamais compté, tu étais toujours disponible.

Ce qui va beaucoup nous manquer, dans le paysage de St Eutrope, c'est ta voiture rouge garée tous les jours, à la même heure, chez Joceline et Jean-Paul. Tu retrouvais tes copains et vous refaisiez le monde, autour d'un café.

Des défis, tu t'en es lancés. Samedi, tu as voulu une fois de plus te prouver à toi et aux autres que tu étais capable d'abattre des montagnes.

Malheureusement, tu n'as pas pu accomplir ce défi, ton corps t'a désobéi.

La présence de représentants de la Pierre Le Bigaut à cet hommage aujourd'hui prouve que ta personnalité de battant ne laissait personne indifférent.

Guy, je te dis bonne route et Au revoir. 

 

Martine Carn  

 

 

Article du Télégramme, mercredi 3 juillet 2013:

 

Guy-Buard.jpg

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:24
"Samedi 6 juillet, place de la mairie à Plouigneau entre 9h et 12h30, le Front de Gauche organise une pétition citoyenne pour que la population puisse dire son attachement au maintien de la perception à Plouigneau, qui pourrait être victime d'une réorganisation administrative sacrifiant le service public de proximité aux objectifs d'austérité et de baisse des dépenses publiques portées par la MAP, la version socialiste de la RGPP. Venez nombreux dire votre attachement à la perception de Plouigneau et au service public, et inciter les élus du territoire à interpeller fortement les ministres concernés, Mme Lebranchu et Mr Moscovici".


front de Gauche Morlaix

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 06:08
Communiqué du PCF Morlaix, 3 juillet 2013 
 
L'urgence d'entendre enfin le mal-être au travail des personnels de la ville de Morlaix. 

" Lors du CTP houleux du 18 juin dernier, intervenant après plusieurs mois de crise ouverte entre la majorité de droite et les personnels de la ville, les élus de la droite n'ont satisfait aucune des revendications des représentants des agents territoriaux concernant des nouvelles embauches à prévoir dans certains services en sous-effectif actuellement, le recul des contrats précaires, l'ouverture de négociation sur le régime indemnitaire, une prise en charge significative d'une mutuelle santé, des règles d'avancement plus transparentes et équitables, des possibilités réelles de reclassement, un meilleur dialogue social et surtout un vrai respect des personnels et du travail qu'ils fournissent.
Mme Le Brun dans des discours publics pré-électoraux à forte teneur idéologique se plaît à reprendre les clichés convenus et injustes sur les fonctionnaires: les relations avec le personnel de la commune sont à l'avenant, basées sur la défiance et le manque de considération.   
 
Le PCF dénonce la nette dégradation des conditions de travail des employés municipaux de la ville de Morlaix.
Dans plusieurs services, le lien de confiance est rompu entre la hiérarchie et le personnel, du fait d'une manque de prise en compte des réalités de terrain marquées par le manque de moyens et à cause d'une gestion des ressources humaines basée sur la culpabilisation ou la division des personnels, plus que sur la participation des employés aux décisions techniques, des adultes experts en leur domaine pourtant.
Cela se traduit par une recrudescence des congés maladie et une vraie désespérance chez beaucoup.  
L'amélioration des conditions de travail des agents municipaux de la ville de Morlaix et la prise en compte de leurs attentes légitimes sont des conditions d'un meilleur service rendu à la population et seront au centre du projet du PCF, avec le Front de Gauche, pour les municipales de mars 2014 où nous défendrons un programme de résistance à l'austérité. Le social, pour une municipalité, cela doit commencer par bien considérer son personnel et reconnaître ses droits".  

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:57
Communiqué de la section PCF du pays de Morlaix, 2 juillet 2013
 
L'urgence de démocratiser le fonctionnement de Morlaix-Communauté, de proposer une répartition des sièges de délégués communautaires plus équitable.

Les conseils municipaux se prononcent actuellement sur la représentation des 28 communes au conseil communautaire. aujourd'hui, sur 90 sièges, Morlaix est représentée par 17 conseillers. L'application automatique de la nouvelle règle (sauf accord local) donnerait à la ville 14 sièges sur 52. L'accord proposé par le président et le bureau ramènerait sa représentation à 12 sur 65, soit 1/5 des élus alors qu'elle représente presque 1/4 de la population. 
Pourtant, la ville-centre s'appauvrit, perd des habitants de manière continue depuis une vingtaine d'années, est confrontée à des charges de centralité très lourdes qui se répercutent sur ses taux d'imposition, et l'on voudrait encore affaiblir sa capacité à faire valoir les intérêts de ses habitants lourdement frappés par la crise et la précarité... Dans la mesure où les habitants des communes de Morlaix-Communauté bénéficient des services et des infrastructures proposés par Morlaix, et dépendent par leurs emplois et leur vie quotidienne de son attractivité et de son dynamisme, nul n'a intérêt sur le long terme à ce que la voix des élus morlaisiens puisse ne pas être entendue.
La méthode aussi est inacceptable: la proposition du bureau exécutif de Morlaix Communauté n'a pas été élaborée sur la base de la collégialité et du consensus, et encore moins d'un débat démocratique en assemblée communautaire. Probablement motivée par des stratégies électorales et un accord entre maires de commune passé sur le dos de Morlaix, cette proposition était à prendre ou à laisser: à défaut d'avaliser cette proposition de répartition à 65 sièges, on passerait aux 57 sièges prévus par l'État en cas d'absence d'accord local, ce qui réduirait fatalement encore plus le pluralisme politique du conseil communautaire et la capacité d'expression des élus des communes ayant entre 1000 et 3000 habitants.
Nous ne voulons pas l'absorption des petites communes et la disparition de leurs marges de manœuvre. Elles sont au coeur de la démocratie de proximité, dont les recettes sont déjà mises à mal par l'austérité et des décisions de recentralisation comme la fin des syndicaux locaux d'électrification.
En même temps, il est essentiel que les assemblées communautaires soient représentatives de la population: pour cela, il faut que la proportion des élus des différentes communes dans le conseil communautaire soit en relation à leur nombre d'habitants.
C'est pourquoi, dans un souci de démocratie, la section du PCF propose que chacune des 28 communes soit représentée par au moins un conseiller, les sièges restant à pourvoir étant attribués proportionnellement à la population. 
 
Mais il faut aussi que les élus soient représentatifs de la diversité des sensibilités politiques représentées dans la population, et qu'il n'y ait pas simplement le règne du bipartisme PS-UMP, facteur d'immobilisme et de coupure avec la société.

  

 

Proposition que fait le PCF de répartition plus juste des sièges:

 

REPARTITION DES SIEGES EN CAS D’ACCORD LOCAL


65 sièges à pourvoir


  • 11 réservés aux communes de moins de 1000 (1 siège par commune)

  • Les 54 sièges restants pourvus proportionnellement à la population (57966 habitants)

  • Quotient 1073 (population/54)

  • 47 sièges attribués au quotient

  • 7 sièges attribués à la plus forte moyenne

Ce qui donne: 

Botsorhel 1

Carantec 2+1 3

Garlan 1

Guerlesquin 1

Guimaëc 1

Henvic 1

Lanmeur 2

Lannéanou 1

Le Cloître St Thégonnec 1

Le Ponthou 1

Loc Eguiner 1

Locquénolé 1

Locquirec 1

Morlaix 14

Pleyber Christ 2+1 3

Plouégat Guerrand 1

Plouégat Moysan 1

Plouézoch 1+1 2

Plougasnou 2 + 1 3

Plougonven 3

Plouigneau 4

Plounéour Ménez 1

Plourin 4

Saint Jean du Doigt 1

St Martin des Champs 4+1 5

Sainte Sève 1

Saint Thégonnec 2+1 3

Taulé 2+1 3

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 06:28

Ouest-France, 2 juillet 2013 

communique-FDG-perception-Plouigneau--OF-2-juillet.jpg

le Télégramme, 3 juillet 2013:

 

communiqué FDG perception Plouigneau télégramme 3 juill

 

manif perception article OF

manif venue Bartolone article OF

 

manif venue Bartolone article Télégramme

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