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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:25
Ensemble, défendons nos retraites !

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.
 
Refusons les régressions sociales
« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes. 
L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.
 
L’austérité sans fin est suicidaire
Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission.  
Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient  réduits !
 
Il est possible de faire autrement
L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.
Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.
Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.
 
Pour une large mobilisation citoyenne
La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical. Nous voulons un système de retraites solidaire. 
 
Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

 

Signez, faites signer l'appel (ci-dessous)

http://www.retraites2013.org/

 
Premiers signataires
Gérard Aschieri (président de l’institut de la FSU) - Clémentine Autain (FASE) - Ana Azaria (Femmes Egalité) - Marinette Bache (Résistance sociale) - Guillaume Etiévant (économiste) - Fatima-Ezzahra Benomar (Les Effronté-e-s) - Michel Barthélémy (CEMS-IMM CNRS) - Nicolas Belorgey (sociologue, CNRS) - Nicolas Béniès (économiste) - Gérard Berthiot (vice-président PS de la région Champagne Ardenne) - Sophie Béroud (politiste, université Lyon 2) - Jean Bigot (producteur de cinéma) - Martine Billard (co-présidente du Parti de Gauche) - Bernard Bosc (Réseau Féministe Ruptures) - Jean-Jacques Boislaroussie (les Alternatifs) - Gérard Billon (CGT) - Jean Marc Canon (secrétaire général UGFF CGT) - Bernard Cassen (Mémoire des luttes) - Nadine Castellani (secrétaire nationale CGT-Educ’action) - Jean-Claude Chailley (Résistance sociale) - Isabelle Charpentier (sociologue, université Versailles-Saint Quentin) - Chantal Charvy (Femmes Egalités) - Gérard Chaouat (Bureau national SNCS FSU) - Philippe Corcuff (sociologue, IEP de Lyon) - Laurent Cordonnier (économiste Lille 1) - Annick Coupé (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires) - Thomas Coutrot (économiste) - Alexis Cukier (Editions La Dispute) - Isabelle De Almeida (présidente du Conseil National du PCF) - Marielle Debos (politiste, université Paris Ouest Nanterre) - Claude Debons (syndicaliste) - Bernard Defaix (Convergence de Défense des services publics) - Laure Delair (Vice Présidente de l’UNEF) - Christophe Delecourt (CGT Finances) - Karima Delli (députée européenne EuropeEcologie/Les Verts) - Monique Dental (Réseau Féministe Ruptures) - Ivan Dementhon (président de l’Union Nationale Lycéenne) - Patrick Désiré (secrétaire général de la CGT-Educ’action) - Michèle Dessenne  (M’PEP porte parole national) - Jean-Michel Drevon (Etats Généraux du Service Public) - Paul Dirkx (sociologue, université de Lorraine) - Denis Durand (CGT Banque de France) - Cédric Durand (économiste, université Paris 13) - Philippe Enclos (juriste, université Lille 2) - Anne Eydoux (économistes atterrés) - Anne Féray (Secrétaire Nationale de la FSU) - Gwenaëlle Ferré (CNDF) - Jacqueline Fraysse (Député des Hauts de Seine FASE-Gauche citoyenne) - Gerard Gueniffey (retraité CGT) - Jérôme Gleizes (économiste, université Paris 13) - Jean-Marie Harribey (ATTAC) - Clémence Helfter (militante d’Osez le féminisme !) - Gérad Filoche (membre du Bureau National du PS) - Bertrand Geay (politiste, université de Picardie) - Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste) - Cyril Gispert (agrégé d’économie) - Lucas Gomez (Les Effronté-e-s) - Bernadette Groison (Secrétaire Générale de la FSU) - Elsa Hardouineau (trésorière nationale de l’Union Nationale Lycéenne) - Nordine Idir (Secrétaire général du MJCF) - Lucien Jallamion (secrétaire général de République et Socialisme) - Wandrille Jumeaux, (Secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes) - Nicolas Jounin (sociologue, université Paris 8) - Marianne Journiac (porte-parole de République et Socialisme) - Pierre Khalfa (co-président de la Fondation Copernic) - Razmig Keucheyan (sociologue, université Paris 4) - Lucile Koch-Schlund, (Secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes) - Michel Koebel (sociologue, université de Strasbourg) - Bernard Lacroix (politiste, Institut Universitaire de France) - Rose-Marie Lagrave (sociologue, EHESS) - Véronique Lamy (porte-parole PCOF) - Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) - Jacques Le Bohec (professeur de sciences de la communication, Lyon 2) - Isabelle Le Roux-Meunier (CGT Banque de France) - Alain Lipietz (économiste EuropeEcologie/Les Verts) - Wenceslas Lizé (sociologue, université de Picardie) - Marc Mangenot (économiste) - Jean-Claude Mamet (Convergences et Alternative) - Alain Marcu (secrétariat d’AC) - Nathalie Marcu (les Alternatifs) - Olivier Masclet (sociologue, université Paris 5) - Lilian Mathieu (sociologue CNRS) - Philippe Marlière (politiste, université de Londres) - Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste) - Christiane Marty (Bureau de la Fondation Copernic) - Gustave Massiah (fondateur d’IPAM) - Gérard Mauger (sociologue, CNRS) - Jean-Luc Mélenchon (co-président du Parti de Gauche) - Olivier Michel (informaticien, université Paris Est) - Catherine Mills (rédactrice d’Economie et Politique) - Jean-Marie Monnier (économiste Paris 1) - Christian de Montlibert (sociologue, université de Strasbourg) - Julie Muret (porte-parole d’Osez le féminisme !) - Corinne Nativel (géographe, université Paris Est) - Toni Negri (philosophe) - Frédéric Neyrat (sociologue, université de Limoges) - Jacques Nikonoff   (M’PEP  porte parole national) - Martine Noël (CADAC) - Daniele Obono (Convergences et alternatives) - Alain Oriot (Editions du Croquant) - Ugo Palheta (sociologue, université Lille 3) - Roland Pfefferkorn (sociologue, université de Strasbourg) - Willy Pelletier (sociologue, université de Picardie) - Matthias Perez (secrétaire académique de la CGT Educ’action Créteil) - Jean-Marie Pernaut (IRES) - Michel Pialoux (sociologue, CNRS) - Christian Pierrel (porte-parole PCOF) - Christine Poupin (porte-parole du NPA) - Philippe Poutou (porte-parole du NPA) - Frédéric Rauch (rédacteur en  chef d’Economie et Politique)  - Suzy Rojtman (CNDF) - Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage) - Henri Sterdyniak (économistes atterrés) - Maya Surduts (CADAC) - Baptiste Talbot, (secrétaire général, fédération des services publics CGT) - Patricia Tejas (CGT Finances) - Sylvie Tissot (sociologue, université Paris8) - Christian Topalov (sociologue, CSU) - Marie-Pierre Toubhans (porte-parole de Gauche Unitaire) - Stéphanie Treillet (Convergences et alternatives) - Marcel Trillat (réalisateur) - Aurélie Trouvé (ATTAC) - Denis Turbet-Delof (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires) - Janine Vaux (Convergence de Défense des services publics) - Christophe Ventura (Mémoire des luttes) - Christophe Voilliot (politiste, université Paris Ouest Nanterre) - Louis Weber (responsable éditorial) - Laurent Willemez (politiste, université Versailles St Quentin) - Emmanuel Zemmour (président de l’UNEF).
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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 08:24
L’aveu de M. Moscovici : la France veut couler la taxe sur les transactions financières 
proposée par la Commission européenne
Pierre Moscovici, le ministre français de l’économie, a déclaré ce jeudi 11 juillet devant un parterre de banquiers que la proposition de taxe Tobin avancée par la Commission européenne était « excessive ». «Il faut être pragmatique et réaliste», a-t-il ajouté, promettant aux banquiers « d’améliorer la proposition de la Commission ». Il confirme ainsi une information révélée par Attac (1) : cédant à la pression de  Goldman Sachs et des banquiers français,  la France a décidé de réduire à presque rien le projet européen de taxe sur les transactions financières.
Un groupe de onze pays a choisi la méthode de la « coopération renforcée » pour introduire la taxe en s’appuyant sur le projet de directive de la Commission. Le projet de la Commission n’était certes pas parfait, mais il constituait un pas en avant important, et bénéficiait du soutien de la société civile. La France avait activement soutenu cette initiative. François Hollande s’était énergiquement prononcé pour la TTF dans sa campagne électorale.
Mais les banquiers sont passés à la contre-offensive. Et pas les moindres : c’est Goldman Sachs elle-même qui a lancé le signal en publiant en mars dernier une « étude » (2) grotesque intitulée : « Financial Transaction Tax: How severe? ». Cette « étude » est immédiatement reprise par les banquiers français : le 15 avril le Medef et la Fédération française des banques mettent en garde M. Moscovici contre une taxe « destructrice de richesse », qui « affaiblira gravement la compétitivité des entreprises ». M. Mignon, directeur général de Natixis, reprend les chiffres ridiculement surestimés par Goldman Sachs, selon lesquels la taxe coûtera 7 milliards d'euros par an à sa banque : « un montant supérieur à notre chiffre d'affaires, ça n'a pas de sens ! » (sic). M. Hocher, du Crédit Agricole, ne craint pas d'évoquer le chiffre de 17 milliards d'euros pour sa seule banque.
Depuis lors, la France a fait machine arrière et a rallié le camp des adversaires de la taxe. Lors de la réunion du groupe de travail des onze pays du 22 mai, Bercy a proposé de modifier le projet de la Commission sur des points essentiels qui le réduisent à néant :
exonération quasi-totale des transactions sur produits dérivés (l’immense majorité du volume des transactions !) ainsi que des « repos » (prêts de très court terme entre banques): cela réduirait de 95% le montant attendu des recettes.
taxation des opérations après compensation : cela permettrait en fait aux banques de continuer comme auparavant leurs activités de « tradingà haute fréquence ».
taxation des seuls vendeurs,  et pas des acheteurs: cela réduirait encore de moitié les recettes fiscales attendues
Bien que les chiffres de Goldman Sachs n'aient aucune valeur, la réaction des banques confirme la pertinence de la proposition portée par Attac depuis sa création il y a quinze ans :  une partie probablement importante de leurs profits provient d’opérations spéculatives sans aucune justification économique réelle. Après sa "réforme"  bancaire dictée par les banquiers, le gouvernement français, en persistant à vouloir saboter le projet de la Commission, franchira un pas de plus dans la soumission aux intérêt de la finance.
(2). www.wiwo.de/downloads/8281810/1/GoldmanSachs.pdf Pour une réfutation complète de cette « étude », voir le travail de Stephan Schulmeister, stephan.schulmeister.wifo.ac.at/fileadmin/homepage_schulmeister/files/GS_FTT_05_13.pdf. La principale faille de "l'étude" de Goldman Sachs est qu'elle fait l'hypothèse que les banques ne changeront rien à leurs opérations spéculatives après l'introduction de la taxe, alors que le but de la taxe est justement de réduire drastiquement le trading à haute fréquence et les opérations spéculatives de très court terme, économiquement inutiles et déstabilisatrices
Attac France,
Paris, le 12 juillet 2013

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:10

 

En se rappelant l’INTERNATIONALE !

 

Dans toute la presse (journaux nationaux ou régionaux comme magazines) on assiste à une véritable floraison de candidatures. Bal des égos pour la présidentielle de 2017, course pour se placer dans le maintien ou la conquête des villes, candidatures aux municipales, …

 

Toutes ces « informations » ont un point commun : on n’y parle que des candidat-e-s et jamais des objectifs, des contenus, des programmes.

Loin de moi l’idée de dire que la personnalité des candidat-e-s n’a aucun intérêt en politique. Mais ramener ainsi les enjeux des élections au casting d’un mauvais film, se préoccuper essentiellement de savoir qui sera la tête d’affiche, qui jouera les seconds rôles, qui sera doublure ou simplement figurant montre bien à quel niveau est tombé le débat politique en France et combien on fait peu de cas de la souveraineté populaire .

 

Face à cette situation me revient à l’esprit un couplet de l’Internationale :

 

« Il n’est pas de sauveur suprême :

Ni Dieu, ni César, ni Tribun.

Travailleurs sauvons-nous nous-mêmes ;

Travaillons au salut commun »

 

C’est la ligne qu’a décidé de suivre le Front de Gauche en déclarant sur ses affiches « Prenez le pouvoir », en construisant avec la population le contenu des programmes qu’il s’agisse des présidentielles, des législatives ou des municipales.

En développant une pratique démocratique où les citoyens continuent, après l’élection à participer aux choix et à la lutte pour obtenir les moyens nécessaires à la mise en œuvre de la politique élaborée en commun comme au suivi de l’activité des élus.

A contre-courant donc de la délégation de pouvoir généralisée où se complaisent et dont se nourrissent les autres forces politiques de droite, ou se disant de gauche.

 

On voit bien la nécessité de combattre sans relâche cette délégation de pouvoirs et la personnalisation à outrance de la vie politique qui aboutit à priver les citoyens de l’exercice réel de leur souveraineté.

Sans que cela ne nous exonère de la vigilance par rapport à notre propre pratique, l’expérience passée… et parfois récente montrant que nous ne sommes pas vaccinés contre le culte de la personnalité.

 

Alain DAVID le 08-07-2013

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 15:05


Par OLIVIER DARTIGOLLES dirigeant national du PCF, élu de la majorité au conseil municipal de Pau., GÉRARD FILOCHE Membre du bureau national du PS, WILLY PELLETIER Coordinateur général de la Fondation Copernic, SANDRA DEMARCQ comité exécutif du NPA

Quelles sont les conquêtes de la gauche ? Les congés payés, l’extension de la Sécurité sociale, la retraite à 60 ans, des droits dans l’entreprise, la peine de mort abolie, le souci des générations futures, plus d’égalité entre hommes et femmes, le mariage pour tous, la réduction du temps de travail, des augmentations du Smic et du pouvoir d’achat, un Etat qui refuse la logique des marchés étendue à la société et au vivant, qui développe les services publics et considère la protection de la planète comme une priorité…Un inventaire à la Prévert ? Non, un projet de société où l’intérêt général prime sur l’enrichissement de quelques-uns. La retraite, c’est d’abord du bonheur, un bonheur gagné, du temps libéré parce qu’on l’a bien mérité, comme les congés payés. Du temps pour celles et ceux qu’on aime, nos enfants, nos parents. Le moment de réaliser des projets mille fois reportés. Une vie pour soi et pour s’engager. Sans jeunes retraité(e)s, plus de tissu associatif en France.

Il faut financer les retraites, certes. Mais l’argent déborde ! Pour le CAC 40, c’est l’apothéose du coffre-fort. La part salariale, perdue depuis trente ans au profit des dividendes, s’élève à 170 milliards d’euros par an ; en 2012, 230 milliards ont été distribués ! Les avoirs français dans les paradis fiscaux sont de 590 milliards. La fraude fiscale est de 60 à 80 milliards… La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal distribuées.

Il suffit d’un peu de courage politique pour aller chercher le financement des retraites là où il se trouve : en récupérant une part des 80 milliards de fraude fiscale, en mettant à plat les 200 milliards d’aides annuelles aux entreprises, en augmentant les cotisations patronales et, osons le dire, car nous sommes de gauche, en taxant les dividendes qui enflent avec obscénité, alors que le nombre de sans-domicile a augmenté de 50 % depuis dix ans.

Allonger les annuités cotisées au travail est un leurre, car, en réalité, les deux tiers des salarié(e)s âgé(e)s sont excl(es de l’emploi quand ils arrivent en retraite. A partir de 55 ans, les deux tiers sont licencié(e)s, inaptes, malades, au chômage. Par conséquent, fixer à 42, 43 ou 44 annuités, les cotisations pour une retraite à taux plein, impose aux salariés de sauter à la perche sans perche, parce qu’ils n’atteindront jamais ces annuités. Surtout les jeunes qui entrent en CDI de plus en plus tard. Le seul effet sera de réduire leurs pensions (surtout pour les femmes).

Quand on compte 5 millions de chômeurs, on ne doit pas chercher à allonger la durée de cotisation, mais à partager le travail pour permettre à toutes et tous de travailler. D’ailleurs, s’il n’y avait pas 5 millions de chômeurs, mais 5 millions de cotisants en plus, personne ne parlerait de problèmes concernant les retraites.

Ce qui est en jeu est tout autre : la baisse des pensions va contraindre celles et ceux qui le peuvent, mais dont le nombre diminue, à une retraite par capitalisation, pour le plus grand bénéfice des assurances et des banques, qui joueront ensuite sur les marchés financiers.

Est-ce le monde que nous voulons ? Est-ce fidèle aux idéaux de la gauche ? La retraite à 60 ans a permis de vivre plus longtemps : les égoutiers ne disent-ils pas crûment : «départs retardés, morts prématurées». Or nous savons que la souffrance au travail s’est intensifiée dans tous les métiers… En France, depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité recule tous les ans. Au travail, les années les plus dures se situent entre 60 et 65 ans, alors que ce sont les meilleures de la retraite.

Plutôt que de baisser les salaires et les retraites (pas de pension inférieure au Smic, pas un trimestre de plus ni un euro de moins), augmentons le montant des pensions et les salaires, facteurs de relance écologique et sociale. Arrêtons d’accroître l’austérité, donc la récession, donc l’augmentation des déficits et de la dette. On a vraiment tout faux.

Quand la retraite était à 65 ans et les cotisations plus longues, les retraités ouvriers, agriculteurs, employés, artisans, se retrouvaient plus souvent autour des tombes de leurs anciens collègues qu’à une bonne table, en leur compagnie. Leurs témoignages sont là pour le dire.

Mais combien de nos décideurs «modernes» fréquentent-ils ces ouvriers et ces employés ? Au fil des alternances, ils les ont oubliés, au nom des fameux critères de rentabilité si chers au secteur privé concurrentiel. La gauche s’honorerait de rompre avec ces logiques financières.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:30

Alors que les salaires sont gelés, que la pauvreté et le chômage progressent de manière spectaculaire, que les inégalités augmentent, le gouvernement provoque ou tolère de nouvelles augmentations du coût des biens de consommation et des énergies, alors que beaucoup de familles et de citoyens français sont déjà étranglés.

C'est inacceptable!  

Le prix du gaz augmente de 0,5% pour les ménages, celui de l'électricité de 5% au mois d'août (l'Etat, encore propriétaire d'EDF à 84%, a reçu 2 milliards de dividendes en 2013, qu'il n'a pas répercuté par une baisse du tarif pour les usagers), le prélèvement de l'Etat sur les carburants et sur les cigarettes progresse lui aussi, frappant indistinctement riches et pauvres, et proportionnellement bien plus les moins riches.  

La TVA sur beaucoup de marchandises et de services a été augmentée, alors que c'est l'impôt le plus injuste.

Sur les services à la personne, la TVA est passée de 7% à 19,6%: du coup, un certain nombre de personnes en perte d'autonomie, pas toujours très riches, vont devoir se passer d'aide aux travaux qui leur permettait de rester à domicile, et beaucoup d'emplois de services aux particuliers vont être supprimés.

Parallèlement, les entreprises sont exonérées d'impôt à hauteur de 20 milliards par an,  les exonérations de cotisations patronales, la fraude et l'évasion fiscale massive et tolérée, en particulier celle des multinationales, continuent de plus belle.

De l'argent, il y en a jamais eu autant dans la société pour faire face aux besoins de tous et trouver des réponses solidaires et égalitaires aux problèmes quotidiens des gens: mais il est confisqué par une minorité de profiteurs dont les intérêts sont bien gardés. Au lieu de réduire leurs privilèges, l'Etat, sous direction la direction d'un PS qui ne peut plus se faire le gestionnaire loyal du capitalisme qu'en aggravant la situation de la population, matraque ou met à la diète les classes les moins favorisées.

Il est temps que ça change!  Cela ne peut se faire que par la mobilisation citoyenne pour faire reculer la domination de classe de la bourgeoisie et du capitalisme!

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 13:10

 Par 300 voix contre 228, l'Assemblée nationale a adopté le 9 juillet 2013 en première lecture le projet de loi qui interdit de cumuler un mandat de parlementaire avec un mandat exécutif local (maiore ou adjoint, président ou vice-président d'une inter-communalité, d'un syndicat mixte, d'un conseil départemental ou régional... 305 voix se sont prononcés contre le cumul avec un mandat de parlementaire européen.

Les voix des députés communistes et Front de Gauche et celles des députés EELV ont été nécessaires à l'adoption du texte que rejetaient les radicaux de gauche (très radicaux ces notables sans base politique réelle, comme on peut le voir...), l'UMP, les centristes, l'extrême-droite. Des députés Front de Gauche et EELV avaient aussi porté un amendement pour empêcher le cumul des mandats dans le temps (au-delà de 3 mandats), mais il avait été rejeté par les députés socialistes.  

Ce texte pourrait nénmoins être rejeté au Sénat en septembre car une partie des socialistes s'opposent à cette loi.

De toute façon, pour faire respirer la démocratie, comme l'exprime Marc Dolez dans son intervention cette loi n'est qu'un premier pas, encore nettement insuffisant: statut de l'élu permettant plus d'hétérogénité sociale et de renouvellement des représentants du peuple, proportionnelle, fin de la monarchie présidentielle, développement de la participation citoyenne à tous les étages de la vie publique, contre le règne des "sachants" et des "politiciens professionnels", mise au pas des lobbies de la finance à l'échelle régionale, nationale et européenne, voilà des chantiers de démocratisation qui restent encore à ouvrir...

 

Explications du vote par Marc Dolez:

 

M. le président. Dans les explications de vote communes, la parole est à M. Marc Dolez, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

 

M. Marc Dolez. Aujourd’hui, le cumul d’un mandat parlementaire avec des responsabilités exécutives locales est une pratique courante. Le non-cumul est l’exception et le cumul la règle. Près de 90 % des parlementaires français exercent un mandat local, alors que la proportion n’excède pas 20 % dans les autres démocraties européennes.

Cette exception française suscite les critiques et la méfiance de nos concitoyens qui, toutes les études le démontrent, portent un jugement particulièrement sévère sur leurs responsables politiques.

Il est temps de prendre des mesures fortes pour retisser le lien de confiance entre les citoyens et leurs élus, pour réconcilier les Français avec leurs représentants et leur démocratie. C’est pourquoi, favorables à une stricte limitation des mandats, nous approuvons l’interdiction du cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de parlementaire.

Par ces deux projets de loi, le champ des incompatibilités est considérablement élargi, puisque les fonctions exécutives locales prises en considération recouvrent non seulement celles qui reviennent aux présidents des assemblées délibérantes des collectivités territoriales – quelle que soit leur importance démographique – mais aussi celles d’adjoint au maire, de maire d’arrondissement, de maire délégué, de vice-président de conseil général ou régional, ainsi que les fonctions de président et de vice-président d’un établissement public de coopération intercommunale, sans oublier de nombreuses fonctions dérivées que nos débats ont permis d’intégrer.

La date retenue pour l’entrée en vigueur de la loi nous apparaît à la fois justifiée par le risque d’inconstitutionnalité et plus lisible, puisque effective à partir du prochain renouvellement.

Ce dispositif, équilibré dans son périmètre comme dans son calendrier, lève un obstacle à la rénovation de la vie publique. Le non cumul est d’abord une question de principe ; il permet aux parlementaires de se consacrer à l’exercice de leur fonction et de se saisir pleinement des pouvoirs qui leur sont conférés par la Constitution. Il représente aussi une exigence démocratique ; il permet de revaloriser le rôle du Parlement et de mieux articuler le niveau national avec les échelons locaux.

Enfin, une limitation stricte du cumul des mandats favorisera l’indispensable renouvellement en ouvrant l’accès aux fonctions électives à davantage de femmes, de jeunes, d’ouvriers et d’employés, de Français issus de l’immigration.

Concernant la modification des règles de remplacement des parlementaires, nous approuvons l’extension des cas de remplacement par le suppléant aux seules situations de cumul, ce qui nous paraît plus conforme au respect de la souveraineté populaire.

La réforme proposée constitue une avancée réelle sur le chemin de la modernisation et de la rénovation de notre vie politique. Une avancée nécessaire, mais insuffisante, puisqu’elle en appelle d’autres, nous l’espérons, dans le courant de la législature : non cumul des mandats locaux ; création d’un statut de l’élu ; instauration de la représentation proportionnelle.

Sous cette réserve, et pour toutes ces raisons, les députés du Front de gauche voteront majoritairement pour ces deux projets de loi.

(Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 12:54
 
Ecoutez bien comment Fabius répond à côté des questionnements forts soulevés par Asensi: voilà qui risque d'être très impressionnant pour les Américains, nos "partenaires et alliés" ... Pas un mot pour justifier l'accord transatlantique, seulement un constat: "nous avons des positions qui ne sont pas nécessairement les mêmes". Toujours cet art de l'euphémisme cher aux gens qui reconnaissent combien  leur situation est mal assurée du point de vue de la légitimité ...
A la charrette des positions américaines et surtout pro-capitalistes des milieux financiers, de Barroso et de Merkel, ce gouvernement ne rendra pas de compte à la population sur les justifications de ces abandons de souveraineté et de cette complaisance inédite face aux USA et aux multinationales. 
  
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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:57

 

Intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien

un drapeau pour Gaza...à Morlaix 

 

De retour d'une visite en Israël et Palestine, du 27 juin au 2 juillet, la délégation officielle du Parti communiste français conduite par son secrétaire national, Pierre Laurent, également président du Parti de la gauche européenne (PGE) et sénateur, tient à réaffirmer l'urgence d'une action ferme de la France et de l'Union européenne en faveur de la reprise des négociations de paix.

Cela ne peut plus attendre : la poursuite de la colonisation israélienne, les humiliations et violences quotidiennes perpétrées par l'armée d'occupation et les colons à l'encontre des Palestiniens, les discriminations des populations arabes israéliennes, la pauvreté et les graves inégalités socio-économiques rendent la situation intenable.

Cette visite coïncidait avec le passage de John Kerry, émissaire américain, qui s'est à nouveau soldé par un échec devant l'intransigeance du gouvernement israélien qui refuse de geler la colonisation et qui ne respecte pas l'engagement d'Oslo de libérer les prisonniers politiques d'avant 1993.

 

La délégation entourant Pierre Laurent, composée de Patrick Le Hyaric, député européen et directeur du journal L'Humanité, Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du PCF, Mathilde Caroly, conseillère municipale communiste de Saint-Denis, Nordine Idir, secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes, et Fernand Tuil, président de l'AJFP (Association de jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises), a été reçue à Jérusalem, Nazareth, Ramallah, Naplouse, Bethléem, Beithuna, aux camps de Balata et de Dheishe, ainsi qu'à la Knesset par le groupe parlementaire Hadash. La délégation a également tenu à se recueillir, lundi 1er juillet, devant la tombe du président palestinien, Yasser Arafat, à Ramallah.

 

Au cours de ces entretiens et de ces visites, nos interlocuteurs nous ont confirmé et montré sur le terrain à quel point, chaque jour, le gouvernement israélien de B. Netanyahou s'ingénie à bloquer tout processus de dialogue avec les Palestiniens et à attiser la tension. Le gouvernement s'entête à encourager la poursuite de la colonisation – en particulier à Jérusalem-Est – alors qu'il s'agirait d'amorcer un mouvement réel de décolonisation ; il laisse l'armée détruire les fruits de coopérations internationales et de l'aide humanitaire (même dans les zones où Tsahal n'est pas autorisée à intervenir) alors qu'il s'agirait d'appuyer le développement et les coopérations – y compris entre Israël et la Palestine. B. Netanyahou et son gouvernement multiplient les arrestations arbitraires et les détentions administratives, et déportent maintenant les Bédouins du Neguev, pourtant « citoyens israéliens », qui sont chassés manu militari de leurs villages, et ceux-ci détruits. Ce sont près de 70 000 personnes, enfants et adultes, qui sont concernées par cette inadmissible opération qui fait l’objet d'un projet de loi !

Israël agit ainsi au mépris du droit international et au mépris des accords d'association qu'il a lui-même passé avec l'Union européenne en violant les clauses de respect des droits de la personne. Or au moment de son passage les 20 et 21 juin derniers, madame Ashton, vice-présidente de la Commission européenne et haute représentante pour les affaires étrangères et la sécurité, est demeurée absolument silencieuse à ce sujet. Pis, dans les jours qui ont suivi, la commissaire n'a pas aidé les ministres des affaires étrangères européens à s'accorder sur une déclaration commune pourtant soutenue par de nombreux pays.

Le PCF appelle à intensifier le mouvement de solidarité en France et en Europe avec le peuple palestinien pour son droit légitime à un État souverain, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, et de solidarité avec ceux qui en Israël se battent contre les discriminations raciales, pour la justice sociale, l'égalité des droits et la dignité.

La France peut commencer par réaffirmer son engagement en faveur de la paix et reconnaître l’État de Palestine, ainsi qu'appuyer son adhésion aux instances internationales. Le gouvernement israélien doit être isolé. Sa politique est la politique du pire ; elle n'offre aucun avenir aux Palestiniens, et si peu aux Israéliens eux-mêmes.

La France doit prendre l'initiative de faire suspendre l'accord d'association UE-Israël, de sanctionner les entreprises qui profitent de la colonisation israélienne et au contraire d’encourager et protéger la coopération dans les territoires palestiniens. Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, il serait tout à l'honneur de notre pays d'adopter l'étiquetage des produits provenant des colonies.

 

La Fête de l'Humanité 2013 sera marquée par ce nouvel élan avec le lancement en France de la campagne mondiale pour la libération de Marwan Barghouthi et des prisonniers politiques palestiniens. « Libérer Marwan Barghouthi, c'est libérer la Palestine ». La France doit être au rendez-vous.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 11:48

Bonjour à tous.

Après une année bien remplie au niveau activité nous rentrons dans la période juillet – août plus propice au repos et au ressourcement (mais aussi aux coups bas). Nous souhaitons à chacun de bien pouvoir en profiter.

Pour autant il nous faut faire le point sur notre activité et envisager les échéances de la rentrée. Cela a été l’objet de la dernière réunion du secrétariat de section du lundi 1er juillet après le Comité de Section du Vendredi 14 juin.

 

Le point sur notre activité :

 Le Comité de Section a été réuni 8 fois de septembre 2012 à juin 2013 

 9 AG ont été organisées dans la même période (en intégrant les AG de congrès et l’AG fête du 1er mai) dont un séminaire sur les municipales.

 Des tracts PCF ont été distribués sur le Marché de Morlaix, devant les entreprises et services publics (Sermetta à Morlaix ; Hôpital de Morlaix ; Bosch à St Thégonnec ; Tilly à Guerlesquin ; Gad à Lampaul-Guimiliau ; Service des impôts à Plouigneau) mais aussi dans les quartiers ou/et des communes.

 Des actions ont été organisées ou initiées :

§  Le PCF a pris une part importante aux initiatives contre le Traité Budgétaire Européen, l’ANI en janvier – février 2013 (à chaque fois des rassemblements unitaires).

§  A l’initiative de la section,  une réunion publique s’est tenue le vendredi 7 juin à Guerlesquin sur les questions de l’agro-alimentaire.

§  Nous avons joué un rôle moteur aussi dans la manifestation contre l'austérité, pour l'emploi et la défense du service public à l'occasion de la venue de Claude Bartolone à Morlaix le 27 juin  et dans l'organisation du rassemblement antifasciste à la mémoire de Clément Méric début juin.

§  Nous avons apporté un soutien public aux salariés de Gad, de Tilly, de Brit'Air, de l'hôpital et des agents municipaux de la ville de Morlaix.  

§  Des communiqués de presse PCF ont été déposé sans qu’ils passent tous loin s’en faut.

La fête du 1er mai a connu un grand succès tant du point de vue de la participation que du point de vue financier.

  Après une année 2012 marquée par des adhésions aux PCF Morlaix, l’année 2013 a démarré avec 3 nouvelles adhésions (dont 1 pour la section de Roscoff) auxquelles il faut ajouter 2 mutations.

 Nous avons été présents dans l’ensemble des activités et actions du front de Gauche du Pays de Morlaix :

§  Rencontres FDG Morlaix du samedi 13 Octobre 

§  Distribution de tracts et journaux ; …

§  Travail sur les municipales :

-       Débat en séminaires et en AG sur les orientations générales (3 réunions) 

-       Constitution d'ateliers thématiques (1. démocratie locale et vie associative / 2. Développement économique, social et écologique / 3. fiscalité communale et intercommunale  /  4. Terres agricoles, logement, transports   /  5. Petite enfance, scolaire et périscolaire, jeunesse, personnes âgées /  6.  Culture, tourisme, personnes âgées). 

La plupart de ces ateliers thématiques, suivis chacun par entre 5 et 10 personnes, se sont réunis 2 ou 3 fois. Tous ont construit des premiers rapports définissant des diagnostics et des orientations qui sont discutés ensuite en Assemblée Générale.

Des communistes participent activement à l'élaboration du projet du Front de Gauche pour les municipales de mars 2014 dans les ateliers et en AG du Front de Gauche.

 

 

Les perspectives pour la prochaine période :

Au cours de l’été quelques distributions de tracts seront organisées, des communiqués de presse seront déposés. Il nous faudra être vigilant et réactif à l’actualité.

 A la rentrée le secrétariat de section se réunira le lundi 2 septembre  (17 h 30 – Local de la Section), une AG sera convoquée le vendredi 6 septembre (18 h – Local de la Section).

Il s’agira de réfléchir et débattre sur la situation politique, de nous organiser pour que le PCF soit présent sur la scène Morlaisienne (tracts, actions publiques, …), de débattre sur la question des municipales.

 Bien des sujets d’actualités nécessiteront notre action et tout particulièrement la réforme des retraites avec l’action interprofessionnelle programmée le 10 septembre

Concernant les élections municipales, l’AG de section du lundi 27 mai a porté essentiellement sur notre stratégie et sur les axes programmatiques.

 

Morlaix

Lors de cette AG, après débat, le  vote unanime des participants a acté  l’idée de partir au premier tour à Morlaix sur une liste Front de Gauche de résistance à l'austérité, ce qui n'empêche pas que l'on se donne les moyens de battre la droite et d'avoir des élus au second tour. 

Cette décision devra être, conformément à nos statuts, confirmée par un vote des communistes de Morlaix.

 

La fête de l’Huma

 

Elle se tiendra les 13,14 et 15 septembre prochains.

Dans l’actuel contexte politique, économique et social, la fête va revêtir une grande importance pour rassembler en faveur d’autres choix.

Comme tous les ans, l’affiche musicale sera riche et variée, avec Mathieu  « M » Chedid, Jamel Debbouze, Zebda, Tryo, Féfé, Asaf Avidan, Sanseverino, Archive, HK et les Saltimbanks, Yvan le Bolloc’h et Erik Marchand.

Le placement de la vignette : bon de soutien (21 €) est un élément essentiel de la réussite de la fête : l’objectif national a été porté à 100 000. Pour notre section nous disposons de 40 vignettes : l’objectif de les vendre toutes est un objectif à notre portée.

Le Finistère aura, comme tous les ans, son stand qui sera prêt à fonctionner dès le jeudi soir. Il faut maintenant des bénévoles pour assurer le montage (mercredi 11 et jeudi 12 septembre), le fonctionnement du stand (bar ; caisse ; cave ; Cuisine ; Huîtres, préparation des plats ; plonge ; service), démontage le lundi 16 septembre. Un courrier de la fédé (comportant une fiche d’inscription pour les bénévoles)  a été envoyé aux membres du CD, aux secrétaires de section et aux bénévoles 2012. Pour recevoir aussi ce courrier contacter Daniel RAVASIO.

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:34

Il ne manquent pas de  déclarations officielles prônant la nécessité de défendre nos potentiels productifs et l’emploi. Pour les actes; c’est autre chose.

En vérité, les décisions prises affaiblissent, voire préparent, la liquidation de l’un de nos atouts majeurs, tant au plan national qu’européen : l’agriculture et l’agroalimentaire. La nouvelle réforme de la PAC est de ce point de vue très négative.

Et aucune disposition durable n’est prise pour conforter nos petites entreprises du secteur agroalimentaire, jetées au vent de la concurrence et de la compétitivité sur des bases inégales, particulièrement avec l’Allemagne et les Etats-Unis. Cette  « compétitivité » qui fait tant de mal, comme on l’a vu dans l’affaire dite Spanghero, où pour obtenir de la viande bon marché, on n’a pas hésité à frauder, avec des risques pour les consommateurs et désormais des suppressions d’emplois dans l’entreprise.

Or l’avenir réside bien dans la mise en place de filières de production jusqu’à la consommation à partir des territoires, en instaurant un soutien à la modernisation des PME avec des aides publiques ciblées et contrôlées, un crédit public d’autant plus favorable qu’il sert au maintien ou à la création d’emplois, à la formation des salariés et à l’innovation dans les entreprises, tout en favorisant le développement des territoires.

En même temps, l’état doit légiférer pour obtenir un nouveau rapport entre les centrales d’achat et les entreprises agroalimentaires ou les producteurs agricoles, afin que cesse le pillage actuel de leur valeur ajoutée. Rien n’est fait en ce sens alors que le contexte mondial appelle un développement nouveau de nos capacités agricoles et alimentaires.

Ainsi, alors que la demande mondiale de lait augmente chaque année de 20 milliards de litres supplémentaires les autorités européennes sabotent tout projet de développement. Au lieu de réfléchir à un plan coordonné de développement de la production laitière sur la base d’une agriculture paysanne riche en emploi, et de développer de nouvelles capacités de transformation, l’union européenne décide, dans le cadre de l’actuelle réforme de la politique agricole commune, sous pression de groupes comme Danone ou Lactalis de supprimer les quotas laitiers plaçant nos producteurs dans une concurrence acharnée avec les Etats-Unis. Pendant ce temps outre atlantique ils protègent leur marché.

 

Il en est de même pour les quotas sucriers qui doivent être supprimés en 2017. Nos producteurs n’auront donc plus de prix garantis. Cela, se paiera en destruction d’emplois supplémentaires.

Déjà, une sucrerie sur deux a fermé dans l’Union européenne depuis la précédente réforme. La fin des quotas provoquera une nouvelle hécatombe.

Là encore, on nous parle de « compétitivité », mais la « compétitivité », est bridée par le coût de l’énergie, qui ne cesse d’augmenter, ou encore le temps nécessaire à mettre au point des variétés de betteraves plus riches en sucre. Qui est derrière cette demande ? Les grands groupes américains Coca-Cola et Pepsi-Cola. Cet exemple montre bien au service de qui sont les dirigeants européens.

 

Ajoutons à ceci, une nouvelle fois, la dangerosité du projet d’accord transatlantique.

Les Etats Unis qui ont toujours eu pour projet de détenir « l’arme alimentaire », protégent leur agriculture avec leur loi « Farm.Bill » pendant que la PAC démantèle en Europe tous nos outils de protection des productions, des prix, de la qualité alimentaire et de la santé.

Pour faire accepter cette « négociation-soumission », le Président de la commission de Bruxelles le sinistre Mr Barroso utilise une étude taillée sur mesure par un institut baptisé « Center for Economic Policy Research » qui, en manipulant des données économiques, fait croire qu’un marché unique transatlantique serait bénéfique à l’Europe. La vérité est que ce marché transatlantique accentuera une mise en concurrence à armes inégales au seul profit du grand capital international.

 

Ceux qui commanditent de telles études sont les fossoyeurs de l’idée européenne et des démolisseurs de nos économies, du travail, de nos territoires et de la sécurité alimentaire.

 

Il ne faut pas cesser de faire pression pour mettre en échec ce projet maléfique.

 

Patrick Le Hyaric, posté sur son blog le 9 juillet 2013

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