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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 14:28

Retraites : plus forte mobilisation syndicale depuis  l'arrivée de la gauche

 

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Photo de la manifestation du 10 septembre 2013 à Morlaix - Le Télégramme. Entre 400 et 500 manifestants.

 

PARIS, 10 sept 2013 (AFP) - Salariés, jeunes et retraités, entre  150.000 selon la police et 370.000 selon la CGT, sont descendues mardi dans la rue pour contester la première réforme des retraites d'un gouvernement  de gauche, un succès aux yeux des organisateurs qui entendent lui donner une suite.
Le ministère de l'Intérieur a compté 170 rassemblements à travers le pays - la CGT près de 200 - pour cette journée d'action appelée par quatre syndicats - CGT, FO, Solidaires, FSU. Il s'agit de la plus forte mobilisation syndicale depuis l'élection de François Hollande en mai 2012.
Le défilé parisien entre la place de la République et Nation a  rassemblé15.000 personnes, selon la police, 50.000 selon la CGT.
La mobilisation "va surprendre", avait prévenu dès la matinée le  numéro un de la CGT Thierry Lepaon, qui dans l'après midi avait prédit entre  300.000 et 500.000 manifestants.
Dès la fin des manifestations, la CGT a annoncé une suite : elle appelle "les jeunes salariés à se mobiliser avec les organisations de  jeunesse le 18 septembre", jour de la présentation du projet en conseil des  ministres.
Elle entend aussi créer "toutes les conditions avec les  organisations syndicales et de jeunesse pour élargir la mobilisation dans les prochains jours".
Cette mobilisation, affirme le premier syndicat français, "contredit l'échec annoncé par les défenseurs de cette réforme". Selon la CGT,  "les salariés ne se résignent pas à la baisse des pensions et à  l'allongement de la durée de cotisations".
Pour le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, la mobilisation "dépasse le cercle militant", même si ce "n'est pas une déferlante". Il a indiqué également que les syndicats discuteront la semaine prochaine de la  suite à donner à cette journée.
"C'est une bonne mobilisation" plus massive, selon lui, que celle contre la réforme de l'emploi organisée par les mêmes syndicats le 5 mars  dernier, et qui avait rassemblé 200.000 personnes, selon eux.
M. Mailly a appelé le gouvernement à faire "encore des efforts.  Il y a un verrou à faire sauter, celui de l'allongement de la durée" de  cotisation à 43 ans en 2035. Cette mesure du projet focalise la contestation   syndicale et en
fait une loi "anti-jeunes", selon eux.
Des défilés et des rassemblements ont eu lieu  dans de nombreuses villes: à Nantes (entre 4.500, selon la police et 8.000, selon les  syndicats), Toulouse (4.000/16.000), Lyon (4.000/8.500), Marseille (6.300/50.000), Bordeaux(6.200/12.000), Lille (3.000/4.500), Grenoble (entre 2.000 et  10.000), Rennes (2.200/4.500).

 "Retraite, 20 ans de régression ça suffit", lisait-on sur une banderole à Nantes, la ville du Premier ministre Jean-Marc-Ayrault. "Sarko, Hollande même combat, retrait retrait du projet de loi", entonnaient des militants à Brest, tandis qu'à Strasbourg, un  slogan accusait le PS de faire "une politique de misère". "Nous ne sommes pas des  vaches à lait, nous voulons travailler", lançaient des jeunes dans le  cortège lillois derrière une banderole Unef.
L'ampleur de la mobilisation est loin d'égaler les  manifestations de 2010 contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy qui avaient rassemblé pour la plus massive entre 1,2 million de personnes (police) et 3,5  millions (selon
les syndicats).

A l'inverse de 2010, les syndicats réformistes - CFDT, CFE-CGC  et la CFTC - n'étaient pas dans la rue.

 

Source Le Télégramme:

 

Voici les rassemblements lancés par l'intersyndicale CGT, FO, FSU et Solidaires :

 

Côtes-d'Armor

Dinan : entre 150 et 200 manifestants
Guingamp : quelque 250 manifestants 

Lannion : environ 500 manifestants
Saint-Brieuc : environ 700 manifestants  

 

Finistère

Brest : quelque 1.500 manifestants
Morlaix : environ 400 manifestants
Carhaix : entre 250 et 300 manifestants
Quimper : un millier de manifestants
Quimperlé : quelque 300 manifestants

Ille-et-Vilaine
Des rassemblements étaient programmés à
Fougères
 
Rennes : plus de 2.000 manifestants, selon "Le Mensuel de Rennes"
Saint-Malo : environ 200 manifestants
Vitré 
A noter également un appel commun CGT et FO à La Poste d'Ille-et-Vilaine et de la CGT à PSA La Janais.  

 

Morbihan
Belle-Ile-en-Mer : une trentaine de manifestants
Lorient : près de 1.500 manifestants
Pontivy : environ 220 manifestants
Vannes : entre 500 et 600 manifestants

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:46

Vidéo de la Compagnie Jolie Môme:

http://www.youtube.com/watch?v=6h30r8jaAH0

 

Montage de la CGT:

http://www.youtube.com/watch?v=HktH9gs4Jy4

 

 

DANS LA RUE Compagnie Jolie Môme 

 

Tu peux voter, pétitionner

Débattre à la télé

ou gamberger sans te bouger

C'est dans la rue qu'ça se passe,

C'est dans la rue qu'ça se passe

 

Couplets :

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

Un bulletin dans une boîte

Ca change pas grand chose

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand revient le printemps

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on lâche nos écrans

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on s'est rencontré

C'est dans la rue qu'ça se passe

La peur s'en est allée

 

(Break : le temps d'un couplet en Am )

C'est dans la rue

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand s'énervent les enfants

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rejoignent les parents

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on bloque la machine

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rêves s'animent

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Dans la rue d'à côté

C'est dans la rue qu'ça se passe

Comme dans tous les quartiers

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

Tous ensemble, tous ensemble

Gréve générale

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand les rois sont matés

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand valse l'échiquier

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on change le ciel

C'est dans la rue qu'ça se passe

Toujours en plein air

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand on change d'air

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

Quand il s'passe quelque chose

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

C'est dans la rue qu'ça se passe

On va pas s'laisser faire

 

C'est dans la rue qu'ça se passe

 

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 06:36
Retraites des chômeurs : d’une précarité à l’autre
 
Arguant de l’allongement de la durée de vie et de la nécessité de sauver le financement des retraites par répartition, le Premier Ministre a présenté le 27 août un projet de réforme dont le poids reposera une fois de plus sur les salariés et, doublement, sur les chômeurs.  
 
La future réforme prévoit l’allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein : c’est la double peine pour les chômeurs et précaires. Leurs revenus, insuffisants et marqués par la précarité du travail seront encore dégradés à la retraite.
 
 Le nombre de retraités sexagénaires occupant un emploi a doublé depuis 2006. 50% d’entre eux déclarent travailler car leur retraite « ne suffit pas pour vivre.»  Qu’en sera-t-il des chômeurs qui ne cotisent pas leurs trimestres ? Voire, s’ils sont allocataires du RSA, qui les perdent purement et simplement ?
 
Allonger la durée de cotisation, c’est nier que l’espérance de vie en bonne santé se dégrade en France, notamment pour les femmes, les personnes les moins qualifiées et les précaires. Cette tendance n’est pas prête de s’inverser, alors que l’on poussera toujours plus de personnes dans la précarité, et que les plus âgés seront forcés de trouver une activité rémunérée – si activité il y a – pour améliorer le quotidien, et sous réserve d’avoir le droit de cumuler des revenus du travail avec une pension de retraite, ce dont sont exclus aujourd’hui les allocataires de l’ASPA. 
 
Allonger la durée de cotisation, c’est favoriser le chômage des seniors, qui, n’ayant pas cotisé assez, devront survivre grâce aux minima sociaux et aux petits boulots. C’est remplacer le déficit des retraites par le déficit de l’UNEDIC et des caisses de solidarité.
 
Nous dénonçons cette réforme qui créera toujours plus de précarité. Nous exigeons que nos propositions soient prises en compte, seules à même de garantir une retraite décente pour tous :
  • Le retour du calcul des pensions sur les 10 meilleures années et non plus sur les 25 comme actuellement. Ainsi serait mieux pris en compte le caractère discontinu des carrières, ce qui garantirait plus d’égalité des citoyens devant la retraite ;
  • Le financement des retraites assis sur la valeur ajoutée des entreprises mise alors à contribution, et non sur la seule masse salariale;
  • Le prolongement de l'indemnisation des chômeurs âgés de plus de 58 ans jusqu'à l'obtention d'une retraite à taux plein, avec le rétablissement de l’Allocation Equivalent Retraite (AER) et de la Dispense de Recherche d’Emploi (DRE) ;
  • L’augmentation de l’ASPA ;
  • L’individualisation et l’égalité des droits pour tous les retraités.
Nous manifesterons donc le 10 septembre avec tous ceux qui veulent une autre réforme des retraites, qui soit à la hauteur des défis qui se posent à notre société.  
 
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 16:32

Sondage exclusif CSA pour l’Humanité : 8 Français sur 10 inquiets quant à leur retraite.

 

C’est le nombre de Français qui se disent inquiets pour leur retraite.

Tel est l’enseignement d’un sondage exclusif réalisé par l’institut CSA pour l’Humanité à découvrir dans l'édition du lundi 9 septembre. Si certaines mesures bénéficient du soutien d’une majorité, la réforme gouvernementale est loin de convaincre les esprits, à la veille de la grande mobilisation syndicale.

Une fois de plus, ce sondage montre combien les Français sont sceptiques vis-à-vis de cette réforme, qui sera au cœur de la journée d’action organisée mardi 10 septembre par la CGT, FO, la FSU et Solidaires.

 

D’ailleurs, 42 % des Français expriment leur soutien ou leur sympathie à l’égard de ce mouvement. Un soutien plus élevé à gauche (52 %) et notamment de la part des sympathisants du Front de Gauche (75 %) que parmi ceux de droite (26 %).

 

SONDAGE EXCLUSIF : 61% des Français approuvent la manifestation contre la réforme des retraites

 

Interrogés par OpinionWay dans le cadre du baromètre metronews-Clai-LCI, les Français jugent à 61% que la journée nationale d'action contre la réforme des retraites, à laquelle plusieurs organisations syndicales appellent mardi, est justifiée.

En mettant sur pieds sa réforme des retraites, le gouvernement a soigneusement évité les mesures susceptibles de cristalliser les mécontentements et de déclencher un vaste mouvement social. Mais son texte pourrait bien de ne pas passer comme une lettre à la poste.

Interrogés par OpinionWay sur leur soutien à la mobilisation de mardi, à laquelle appellent plusieurs syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires) appellent, les Français sont 61% à considérer ce mouvement comme justifié - pour 27% il l'est "tout à fait", pour 34% "plutôt", contre 39% qui jugent le contraire, 25% répondent "plutôt pas", et 14% "pas du tout".

L'épreuve de la rue s'annonce donc tendue pour le projet de loi, qui sera présenté en conseil des ministres le 18 septembre.

"Un risque très clair" "C'est un soutien supérieur à celui que nous enregistrions avant les grandes manifestations contre la réforme Fillon de 2010", souligne Bruno Jeanbart, directeur général adjoint d'OpinionWay.

Pour le politologue, "il y a un risque très clair pour François Hollande de mécontenter fortement sur ce sujet, en particulier sa base électorale qui y est sensible".

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:21
Impôts : la contre-révolution conservatrice de Moscovici (Mediapart)
05 septembre 2013 | Par Laurent Mauduit - Mediapart.fr

C’est vraiment une politique fiscale injuste que dévoile, jour après jour, le gouvernement socialiste. Tournant le dos à la grande réforme promise pendant la campagne présidentielle pour instiller un peu d’équité dans un système qui, au fil des ans, est devenu gravement inégalitaire et avantage surtout les hauts revenus, les ministres des finances et du budget, Pierre Moscovici et Bernard Cazeneuve, ont à l’évidence une stratégie cachée. Annonçant au compte-gouttes leurs mesures nouvelles pour 2014, ils préparent, mais sans le dire publiquement, un immense transfert de charges à l’avantage des entreprises, y compris des plus grandes, et au détriment des contribuables, y compris les plus modestes. En somme, en lieu et place de la « révolution fiscale » promise par François Hollande, c’est une contre-réforme qui prend forme. Et qui plus est, dans les pires des conditions, car le gouvernement ne joue pas cartes sur table et n’affiche pas clairement ses intentions. Disons-le brutalement : il y a même une part de duperie dans la façon dont les dernières mesures ont été annoncées.

Revoyons en effet le film fiscal auquel nous avons assisté depuis l’alternance, et celui qui s’est brutalement accéléré depuis le milieu de l’été.

D’abord, il y a eu la phase I, si l’on peut dire : sitôt installés aux commandes, au lendemain de l’élection présidentielle, les socialistes ont immédiatement oublié qu’ils avaient effectivement promis au pays une grande « révolution fiscale », visant à réintroduire de la progressivité dans le système français des prélèvements, système qui est devenu dégressif et qui avantage les plus riches. Cette révolution devait notamment prendre la forme d’une fusion de l’impôt sur le revenu et de la Contribution sociale généralisée (CSG). (Lire : Mais où est donc passée la révolution fiscale ?) Résultat : la grande réforme n’a pas même été évoquée par Jean-Marc Ayrault, en juillet 2012, lors de sa déclaration de politique générale. Et dans la foulée, le gouvernement a décidé, à l’automne 2012, de maintenir en l’état les « niches fiscales » les plus scandaleuses, celles qui profitent aux plus hauts revenus au travers des systèmes de défiscalisation dans les DOM-TOM ou le cinéma. (Lire Le cadeau injustifiable que vont garder les ultra riches.)

Dans la même logique, le gouvernement a aussi oublié la promesse qu’il avait faite de rétablir l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dans l’état où il était avant que Nicolas Sarkozy ne le vide comme un gruyère. Car, pour finir, il a été décidé que le seuil de déclenchement de l’ISF resterait fixé à 1,3 million d’euros de patrimoine, contre 800 000 euros auparavant, conformément à la réforme sarkozyste, et que le taux supérieur de 1,8 % ne serait pas rétabli.

Ensuite, il y a eu la phase II : celle non plus de l’oubli des promesses électorales, mais celle des reniements. Cela a pris la forme, à l’hiver 2012-2013, de l’annonce de ce soi-disant choc de compétitivité, au terme duquel il a été décidé que 20 milliards d’euros seront apportés aux entreprises sous la forme d’un crédit d’impôt et que les ménages seraient mis à contribution pour financer le dispositif.

Avec le recul, cette réforme apparaît encore beaucoup plus importante – et plus grave – qu’on a pu, sur le moment, le penser. (Lire Economie : Hollande se renie et copie Sarkozy.) D’abord, à cause des caractéristiques mêmes de la réforme, pour le moins injustes, qui ont été à l’époque dévoilées. On sait en effet, comme Pierre Moscovici l’a encore répété récemment devant les patrons du Medef (lire Ce que révèle le tango d’amour Moscovici-Gattaz), que ces cadeaux fiscaux seront « sans contrepartie ». En clair, les groupes du CAC 40 pourront tout bonnement abonder encore un peu plus les dividendes qu’ils servent à leurs actionnaires. Le même Pierre Moscovici a aussi annoncé la semaine passée – les bras vous en tombent ! – que le cadeau sera offert « sans contrôle fiscal » – avis à ceux qui pourraient être tentés par la triche !

Et, pour financer ce dispositif, le gouvernement a, à l’époque, annoncé qu’il prendrait différentes mesures à la charge des ménages ou des consommateurs, dont une majoration de certains des taux de TVA, à compter du 1er janvier 2014. En clair, les socialistes, qui critiquent de très longue date la TVA au motif qu’il s’agit d’un impôt parmi les plus injustes pesant relativement plus sur les bas revenus que sur les hauts, ont fait l’exact contraire de ce qu’ils avaient promis. Eux qui avaient dénoncé avec virulence – et à juste titre ! – la hausse de la TVA, décidée au début de 2012 par Nicolas Sarkozy, ont choisi finalement de poursuivre le même projet, sous des modalités à peine modifiées.

Mais avec le recul, peut-être n’avait-on pas deviné – le gouvernement n’a certes rien fait pour nous éclairer sur ses véritables projets – que cette première réforme, visant à organiser un gigantesque transfert de charges à l’avantage des entreprises et au détriment des salariés, ne serait qu’une première étape. Et que ce transfert, économiquement contestable et socialement très inégalitaire, allait être amplifié par de nouvelles réformes.

 

Tour de bonneteau au détriment des familles

Car c’est précisément ce qui est en train d’advenir, dans cette phase III que nous sommes en train de vivre : sans le dire vraiment, le gouvernement est en train d’accélérer cette très injuste politique. La contre-réforme conduite par les socialistes, la voilà : dans une logique ultra-libérale, le gouvernement est en train de donner raison au patronat sur la quasi-intégralité de ses demandes et tend à faire peser sur les salariés et les consommateurs l'intégralité des efforts fiscaux. Dans la période récente, aucun gouvernement, même de droite, n'avait conduit une politique à ce point en sens unique.

Examinons en effet les tours de bonneteau de ces derniers jours : on aura tôt fait de discerner que c’est la même politique de transferts de charges qui se poursuit. Quand il a annoncé sa réforme des retraites, à la fin du mois d’août (lire Retraites : vive le capital ! A bas le travail !), Jean-Marc Ayrault s’est, certes, gardé de le dire. Dans l’affichage des mesures, il a même eu un souci apparent d’équilibre puisque au titre des hausses de cotisations retraites annoncées, employeurs et salariés ont été logés à la même enseigne, avec à la clef une progression de 0,3 % de leurs cotisations, soit un effort à terme de 3,2 milliards d’euros pour les uns comme pour les autres.

Mais dans la foulée de l’annonce de ces mesures, on a appris le même jour que, en fait, la hausse des cotisations retraite pour les employeurs, pourrait être compensée partiellement. Au soir de l’annonce de ce plan, on n’avait donc guère qu’une certitude : au moins, les entreprises auraient à leur charge une partie du financement de l’un des volets de la réforme des retraites, celle qui a trait à la pénibilité.

Or, en fait, au fil des jours suivants, on a découvert que le gouvernement s’était bien gardé de révéler le fin mot de l’histoire. D’abord, la promesse a été faite au patronat que même le volet pénibilité de la réforme des retraites ouvrirait droit pour lui à une compensation. C’est l’AFP, le vendredi 30 août, par une dépêche diffusée à 12 h 51, qui l’a suggéré : « Le président du Medef Pierre Gattaz a affirmé vendredi avoir obtenu du gouvernement un "engagement oral" que les coûts découlant de la création d’un compte de pénibilité en 2015 seraient compensés pour les entreprises. "J’ai eu un engagement oral que la pénibilité sera aussi prise en compte dans cette compensation", a déclaré vendredi sur RTL le président de la principale organisation patronale française". »

Mais la veille, jeudi 29 août, lors des universités d’été du Medef, le ministre des finances, Pierre Moscovici, avait lui-même levé un coin du voile sur les vrais projets du gouvernement. Dans son intervention (que l’on peut retrouver ici), il avait en effet annoncé aux patrons que la hausse de leurs cotisations retraite « sera intégralement compensée par une baisse des cotisations famille ». Intégralement ! En clair, la réforme des retraites sera intégralement à la charge des salariés, et pas le moins du monde à la charge des entreprises, ni de leurs actionnaires…

Et qui paiera cette baisse des cotisations famille patronales, si généreusement annoncée par Pierre Moscovici ? Sur le moment, le ministre des finances s’était bien gardé de dévoiler le pot aux roses, même si on pouvait déjà deviner le tour de bonneteau en préparation. Mais maintenant, on sait précisément à quoi s’en tenir : encore et toujours, ce sont les ménages qui vont financer ces cadeaux dispendieux faits aux entreprises, avec pour elles de simples effets d’aubaine en perspective, mais aucun effet prévisible sur l’emploi ou l’investissement.

C’est le journal Les Échos de ce jeudi qui donne la clef du mystère. Il révèle en effet que près de 500 millions d'euros devraient être économisés sur les niches fiscales pour frais de scolarité dans le cadre du projet de loi de finances pour 2014. L’exécutif compte également supprimer la niche bénéficiant aux familles ayant des enfants scolarisés dans le supérieur. Explication du quotidien : « Dans le cadre de la réforme des prestations familiales, le gouvernement avait annoncé début juin son intention de supprimer la niche concernant les élèves scolarisés dans le secondaire. Montant affiché alors de l’économie : 235 millions d’euros (…)  Selon les documents budgétaires, la niche bénéficiant aux enfants scolarisés au collège et au lycée concerne 2,2 millions de ménages. Pour ceux-là, l’impôt sur le revenu devrait augmenter en moyenne de 12 euros par mois. »

Mais le journal poursuit en expliquant que le gouvernement a finalement décidé d’amplifier la mesure : « À la recherche d’argent, l’exécutif a toutefois décidé au cours de l’été d’élargir le champ de la mesure. La réduction d’impôt concernant les enfants scolarisés dans l’enseignement supérieur, dont bénéficient 1,15 million de ménages, devrait du coup être elle aussi supprimée. Avec, à la clef, 210 millions d’euros de recettes supplémentaires, portant le total de la somme à 445 millions d’euros, pour la suppression de ces deux avantages fiscaux. » Conclusion des Échos : « Pour les familles concernées, la suppression de ces deux niches se traduira bien par une hausse de l’impôt sur le revenu. Qui s’ajoutera au milliard d’euros de recettes supplémentaires attendues de l’abaissement de 2 000 à 1 500 euros du plafond de l’avantage lié au quotient familial. »

Et où ira cette somme qui sera prélevée dans la poche des familles qui ont à financer les études de leurs enfants, lycéens ou étudiants ? Nous y voilà ! Le journal donne le fin mot de l’histoire : « Le rendement de la suppression des deux niches sera affecté au financement de la branche famille. »

Et tout ce projet est à l’évidence très avancé puisque le ministre délégué au budget, Bernard Cazeneuve, n’a pas souhaité démentir les informations du quotidien. En creux, il les a même validées, puisque, interrogé sur la possible suppression de ces deux avantages fiscaux consentis aux familles, il s’est juste borné à annoncer des mesures d’accompagnement : « Le gouvernement mobilisera les moyens pour accompagner de façon significative les étudiants et notamment les plus défavorisés », a-t-il juste relevé. A la chaîne Public Sénat, le président de l'Unef, Emmanuel Zemmour d'ailleurs indiqué ce jeudi que le syndicat étudiant avait obtenu la « confirmation officielle » de la remise en cause de cet avantage fiscal dans le cadre du budget 2014.

CQFD ! C’est donc bel et bien un gigantesque transfert de charge au détriment des ménages que le gouvernement veut poursuivre, mais sans l’afficher ouvertement. Un transfert de charges en catimini dont on devine par avance les immenses dangers : il risque de gonfler les profits des grandes entreprises, mais ni l’emploi ni l’investissement ; et dans le même temps, il risque de pousser encore à la baisse un pouvoir d’achat des salariés qui enregistre actuellement une baisse historique depuis 1984.

Voilà ce qu’incarne aujourd’hui Pierre Moscovici, le ministre du Medef : une politique fiscale authentiquement conservatrice.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:00

Des communistes mobilisés face à l'urgence sociale.  

  

Les adhérents du PCF Morlaix étaient réunis ce vendredi 5 septembre pour leur Assemblée Générale de rentrée. Daniel Ravasio, le secrétaire de section, a ouvert la réunion en rappelant que l'augmentation du patrimoine des cent premières fortunes en 2012 correspondait au déficit des retraites prévu pour 2020. Il a regretté que « la nouvelle frontière » dessinée par François Hollande, auquel serait censé devoir se rallier le peuple de gauche, soit la baisse du coût du travail pour satisfaire le Medef, le grand marché transatlantique et une politique va t-en guerre. Les militants ont constaté que chez les citoyens, c'était la déception, la colère, le rejet de la politique en général et pas seulement du pouvoir qui progressaient de manière très inquiétante.

Cela s'explique bien sûr par la trahison des promesses, par l'érosion du pouvoir d'achat des couches moyennes et populaires, leur sentiment de déclassification.

Plus que jamais, les communistes sont conscients de leurs responsabilités : être sur le terrain, au contact des gens, pour montrer qu'il y a de l'argent pour le développement humain, la satisfaction des besoins sociaux, et que seule la rupture avec les politiques inégalitaires et anti-démocratiques portées au niveau de l'Union Européenne et l'affrontement vis à vis du monde de la finance peuvent conduire à reprendre le chemin du progrès social après des décennies de renforcement de l'exploitation capitaliste.

La bataille contre une réforme des retraites injuste, qui aggrave les réformes Fillon de 2003 et 2010, sera décisive pour transformer le désarroi et la colère en moteur de transformation sociale. Avec le Front de Gauche, les communistes seront mobilisés pour faire échec à cette réforme qui ruine des années de luttes sociales du mouvement ouvrier et contredit les fondamentaux de la gauche.

Prenant acte de la politique très droitière du président Hollande et du gouvernement PS, politique que nous voulons changer et pas simplement infléchir ou modifier, les communistes du Pays de Morlaix ont décidé de construire des listes autonomes du Front de Gauche au premier tour des municipales partout où cela serait possible, et en particulier à Morlaix, tout en gardant l'objectif de battre la droite pour mettre en oeuvre des politiques de progrès utiles aux citoyens.

Nos candidats et nos élus porteront des ambitions démocratiques, sociales et écologiques fortes pour développer la gratuité, l'accès de tous aux biens essentiels, à la culture et aux loisirs, les services publics, le transport en commun, la participation citoyenne à la vie communale et intercommunale. Ils chercheront à incarner un contre-pouvoir à l'austérité, qui se traduit par l'asphyxie financière des collectivités locales, qui voient leurs dotations d'État réduites de manière drastique alors que les besoins de la population augmentent avec la crise.

Le renforcement de la souveraineté populaire, avant et après les élections, sera notre boussole.  

Le débat en AG a aussi porté sur l'éco-taxe, inspirée par des considérations écologiques légitimes mais qui n'a pas été préparée par un développement signatificatif des capacités de frêt ferroviaire pour offrir une alternative aux entreprises, ainsi que sur la situation de l'agro-alimentaire (GAD, DOUX, Tilly, Marine Harvest), la dégradation des conditions de travail et d'accueil dans les hôpitaux, les maisons de retraite, l'urgence d'un plan d'envergure nationale pour garantir le droit à l'autonomie des personnes âgées et faire face aux besoins énormes de personnels, de formations de structures adaptées.    

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 15:57
 Report de la suppression de la trésorerie de Plouigneau: la mobilisation paie!
  
" Nous avons appris que la suppression des trésoreries de Plouigneau et de St Thégonnec, et peut-être même celle prévue à Plouescat, d'abord programmée pour janvier 2014, allait au minimum être reportée d'un an.
C'est un premier résultat encourageant de la lutte de la population, des élus locaux, des syndicats et du Front de Gauche, qui avait mobilisé pour la manifestation devant la perception de Plouigneau le 26 juin et réuni plusieurs centaines de signatures sur sa pétition citoyenne à Plouigneau début juillet.
Nous ne baissons pas la garde et ne tombons pas dans l'angélisme. Il est probable que les postes qui ne sont pas rendus ici le seront ailleurs, comme dans un jeu de vase communiquant auquel nous ont habitué les plans de réorganisation du service public conduits par des gouvernements socialistes ou de droite – de la LOLF à la MAP, en passant par la RGPP.
Ce sont ces logiques libérales et purement comptables qui fragilisent le service public qu'il faut remettre en cause globalement, afin de faire passer les besoins sociaux avant le dogme du moins d'État.
Néanmoins, ce recul de l'administration fiscale montre que le refus de se résigner paie quand l'essentiel est en jeu: la décentralisation, l'aménagement du territoire, le service public de proximité " .
 
front de Gauche Morlaix
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:03
43 ans de cotisation, des pensions réduites, un boulevard pour les retraites par capitalisation : non merci!  
 
Les militants du Front de Gauche seront sur le marché de Morlaix de 9h à 12h le samedi 7 septembre pour échanger avec les habitants sur la réforme des retraites.
La  réforme du gouvernement s'inscrit dans le cadre des politiques de régression sociale imposées au niveau européen pour satisfaire les exigences des financiers.
Au nom de la baisse du "coût du travail", le patronat verra sa contribution au financement de la protection sociale réduite de manière importante.
Nous rejetons un nouvel allongement de la durée de cotisation.
Seuls le retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, le financement des retraites par une politique de l'emploi tournant le dos à la rigueur et faisant du partage du travail une priorité, une contribution du capital et le relèvement des cotisations patronales, seraient des mesures de gauche, "justes et équilibrées". 
Ensemble, le mardi 10 septembre, nous devons être très nombreux à faire grève à l'appel des syndicats et à manifester à 11h sur la place de la mairie à Morlaix, afin de placer les députés de la majorité face à leurs responsabilités et de faire reculer le gouvernement.  
Une autre politique économique est possible, à condition de ne pas se résigner.
 
Communiqué du FRONT DE GAUCHE du PAYS DE MORLAIX envoyé à la presse le Mercredi 4 septembre 2013.
 
front de Gauche Morlaix
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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 08:58

 

RETRAITE A 60 ANS A TAUX PLEIN : UN CHOIX DE SOCIETE

 

En apparence, les propositions du Gouvernement peuvent sembler sans douleur et de peu d'importance. En réalité, elles restent dans la même logique que toutes les réformes depuis vingt ans : reculer l'âge de départ, augmenter le nombre de trimestres donnant droit à une retraite complète, réduire les pensions, et faire des cadeaux aux entreprises, surtout aux plus grandes.

 

Quelques mensonges, diffusés à longueur de temps dans la plupart des journaux, des radios, et à la télé, visent à faire croire qu'on ne peut pas faire autrement :

 

"On vit plus vieux, alors il faut bien travailler plus longtemps…". Non ! C'est le contraire ! C'est parce que les retraites existent, que la durée du travail diminue, et que la Sécurité Sociale existe, que l'on vit plus longtemps. Si l'on repousse à 68 ans l'age donnant droit à une retraite complète pour les jeunes générations d'aujourd'hui, une chose est sûre : il vont beaucoup souffrir au travail, et vivront moins longtemps que leurs parents.

 

"Il y a de moins en moins de cotisants actifs pour un retraité…". C'est exact, mais c'est le cas depuis le début des systèmes de retraite ! Et ça a été possible parce que l'efficacité du travail, les richesses produites et les salaires ont considérablement augmenté depuis 1945. Il a donc été possible d'augmenter les cotisations sans faire perdre du pouvoir d'achat aux actifs. Cela est toujours possible demain…à condition d'avoir une politique économique qui aboutisse à une croissance intelligente et au plein emploi.

 

"Il n'y a plus d'argent, les retraites coûtent trop cher…". Si, il y a de l'argent, les bénéfices des très grandes entreprises, en France et ailleurs, n'arrêtent pas d'augmenter depuis trente ans, et les dividendes versés à leurs actionnaires explosent. Pourquoi la fiscalité n'en prélève-t-elle qu'une partie de plus en plus faible, ce qui est la source principale de tous nos déficits, au lieu de s'en servir pour favoriser des activités nouvelles, construire des logements et réorienter vers le marché intérieur des secteurs en difficulté comme l'agro-alimentaire ?

Il y a plus de trois millions de chômeurs qui ne demandent qu'à cotiser !

 

Tuer la répartition au profit de la capitalisation: à la suite de toutes les réformes précédentes, celle du gouvernement Ayrault vise à saboter petit à petit notre système public de retraites par répartition, système de solidarité collective, géré par la Sécurité Sociale, pour permettre aux assurances et banques privées de mettre en place des "fonds de pension" qui vendront des contrats de retraites individuelles par capitalisation, en se metttant dans la poche des profits garantis à long terme, déguisés en "frais de gestion".C'est ce que voulait déjà faire Strauss-Kahn, quand il participait au gouvernement Jospin : il avait baptisé ça "fonds de pension à la française"…Les dirigeants du PS changent, mais leur objectif reste peu différent de celui de l'UMP .

 

Pourtant, il faut savoir que partout où ces "fonds de pension" existent (Japon, USA, Royaume-Uni en premier lieu), ils sont en difficulté, même ceux gérés par des multinationales, n'arrivent plus toujours à boucler leurs fins de mois, et ne garantissent plus aucun montant de retraite. Leur logique, c'est : donnez-nous votre épargne pendant quarante ans, et vous verrez bien ce que vous aurez à la sortie… Après cela, on nous présente comme des explois enviables ces salariés anglais, américains ou japonais qui travaillent encore à 80 ans pour compléter leur retraite de misère ! De qui se moque-t-on ?

 

Alors, nous disons : non ! Pas un € de moins pour les retraités, pas un trimestre de plus pour les actifs, et retour progressif au droit de partir en retraite à soixante ans pour tous !

 

Pourquoi ?

Parce que c'est possible, en renonçant à l'austérité que la Commission Européenne et la plupart des gouvernements européens nous présentent comme la seule politique possible, au nom de la compétitivité des entreprises et de la soi-disant nécessité de baisser le coût du travail.

S'il faut, partout en Europe, baisser le coût du travail au niveau des salaires de l'agro-alimentaire en Allemagne ou en Pologne, où allons-nous ? Les salariés de GAD, de TILLY et de MARINE-HARVEST ont déjà compris la stupidité d'un tel choix : des salaires divisés par deux ou par trois, ou le chômage !

Mais Hollande, Ayrault et la plupart de ses ministres ne l'ont pas encore compris, eux qui promettaient de s'opposer au "monde de la finance" et de réorienter l'Europe. Ou alors, ils mentaient, et savaient déjà qu'ils signeraient dès septembre 2012 le Traité Merkel-Sarkozy instaurant l'austérité budgétaire partout, qu'ils attaqueraient le Code du Travail dès janvier 2013 sous les applaudissements du MEDEF, et qu'ils trahiraient leurs promesses sur les retraites de l'automne 2010, quand ils manifestaient avec nous contre la réforme Sarkozy.

 

La France peut casser la dérive libérale de l'Europe.

Qu'ils ne disent pas : La France ne peut rien faire seule, nos "partenaires européens" ne nous suivraient pas, nous devons conserver la confiance des "marchés financiers"pour financer notre dette…

Si, nous pouvons faire quelque chose. Ce sont les autres qui ne peuvent rien faire sans nous ! La France n'est pas un petit pays en Europe. Regardez la carte : nous sommes au milieu des activités les plus importantes, les échanges de marchandises se font en passant par chez nous, les autres viennent en vacances chez nous ou en passant par chez nous…Nous avons donc des moyens de négociation, nous pouvons remettre les pendules à l'heure en Europe, exiger une Europe où les règles sociales (salaire minimum, retraite, assurance maladie…) convergent vers le haut, pas vers le bas, exiger une Europe qui ne soit pas une passoire pour tous les produits venant de pays où aucune règle sociale n'existe.

 

En clair : le but de la vie en société, ce n'est pas d'un côté la hausse des profits pour une petite minorité, et de l'autre l'austérité à vie, la précarité ou le chômage pour le peuple, comme on le constate depuis maintenant une trentaine d'années.

Ce n'est pas ça, la République !

La République, c'est le devoir de travailler, mais aussi le droit à un emploi, la solidarité, la Sécurité Sociale, dont fait partie notre système de retraite par répartition.

 

Alors, manifestons aujourd'hui notre opposition au projet de réforme Ayrault, exprimons-nous pour une Europe sociale, au mois de mai prochain, lors des élections européenne, et regroupons-nous dès maintenant pour préparer le combat contre l'Europe des capitalistes.

 

C'est ce que vous propose de Front de Gauche du Pays de Morlaix.

 

Hervé Penven, Front de Gauche Morlaix.

30 août 2013 

 

front de Gauche Morlaix

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 07:03

Selon Washington, toutes les options sont sur la table concernant la Syrie. Cependant, plus les heures passent, plus c'est l'option d'une intervention militaire de quelques puissances, dont la France, qui se précise.

L'escalade de la confrontation militaire provoquée par le régime syrien suscite de très graves inquiétudes.
Les bombardements à l'arme chimique, dont la responsabilité est attribuée au régime de Bachar Al Assad, ont fait franchir un pas spécifique et particulièrement criminel dans l'horreur. Il faut encore que toute la lumière soit faite sur ces bombardements… Mais les États-Unis, qui auraient déjà formé près de trois cents combattants de commandos pour l'ASL (armée syrienne libre) au cours de ces dernières semaines, ont maintenant renforcé leur flotte de guerre armée de missiles de croisière en Méditerranée.

La crise syrienne est devenue dans les faits une crise géo-politique internationale. Le bilan de cette confrontation est effroyable : environ 100 000 morts, plusieurs millions de réfugiés dont un million d'enfants, un pays dévasté, des villes en cours de destruction, une société pulvérisée par une violence et des affrontements internes directement soutenus par des États et différents acteurs politiques de la région. Il faut arrêter ça ! Les affrontements avaient déjà franchi le seuil de l'inhumanité avec des exactions d'une sauvagerie rarement égalée, comme ces civils égorgés vivants par des groupes salafistes se situant dans l'opposition.

Aujourd'hui, une intervention militaire de Washington et de ses alliés constituerait un degré supplémentaire dans l'inacceptable, dans cette escalade sans issue. Bombarder la Syrie serait ajouter la guerre à la guerre. Avec les risques rarement égalés d'un embrasement au Moyen-Orient, notamment d'une explosion du Liban où les attentats, les représailles et les vengeances se succèdent.

Laurent Fabius, qui prétend faire de la France "une puissance repère", appelle hier à une réaction de force. Il dit aujourd'hui que la solution "reste politique"... La France doit maintenant parler clair et prendre une forte initiative.

Le Parti communiste français appelle les autorités françaises à prendre l'initiative d'une réunion au sommet des belligérants et des principales puissances impliquées, les États-Unis et la Russie bien sûr, mais aussi la Turquie et l'Iran, afin de définir les conditions d'un arrêt de l'escalade dans la confrontation militaire, et d'une transition démocratique en Syrie. Il faut reprendre l'esprit et l'ambition de la deuxième conférence de Genève qui aurait dû tracer la voie d'une telle solution il y a déjà des mois. Il faut aussi obtenir l'engagement du Secrétaire général de l'ONU pour que l'exigence d'une solution politique l'emporte contre les menaces qui pèsent sur la sécurité internationale.

Chacun doit maintenant mesurer sérieusement la responsabilité qu'il doit prendre. Il y a urgence

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