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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 07:22
Plounéour, à gauche naturellement présente ses candidats
Plounéour-Ménez - 24 Février 2014
  • De gauche à droite : Clotilde Roux, Alain Bodilis, Marie-José Goanisson, Alain Rebours, Valérie Hamery, David Corre, Nathalie Mer, Jean-Michel Parcheminal (tête de liste), Olivier Kermoal, Pauline Lachiver-Kergoat, Stéphanie Morvan, Sébastien Marie, Jeannette Croguennec, Jean-Claude L'Huriec, Patrick Ewen.

    De gauche à droite : Clotilde Roux, Alain Bodilis, Marie-José Goanisson, Alain Rebours, Valérie Hamery, David Corre, Nathalie Mer, Jean-Michel Parcheminal (tête de liste), Olivier Kermoal, Pauline Lachiver-Kergoat, Stéphanie Morvan, Sébastien Marie, Jeannette Croguennec, Jean-Claude L'Huriec, Patrick Ewen.

Dimanche en fin de matinée, Jean-Michel Parcheminal a présenté sa liste Plounéour, naturellement à gauche. Après trois mandats, dont deux en qualité d'adjoint, le 1er adjoint sortant du maire Ernest Géerec, qui ne représente pas à sa succession, Jean-Michel Parcheminal part à la conquête de la mairie avec une équipe renouvelée à 50 %, « soit sept conseillers sortants », précise-t-il.

Émanant de la majorité municipale et soutenue par le maire sortant, Ernest Géerec, « mon équipe partage les valeurs des composantes de la gauche plurielle et citoyenne. Mais il n'est pas nécessaire d'être carté », précise la tête de liste. L'équipe aura pour fil conducteur, d'améliorer le cadre de vie, de renforcer les services à la population, de soutenir et de dynamiser l'économie, l'agriculture et le tourisme. Tout en favorisant la solidarité et les liens entre les générations. « Ces axes d'action seront menés dans le cadre d'une démarche participative avec les Enéourriennes et Enouriens et d'une maîtrise des dépenses communales », précise-t-il en guise de feuille de route.

Les colistiers

Jean-Michel Parcheminal, 64 ans, retraité de la Poste, 1er adjoint sortant, tête de liste ; Alain Bodilis, 58 ans, maître d'oeuvre en bâtiments, conseillé délégué sortant ; David Corre, 44 ans, animateur, conseiller sortant ; Jeannette Croguennec, 63 ans, sans profession ; Patrick Ewen, artiste de spectacle, 66 ans ; Marie-Josée Goarnisson, 54 ans, agricultrice, conseillère sortante ; Valérie Hameury, 48 ans, secrétaire, conseillère sortante ; Olivier Kermoal, 40 ans, menuiser charpentier ; Pauline Lachiver-Kergoat, 27 ans, infirmière ; Jean-Claude L'Huriec, 42 ans, artisan électricien, plombier, chauffagiste ; Sébastien Marie, 43 ans, agent général d'assurances ; Nathalie Mer, 37 ans, assistante en ressource humaine, conseillère déléguée sortante ; Stéphanie Morvan, 37 ans, responsable contrôle qualité ; Alain Rebours, 53 ans, psychanalyste ; et Clotilde Roux, 42 ans, aide à domicile, conseillère sortante. Candidats à Morlaix communauté, deux délégués et un(e) suppléant(e) : Jean-Michel Parcheminal, Clotilde Roux, Sébastien Marie.

http://www.ouest-france.fr/plouneour-gauche-naturellement-presente-ses-candidats-1958801

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 21:21

On est fatigué par son samedi de manif mouvementée à Nantes, le quotidien du travail et la campagne municipale à Morlaix mais quand on lit avant de se coucher l'éditorial du jour de Ouest-France, commis une nouvelle fois par Michel Urvoy, le thuriféraire de Dominique Strauss-Kahn, toujours préposé au service de communication du PS version sociale-libérale, on retrouve juste assez d'énergie et de colère pour dénoncer l'imposture de la version que le gouvernement et les médias au service du Système et du Patronat donnent de la manifestation du 22 février dernier.

Son édito a pour titre "Le droit contre la force". On dirait presque une fable de la Fontaine, et comme dans la Fable bien faite pour prévenir les agneaux que nous sommes, contrairement à l'éditorialiste qui voudrait nous mener en bon berger indulgent pour nos étourderies, le droit est du côté du loup. 

En effet, qui détient la force selon M.Urvoy?

L'Etat, Manuel Valls et ses milliers de CRS casqués et munis de matraques, ses hélicoptères anti-émeutes, ses grenades lacrymogènes, ses canons à eau? Vinci et ses milliards de dividendes pompés sur l'argent du citoyen? Ayrault et Hollande, coincés dans leurs postures de clowns tristes et emmurés dans leurs châteaux loin de la rumeur de la foule en colère?

Non, ce sont les Zadistes, ces jeunes sans foi ni loi qui ne reconnaissent pas les valeurs sacrées de Monsieur Urvoy, celles de tous les bourgeois repus des paroles de Brel: ORDRE, SOUMISSION, PROPRIETE PRIVEE, POLICE.

Le "droit", c'est celui dont peuvent se prévaloir les bétonneurs de Vinci et du Gouvernement pour saccager le bocage nantais et continuer à produire toujours plus de CO2 pour les besoins de quelques entreprises (multinationales du BTP, banques, commerce international, spéculateurs immobiliers) et dit-il, "des six millions d'habitants d'habitants qui vivent dans la zone de chalandise de Notre-Dame-des Landes"?

Entendez-vous comme moi? La Bretagne "transformée en zone de chalandise" et ces gens "sérieux", abonnés aux dîners patronaux et aux cercles du pouvoir, qui voudraient être nos maquignons. Non merci, notre Bretagne n'est pas à vendre. 

Monsieur Urvoy est du côté du droit, de l'état de droit, entendez dans sa bouche, du côté de la matraque. 

Samedi, même si je ne me suis pas aventuré trop près de l'action, je n'ai pas vu beaucoup de CRS respecter "l'intégrité physique des personnes et des biens".

Même des vieux se sont fait frappés et intoxiqués par leurs lacrymos.

Par contre, aucun policier le long du cortège pour prévenir et empêcher la casse, les incendies d'engins de travaux.

Le prétexte était trop beau!

Pour bastonner, certes, mais ça ne n'est qu'un détail.

Pour salir le mouvement d'opposition à l'aéroport et au type de mode de développement et de société que ce projet majoritairement rejeté désormais par les citoyens français, symbolise.

Tous les médias se sont mis à décrire et à montrer avec un luxe de détails et de commentaires alarmistes et indignés les dégradations qui ont été commises à Nantes...

Voyez le contraste avec les évènements d'Ukraine où le droit était forcément du côté des manifestants anti-russes, y compris quand il s'agissait de militants d'extrême-droite nationaliste. 

Aucun commentaire sur l'ampleur du dispositif policier, la responsabilité de la flambée de violence, les brutalités des CRS.

Si peu d'écho à la grande manifestation pacifique et colorée du peuple de l'Ouest contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le scénario était planifié à l'avance: décrédibiliser comme des radicaux irresponsables et violents les opposants à Notre-Dame-des-Landes. Justifier l'expulsion prochaine par la force des zadistes.

Ayrault et le préfet de Loire-Atlantique, l'ont dit d'un ton martial: la violence de Nantes samedi dernier, c'est la violence quotidienne de la ZAD. Ce ne sont pas des protecteurs de la nature, des gentils baba cools à la papa, ce sont des monstres "anarchistes", des "casseurs". Qui veut étrangler son chien le dit enragé...

Les éléments de discours et de service après-vente médiatique étaient bien rodés. La LOI doit s'imposer, celle du FRIC, de VINCI, de VEOLIA et consorts bien sûr, mais cela n'est pas dit. C'est le petit propriétaire et le bon citoyen calme et apeuré que l'on protège! 

Et bien non, notre Loi à nous, c'est celle de la raison, qui recommande la préservation de nos terres et de notre TERRE, qui nous présente le Productivisme à tout crin comme une impasse. Cela justifie la résistance à la déraison, voire la désobéissance civile.

Urvoy et Ayrault ont beau jeu de rappeler le respect des décisions des représentants élus du peuple et des règles de la démocratie, eux qui se sont assis sur le NON au traité constitutionnel européen en 2005 et qui justifient que l'on retire toujours plus de souveraineté aux citoyens.

Eux qui n'écoutent pas une majorité de Français qui voient pas l'intérêt de ce nouvel aéroport alors que Nantes-Atlantique n'est nullement saturé.    

M.Urvoy conclut: "la vraie illustration de l'Etat de droit invoqué par Jean-Marc Ayrault viendra le jour où l'éxécutif aura le courage de faire évacuer les occupants du site".

C'est drôle, avec lui, le courage, c'est toujours celui de nous taper dessus: hausse de la TVA, baisse des dépenses publiques et sociales, cadeaux sans contrepartie aux grands patrons.

C'est sûr que ces gens là n'ont pas appris le courage sur les barricades ... faisons-leur honneur, commanditer la castagne officielle de son bureau d'écrivaillon de cour, cela demande beaucoup de courage!

Ismaël Dupont.           

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 20:16
Communiqué des organisateurs de la manifestation anti-aéroport du 22
février.


La manifestation d'aujourd'hui a connu une mobilisation inégalée.

520 tracteurs, venus de tous les départements limitrophes ont été comptés, 0deux fois plus que le 24 mars 2012 à Nantes. Cela marque une implication massive du monde paysan. Les tracteurs vigilants sont prêts à intervenir sur la zad.

Il y avait 63 bus venus de toutes les régions de France, deux fois plus encore que lors de la chaîne humaine. C'est le signe d'une mobilisation nationale et de la connection entre Notre Dame des Landes et d'autres luttes contre les grands projets inutiles et imposés.

Il y avait entre 50 et 60 000 personnes, plus encore que lors de la manifestation de réoccupation du 17 novembre 2012. Il s'agit de la plus grosse mobilisation du mouvement.

Le défilé a été festif, créatif et déterminé, avec des batukadas, salamandres, tritons géants, masques d'animaux marquant le refus de la destruction des espèces protégées et des mesures dites de compensation.
Des prises de paroles et animations ont eu lieu jusqu'à 18h square Daviais.

La préfecture avait choisit de mettre Nantes en état de siège et de nous empêcher d'être visible dans le centre ville. C'est la première fois qu'on interdit à une manifestation d'emprunter le Cours des 50 Otages. Une
partie du cortège est passée par l'île Beaulieu. Une autre a essayé de passer par le trajet initialement prévu et a fait face à une répression policière violente avec tir de flashball, gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes. Cela n'a pas empêché les manifestants de rester en masse dans les rues de Nantes jusqu'à la fin.

Il existe différentes manières de s'exprimer dans ce mouvement. Le gouvernement est sourd à la contestation anti-aéroport, il n'est pas étonnant qu'une certaine colère s'exprime. Que pourrait-il se passer en
cas de nouvelle intervention sur la zad ?

Cette journée est un succès et les différentes composantes de la lutte restent unies sur le terrain. L'opposition ne fait que croître depuis 30 ans. Le gouvernement n'a pas d'autre choix que d'abandonner le projet d'aéroport !
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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 07:25

65 cars en provenance de 200 collectifs locaux anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes (dont deux affrétés par le collectif NDDL de Morlaix), 520 tracteurs, 50 000 à 60 000 personnes à défiler avec détermination et gaieté dans les rues de Nantes, arborant une grande variété de pancartes, de costumes, de masques, d'accessoires pour dire non à ce projet "Beton -Privatisation - Big Business ". La manifestation de Nantes du 22 février est incontestablement un succès, dont la toile de fond est l'évolution de l'opinion: 56% des français sont contre l'aéroport.

Le Front de Gauche et le Front de Gauche Morlaix étaient bien représentés dans cette manifestation, même si des élus régionaux communistes de Bretagne et ceux de Loire-Atlantique soutiennent ce projet au nom de leurs liens de loyauté avec le PS et d'une conception du développement économique et de l'amènagement du territoire contestable.

Nous qui étions présents à cette manifestation familiale, où l'on trouvait des ciotoyens de 2 à 90 ans, nous ne pouvons que regretter le choix qui a été fait par le pouvoir socialiste de la discréditer et de la salir en déployant un dispositif de sécurité digne des pouvoirs autoritaires les plus contestés et en engageant d'emblée les hostilités avec les militants zadistes et anarchistes.

Des détonations, des grenades lacrymogènes, des canons à eau, des coups qui pleuvent sur de jeunes manifestants. Une ville en état de siège, volontairement transformée en zone de guerilla urbaine pour jouer sur l'exaspération des nantais et le discours sensationnaliste des médias. La violence était du côté du pouvoir et d'Ayrault, un pouvoir qui montre plus facilement ses muscles devant les anticapitalistes, les défenseurs de la nature et de l'agriculture, que devant Vinci, Gattaz et consorts. 

Mais, c'est une chance pour nous, Ayrault et Hollande sont si discrédités et impopulaires qu'ils ne pourront prendre le risque d'un affrontement violent à retentissement régional et national sur la zone de bocage de Notre-Dame-des-Landes pour faire passer les bulldozers de Vinci, et cela malgré la pression des élus locaux qui craignent de perdre la face et des groupes d'intérêts capitalistes. Si la mobilisation se poursuit, nous ferons échec à ce grand projet inutile, nuisible et coûteux car, comme à Plogoff, comme sur le plateau du Larzac, c'est la lutte entre la realpolitik à courte vue et l'esprit de résistance pour les intérêts supérieurs de l'humanité qui se joue là.  

Ismaël Dupont      

 

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 18:21

La liste de rassemblement initiée par le Front de Gauche "Un bien vivre partagé à Morlaix" organise une

Réunion Publique en vue des Municipales dans le quartier de la Gare et de St Augustin

Le MERCREDI 26 FEVRIER 

à 20h au Foyer Jean Moulin (33, rue Jean Moulin)

 à la perpendiculaire de la rue du Roscoat qui remonte vers St Martin à partir de la rampe St Augustin)  

 

Ismaël Dupont et Michèle Abramovicz feront l'introduction de la réunion, de manière suffisamment concise pour permettre à tous les habitants présents de s'exprimer et de poser leurs questions sur des problématiques de quartier et sur l'avenir de Morlaix. 

 

Venez nombreux! 

Un bien vivre partagé à Morlaix - photo de Groupe 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:59

Il l'a dit: "Le pacte de responsabilité est une très bonne nouvelle. C'est, dans un pays en difficulté, le moment où on décide de construire un compromis national du même type que celui qui a existé en 1945"

(Arnaud Montebourg).   

 

Depuis la primaire socialiste de 2011, le candidat de "l'aile gauche du PS" et le chantre de la démondialisation est allé à la soupe, a mangé son chapeau et, de désillusions en remises au pas, ne craint plus non plus de vanter l'entrée des chinois dans le capital de Peugeot, prélude à de nouvelles délocalisations, ou le grand marché transatlantique. Cela a inspiré à Claude Cabanes, dans L'Humanité du 19 février, un éditorial cinglant, à la hauteur de cet imposteur: 

 

Mort d'un ministre

Monsieur Montebourg est mort. C'est une façon de parler naturellement... On ne va pas appeler à la rescousse quelque Bossuet moderne pour prononcer l'éloge funèbre devant le corps du disparu, auquel on souhaite longue vie... Non. Le mort c'est le ministre: il a été englouti corps et biens avec ses convictions affirmées à gauche, avec son oeil d'aigle sur les intentions du monde de la finance, avec sa fibre combattante, qui ont sombré dans les eaux glacées de la conversion au libéralisme absolu. On l'a compris hier matin sur France Inter: il ne restait que l'avocat! Grand expert en fleurs de rhétorique et en enfilage de perles, certes... Mais si la politique de la France ne se fait pas à la corbeille, comme disait de Gaulle, sa politique industrielle ne se fait pas au prétoire. Maître...

Evidemment, on se doutait depuis quelque temps que le ministre du redressement productif avait calé son pilote automatique sur la fréquence de l'Elysée. "Il faut douter de tout", disait Karl Marx, en latin, même de la conscience politique de M.Montebourg. Mais, tout de même, voir le président de la République et quelques-unbs de ses ministres donner "le baiser aux maîtres du monde" a laissé baba même mon voisin, électeur socialiste depuis 40 ans. Et la comparaison mise en oeuvre hier devant les micros entre le pacte Gattaz-Hollande et le chantier ouvert à la Libération par le Conseil National de la Résistance pour arracher la France à la fosse commune n'est pas digne d'un homme d'Etat.

Pourtant, les mêmes "maîtres du monde" réunis autour de la vaisselle de la République avaient lâché le morceau il y a moins d'un mois à Davos au cours du Forum économique mondial. Ils étaient convenus qu'ils avaient "fait le job": ils avaient délibérément tapé sur le clou des inégalités et transformé le fossé entre riches et pauvres en abîme. Ainsi, à table, avant la sarabande de fruits rouges, M. Montebourg aurait pu interpeller ses voisins (ses nouveaux camarades, messieurs Nestlé, Samsung, Général Electric, Siemens, etc.) sur ce fait, source infinie de vertige: 1% des hommes les plus riches de la planète possèdent l'équivalent de ce que possèdent les 99% restants, soit 110 000 milliards de dollars!

Quel appétit! Pour atteindre cette performance, ils ont asservi à leurs fins toutes les règles de la marche des sociétés et du monde. Même madame Lagarde, directrice du FMI, s'en inquiétait au mois de janvier dans les colonnes du Financial Times: "Les bénéfices de la croissance ont profité à trop peu de gens. Ce n'est pas bon pour la stabilité".

Et c'est sur ces gens là que l'on compte pour sauver la patrie? Cette allégeance du chef de l'Etat aux grandes multinationales a peut-être une signification plus large: l'élément d'une entreprise de "droitisation" du pouvoir politique et de la société française..."  

 


 


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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:46

 

AVT Louis-Aragon 399

 

La Maison de la Poésie du Pays de Quimperlé,

Les Amis de la Sardine Rient,

avec la complicité de la librairie Penn da Benn

 

vous proposent de

 

(re) découvrir Louis Aragon

à l'occasion d'une soirée d'échange et de débat avec

 

Pierre Juquin

auteur d'une récente biographie de l'écrivain « Aragon, un destin français »

publiée aux éditions de la Martinière.

 

Bernard Vasseur,

directeur de la Maison Elsa Triolet-Aragon

 

le vendredi 21 février 2014 de 19h30 à 21 h30

salle Anne Follézou

Port de Brigneau Moëlan sur Mer

 

 

entrée libre...mais on pourra participer aux frais d'organisation de la soirée !

 

 

Les Amis de la Sardine Rient Port de Brigneau 29350 Moëlan sur mer

lesamisdelasardinerient@orange.fr

renseignements/réservations :06 74 44 04 90./02 98 71 12 36

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 16:44
Marché transatlantique : c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.
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C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis. Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ». Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ? De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’Etat, en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait. Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.

 

Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA, ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses fiscales dont bénéficient des groupes comme Google. Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore. En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide », M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration commune, le réclamaient. Tout comme à « l’European américan business concil » (EABC) ou conseil des affaires Europe – Amérique qui regroupe des dizaines de grandes sociétés industrielles et bancaires et au « Transatlantic business Dialogue » qui, côté américain comme européen, réunit les principales firmes transnationales.

 

Jamais jusqu’ici, le Président de la République n’a parlé en France du projet de marché unique transatlantique à la télévision ou au cours d’une réunion publique. Voici qu’il le fait aux Etats-Unis devant M. Obama et le monde des affaires, après avoir cosigné, le jour de son arrivée sur le continent nord-américain, une tribune commune avec le président nord-américain.

 

Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes. Il poursuit plusieurs buts : tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires, alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti, les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.

 

Le second objectif de ce « marché unique transatlantique » vise, pour les pays occidentaux, à tenter de reprendre leur domination sur le monde face aux pays émergeants comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et l’Indonésie. Ce projet, c’est le marché capitaliste, avec l’OTAN comme gardien contre les souverainetés populaires. Ce projet, c’est la création d’un « marché intérieur transatlantique » contre l’existence même d’une autre construction européenne. Et pour faire accepter tout cela, pour torpiller définitivement nos services publics, pour nous faire accepter le bœuf aux hormones et les poulets au chlore ou pour accaparer toutes nos données personnelles via les géants de l’internet, ils ont inventé le missile destructeur de toute souveraineté des Etats, des Parlements et même des gouvernements : la création d’un tribunal arbitral privé où les sociétés multinationales seront juges et parties. Elles pourront attaquer les Etats quand un système de protection environnemental ou social entravera leurs intérêts. Ce serait définitivement le triomphe de la loi de l’argent contre la loi du peuple. Ce serait une dictature sans chars dans les rues, sans généraux casqués et bottés au pouvoir. Il existe déjà de tels exemples à partir d’accords de libre-échange existants. Ainsi, la firme Philip Morris porte plainte contre l’Australie, parce que ce pays restreint le commerce du tabac. Le groupe multinational Novartis poursuit l’Inde pour la contraindre à cesser la production de médicaments génériques.

 

De même, demain, si la France refusait le bœuf ou le lait aux hormones nord-américains, telle ou telle culture de végétaux modifiés génétiquement, l’exploitation de gaz de schiste, ou encore le maintien d’un salaire de base pour une durée limitée du temps de travail, des firmes multinationales pourraient poursuivre l’Etat et imposer leurs choix. C’est très grave !

 

M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces et de crispations ». Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie. Cela ressemble à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. Nous réclamons, une nouvelle fois, la transparence sur les négociations en cours. Nous demandons à F. Hollande et au gouvernement de mettre à disposition de nos concitoyens le texte du mandat de négociation de la Commission européenne, ainsi que toutes les expertises produites par chacun des ministères sur les conséquences d’un tel marché transatlantique. Nous demandons aux médias d’organiser des débats publics sur ce sujet. Chaque ville, département, région, peut voter, comme l’a fait le Conseil régional d’Ile-de-France, sur proposition des élus du Front de gauche, des motions réclamant le retrait de ce projet.

 

Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de le rejeter. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des prochaines élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour les listes soutenues par le Président de la République, ni l’abstention ou le vote d’extrême-droite ne permettront de créer un rapport de force en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 09:36

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La Suisse votait dimanche 9 février pour instaurer des quotas de migrants, à l’initiative de l’extrême droite dirigée par le milliardaire zürichois Christoph Blocher . Avec quelques voix de trop,  la « limitation » de l’immigration, a été adoptée par référendum. Le gouvernement helvétique a désormais trois ans pour proposer une nouvelle législation qui tienne compte de ce résultat. C’est un dimanche noir pour la démocratie suisse.

 

Helvètes underground

 

Avec 3% de chômeurs et chômeuses et des centaines de milliers de travailleurs frontaliers, qui viennent parce que les Suisses ne peuvent occuper tous les emplois disponibles, on aurait pu croire que la légendaire tolérance helvétique serait un antidote puissant aux thèses xénophobes. Mais le racisme distillé par l’extrême droite suisse, depuis des années, et la faible réaction des partis, notamment de droite et du centre, à cette offensive réactionnaire n’ont pas aidé à éclairer le débat.

Surtout que les politiques libérales frappent aussi là-bas avec un pouvoir d'achat en berne depuis des années, une pénurie et la cherté des logements, des attaques violentes contre les services publics notamment des transports. Et le discours antisystème, la désignation de boucs émissaires et le bruyant soutien du patronat suisse au non, de peur de la réduction des débouchés à leurs produits, ont pu aussi avoir un effet repoussoir.

La Suisse est dure pour l’immigration des salarié-es mais reste très ouverte aux capitaux et aux dépôts dans ses banques des résidents étrangers milliardaires. Les banquiers et les actionnaires, malgré leurs cris d'orfraie, sont rassurés : pas de référendum en vue sur l'augmentation des salaires ou le partage des richesses.

 

Reconquérir le droit et la solidarité

 

La mobilisation des suisses contre le racisme et contre les thèses xénophobes de l’UDC (extrême-droite) doit monter d’un cran comme y appelle le Parti suisse du travail. La majorité du peuple suisse n’est pas tout le peuple suisse et faisons confiance à celles et ceux qui continuent d’expliquer que l’étranger n’est pas l’ennemi intérieur.

 

Ce sont bien ceux qui se servent des banques pour cacher leur magot douteux, qu'ils pillent jour après jour dans les poches des salariés du monde entier, qui sont à blâmer. N’oublions jamais que l’immense majorité des suisses ne profitent pas de cette richesse.

Les dirigeants européens en porte-à-faux

 

En France, le FN et certains à l'UMP se réjouissent. François Fillon dit trouver cette décision « parfaitement naturelle ». D'autres à l'UMP comme en Europe trouvent scandaleux que cette mesure touche les ressortissants européens. Notons que les dirigeants européens qui font mine d'être effrayés sont très mal placés : ils font la même chose pour les migrants hors union. On est toujours l'étranger de quelqu'un. L'Union européenne hésite à prendre des mesures de rétorsion parce que la Suisse est un pays d'importations pour l'Europe et de peur de voir l'échange automatique d'information sur l'évasion fiscale remis en cause

 

Engager une contre-offensive

 

Les politiques libérales en Europe, poursuivies de gouvernements de droite en gouvernements sociaux-libéraux, continuent de provoquer chômage et pauvreté. C'est sur ces difficultés que s'ancrent la peur du lendemain et le désespoir.

 

De nombreuses personnes, du fait de cette situation, prêtent l'oreille aux discours politiques étroits et diviseurs de l’extrême droite populiste. L'actualité suisse c'est aussi une manifestation supplémentaire du "vent mauvais" qui souffle sur notre pays et sur l'Europe : remise en cause par l'extrême-droite et  des secteurs de droite des droits des femmes comme en Espagne, attaques à caractère sexiste et homophobe contre le Mariage pour tous, réhabilitation de l'antisémitisme, campagnes racistes sous couvert d'islamophobie, propos et actions discriminatoires envers les Roms... Nous n'acceptons pas de céder à cette offensive néo-pétainiste. Quand on est de gauche, on ne cède pas aux réacs. Nous voulons porter haut et fort les valeurs d'égalité des droits, de fraternité, de solidarité et de tolérance.

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 09:30

Chronique d'André Chassaigne (député PCF - FDG du Puy de Dôme) publiée dans le journal "La terre"

 

Après le « pacte de compétitivité » et ses 20 milliards de ristourne sans contrepartie ni objectif, le mois de janvier aura donc vu éclore un nouveau pacte avec le grand patronat, au nom fumeux de « pacte national de responsabilité ». C’est une trouvaille qui « va très bien » au président du Medef. Il s’agit d’exonérer à terme le patronat du paiement de sa part des cotisations famille de la protection sociale, nouveau cadeau de 37 milliards d’euros pris sur les droits des salariés.

 Ce pacte s’inscrit aussi dans le vieux rêve revanchard du patronat français, pour que les employeurs ne participent plus au financement de la protection sociale. Pour le MEDEF, l’horizon est de mettre à bas, par touche successive, les acquis du programme du Conseil national de la résistance. Le marché proposé par le Président de la République à la grande oligarchie financière est un marché de dupes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur les activités » en contrepartie de « plus d’embauches et plus de dialogue social ». Cela fait près de quarante ans que cette logique est à l’œuvre avec les désastreux résultats que l’on connaît.

 Le mythe entretenu est celui d’un « coût du travail » excessif, à cause de l’existence d’un salaire minimum, de la protection sociale et jusqu’à la protection de l’emploi inscrite dans le code du travail est un mythe. C’est à partir de cette logique que l’idéologie dominante tente de gagner les travailleurs et tous nos concitoyens à la thèse qu’il faut baisser les salaires. Celle-ci permet de redoubler l’exploitation du travail et d’alimenter les dividendes versés aux actionnaires. Mais c’est elle qui mène l’Europe et notre pays dans le mur d’une crise sans fin.

 Nous le savons, ces politiques ne réduisent pas les dettes publiques. Au contraire, elles tuent dans l’œuf tout projet de relance économique, et contribuent à alimenter toujours plus le cercle vicieux des déficits avec toujours moins de recettes fiscales, toujours moins de consommation. A ceci s’ajoute, avec les déréglementations, l’incitation à spéculer plutôt qu’à investir. Les banques ne s’y trompent d’ailleurs pas. Non contentes de bénéficier elles-mêmes de toutes ces ristournes gratis sur leurs cotisations, elles ferment comme jamais le robinet du crédit bancaire pour les créations d’entreprises, et vont à nouveau alimenter une spéculation inouïe sur les marchés dérivés.

 Ainsi pour ne prendre que le département du Puy-de-Dôme, on ne compte plus les projets de création ou de développement de TPE-PME ou de commerces avortés faute de crédit bancaire. Il s’agit pourtant souvent de montants relativement limités, de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d’euros. Trop souvent, les porteurs de projets se heurtent au mur du refus bancaire, sans d’ailleurs jamais connaître les critères de rejet. S’il y a donc des leviers à actionner pour le développement de l’emploi, notamment en milieu rural, actionnons d’abord celui du crédit bancaire et de la baisse des charges financières, intérêts versés aux banques et dividendes versés aux actionnaires qui pèsent pour plus de 300 milliards d’euros chaque année sur les entreprises. Regardons la réalité économique locale en face, et faisons le choix d’aider l’investissement, la création d’emploi, le développement des PME-TPE plutôt que d’encourager une nouvelle gabegie financière sans contrepartie pour l’économie du pays.

 

 

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