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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 09:16

Par ailleurs, pour ceux qui ont Facebook (accessible également aux autres) n'hésitez pas à nous soutenir sur la page du mouvement où vous trouverez également plein d’informations.

Enfin vous pouvez toujours signer la pétition en ligne.

CE NE SONT PAS DES CRÉATIONS mais :
- 6 REDÉPLOIEMENTS des bibliothèques de quartier et du pôle reliure vers les Capucins, ce qui pèsera évidemment sur l'activité de ses bibliothèques (partenariats avec les écoles, les crèches, les assos...) et rendra plus difficile leur lien à la médiathèque centre.

- 5 INSCRIPTIONS AU TABLEAU DES EMPLOIS de collègues précaires des bibliothèques MAIS QUI FONT DÉJÀ UN TRAVAIL à 100% utile à l'équilibre et au fonctionnement du réseau actuel

- nous attendons encore des précisions sur le recrutement et la mise à disposition de 4 agents d'entretien supplémentaires qui sont le minimum pour entretenir 6 000m² de surfaces (publiques et bureaux ou magasins) supplémentaires.

En résumé : les élus Culture et Personnel, appuyés dorénavant par le Maire (qui ne voit aucune politique d'austérité dans tout ça), nous demandent d'ouvrir les Capucins => 4 500 m² d'ouverture publique supplémentaire, des services divers et plus importants (jeux, numériques, auditoriums...), l'ouverture du dimanche à se partager entre tous les agents du réseau AVEC LE MÊME NOMBRE DE POSTES QU'AUJOURD'HUI.

A ce niveau on ne peut plus considérer que c'est une méconnaissance du dossier, ce tour de passe-passe est un mensonge en connaissance de cause et réitéré.

Nous ne sommes pourtant pas en absence de productivité actuellement :

- réseau des bibliothèques de Brest : meilleur taux d'emprunts national

- citations régulières pour son organisation et ses innovations à l'échelle nationale


Ce projet de nouvel organigramme irréaliste, dangereux pour les agents qui s'exposent à la surcharge de travail, provoquant une baisse assurée de la qualité du service de lecture publique à l'échelle de la ville sera présenté en Comité Technique le 23 juin prochain.

Nous devons obtenir un vote négatif des élus qui sont vraiment à l'écoute des agents et savent comprendre le terrain.

Erwan Rivoalan, membre du Bureau Exécutif du PCF 29 et bibliothécaire syndiqué à Brest

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 09:08

Quelques réflexions sur les révoltes des peuples

La profonde crise du système, aussi désastreuse soit-elle, ne ferme pas le champ des possibles. Gustave Massiah envisage les conditions d’une convergence et d’une « réponse mondiale » des mouvements sociaux et citoyens pour refonder le politique.

Nous vivons une période de bouleversements et d’incertitudes. Une période de fortes contradictions qui structurent le champ des possibles et qui confirme que l’avenir n’est pas prédéterminé. Une partie des interrogations porte sur les formes du politique, sur les rapports entre les peuples, les mouvements et les partis. Je proposerai dans cette contribution trois réflexions ; elles s’appuient sur le processus des forums sociaux mondiaux qui se définit comme une tentative de convergence mondiale des mouvements sociaux et citoyens.

2008 et l’évidence de la crise

À partir de 2008, l’évidence d’une crise du capitalisme s’impose. Les forces dominantes ont engagé une contre-offensive extrêmement brutale qui a mis en difficulté les forces anti-systémiques. Mais, elles n’ont pas résolu leur problème, malgré des succès de court terme, elles ne sont pas sorties de la crise du système.

La situation globale est caractérisée par de grandes contradictions. La dimension financière, la plus visible, est une conséquence qui se traduit dans les crises ouvertes alimentaires, énergétiques, climatiques, monétaires, etc. La crise structurelle articule quatre grandes contradictions : économiques et sociales, celle des inégalités sociales et de la corruption ; écologiques avec la mise en danger de l’écosystème planétaire ; géopolitiques avec la fin de l’hégémonie des États-Unis, la crise du Japon et de l’Europe et la montée de nouvelles puissances ; idéologiques avec l’interpellation de la démocratie, les poussées xénophobes et racistes ; politiques avec l’interpellation des formes des pouvoirs.

La caractérisation de la situation a été explicitée au Forum social mondial de Belém, en 2009. Cette explicitation a été portée par une alliance de mouvements, les mouvements des femmes, les mouvements paysans, les mouvements écologistes et les mouvements des peuples indigènes amazoniens. Elle propose l’approche d’une triple crise emboîtée. Une crise qui marque l’épuisement du néolibéralisme en tant que phase de la mondialisation capitaliste. Une crise du système capitaliste lui-même qui combine la contradiction spécifique du mode de production, celle entre capital et travail, et celle entre les modes productivistes et les contraintes de l’écosystème planétaire. Une crise de civilisation qui découle de l’interpellation des rapports entre l’espèce humaine et la nature qui ont défini la modernité occidentale, depuis 1492, et qui ont marqué certains des fondements de la science contemporaine.

Les Forums sociaux mondiaux ont aussi proposé une démarche stratégique qui combine la réponse à l’urgence et la transformation structurelle. L’urgence, c’est de s’opposer à la dégradation des conditions de vie des couches populaires, dégradation portée par les plans d’austérité, les programmes d’ajustement structurel au marché mondial des capitaux. La transformation structurelle, c’est la recherche d’une alternative au système dominant, au capitalisme.

Les mouvements préconisent une rupture, celle de la transition sociale, écologique, démocratique et géopolitique. Ils mettent en avant de nouvelles conceptions, de nouvelles manières de produire et de consommer. Citons : les biens communs et les nouvelles formes de propriété, la lutte contre le patriarcat, le contrôle de la finance, la sortie du système de la dette, le buen-vivir et la prospérité sans croissance, la réinvention de la démocratie, les responsabilités communes et différenciées, les services publics fondés sur les droits et la gratuité. Il s’agit de fonder l’organisation des sociétés et du monde sur l’accès aux droits pour tous et l’égalité des droits.

Les mouvements sociaux sont confrontés à l’évolution de la mondialisation. La bourgeoisie financière reste encore au pouvoir et la logique dominante reste celle de la financiarisation. Mais la mondialisation est en train d’évoluer et ses contradictions augmentent. La stratégie de l’oligarchie dominante s’est affinée. La rationalité du marché mondial des capitaux reste la référence unique et imposée. Elle s’accompagne d’une stratégie militaire et policière autour d’une déstabilisation généralisée. Elle mène des offensives performantes avec la financiarisation de la Nature, le contrôle de la science et des technologies, l’offensive idéologique autour du marché et de la guerre des civilisations. La tentative de créer un cadre institutionnel mondial unifié a échoué. Il s’ensuit une différenciation des situations suivant les régions du monde, une sorte de dérive des continents. Chaque grande région évolue avec des dynamiques propres. Les mouvements sociaux cherchent à s’adapter à ces nouvelles situations et doivent redéfinir une nouvelle forme de convergence mondiale des mouvements.

La situation européenne

Dans un Forum européen des alternatives, notre principale préoccupation doit être celle de l’unité du mouvement social européen autour de la définition d’un projet alternatif européen. La différenciation de la mondialisation entre les régions du monde concerne aussi l’Europe. La crise européenne s’inscrit dans la crise globale. La crise européenne est spécifique sur le plan économique et sur le plan géopolitique. En Europe même, les situations se différencient suivant les régions européennes entre l’Europe du Nord, l’Europe du Sud, l’Europe de l’Est et la Grande-Bretagne. Les bourgeoisie européennes répondent différemment à la crise et s’affrontent. Les mouvements sociaux en Europe doivent tenir compte de la stratégie que mettent en œuvre leurs bourgeoisies pour définir leur propre stratégie. La convergence au niveau du mouvement social européen n’est pas spontanée et est, de ce fait, plus difficile.

En Europe du Nord, et d’abord en Allemagne, la stratégie est de maintenir la place économique dans la mondialisation en renforçant leur industrie. Elle le fait dans le cadre de la cogestion en proposant en échange une relative augmentation des salaires. Le mouvement syndical allemand s’inscrit dans cette cogestion.

En Europe du Sud, la stratégie de ré-industrialisation est plus difficile. La situation dans la concurrence internationale est détériorée. Le capitalisme, plus axé sur les services, est un capitalisme rentier avec des rapports complexes à l’Etat protecteur. Les politiques d’austérité pèsent plus violemment sur les couches sociales défavorisées particulièrement sur celles qui ne sont pas en situation d’emploi protégé. Le fonctionnement de la zone euro se traduit par des taux de 50% de chômeurs chez les jeunes. Le mouvement social est plus fortement mobilisé contre les politiques d’austérité.

La France est dans une situation intermédiaire. La situation dégradée en France résulte de la dureté de l’affrontement avec le patronat qui sous-investit pour garder le contrôle et refuse toute concession avec les salariés. Les patrons français jouent les affrontements au sein des couches populaires, entre salariés protégés et précaires, entre centre-villes embourgeoisés, nouveaux habitants péri-urbains de la classe moyenne, et banlieues ghettoïsées.

En Europe de l’Est les bourgeoisies jouent une stratégie d’industrialisation "low-cost" pour attirer les multinationales. Ils pèsent pour l’orientation néolibérale de l’Europe et soutiennent le libre-échange avec ses trois dumpings : social, environnemental et fiscal.

En Grande-Bretagne, la stratégie est toujours atlantiste : il s’agit de coller aux États-Unis. La bourgeoisie anglaise joue l’attractivité monétaire et fiscale. À la suite de la crise financière, leur problème est de gérer l’inévitable réduction de la taille financière de leur économie et notamment le poids de la City. La différenciation des situations pèse sur la définition d’une position stratégique commune aux mouvements sociaux et citoyens en Europe. L’ambition est de définir un projet européen alternatif qui se dégagerait du projet européen dominant et de ses impasses et qui traduirait en termes politiques et culturels l’unité du mouvement social européen.

Le mouvement social européen est confronté à trois défis principaux : le précariat, les compétents, la xénophobie. Il s’agit de trois défis mondiaux qui prennent des formes spécifiques dans chaque région du monde, notamment en Europe.

Le premier défi concerne l’indispensable et très difficile alliance pour les luttes communes entre travailleurs non-précaires et les précaires. Il y a trente ans, les mouvements sociaux se définissaient à partir des salariés stables. Les précaires pouvaient penser qu’ils pourraient à terme être intégrés dans un système social stable. Aujourd’hui, à l’inverse, la précarité est l’horizon des travailleurs stables. C’est un défi social, culturel et idéologique majeur.

Le second défi concerne l’alliance entre les classes populaires et les compétents. Il ne s’agit pas de la discussion très ancienne sur les classes moyennes. Il s’agit de casser l’alliance entre les actionnaires et les compétents qui est une condition constitutive de l’oligarchie dominante. Elle est renforcée par la scolarisation des sociétés et affaiblie par les diplômés-chômeurs. Elle traduit l’évolution des rapports sociaux du fait de la liaison entre savoir et pouvoir. Elle est au centre des contradictions dans l’évolution et le contrôle de la science et des technologies.

Le troisième défi concerne la montée des idéologies racistes et xénophobes. Elles prolifèrent à partir de la peur et des insécurités sociales, écologiques et civiques. Elles se traduisent dans la guerre aux migrants et dans les guerres civiles. En Europe, elles sont alimentées par la dimension symbolique de la crise européenne et par le "désenchantement" qui prolonge le basculement géopolitique du monde. Comment penser son identité quand on sait qu’on ne sera plus au centre du monde ? Il devient urgent de faire admettre qu’on peut très bien concevoir un monde sans centre du monde.

2011, la révolte des peuples

Depuis 2011, des mouvements massifs, quasi insurrectionnels, témoignent de l’exaspération des peuples. Les révoltes des peuples ont un soubassement commun dans la compréhension de la situation globale depuis 2008. Mais, ce n’est pas sur cette analyse d’ensemble que démarrent les mouvements. L’explosion part de questions inattendues et se prolonge. Elle semble ensuite refluer mais laisse des traces et surgit ailleurs. Que pouvons-nous apprendre de ces mouvements du point de vue du rapport au politique ?

Ces mouvements se rattachent à un nouveau cycle de luttes et de révolutions qui a commencé en 2011, il y a moins de quatre ans à Tunis, qui s’est étendu à l’Egypte et au Moyen-Orient, a traversé la Méditerranée et s’est propagé en Europe du Sud, en Espagne, au Portugal, en Grèce. Il a trouvé un nouveau souffle en traversant l’Atlantique à travers les "occupy" Wall Street, London, Montréal. Il a pris des formes plus larges dans de nombreux pays du monde, au Chili, au Canada, au Sénégal, en Croatie, autour de la faillite des systèmes d’éducation et de la généralisation de l’endettement de la jeunesse. Il rebondit à partir des mobilisations en Inde, en Turquie, au Brésil, au Mexique, à Hong Kong…

Ces mouvements montrent que la contre-offensive de l’oligarchie dominante ne s’est pas imposée, même si elle a marqué des points. Elle montre aussi que la seule réponse des peuples n’est pas dans la droitisation des positions. Certes, la montée des courants fascistes, d’extrême droite et populistes réactionnaires est sensible. Elle prend d’ailleurs des formes différentes avec le néo-conservatisme libertarien aux États-Unis, les diverses formes de national-socialisme en Europe, le djihadisme armé au Moyen-Orient. Dans plusieurs des nouveaux mouvements, la gauche classique est battue en brèche et des courants de droite paraissent quelquefois imposer leurs points de vue. Mais, il s’agit bien de mouvements de contestation de l’ordre dominant. On le retrouve dans les mots d’ordre explicités depuis Tunis et complétés par les autres mouvements. Il s’agit d’abord du refus de la misère sociale et des inégalités, du respect des libertés, de la dignité, du rejet des formes de domination, de la liaison entre urgence écologique et urgence sociale. D’un mouvement à l’autre, il y a eu des affinements sur la dénonciation de la corruption ; sur la revendication d’une "démocratie réelle" ; sur les contraintes écologiques, l’accaparement des terres et le contrôle des matières premières.

Ces mouvements portent une réponse mondiale qui se traduit dans chaque pays en fonction des spécificités nationales. Ils montrent que les sociétés ont changé et qu’une nouvelle génération s’impose dans l’espace public. Il ne s’agit pas tant de la jeunesse définie comme une tranche d’âge que d’une génération culturelle qui s’inscrit dans une situation et qui la transforme. La scolarisation des sociétés se traduit d’un côté par l’exode des cerveaux, de l’autre par les chômeurs diplômés. Les migrations relient cette génération au monde et à ses contradictions en termes de consommations, de cultures, de valeurs. Elles réduisent l’isolement et l’enfermement des jeunesses. Les chômeurs diplômés construisent une nouvelle alliance de classes entre les enfants des couches populaires et ceux des couches moyennes. Les nouveaux mouvements étudiants dans le monde marquent la faillite des systèmes éducatifs à l’échelle mondiale. D’une part, le néolibéralisme a rompu la promesse de lier l’éducation au plein emploi et le lien entre le bien vivre et la consommation.

Les révoltes affirment un refus et la compréhension de la rationalité dominante. Elles n’opposent pas à la complexité des situations des réponses simplistes. Les rapports de production n’ont pas changé de nature, mais nous vivons des mutations liées aux cultures qui portent les nouvelles technologies, particulièrement le numérique et les biotechnologies. Les modes de pensée sont bouleversés par la révolution écologique. La révolution majeure des droits des femmes, au-delà des réactions violentes qui la rejettent, commence à peine un bouleversement incroyable des sociétés. C’est la réinvention de la démocratie qui est au cœur des mutations et des interrogations. La démocratie économique et sociale reste un préalable. Elle est à inventer. Il est clair que la démocratie ne se résume pas au marché, mais il apparaît aussi que l’Etat ne suffit pas à définir le contraire du marché et à garantir la démocratie. La démocratie culturelle et politique nécessite la réinvention du politique.

Réinventer le politique

Dans tous les mouvements, une revendication s’affirme : le rejet de la corruption. Le pouvoir économique et le pouvoir politique, à travers leur complicité, ont été désignés comme les responsables de la crise. Ce qui a été démasqué c’est la dictature du pouvoir financier et la "démocratie de basse intensité" qui en résulte. La défiance par rapport aux partis et aux formes traditionnelles du politique avait été déjà marquée avec les indignés espagnols (« vous ne nous représentez pas »), les occupy (« vous êtes 1%, nous sommes 99% »). Cette défiance s’exprime par la condamnation systématique de la corruption systémique. La fusion entre le politique et le financier corrompt structurellement la classe politique dans son ensemble. Le rejet de la corruption va au-delà de la corruption financière ; il s’agit de la corruption politique. Elle est visible dans les politiques imposées et dans le mélange des intérêts. Comment faire confiance quand ce sont les mêmes, avec parfois un autre visage, qui appliquent les mêmes politiques, celles du capitalisme financier. La subordination du politique au financier annule le politique. Elle remet en cause l’autonomie de la classe politique et la confiance qui peut lui être accordée.

Les mouvements n’ont pas défini un nouveau système politique. Mais ils en expérimentent un des préalables ; ils cherchent à inventer une nouvelle culture politique. Leur approche enrichit la manière de relier les déterminants des structurations sociales : les classes et les couches sociales, les religions, les références nationales et culturelles, les appartenances de genre et d’âge, les migrations et les diasporas, les territoires. Elle expérimente de nouvelles formes d’organisation à travers la maîtrise des réseaux numériques et sociaux, l’affirmation de l’auto-organisation et de l’horizontalité. Elle tente de redéfinir, dans les différentes situations, des formes d’autonomie entre les mouvements et les instances politiques. Elle recherche des manières de lier l’individuel et le collectif. Elle se réapproprie l’espace public. Elle interpelle les formes de représentation et, notamment, les limites de la délégation. Ce n’est pas un changement du rapport au politique mais un processus de redéfinition du politique.

Ces mouvements sont spontanés, radicaux, hétérogènes. Certains affirment que ces mouvements ont échoué parce qu’ils n’auraient pas de perspective ou de stratégie et qu’ils ne se sont pas dotés d’organisation. Cette critique mérite d’être approfondie. Elle n’est pas suffisante quand on sait que le plus vieux de ces mouvement a quatre ans. Les mouvements ne rejettent pas toutes les formes d’organisation ; ils en expérimentent des nouvelles. Celles-ci ont démontré leur intérêt dans l’organisation des mobilisations, la réactivité aux situations et l’expression de nouveaux impératifs. La question des formes d’organisation par rapport au pouvoir est à l’ordre du jour. Ce qui se passe avec Syriza, Podemos ou le Parti des gens ordinaires à New Delhi, c’est le début d’une nouvelle étape ; des organisations politiques qui se réfèrent aux nouveaux mouvements et qui en sont, en partie, issues. Des organisations politiques qui se donnent comme objectif d’arracher le politique au financier et qui refusent l’idée qu’il n’y a pas d’alternatives. Ce ne sont pas encore complètement des nouvelles formes d’organisation politique, mais elles assument que les partis doivent prendre leur part dans la réinvention du politique.

Adaptation de son intervention au Forum Européen des Alternatives du 30 et 31 mai 2015 pour le magazine Regards.

Quelques réflexions sur la révolte des peuples par Gus Massiah (Forum européen des alternatives)
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:49

Urvoas, l'homme du «Patriot Act» à la française

Député du Finistère, proche de Manuel Valls, il a porté contre toutes les oppositions le projet de loi renseignement. C’est lui qui en a été l’initiateur, le rapporteur, et celui qui l’a le plus amendé, quitte à mettre le gouvernement en minorité et à apparaître comme le relais des services. Portrait.

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 08:37

Collectif de soutien au peuple grec

Défendre le peuple grec, c’est défendre nos intérêts !

C’est au nom des déficits et de la dette publics que le peuple grec a subi pendant cinq ans la pire austérité qu’un peuple ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale. Cette cure d’austérité n’a non seulement pas fait régresser les déficits et la dette, mais elle a plongé la Grèce dans un marasme économique sans précédent. La production du pays a baissé d’un quart depuis 2009.

Un tiers de la population n’a plus de couverture sociale ; de nombreux médicaments manquent dans les hôpitaux. Le chômage atteint 28 % (60 % chez les 15-25 ans et 72 % chez les jeunes femmes). Des dizaines de milliers de petites et moyennes entreprises et de commerces ont fermé. On estime à 250 000 le nombre de Grecs, souvent diplômés, qui ont émigré.

C’est aussi au nom du déficit et de la dette publics que le peuple français voit se multiplier les cadeaux au patronat, les impôts des riches baisser, le chômage augmenter et le pouvoir d’achat des salaires et des pensions stagner, voire baisser.

Les peuples grecs, français et les autres peuples européens payent les conséquences d’une crise économique et financière dont ils ne sont pas responsables.

Les banquiers, les principaux actionnaires des grandes entreprises, eux, s’en sortent bien, même très bien. Jamais les profits n’ont été si élevés et la spéculation financière est repartie de plus belle, faisant craindre une nouvelle crise économique mondiale.

L’Union européenne, la Banque centrale européenne et les gouvernements dits de gauche comme ceux de droite n’ont pas hésité à venir au secours de ces banques et grandes entreprises avec l’argent public, celui de nos impôts.

On parle fréquemment, et à juste titre, du « laboratoire grec » comme terrain d’expérimentation des politiques néolibérales. Le propre de ce type d’expérimentations menées grandeur nature sur une population est d’être généralisé à d’autres pays, d’autres peuples – chez nous, si nous ne réagissons pas !

Prenant la suite de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international), l’Eurogroupe, avec au premier rang Angela Merkel et François Hollande, s’oppose au droit démocratique du peuple grec de choisir son avenir.

Dans les « négociations » en cours, les représentants de l’Eurogroupe n’ont qu’un seul mot d’ordre : austérité, austérité, encore et encore ! C’est exactement ce qui n’a pas marché depuis cinq ans et qui a détruit l’économie du pays.

Le peuple grec a besoin de notre mobilisation comme nous avons besoin de la sienne !

Du 20 au 26 juin se déroulera une semaine européenne de mobilisation unitaire en soutien au peuple grec, contre l’austérité et la dette illégitime.

Dans toutes les grandes villes européennes auront lieu des manifestations, des rassemblements, des réunions publiques et une multitude d’initiatives unitaires de toutes sortes. En France, dès le 20 juin, dans de très nombreuses villes, des actions similaires auront lieu.

Montrons-leur, à ces responsables de la crise et à leurs représentants dans les gouvernements ainsi qu’à l’Eurogroupe, que les salariés, les retraités, les privés d’emploi, tous ceux qui souffrent de leur crise, peuvent répondre à Juncker, le luxembourgeois président de la Commission européenne qui déclarait il y a peu : « Il ne saurait y avoir de droits démocratiques contre les traités européens » :

STOP ! ÇA SUFFIT !

BAS LES PATTES DEVANT LES CHOIX DÉMOCRATIQUES DU PEUPLE GREC !

C’EST VOTRE CRISE, C’EST VOTRE DETTE ! PAYEZ-LA !

Le Collectif rennais de soutien au peuple grec vous appelle

à manifester votre soutien et votre détermination

Le samedi 20 juin à 14 h,

Place de la Mairie à Rennes

Attac, CADTM, Fondation Copernic, Amis du Monde diplomatique, CRIDEV,
Parti Communiste Français, Jeunes Communistes 35, Parti de Gauche, Ensemble !, Jeunes Écologistes-EELV, Mouvement des Jeunes Socialistes, NPA, Solidaire
s 35.

Page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Collectif-35-de-soutien-au-peuple-Grec/847357898674833?ref=hl

Manifestation de solidarité avec les Grecs et Syrisa confrontés à la dictature du libéralisme et de la finance: samedi 20 juin à 14h à Rennes
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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 07:45

- Samedi 27 juin La Forêt de Fouesnant salle Polyvalente du vieux Port

Cochon Grillé à 12h (Apéritif, Salades et Terrines, Le Cochon Grillé de Kerrun, Fromages, Tartes aux pommes, Boissons à volonté, Café: 15€ tout compris. Retenez votre place auprès des amis du PCF)

- Samedi 18 juillet - Fête du travailleur bigouden au Guilvinec, 19h-23h30 avec Gilles Marchais et Big Stew (Rock Celtique)

- Samedi 1er août - PCF Pays Bigouden Fête des Travailleurs de la Mer de Lesconil sur le Port (côté Criée), à partir de 19h - Le spectacle sera animé en première partie par Gilles Marchais (chants de marins, chansons militantes) et en deuxième partie par le groupe de variété Manec, groupe professionnel de quatre musiciens (région parisienne).

- Vendredi 7 août - Fête à la Forêt Fouesnant au Nautile Chants corses Ater Voice à partir de 21h Bar Alimentation (crêpes boisson)

- Vendredi 14 août - Fête du PCF à Fouesnant 20h Soirée crêpes, bal, discours politique du secrétaire départemental du PCF 29 à 21h30

- Samedi 22 août - Fête du travailleur Bigouden à Loctudy 19h-23h30 Souper marin sur le port (Langoustines, soupes de poisson, moules, saucisses, merguez). Discours politique du secrétaire départemental du PCF 29 à 19h.

Le spectacle sera animé en 1ere partie : gilles Marchais chants de marins ,militantes ,etc et en 2eme partie par le groupe de variété Manec : groupe professionnel de 4 musiciens (région parisienne).

- Samedi 22 août, Dimanche 23 août : fête de l'Isole à Scaër: présence de Gérard Lahellec le dimanche et du secrétaire départemental du PCF 29.

Fête du PCF à Loctudy - 2012

Fête du PCF à Loctudy - 2012

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 06:10

Comme lors du dernier conseil Municipal à Morlaix, une trentaine de militants et d'élus de Sud Solidaires s'est invité au Conseil Communautaire à Morlaix pour demander à pouvoir disposer d'un local syndical mis à disposition par la collectivité, mairie de Morlaix ou Morlaix Communauté, afin d'exercer dans des conditions normales ses activités syndicales de défense des personnels de plusieurs services publics (hôpital, poste, éducation) et entreprises privées. Les syndicalistes ont rappelé qu'à Brest, Quimper, Carhaix, Sud Solidaires dispose d'un local. Depuis 7 ans, le syndicat demande à disposer de moyens pour exercer son travail syndical dans des conditions dignes. Agnès Le Brun, après avoir promis un local aux agents communaux syndiqués de SUD, s'est rétractée sous prétexte qu'il leur manquait une voie pour atteindre la représentativité aux élections professionnelles, et déclare maintenant que certains syndicaux disposent de locaux mises à disposition dans des conditions qui pourraient être revues. Pour elle, ce n'est pas à Morlaix d'assumer seule la charge d'un local. Jean-Luc Fichet n'a pas eu l'air plus ému de l'entrave à l'expression et au travail syndical qu'impose le fait de ne pas avoir de local. Il a opposé un premier refus à un courrier de SUD Solidaires il y a quelques semaines. Et suite à l'intervention de Sébastien Ménès, il a déclaré que cette question ferait l'objet d'un bureau exécutif prochainement sans que son expression laisse espérer un changement de position.

Le Front de Gauche qui a rencontré avec deux de ses élus à Morlaix Michèle Abramovicz et Ismaël Dupont il y a trois mois des adhérents de SUD au niveau de la mairie de Morlaix soutient la demande de local de Solidaires au nom de l'effectivité de l'exercice des libertés syndicales et de l'équité entre syndicats.

La mairie de Morlaix peut selon nous tout à fait prendre en charge la mise à disposition d'un local puisqu'elle le fait pour d'autres syndicats: FO, CFDT... Ou alors, si elle pense que c'est à la Communauté de prendre en charge des locaux d'intérêt et d'activité communautaire, il faut que cela soit de même pour tous les syndicats.

A lire dans la presse:

Conseil communautaire. Solidaires coupe la séance et demande un local
http://www.ouest-france.fr/conseil-communautaire-solidaires-coupe-la-seance-et-demande-un-local-3484693

Comme il l'avait déjà fait le mois dernier lors du conseil municipal de Morlaix, le syndicat Solidaire est venu interrompre le conseil de Morlaix communauté, ce lundi soir. Vers 18 h 15, une trentaine de personnes ont pénétré dans la salle de réunion pour réclamer l'obtention d'un local syndical qui leur a, pour le moment, été refusé. Après une intervention d'une petite dizaine de minutes, ils ont quitté la salle dans la calme. Une fois que le président de l'agglomération, Jean-Luc Fichet, leur a promis une réponse d'ici les vacances.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-le-syndicat-solidaires-vient-perturber-le-conseil-de-communaute-15-06-2015-10667632.php

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 20:27

Dans l'aérien, comme dans beaucoup de branches d'activité, les restructurations pour assurer la meilleure rentabilité pour l'actionnaire se suivent à vitesse accélérée et se traduisent par des destructions d'emplois, des regroupements d'activité, des dégradations des conditions de travail et d'accueil des usagers.

Brit Air, désormais rattaché au groupe Hop!, filiale d'Air France, pourrait à nouveau en faire les frais à Morlaix.

Les représentants syndicats ont organisé une conférence de presse pour alerter sur le risque de réduction des emplois et des activités aéronautiques à Morlaix. Le PCF et le Front de Gauche soutiennent la mobilisation des salariés et dénoncent cette réduction annoncée de l'activité à Morlaix, d'autant plus inacceptable que la collectivité beaucoup d'argent pour l'aéroport et les activités de Brit Air.

Voici l'article du jour dans le Télégramme du 16 juin:

Brit Air. Rendez-vous crucial le 16 juillet.

Le 16 juillet se tiendra un comité d'entreprise extraordinaire de Hop! lors duquel seront annoncées les modalités du regroupement entre Brit Air, Airlainair, et Régional. Morlaix devrait savoir quels services seront maintenus ou pas.

Quels services de Brit Air resteront ou non à Morlaix dans le cadre du regroupement annoncé avec Airlainair et Régional? Les 350 salariés basés à Morlaix devraient avoir une réponse le 16 juillet lors d'un comité d'entreprise de Hop! C'est le directeur général de Hop! Brit Air qui l'a annoncé, hier matin, après un débrayage de 50 minutes devant une grande partie des salariés du siège. "Ce qu'on nous a dit, c'est qu'en clair, selon ce qui aura été décidé, soit le salarié concerné accepte la mobilité, soit il s'en va", s'inquiètent les représentants syndicaux (CFDT, CFE-CGC, CGT et Unsa) qui dénonçent une véritable incertitude et avouent "n'avoir aucune garantie, même sur la maintenance".

"Cette situation dure depuis trois ans. Jusqu'à présent, les salariés ont joué le jeu et ont beaucoup donné. Mais on sait qu'une annonce en plein été, ce n'est jamais non signe. Alors on est prêt à se battre s'il le faut!" lance Francis Requena de la CGT.

Les syndicats pointent une volonté de la direction de "démanteler" le site de Morlaix, avec des plans de départ volontaires successifs, dont le premier en date, qui concerne 13 postes pour la maintenance. "Petit à petit, on nous enlève des effectifs un peu partout et, à terme, nous n'aurons plus la capacité de répondre à la charge de travail et nous disparaîtrons" déplore Bernard Lachiver, de la CFE-CGC. Les syndicats alertent également sur l'ambiance qui règne actuellement au sein de l'entreprise et l'état de stress des salariés. A tel point que le CHSCT a lancé un droit d'alerte concernant les risques psychosociaux. Un expert extérieur a été nommé.

"Ce qu'on demande d'ici le 16 juillet, c'est l'annulation du plan de départs volontaires en cours à la maintenance. Il n'est pas justifié. On sait qu'il y en aura un autre l'année prochaine", insiste Valérie Scattolin, de l'Unsa. Les syndicats en appellent également à la mobilisation car, "si on se bat, la casse sera limitée" et demandent aux élus de la région de les soutenir, notamment Agnès Le Brun, et Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction Publique. "Si Brit Air disparaît, ça sera la catastrophe pour le pays de Morlaix. Il faut bien mettre en avant le fait que, dans le contexte actuel, un emploi ici, c'est précieux".

Monique Keromnès.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 12:50
Forum européen des alternatives : le PCF dénonce le black-out médiatique

Pierre Laurent a adressé un courrier au président du CSA pour dénoncer « l’absence totale des grands médias de l’audiovisuel » place de la République, les 30 et 31 mai dernier.

Sur les chaînes d’info ou au JT du soir, du samedi 30 mai, on pouvait apprendre que Les Républicains étaient désormais « en ordre de bataille », que « la dictée des cités » avait « attiré les foules à Saint-Denis », avoir des nouvelles des « inondations au Texas », apprendre que « les cadenas vont quitter le pont des Arts » à Paris ou même s’informer sur « l’histoire du mouchoir »…

En revanche, difficile de savoir que 5 000 personnes s’étaient réunies ce jour-là en plein cœur de Paris pour débattre d’un autre avenir pour l’Europe que la promesse d’austérité qui lui est faite.

À l’initiative, en tant que président du Parti de la gauche européenne, de ce premier Forum européen des alternatives, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a adressé un courrier au président du CSA, Olivier Schrameck, afin de dénoncer une « situation de black-out médiatique (qui) n’existe dans aucune autre démocratie européenne ». Si la presse écrite était présente place de la République ce week-end, le responsable du PCF constate dans sa lettre « l’absence totale des grands médias de l’audiovisuel de notre pays ».

« 5 000 personnes, dont 200 invités de 20 pays »

Or, pour le dirigeant communiste, l’événement était loin, très loin, d’être anecdotique. Non seulement, « 5 000 personnes, dont 200 invités venus de 20 pays, 42 organisations politiques, 18 organisations syndicales et 80 associations ont débattu pendant deux jours, dans 3 plénières et 30 ateliers, des alternatives à l’austérité. Toutes les forces de la gauche française étaient présentes » et « un concert a donné un caractère populaire et festif à cette initiative et a rassemblé beaucoup de jeunes et de Parisiens en solidarité avec les migrants », argue-t-il. Mais en plus des personnalités grecques de premier plan ont participé à l’initiative alors même que le gouvernement Syriza est en plein bras de fer avec les institutions européennes. « Nous avons accueilli Giorgos Katrougalos, ministre grec de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement grec, ainsi que plusieurs membres de la direction de Syriza et des personnalités emblématiques de la lutte du peuple grec », rappelle Pierre Laurent avant d’estimer que « compte tenu de l’actualité européenne », un « traitement, fût-il critique de l’événement, aurait été normal ».

C’est enfin au nom du pluralisme, de la démocratie et du droit à l’information, que le sénateur de Paris regrette que sur les « deux actualités politiques » de ce samedi, seule celle concernant « le congrès d’une UMP relookée » ait été traitée et demande un rendez-vous au président du CSA pour « réfléchir aux moyens d’empêcher qu’une telle situation ne se reproduise ».

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 12:32

Le Medef : les vrais assistés du gouvernement

Le crédit d'impôt compétitivité emploi – CICE – c'est 8,7 milliards pour les patrons en 2014 et zéro effet sur la courbe du chômage.

« Il faut finir le job » dit Jean-Christophe Cambadelis à Manuel Valls. Combien de cadeaux encore aux patrons sans contreparties ? Jusqu'à quand les Françaises et les Français seront-ils méprisés ?

Quand on est de gauche on fait le choix de l'humain et non du Medef. Rassemblement de tous ceux et celles qui contestent le libéralisme pour une issue à l'austérité

Faire le bilan du CICE

Après avoir demandé le droit de licencier sans justification, le recul de l'âge de la retraite et la suppression de l’Impôt sur la fortune, le Medef obtenait du gouvernement, en 2014, le vote du Crédit d'impôt Compétitivité Emploi - CICE – censément pour « stimuler l'emploi et relancer l'investissement ». Les parlementaires du Front de gauche dénonçaient un nouveau cadeau au patronat,. Depuis effectivement, la courbe du chômage continuait de progresser, l'investissement de stagner… les dividendes aux actionnaires se portent bien. Ce week-end, au Congrès du Parti socialiste, le Premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadelis a déclaré, en s'adressant au Premier ministre Manuel Valls : "Maintenant, il te faut finir le job! » Il a précisé :« Il faut poursuivre les réformes de fond. Ce n’est pas le moment de renverser la vapeur, ni celui de changer de conducteur".

Le CICE jackpot pour les actionnaires.

Où va l'argent du CICE. La question dérange. Peu d’entreprises osent donner les chiffres et les services de l’État sont silencieux. Dans son rapport annuel, la Direction générale des finances publiques indique qu'en 2014, avec le CICE, 900 000 entreprises ont récolté 8,7 milliards d'euros. Principalement les grands groupes, comme Sanofi, La Poste, Orange, PSA, la SNCF, Auchan… en effet, il faut faire des profits pour en bénéficier, et plus ils sont importants, plus l'entreprise touche. Or, en 2014, Sanofi a organisé 1 800 licenciements après 4 000 en sept ans, La Poste a supprimé l'équivalent de 6284 postes en équivalent agent , la réforme ferroviaire a éradiqué 1500 postes et pourrait en supprimer 10000 d'ici 2020 selon les estimations du cabinet Degest, Auchan a programmé 300 licenciements, PSA a présenté un plan de licenciement de 3.450 personnes et fermé son site d'Aulnay… Le CICE représente, pour les entreprises, 6 % de la masse salariale mais ce ne sont pas les salaires qui ont augmenté.

Intérêt général nul, on continue ?

Le Ministre des Finances et des comptes publics, Michel Sapin, a fait un premier bilan du CICE. Seuls les chiffres l'intéressent. Alors qu'il rogne sur les salaires, les APL, l'hôpital, les transports... il est peu avare sur le CICE : +50 % pour 2015 soit plus de 16 milliards, 2 milliards supplémentaires, votés en 2014, peuvent être dépensés en 2015, objectif 20 milliards de dépenses annuelles en 2017. On l'a connu plus scrupuleux en ce qui concerne les « dépenses publiques » concernant les citoyen-nes et les salarié-es… Mais là, c'est une demande du Medef .

Quand on est de gauche on fait le choix de l'humain

Ces sommes astronomiques, offertes sans contrepartie, seraient plus utiles pour les besoins humains tels la santé, l'éducation, le pouvoir d'achat… Et pour trouver de l'argent, attaquons nous à la finance et réduisons les coûts… du capital. Si on en a le courage et la volonté, les pistes sont nombreuses.

Par exemple:

►Taxer la finance

►Moduler du taux des cotisations sociales patronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers

►Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale ► Réformer la fiscalité pour un impôt juste, utile et éthique

►Mettre à contribution les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que celui de la cotisation sociale des salariés

Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie que le libéralisme, rassemblons nous pour faire valoir une issue à l'austérité.

CICE : LE BILAN
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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 12:33
               Climat/G7 : « L'intervention des peuples est urgente »

Certes la déclaration finale du G7 traite bien des enjeux du climat dans la perspective de Paris Climat 2015 mais rien de nouveau à l'horizon.

Un horizon qui reste flou notamment en matière d'engagements concrets. Les représentants du G7 pensent le monde mais prennent peu d'engagements en ce qui les concerne alors qu'ils sont responsables pour l'essentiel des émissions de gaz à effet de serre. S'engager à réduire pour 2050 de 40 à 70 % les émissions par rapport à 2010 c'est le minimum évalué par le GIEC. Dans ces conditions le risque de dépasser les 2°C est possible.

Une nouvelle fois la promesse de doter le Fond Vert à hauteur de 100 milliards de dollars est énoncée mais le doute persiste sur la date à laquelle cela prendra effet alors que la promesse de Copenhague était de 2020.

Les dirigeants, et ce n'est pas étonnant, en appellent à la finance, au secteur privé et des assurances ; secteurs qui acceptent de payer s'ils obtiennent un bon retour sur investissement. Nous sommes bien loin d'une vision solidaire du développement durable à l'échelle de la planète.

Il n'est pas sûr que cette déclaration modifie le contenu et le rythme des négociations préparatoires à la COP 21 qui se déroulent actuellement à Bonn.

Pour qu'il en soit autrement il est impératif que les pays membres s'engagent concrètement, sans tarder et de façon exemplaire, sur les deux volets de leur feuille de route.

Décidément l'intervention des peuples est nécessaire afin de faire entendre leur voix lors du prochain rendez-vous des grands de ce monde (G20) prévu 15 jours avant l'ouverture de la COP 21, les 15 et 16 novembre, à Antalya en Turquie.

Cette intervention est urgente pour aider les États riches et industrialisés à sortir de leurs égoïsmes satisfaits. Plus que jamais le PCF appelle nos contitoyen-ne-s à s'engager dans la campagne internationale pour sauver la planète et l'humanité, qu'il vient de lancer ( http://www.pcf.fr/71505 ).

Si le climat à Elmau était au beau fixe entre gens de bonne culture libérale il n'est pas certain que cela soit suffisant à sauver le climat planétaire.

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