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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 13:52
Le plan B de Varoufakis est édifiant, mais celui de Schäuble est terrifiant

Thomas Lemahieu

Mercredi, 29 Juillet, 2015

L'Humanité

L’ex-ministre des Finances a constitué un groupe de travail chargé d’imaginer un « plan B » en cas d’échec des négociations. La démarche, révélée par la diffusion partiale, dans la presse conservatrice, des propos tenus lors d’une téléconférence, scandalise la droite grecque.

Un escroc de haut vol manigançant un plan rocambolesque pour pirater sa propre administration fiscale et mettre en place un système bancaire parallèle en Grèce… Si vous pensiez que Yanis Varoufakis avait été ministre des Finances jusqu’à sa démission le 6 juillet dernier au lendemain de la victoire retentissante du « non » au référendum et qu’à ce titre il avait cherché à déjouer le coup d’État financier visant à contraindre la Grèce à avaler une nouvelle potion austéritaire, la presse « de référence » va vous ouvrir les yeux ! Depuis la révélation par le quotidien conservateur grec Kathimerini de quelques extraits d’une téléconférence au cours de laquelle, le 16 juillet, l’ex-ministre a livré des indications sur le « plan B » élaboré pour le compte du gouvernement Tsipras, c’est la curée dans les médias européens : de personnage fantasque administrant des leçons d’économie à ses homologues médusés lors des réunions de l’Eurogroupe, Varoufakis est transformé en magouilleur de bas étage. Une caricature grossière à partir d’extraits tronqués.

Cela devait permettre de déjouer le piège de l’asphyxie financière

Au cours de cette téléconférence dont l’intégralité a été mise en ligne avec son autorisation, après sa divulgation partielle et partiale, l’ex-ministre des Finances raconte comment, après avoir reçu le feu vert d’Alexis Tsipras avant même la victoire de Syriza aux législatives du 25 janvier, il a constitué un petit groupe de travail très discret chargé d’imaginer un plan B en cas d’échec des négociations avec la troïka. Selon lui, le travail « était plus ou moins terminé », mais « la difficulté était de passer des cinq personnes qui l’avaient élaboré aux 1 000 qui allaient devoir le mettre en œuvre ». Tout devait être préparé dans la plus grande discrétion. C’est là l’élément le moins souligné par la presse « de référence » mais le plus choquant pourtant, le ministère grec des Finances n’a pas la main sur l’administration fiscale. « Le secrétariat général aux Recettes publiques est contrôlé directement par la troïka », explique-t-il. D’après Varoufakis, il s’agissait de « créer sans le dire à personne des comptes secrets liés au numéro fiscal » attribué à chaque contribuable. Cela devait permettre de déjouer le piège de l’asphyxie financière en mettant en place une « espèce de mécanisme de paiement parallèle par lequel les citoyens peuvent verser de l’argent à ceux à qui ils en doivent ou payer leurs taxes à l’État ». Selon Varoufakis, ce « système bancaire parallèle » destiné à répondre à « l’action agressive de la BCE » ayant conduit à la fermeture des banques, et rendu possible par le piratage du logiciel utilisé par l’administration fiscale grecque sous le contrôle direct de la troïka, devait « donner un peu d’air » au gouvernement Tsipras.

La révélation de ce plan B attise encore la hargne de la droite grecque et indigne à Bruxelles. Mais derrière le caractère spectaculaire de l’opération, Yanis Varoufakis livre une série d’autres éléments dans cette téléconférence, et ceux-ci ont été largement passés sous silence dans les médias dominants. Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, et le FMI ont, comme l’avait déjà pointé Yanis Varoufakis, un « intérêt commun » dans l’échec programmé du plan imposé à la Grèce qui la poussera hors de la zone euro. Mais, ajoute-t-il, et c’est ce qui devrait nous éclairer dans notre pays, « les Français sont terrifiés car ils savent que s’ils devaient réduire leur déficit budgétaire aux niveaux exigés par Berlin, le gouvernement français tomberait certainement. (…) Schäuble m’a dit explicitement qu’un grexit lui octroierait un pouvoir de négociation suffisant pour terroriser Paris et imposer à la France un nouveau transfert des compétences budgétaires de Paris à Bruxelles ». De quoi voir que, si le plan B de Yanis Varoufakis ressemble à un « roman noir », celui de Wolfgang Schäuble tient du cauchemar, et hélas, ça n’est pas de la science-fiction

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 08:26
Mille et une raisons de venir à la Fête de l’Humanité !

Manu Chao, Barbara Hendricks, Jamel, Edgar Morin, Pascal Boniface, HK, Jean-Yves Lafesse, Alain Bashung et Christophe Alévêque témoignent de leur attachement à la Fête de l'Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki.

Vous pouvez acheter des vignettes de la fête de l’Huma en vous adressant directement au journal l’Humanité, en commandant à un militant PCF Morlaix ou en envoyant un courriel à pcf-morlaix@wanadoo.fr

Un car sera mis en place afin d’aller à la fête de l’Huma. Des informations plus précises seront données ultérieurement.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 08:18
L’esprit vert, un engagement citoyen pour demain

Parlons-en! L’esprit vert, un engagement citoyen pour demain.

Le nouveau livre de Gérard Le Puill

Paris-Climat 2015 : l’écologie peut encore sauver l’économie Gérard Le Puill. Pascal Galodé éditeurs, 314 pages, 22 euros.

Pas rancunier E. Leclerc ! Si vous traînez sur la page Web dédiée à la culture des centres de la grande distribution, vous trouverez en vente, et avec une réduction de 5 %, le dernier livre de Gérard Le Puill : Paris-Climat 2015 : l’écologie peut encore sauver l’économie, un plaidoyer didactique pour un changement de comportement afin d’atteindre les objectifs d’une réduction drastique des gaz à effet de serre. Un plaidoyer qui ne fait pas la part belle au libéralisme et par effet de bande, entre autres, aux grandes surfaces, qui sous couvert de satisfaction à tout prix du consommateur mettent sur la paille les producteurs locaux et s’approvisionnent sans vergogne dans le monde entier à un moindre coût financier, sauf celui du bilan carbone.

Pas rancunier chez E. Leclerc, mais un tantinet tout de même ! Car outre le titre légèrement écorné sur la page Web, « Comment l’écologie peut sauver l’économie », le résumé est plus que succinct, mais qu’importe. Gérard Le Puill, sur 314 pages, pointe de sa plume souvent acerbe les effets néfastes de la doxa libérale inoculée en leur temps par Ricardo, Schumpeter… Il marque au fer rouge les contradictions d’une économie mondialisée qui, par nature, ne pourra devenir un parangon de vertu écologique, sauf à changer de modèle, mais le peut-il, le veut-il vraiment ?

Il désigne encore du doigt les accords de libre-échange entre l’UE, les États-Unis et le Canada. Accords économiques qui sont par essence en totale contradiction avec cette volonté de ne pas passer les 2 degrés fatals au climat. Délocalisation et spécialisation ne font donc pas bon ménage avec la réduction des gaz à effet de serre (GES) !

Mais, surtout et avant tout, il nous met le nez dans les solutions, dans nos solutions. Envisager dès maintenant une société plus économe à tous les points de vue est encore possible, mais « diviser par 4 les GES est un enjeu énorme ».

Cela passe par une économie de proximité, par des solutions personnelles, des solutions locales, territoriales, régionales, nationales : « Il faut tendre vers une souveraineté alimentaire mais aussi énergétique. En tant que citoyen on peut agir. » Sur les transports par exemple : « Les transports en commun ne pourront pas tout résorber, même s’ils sont une des solutions abandonnées par la loi de transition énergétique. En attendant, il faut encourager le covoiturage. » Sur notre consommation : « En tant que conso’acteur, nous devons pousser la grande distribution à changer son modèle et par effet la production agricole trop productiviste et destructrice. » Sur le logement : « Plutôt que d’augmenter les allocations, ne faudrait-il pas plutôt réallouer ces sommes à des logements moins énergivores ce qui ferait baisser les charges des locataires et des propriétaires ? »

Gérard Le Puill a des solutions empreintes du bon sens.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 08:10

Entretien réalisé par Marie-Noëlle Bertrand Mardi, 28 Juillet, 2015 L'Humanité

Pour Victor Pereira, animateur du pôle élevage de la Confédération paysanne, la difficile promotion des produits français puise ses racines dans un système visant lui-même les marchés mondiaux.

Qu’est-ce qui freine le « consommez français » ?

VICTOR PEREIRA

D’abord, un problème d’adéquation entre la production et la demande. Exemple avec la viande bovine : en France, nous consommons essentiellement des femelles (à 75 %) et peu de bœuf. Or, nous produisons un tiers de jeunes bovins. Résultat, nous importons un quart de notre viande, tandis que nous exportons broutards et taurillons vers l’Italie ou l’Espagne. Pourquoi s’obstine-t-on dans ce choix ? D’autant que nos débouchés traditionnels saturent. Cela nous oblige à viser du côté de la Grèce, de l’Égypte ou de la Turquie… autant de marchés instables à faible pouvoir d’achat, qui ne permettent pas une revalorisation du prix des produits français. En outre, il faut choisir : on ne peut pas plaider pour le « consommez français », tout en cherchant à développer les marchés à l’export. Peut-on refuser la concurrence des autres pays, tout en cherchant à imposer la nôtre ?

Le ministre de l’Agriculture rétorque la même chose aux agriculteurs qui bloquent les camions étrangers…

VICTOR PEREIRA

Sauf que Stéphane Le Foll est lui-même responsable de ce discours, quand il prône le développement des exportations, même dans des filières comme le porc, où nous ne produisons pas suffisamment pour répondre à notre demande, singulièrement dans la charcuterie salaison. Porté par les politiques publiques, ce discours offre un cap aux agriculteurs. On leur dit : grandissez pour être compétitifs ! Ils grandissent. Avec ce paradoxe : ce sont les plus grosses fermes, celles qui ont fait de lourds investissements, qui ont le plus besoin d’aide. Les éleveurs herbagés, qui n’ont pas surinvesti dans leurs structures et dont l’alimentation des bêtes coûte peu, sont moins affectés par la crise. Avec cet autre fait, aussi : s’agrandir s’opère forcément au détriment des autres. Beaucoup d’éleveurs suivent, en espérant être parmi les 25 000 éleveurs laitiers qui existeront encore dans dix ans (contre 60 000 aujourd’hui – NDLR).

Mais beaucoup voient le marché à l’export comme une planche de salut…

VICTOR PEREIRA

Il est difficile de résister au discours sur la compétitivité, la restructuration, la modernisation, le rééquilibrage de la balance commerciale… Mais regardons les choses en face : depuis vingt ans, les exportations agroalimentaires françaises ont quadruplé. Les paysans vivent-ils mieux ? L’Allemagne, elle, est portée comme un exemple à suivre. Pourtant sa balance commerciale affiche 12 milliards d’euros de déficit. Autrement dit, elle importe plus qu’elle n’exporte. Celle de la France, pour l’heure, est excédentaire.

Quelle est la part de responsabilité de la grande distribution dans la mise en concurrence des produits français et étrangers ?

VICTOR PEREIRA

Autant que les industriels, elle profite du système et d’un marché européen où la concurrence est exacerbée. Certes, les grandes enseignes alimentent la guerre des prix. Mais elles ne font pas toute la mécanique. On peut toujours les enjoindre à valoriser les produits français : cela restera de l’incantation. Pour qu’une enseigne renonce à acheter au moins coûtant, il faut que toutes jouent le jeu. Et pourquoi le feraient-elles ? Les agriculteurs eux-mêmes le savent : quand un tracteur est moins cher en Italie, ils l’achètent en Italie. Soit on l’accepte, soit on remet en cause tout le système de libéralisation. Mais cela, ni le gouvernement, ni les syndicats agricoles majoritaires ne le font

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 14:59
Opération enfumage sur les chiffres du chômage

Cécile Rousseau

Mercredi, 29 Juillet, 2015

L'Humanité

Si le gouvernement s’est réjoui de la « quasi-stabilisation » du chômage à la suite de la publication des chiffres de lundi, le changement de la méthode de calcul masque en réalité une augmentation soutenue.

Triturer les statistiques de Pôle emploi, voilà la nouvelle technique gouvernementale pour faire baisser le chômage. Lors de la publication des chiffres du mois de juin, lundi, la méthode de classement des demandeurs d’emploi avait été opportunément modifiée par la Dares, organisme statistique du ministère du Travail. Les données seraient plus « affinées » grâce aux recoupements d’informations administratives sur la rémunération des chômeurs en formation, en service civique ou en contrat aidé. Il s’agit en fait d’un tour de passe-passe pour faire basculer certaines personnes en formation ou en contrat précaire inscrites jusqu’alors en catégories A, B et C, (chômeurs n’ayant pas travaillé ou très peu) dans des catégories D (stages, formations) et E (contrats aidés). Ces deux dernières classifications n’étant pas prises en compte par Pôle emploi dans sa représentation médiatique du chômage. Une manière bien pratique de réduire artificiellement le phénomène. Même avec cette manœuvre prestidigitatrice, la hausse reste de 1 300 personnes en catégorie A, celle des chômeurs n’ayant pas du tout travaillé, portant leur nombre à 3,55 millions. Soit au total, 5,7 millions de demandeurs d’emploi recensés en catégories A, B et C (ces deux dernières catégories concernant les personnes ayant un peu travaillé), outre-mer compris. Sans cette manipulation des chiffres, l’augmentation est en réalité beaucoup plus forte, avec 10 000 personnes supplémentaires en catégorie A et 24 800 si on y ajoute les catégories B et C.

Les statistiques officielles face à la réalité des demandeurs d’emploi

À peine les statistiques publiées, le ministère du Travail a dégainé son communiqué, se réjouissant « du nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A quasiment stable ». Bruno Le Roux, président du groupe socialiste à l’Assemblée, lui, « se satisfait d’un signe d’espoir qui n’est pas un signe de victoire encore ». Quant aux «républicains », ils ont taclé l’échec de François Hollande. Éric Woerth, délégué général au projet du parti, notant que, « dans les autres pays, le chômage baisse réellement depuis des mois et des mois ».Si le gouvernement semble soulagé par ce résultat, c’est qu’il avait dû affronter une énième flambée du chômage en mai dernier. Une hausse accrue par un « événement inhabituel », doublant l’envoi de SMS et de messages vocaux de relance rappelant aux chômeurs de s’actualiser. De son côté, le directeur de Pôle emploi, Jean Bassères, a affirmé que les statistiques mensuelles de juin étaient « parfaitement fiables », mais ces chiffres sont difficilement interprétables et comparables avec les mois précédents. Ce récent « affinage » des données sert surtout d’outil à diminuer rapidement le chômage pour un gouvernement en panne sur le dossier. Dans un contexte de hausse du chômage quasi continue depuis 2008, il rouvre aussi le débat sur le calcul du nombre de demandeurs d’emploi. Interrogé le 22 juillet sur Europe 1, François Rebsamen avait remis en cause les données de Pôle emploi, lui préférant « les statistiques du BIT (Bureau international du travail) » pour lequel les critères de recensement des chômeurs sont plus restrictifs : il ne faut pas avoir du tout travaillé, être disponible dans les quinze jours et avoir cherché activement un emploi. Des chiffres donc, plus favorables à l’exécutif.

Sélectionner les données les plus avantageuses, la méthode rappelle celle de Nicolas Sarkozy. Dans le débat d’entre-deux tours avec François Hollande, en mai 2012, il avait préféré se référer aux statistiques au sens du BIT quand Hollande brandissait les statistiques de Pôle emploi pour démontrer l’échec de son adversaire… Ces débats totalement stériles participent à la vision comptable du chômage et ne tiennent pas compte de la réalité. Pour les associations de chômeurs, le nombre de demandeurs d’emploi en France s’élèverait à 8 millions avec les non-inscrits à l’ex-ANPE. Après la publication controversée de ce lundi, François Hollande s’est dit déterminé. « C’est dans l’année 2016 que cette baisse crédible doit apparaître », a-t-il affirmé, conditionnant sa candidature en 2017 à la réussite de sa mission. Pour la CGT, au contraire, ces chiffres « sont désastreux, mais très significatifs : la croissance et la relance économique sont incompatibles avec les politiques d’austérité imposées dans toute l’Europe », le syndicat appelant à une revalorisation des salaires et une vrai politique industrielle. Mais, pour l’instant, à part des bidouillages de statistiques, les Français ne voient rien venir.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:16
Erdogan tombe le masque et désigne son ennemi : les Kurdes

Pierre Barbancey

Mercredi, 29 Juillet, 2015

L'Humanité

Les déclarations des responsables turcs se multiplient contre les Kurdes. Les bases du PKK sont bombardées de même que les zones où se trouvent les forces kurdes syriennes des YPG. L’Otan soutient Ankara, François Hollande veut renforcer sa coopération avec la Turquie.

Si certains avaient des doutes sur les buts réels poursuivis par Ankara, le président turc, Recep Erdogan, vient de les lever. Depuis l’attentat-suicide qui a fait 32 morts le 20 juillet à Suruç, la Turquie fait croire qu’elle a décidé d’entrer en guerre contre l’organisation de l’« État islamique » (« EI » ou Daech). Or, bien des questions se posent sur cette volonté affichée. Si des bombardements de sites djihadistes ont bien eu lieu – encore que personne ne sache exactement quels en ont été les résultats – il s’avère en réalité que les efforts turcs se portent sur la répression contre les forces kurdes de Turquie, le PKK, mais également contre celles de Syrie, puisque des positions des YPG (ceux qui ont défendu avec succès Kobané contre l’« EI ») ont été pilonnées par les chars turcs, faisant plusieurs morts.

Sous prétexte de l’attentat de Suruç

La manœuvre politique est grosse mais habile. Dans un premier temps, sous prétexte de l’attentat de Suruç, le gouvernement d’Ankara se rapproche de Washington en annonçant des raids sur les bases de l’« EI », entame un dialogue pour l’utilisation de ses bases aériennes par la coalition et parle de la création d’une zone débarrassée de l’« État islamique » (et donc pas sous contrôle kurde). Lorsque les opérations sont déclenchées, non seulement elles ne touchent pas que l’« EI », mais il s’avère que les cibles sont plutôt les militants et combattants du PKK ainsi que les activistes turcs de gauche, pourchassés et emprisonnés dans une opération policière de grande ampleur dont on se demande pourquoi elle n’a pas eu lieu plus tôt contre les cellules djihadistes. En tirant un trait d’égalité entre les égorgeurs de l’« État islamique » et les combattants du PKK et des YPG venus à la rescousse des populations civiles menacées (à Mossoul comme à Kobané), le gouvernement turc sait qu’il n’essuiera aucune critique de la part de ses alliés de l’Otan. D’autant que les États-Unis, tout comme l’Union européenne (UE), ont placé le PKK sur leur « liste d’organisations terroristes », malgré la trêve décrétée depuis 2013. Sur Twitter, Brett McGurk, qui représente la Maison-Blanche au sein de la coalition anti-« EI », s’en est défendu : « Il n’y a aucun lien entre les frappes aériennes contre le PKK et les récents accords visant à intensifier la coopération américano-turque contre l’“État islamique” », a-t-il assuré. Mais il s’est senti obligé d’ajouter : « Nous respectons totalement le droit de la Turquie à l’autodéfense. »

Les militants kurdes sont poursuivis, emprisonnés...

Lundi, le premier ministre islamo-conservateur, Ahmet Davutoglu, se faisait plus précis. « C’est soit les armes, soit la démocratie, les deux ne sont pas compatibles », a-t-il dit. Une stratégie visiblement soutenue par l’Otan. L’Alliance atlantique, réunie en urgence à Bruxelles à la demande d’Ankara, a assuré son allié turc de sa solidarité dans sa double offensive contre les rebelles kurdes et le groupe « État islamique ». « Tous les alliés ont assuré la Turquie de leur solidarité et de leur ferme soutien, a répété le secrétaire général de l’Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg, à l’issue de la réunion des ambassadeurs des 28 pays. Le terrorisme pose une menace directe envers la sécurité des membres de l’OTAN et envers la stabilité et la prospérité internationales. » Parmi ces soutiens, la France évidemment. François Hollande a évoqué avec son homologue turc la lutte « contre toutes les formes de terrorisme » et ils ont convenu de nouveau de leur volonté de « renforcer la coopération entre la France et la Turquie en ce domaine ». On sait ce que cela signifie : les militants kurdes en France sont poursuivis, emprisonnés et traînés en justice, alors que les hommes de main du pouvoir turc agissent en toute impunité sur notre sol. Du bout des lèvres, Hollande a dit : « Il faut faire attention à ne pas confondre les cibles » (sic).

De quoi contenter Erdogan. « Il est impossible pour nous de poursuivre le processus de paix avec ceux qui menacent notre unité nationale », a-t-il déclaré. Il a également préconisé que les responsables politiques liés à des « groupes terroristes » soient privés de leur immunité et poursuivis en justice. Une phrase qui vise directement le parti d’opposition pro-kurde HDP (Parti démocratique du peuple), qui a effectué une percée aux législatives le mois dernier.

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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:09
Essayer d’être communiste

Jean ORTIZ

Je suis paraît-il rétro-ringard-archaïque ! Oui je crois en la révolution (ce gros mot), je crois - encore - au communisme.

Est morte une perversion du « vieux rêve qui bouge », pas l’idée communiste elle-même. Le certificat de décès est celui d’une caricature de nos valeurs ; les aspirations qui sous-tendent notre engagement n’ont pas été invalidées par le fiasco historique. L’idée communiste continue à travailler le monde malgré la débâcle du « socialisme réel » : les crimes, les camps, les baillons, l’arbitraire, le parti-Etat, mais aussi une certaine égalité sociale, du travail pour tous, la santé et l’éducation gratuites, les services publics... Si la perversion est morte et enterrée (paix à son âme !), le deuil sera long. Très long. Il va peser longtemps encore contre les révolutionnaires. « Changer la vie » a produit le meilleur et le pire... Mais l’alternative reste bien encore et toujours : « socialisme ou barbarie ».

Pensons à Rosa, à tous ceux qui « se levèrent avant l’aube » pour contribuer à ce « monde meilleur », à nos libertés, à nos acquis sociaux... pensons à ces morts qui ne meurent jamais, anonymes ou célèbres, communards, mineurs et vignerons insurgés, résistants de la première heure, FTPF, MOI-istes, militants anticolonialistes, métallos grévistes, syndicalistes réprimés, assassinés, internationalistes altruistes, Brigadistes d’une patrie d’idéal, « passeurs » antifranquistes, martyrs de Charonne, de « l’Affiche rouge », communistes solidaires de l’Algérie, du Vietnam, de Lumumba, de Cuba, du Chili, de Mandela, des Palestiniens... Leurs doigts montraient la lutte... Regardons la lutte. Inscrivons nos pas dans le chemin, à la fois à poursuivre et à inventer, ENSEMBLE. Avec lucidité, enthousiasme, et sans nostalgie de ce qui a échoué... même si la vraie nostalgie peut être un rêve d’avenir.

La chute du mur de Berlin n’a pas invalidé notre idéal, cet horizon d’humanité réhumanisée, l’exigence du bien commun, des biens communs, du partage, du collectif, de la socialisation, du bonheur individuel et collectif, « de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous » (Paul Eluard). La « question sociale », essentielle, reste à résoudre. Elle est désormais imbriquée, intrinsèquement liée, à la « question écologique ». On ne résoudra pas l’une sans l’autre... « Socialisme (écosocialisme) ou barbarie ». Le capitalisme porte en lui un ordre prédateur et cannibale de l’homme et de l’environnement, de la nature, des écosystèmes, un mode suicidaire de produire, de consommer, de croître... L’ordre injuste et violent du monde est délibérément, volontairement organisé par les classes dominantes. Il ne constitue pas un état naturel à subir, donné à tout jamais, intouchable. 1% de la richesse de 229 familles les plus riches de la planète suffirait à assurer l’eau potable à chaque être humain. Question de volonté politique...

Alors repolitisons tout, réapproprions-nous notre histoire, notre « identité », vivante, à la fois héritage et création permanente, n’abandonnons pas la colère à d’autres, ne nous laissons pas assimiler au « système » par des pratiques politiciennes, trop électoralistes, faisons FRONT, entrons en résistance, en révolte politique, éthique, humaine, contre cet ordre sauvage qui fabrique des monstres, et qui s’en sert, qui saigne des millions de « pauvres » (assis sur des trônes de pétrole) ; qui standardise, lobotomise, mercantilise, affame afin d’amasser des fortunes kolossales, kkollossalles, pour une poignée de vampires assoiffés de profits, qui répand la peur et la haine de l’autre, qui fait le plein de vacuité... Et le pire empire chaque jour. Alors : « Socialisme ou barbarie ».

Revalorisons tout ce que le néolibéralisme dévalorise, détruit : la justice sociale, l’humain, le vivre ensemble, le lien social, le travail, la souveraineté nationale, le métissage, l’interculturalité, l’eau, le vent, les forêts, l’amour, le désir, l’art, la philosophie... Rendons désirable l’alternative civilisationnelle communiste...

Oui je crois - encore - en l’utopie sociale et politique. Les réalités d’aujourd’hui sont tellement têtues qu’elles peuvent devenir le monde nouveau de demain. Les maîtres du monde veulent nous empêcher de rêver : empêchons-les de dormir ! (paraphrase) Donnons un horizon révolutionnaire à nos actes, et nommons-le. Nommons-le. Soyons nous-mêmes et ouvrons toutes grandes portes et fenêtres. « Etre ne suffit plus à l’homme, il lui faut être autre ; ainsi s’exerce le gouvernement de l’esprit » (Louis Aragon) Soyons donc nous-mêmes et autres à la fois; révolutionnons-nous, ensemble, pour être pleinement nous mêmes. « Sans les autres, personne ne serait autre chose que rien » (Mafalda). Bien vu !! Donnons du sens à tout. Atout sens, et « désormais le mot révolution sera le nom de la civilisation » (Victor Hugo)

« L’archaïsme » a donc de l’avenir. La révolution commence aujourd’hui. Si nous le voulons.

Ici et maintenant. Par de petits matins, des espaces à libérer, des solidarités à construire, des idées à combattre, de nouvelles façons de faire de la politique... ON LACHE RIEN ! Dehors il fait lourd.

Essayer d’être communiste
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29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 07:04
Ukraine/élections : "Nouveau coup de poignard dans le dos de la démocratie"
Le PCF condamne avec force la décision prise par le ministre de la justice ukrainien Pavel Petrenko d’interdire au parti communiste d’Ukraine de prendre part aux processus électoraux.
Les communistes français apportent leur soutien à toutes les forces démocratiques du pays, dont le PC d’Ukraine, dans leur lutte contre ce nouveau coup de force porté à la démocratie par les autorités ukrainiennes.

Ce décret témoigne de la faillite politique, économique et sociale dans laquelle se sont fourvoyés les oligarques de Kiev au détriment des intérêts de leur peuple et de l’unité du pays.

Comme l’a souligné le secrétaire général du PCU, Piotr Simonenko, ce décret, pris « dans l’urgence et la peur » et cette décision, visent à interdire « au peuple de pouvoir choisir ses représentants afin de lutter contre la politique d’appauvrissement », mais surtout, il a pour but d’ « interdire le droit de vote et d’empêcher de soutenir les idées de gauche ».

Le PCF soutient le PCU et son premier responsable dans sa détermination à participer aux prochaines élections locales en Ukraine prévues à l’automne prochain, d’autant que pour ce dernier le droit constitutionnel ne peut pas être modifié par un décret du ministre de la justice.

Rappelant que le PCU s’est toujours prononcé pour un règlement pacifique de la crise du Donbass, P.Simonenko a mis en garde contre la politique du pouvoir actuel qui ne peut conduire qu’ « à une dictature militaire » sans perspective.

Ce nouveau coup de poignard dans le dos de la démocratie est dans le droit fil des décisions d’avril dernier qui avait vu le Parlement voter des lois mettant « sur le même pied l’idéologie de la barbarie nazie et le communisme » et interdisant la production et l'utilisation publique de leur symboles, ce qui s’était traduit par une menace d’interdiction du PCU, alors que les collaborateurs du régime nazi étaient réhabilités.

Le PCF s’était alors élevé contre cette politique de « décommunisation » qui visait à « solder les comptes de la Seconde Guerre mondiale pour donner des gages aux partisans de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et de la mise en coupe réglée des lois du FMI ». Et à « poursuivre, avec l’aide de mercenaires d’extrême droite, l’offensive dite anti-terroriste contre l’Est de l’Ukraine avec son cortège de victimes civiles et de destructions. ».

Cette décision-alors que les manœuvres militaires s’intensifient dans un pays en faillite- montrent l’incurie dont font preuve les autorités de Kiev pour oeuvrer à une application pleine et entière des accords de Minsk 2, qui respecte les droits et libertés fondamentaux de tous les ukrainiens. Le PCF appelle à une large mobilisation de la communauté internationale et de toutes les forces de progrès, pour que ceux-ci soient respectés.
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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 11:10

Elections régionales 2015 - Document préparatoire du Projet du Front de Gauch

Les grands axes pour un pacte public: Une région solidaire, citoyenne, écologique, féministe

1. Une région solidaire entre tous les territoires qui la compose et pour une réelle égalité des droits

- Investir dans les services publics en développant des collaborations et non des concurrences avec les collectivités territoriales et les futures métropoles.

- En matière de transports et d'aides aux déplacements, défendre le rail en intégrant la poursuite d'investissements sur le réseau ferré.

- Pour l'accès de tous à un logement de qualité, mise en place d'un service public du logement, de la rénovation urbaine et rurale.

- Défendre et développer l'offre de santé publique. Faire de la région un interlocuteur de l'ARS et des autres collectivités afin de contrer les politiques de réductions d'accès aux soins.

- S'engager avec force pour l'éducation et la jeunesse par une politique volontariste dans la construction et rénovation des lycées et les établissements d’enseignement supérieur.

- Proposer que la région soit un territoire de recherches scientifiques, de développement et partages des connaissances dans une grande ambition économique et sociale.

- Rendre effective l'égalité hommes-femmes au travail et dans la société. Faire reculer toutes les discriminations liées au sexe, à l'origine, à la religion ou au handicap.

- Affirmer la culture comme outil d'émancipation. Ciment social en Bretagne, elle ne saurait être rangée en périphérie des politiques publiques.

- Conquérir l'accès aux sports et aux loisirs pour tous.

- Assurer l'accès au haut débit numérique sur tout le territoire breton aux mêmes conditions de tarif.

2. Agir pour le développement économique, l'emploi et la participation citoyenne à la gestion.

- Contrairement à ceux qui veulent faire de la région un guichet pour les multinationales, nous proposons de ne plus être simplement des financeurs de dossiers (économiques, agricoles ou industriels) mais des partenaires à la définition des projets.

- Nous pensons juste d'exiger la conditionnalité aux attributions de financements, des obligations en termes de créations et de qualités d'emplois, de dialogue social et des prescriptions environnementales.

- C'est avec l'ambition « du bien vivre en Bretagne » que seront évalués les projets à l'aune de ces nouveaux critères que sont les dimensions sociales, humaines et écologiques. Aussi sera appréciée la gestion des fonds européens, du contrat de plan, etc.

- Nous proposerons l'élaboration d'une « charte de l’éthique et de l'égalité professionnelle » aux entreprises travaillant avec la région.

- Nous proposerons une nouvelle étape du développement de l'économie sociale et solidaire en s'appuyant sur les acteurs du secteur, les organisations syndicales et les collectivités.

- Nous proposons la création d'un pôle public bancaire régional visant au développement industriel, intégrant des critères précis.

- Nous voulons faire de la région un haut lieu de l'intervention citoyenne. Elle devra sur ces territoires développer des actions de démocratie participative.

- Nous proposons qu'elle place sa gestion sous contrôle citoyen d'un observatoire des marchés publics couvrant les politiques régionales et l'utilisation des fonds publics.

- Face aux réformes institutionnelles, désengagement de l'Etat et prépondérance de l'Europe, la région jouera un rôle fort de résistance et d'interpellations.

3. Une région écologique, avec l'environnement au cœur de toutes les politiques publiques

- La région a un rôle d'aménageur du territoire. Elle doit donc défendre et œuvrer au développement des services publics locaux et nationaux, garant de l'égalité territoriale urbaine, rurale, côtière. Elle doit le faire en intégrant au cœur de son projet la transition écologique et énergétique indispensable.

- Notre croissance est celle d'un développement en faveur d'une alimentation de qualité, saine et accessible à tous. Un nouveau modèle agricole, rémunérateur pour ses travailleurs, doit promouvoir la valorisation, la transformation par des filières relocalisées et la vente au plus près des consommateurs. Un fond de soutien à l'agriculture paysanne, aux circuits courts, aux filières bios et durables sera créé.

- Contributive des besoins alimentaires de la région, la pêche artisanale sera soutenue. C'est l'ensemble des activités maritimes de celle-ci qui appelle à être encouragé et soutenu.

- Au carrefour des enjeux agricoles, écologiques et énergétiques une filière bois, durable, relocalisée, sera mis en avant comme levier de développement économique.

- Les grands projets comme l'aéroport de Notre-Dame des Landes, la centrale à gaz de Landivisiau, la ligne à Grande Vitesse, qui sont contestés ou souffrent d'un déficit démocratique seront remis en discussion, en perspective avec la société que nous voulons.

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 05:43

Rencontre pour la constitution d’une liste ouverte à toute la gauche antilibérale.

Le 18 juillet 2015 à Baud. A l’initiative de la coordination FdG 56, cette rencontre avait pour objet de réunir toutes les composantes du FdG en Bretagne et ses collectifs. L’invitation avait également été envoyée à EELV et Nouvelle Donne, qui ne sont pas venus, et aux socialistes « frondeurs », connus pour leurs critiques à l’égard du gouvernement.

Avec une centaine de participant-es, l’aspect quantitatif de cette réunion est incontestablement un succès. Beaucoup de camarades du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche, de République et Socialisme, d’Ensemble ! et des exclus du PS engagés aujourd'hui dans la Nouvelle Gauche Socialiste. Mais aussi, une forte présence de collectifs locaux du FdG et de militants FdG non membres des composantes. A noter la présence d’une forte délégation du Finistère (entre 12 et 15 personnes dont des représentants du FDG Morlaix).

Cette affluence, la densité des débats, les orientations prises à l’issue de la matinée ont permis d’acter la volonté commune des participants de construire une liste antilibérale de large rassemblement, de travailler à partir des collectifs FdG ouverts, de s’adresser sans exclusive à toute la gauche antilibérale, aux militants syndicalistes, associatifs, écologistes, féministes.

A l’issue d’un premier débat, il a été décidé : 

- de lancer un appel aux citoyens de Bretagne, et de s’adresser à toutes les forces à la gauche du PS (EELV, Nouvelle Donne, NPA, socialistes « frondeurs ») pour les inviter à construire avec nous le projet porté par cette liste. 

- d’écrire rapidement l’ossature d’un programme (Un premier projet, initié par Xavier Compain, proposé à la candidature par le PCF Bretagne, a été débattu et devra être complété et retravailler dans l’avenir).

La deuxième partie de la matinée a porté sur la méthode de lancement de la campagne et de constitution des listes. De nombreuses interrogations et suggestions sont alors exprimées : sur la création de commissions thématiques, la place des collectifs, les modalités de prises des décisions et d’une parole collective. Il nous reste à porter les propositions de candidatures, examiner la question d’un éventuel binôme pour la tête de liste (en cas d’accord avec une autre force politique notamment), élaborer le programme et bien maîtriser l’articulation partis-collectifs-citoyens. L’assemblée n’a pas réponse à tout mais entend prendre le temps de la démocratie et de la construction collective.

Ce qui est acté : 

- Etablir une liste de diffusion régionale et l’enrichir des collectifs non représentés ou non créés à ce jour. 

- Réunir rapidement des coordinations départementales, lieux ouverts où seront abordées toutes les questions listées précédemment. Des comptes rendus seront faits de ces assemblées.

- Au niveau départemental mise en place de commissions (thématiques, programme, candidatures, organisation de la campagne).

A l’issue de ce travail, une nouvelle rencontre régionale aura lieu probablement fin août ou tout début septembre. Une coordination FDG 29 devrait se réunir le 12 août prochain.

Appel aux citoyens de Bretagne

A Baud, 100 représentants du Front de gauche en Bretagne lancent un appel pour une liste unitaire aux Régionales.

A l’initiative de la coordination FG 56, cette rencontre a réuni toutes les composantes du FG en Bretagne, organisations et collectifs.

Les débats se sont placés dans le contexte européen de contestation de l’austérité et des politiques libérales, avec un affrontement inédit en Grèce avec les forces du capital. La nécessité d’une percée du FG a été affirmée pour ouvrir une alternative aux politiques libérales de la droite et du PS.

Ces élections seront un moment de contestation de l’austérité, et aussi de construction d’une alternative, avec des propositions de rupture pour la France et la Bretagne, des propositions prenant la mesure des enjeux sociaux, environnementaux, et la nécessité de faire avancer des réponses novatrices mettant « L’Humain d’abord ».

A l’issue d’un riche débat (35 interventions), l’assemblée acte la décision de constituer une liste antilibérale de large rassemblement avec la volonté de construire en commun, de travailler à partir des collectifs FG ouverts, de s’adresser sans exclusive à toute la gauche antilibérale, aux militants syndicalistes, associatifs, écologistes, féministes.

Elle lance un appel aux citoyens de Bretagne, et s’adresse à toutes les forces de la gauche de transformation (EELV, Nouvelle Donne, socialistes « frondeurs », NPA,) pour construire ensemble un projet à partir de grands axes communs : 

- Refus de l’austérité, notamment à l’égard des collectivités locales

- Citoyenneté en Bretagne, à l’inverse d’une réforme territoriale qui priorise les métropoles et éloigne les citoyens des lieux de décision. 

- Nouveau modèle agricole, maritime et industriel relocalisant l’activité, créant des emplois à partir des besoins et non du profit. 

- Création d’un pôle publique bancaire régional mobilisant des fonds publics, mutualistes, privés, avec contrôle citoyen et conditionnement de toute aide à des critères sociaux et environnementaux. 

- Égalité sur le territoire, défense des services publics, notamment dans les domaines de l’éducation, la santé, les transports, l’énergie. 

- Priorité écologique et notamment essor du ferroviaire, des énergies renouvelables, d’un modèle agricole respectueux de l’environnement. 

- Rediscutions des projets contestés ou souffrant d'un déficit démocratique comme NDDL, la centrale à gaz de Landivisiau, la ligne LGV...

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