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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 18:52
Traité Europe-USA: Berrien fait de la résistance! (Ouest-France)
Traité Europe-USA: Berrien fait de la résistance! (Ouest-France)
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 08:09

 

L'hebdomadaire "Politis" a sorti un dossier le 1er octobre titré "OPA dans les Médias".

Rappelons le décor.

Parmi les quotidiens nationaux généralistes, seuls "L'humanité" et "La Croix" restent indépendants, ce qui se ressent à travers notamment l'absence ou le peu de publicité, la manière de présenter l'information sans vouloir racoler, la dimension d'éducation populaire et bien sûr la diffusion d'idées politiques et humanistes.

La presse régionale est largement contrôlée par des groupes capitalistes à actions croisées dans plusieurs titres et par des grandes familles, souvent très proches du reste du patronat: les Coudurier et Hutin dans l'ouest, Bernard Tapie dans le sud, la famille Baylet dans le sud-ouest, d'autres familles dans le centre...

"La perte d'indépendance des journaux remonte aux années 1980 et 1990 quand les patrons croyaient aux vertus du marché et que Colombani rêvait de mettre Le Monde en bourse, comme July à Libé. Cela a entraîné une croissance des journaux de manière exagérée, avec une surpagination, des investissements dans les imprimeries, un surplus de publicité. Ce grand train n'a pas tenu quand la crise est venue et que les ventes ont baissé. La question de la diffusion des journaux, de la rémunération des kiosquiers, de la création de points de vente a été largement éludée. Le retour de boomerang a été violent. D'autre part, les lecteurs et les journalistes n'ont peut-être pas su réagir à temps, ni trouvé des réponses au contrôle des médias par les capitaines d'industrie" (Jean Stern). La loi anti-concentration dans les journaux datant de 1986 (on n'a théoriquement pas le droit de posséder plus de 30% des titres de la presse quotidienne nationale) a été d'abord écornée par Chirac puis pas assumée par le PS de retour au pouvoir. Aujourd'hui, le ministère des Finances Macron demande à Drahi, pour pouvoir s'occuper de SFR, de se charger de Libé. On est en plein conflit d'intérêt et en plein dans une situation où le gouvernement se met au service des groupes capitalistes sur un principe de donnant-donnant: Valls te donne des titres de journaux mais tu flattes Valls. La presse ne vaut plus rien: à l'échelle des investissements de Drahi, Libé représente peut-être 0,05% ! Et Patrick Drahi peut toujours se vanter "d'être un bon soldat de la démocratie" (Jean Stern).

"Contrôler un journal coûte de moins en moins cher: le prix de vente du Parisien n'est pas celui qu'il était il y a deux ans, passant de 200 millions d'euros à 50 millions. Pour quelqu'un comme Bernard Arnault, 200 millions, à l'échelle de LVMH, ce n'est pas grand chose; alors, à 50 millions, c'est une bouchée de pain! D'autant plus avec les mécanismes probables de fusion des services généraux et de publicité". L'auteur de Les Patrons de la presse nationale, tous mauvais (La Fabrique, 2012), Jean Stern poursuit dans son entretien avec Jean-Claude Renard, le journaliste de Politis: " Sans faire de raccourci hardi, il y a sûrement un lien de cause à effet. Certains journaux, propriété de groupes indépendants, comme l'Express, sont aujourd'hui achetés par des gens dont l'intérêt premier n'est pas la presse. Ils sont à la tête d'industries extrêmement puissantes, qu'il s'agisse des télécoms, du câble ou du luxe pour LVMH. Leur intérêt est stratégique: avoir des instruments d'influence qui leur permettront éventuellement de faire passer des messages... Il y a là un courant politique majeur d'une France néolibérale, avec des journaux appartenant à des milliardaires qui pensent qu'il faut travailler le dimanche, contrôler davantage les chômeurs, et taper sur les pauvres".

Qui sont-ils, ces magnats de la presse dans les mains desquels mangent les hommes politiques de la droite et du PS, et inversement?

Politis brosse le portrait de quatre figures émergentes de ces patrons de médias, aventuriers affairistes sans scrupule qui sont au moins les garants qu'il n'y aura pas de voie dissonante par rapport au consensus pro-libéral et pro-capitaliste dans les grands médias. On aurait pu parler aussi des marchands d'armes Dassault et Lagardère, du bétonneur Bouygues, figures bien connues de l'oligarchie française, des milliardaires dépendant des commandes et des services de l'Etat qui donnent des leçons aux pauvres et les montent les uns contre les autres.

Bernard Arnault

Indéboulonnable première fortune de France, Bernard Arnault est assis sur un magot de 34,6 milliards d'euros, en hausse de 30% par rapport à l'année dernière.

Tout ça grâce à LVMH (Louis Vuitton-Moët Henessy), le conglomérat du luxe dont il a a pris le contrôle en 1990 après avoir profité de la guéguerre entre le clan Louis Vuitton et la famille Henessy. Premier actionnaire individuel d'Hermès avec 8,5%, il dispose aussi de parts dans le groupe Carrefour via sa holding, le groupe Arnault. Peu loyal en affaires, Arnault l'est davantage en amitié (politique). Décoré chevalier de la Légion d'honneur par Edouard Balladur en 1994, il remercie le premier ministre en recrutant son ancien directeur de cabinet, Nicolas Bazire, actuel directeur général du groupe Arnault.

En 2010, Bernadette Chirac est intégrée au conseil d'administration de LVMH, en compagnie de Patrick Ouart, conseiller juridique à l'Elysée, qui devient membre du comité exécutif du groupe.

Ce n'est guère étonnant lorsqu'on sait que "Bernard" était le témoin de mariage de Nicolas Sarkozy et Cécilia Attias en 1996. D'ailleurs, le Président ne pipe mot lorsque LVMH, déjà propriétaire du titre de presse économique, la Tribune, qui finira par être vendu à perte, rachète les Echos en 2007. Egalement propriétaire de Radio Classique, Arnault vient d'acquérir le Parisien/ Aujourd'hui en France.

Sasha Mitchell (Politis)

Vincent Bolloré

Héritier d'un groupe de papeteries de la marque OCB (avec le B de Bolloré), banquier, gestionnaire de fortune et d'investissements, Vincent Bolloré, homme d'affaires autoritaire, investit tous azimuts. Pétrole, énergie solaire, plantations, réseau ferroviaire, logistique: son conglomérat fait florès en Françafrique grâce à une véritable guerre politique et économique pour prendre le contrôle de marchés émergents, y compris en Sierra Leone ou en République Démocratique du Congo, où des experts de l'ONU ont pointé dès 2001 son rôle dans l'alimentation du conflit meurtrier, note Le Monde Diplomatique. Fait commandeur de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy, il n'hésite pas à utiliser ses médias pour faire sa promotion ou flatter les dirigeants africains, notamment dans sa bataille pour récupérer la concession de ports privatisés en Afrique, accompagnée de soupçons de corruption. Il se lance dans les médias en 2000, investit dans le groupe de pub et le conseil en communication Havas dont il devient président en 2005, et achète l'institut de sondage CSA. Actionnaire principal de Vivendi, il en devient le président du conseil de surveillance en juin 2014, prenant de fait la tête du groupe Canal +. Depuis 10 ans, il développe sa propre technologie des batteries, qu'il fait fleurir avec la voiture en libre-service lancée à Paris en 2011, à Bordeaux et à Lyon en 2013, à Brazzaville en 2015. Son destin est plus que jamais lié à l'obtention de marchés publics.

Erwan Manac'h (Politis)

Patrick Drahi

L'homme d'affaires franco-israélien résidant en Suisse a fait fortune dans les télécommunications. D'acquisition en acquisition, il se fonde un empire grâce aux financements de JP Morgan, de la BNP Paribas et de Barclays. Il n'entre dans les médias qu'en 2013 en créant 124 news, chaîne d'information continue israélienne, pour l'heure interdite de diffusion en Israël et financée quasi intégralement à perte. En 2014, il entame une stratégie agressive d'acquisition dans le secteur des câblo-opérateurs en se finançant par l'endettement, comme l'avait fait avant lui Jean-Marie Messier.

Un mois après le rachat de SFR en 2014 - où il mène une purge sans scrupule -, il apporte 14 millions d'euros dans le renflouement de Libération. Une poussière au vu de sa fortune, estimée à 14 milliards d'euros. Il prend le contrôle de "l'Express" au printemps dernier puis celui de 49% du capital de BFM et de RMC en juillet pour combler son déficit d'entregent en politique.

Le commerce de Patrick Drahi dans les canaux de télécommunications le place en effet en lien direct avec les pouvoirs publics. Il est également en guerre économique avec d'autres magnats de la presse: Xavier Niel, fondateur de Free, et Martin Bouygues. Ce dernier s'est plaint de sa brutalité dans le secteur, à la suite de quoi Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, a convoqué Patrick Drahi en juin, à Bercy. En mars 2014, lors du rachat de SFR, Arnaud Montebourg faisait aussi ouvrir une enquête sur la résidence fiscale exacte de l'homme d'affaires de 52 ans. Domicilée en Suisse, il héberge une holding privée à Guernesey, paradis fiscal britannique, et a déménagé le siège de sa société en août du Luxembourg vers les Pays-Bas.

Erwan Manac'h (Politis)

Matthieu Pigasse

Après une brève carrière de haut fonctionnaire chargé de la dette, cet énarque d'à peine 30 ans atterrit au cabinet de Dominique Strauss-Kahn puis à celui de Laurent Fabius, ministres du gouvernement de Lionel Jospin au tournant des années 2000. Après l'alternance, en 2002, il est soutenu par Alain Minc pour intégrer le directoire de la banque Lazard, où il conseille de nombreux gouvernements du monde entier. Il conserve depuis des liens étroits avec les socialistes. Engagé sur une ligne "sociale-libérale", strauss-kahnien, il conseille Ségolène Royal en 2007 et intervient dans le débat public en faveur de François Hollande. Sa banque décroche en 2012 le mandat de conseil de la Banque Publique d'investissement.... Issu d'une famille de journalistes, Matthieu Pigasse a longtemps joué le rôle d'intermédiaire dans les achats-ventes de médias, il franchit le pas en 2009 en achetant Les Inrockuptibles puis prend le contrôle du Monde en 2010 avec Pierre Bergé (Yves Saint-Laurent) et Xavier Niel (Free).

Conclusion: en France, comme le note Serge Halimi dans l'éditorial du Monde Diplomatique d'octobre 2015, 6 des 10 principales fortunes nationales - la première, la cinquième, la sixième, la huitième, la neuvième, la dixième - sont désormais détenues par des propriétaires de groupe de presse: respectivement Bernard Arnault, Serge Dassault, Patrick Drahi, François-Henri Pinault, Vincent Bolloré, Xavier Niel.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 08:37
Un dialogue social dans une société apaisée, disait-il...

« Un dialogue social » pour une « société apaisée » disait-il !

Cette époque ultra médiatisée se prête sans doute plus qu’une autre à toutes les falsifications, à des présentations tronquées de la réalité sociale. Il ne s’agit pas seulement d’une histoire de verre à moitié vide ou à moitié plein selon que l’on soit pessimiste ou optimiste. Le linceul médiatique s’attache à recouvrir la tragique réalité sociale, humaine, avec le chômage de masse et les files d’attente des Restos du Cœur et du Secours Populaire...

Prenons une entreprise du Finistère : la Société LAMPAULAISE de SALAISONS (fabrication de charcuterie industrielle, jambons cuits). Il s’agit de l’ex société Jean Caby qui dispose de deux sites de production, l’un à Lampaul-Guimiliau l’autre à Ergué-Gabéric, employant 635 travailleurs. Les deux usines ont été rachetées en janvier dernier par le groupe La Financière Turenne-Lafayette (Madrange, William-Saurin, Paul-Prédault...). Du lourd... donc a priori rentable.

Fin août intervient un « plan de sauvegarde de l’emploi » qui prévoit la suppression de 150 emplois dans le Finistère, dont 76 à Lampaul-Guimiliau et 74 à Ergué-Gabéric... puis ce chiffre est revu à la baisse, passant de 76 à 71 à Lampaul-Guimiliau, soit 5 emplois supprimés de moins. Il reste donc au total 145 suppressions d’emplois !

Titre du journal Ouest-France des 17-18 octobre 2015 page 8 :

Mais il y a pire. Frédéric Huon le délégué CFDT du personnel a déclaré : « une dizaine d’autres postes pourraient être sauvés », précisant par ailleurs : « C’est encourageant.Toute décision de ne pas supprimer des emplois est une bonne nouvelle. Nous sommes plus rassurés pour la suite. Nous continuerons à faire des propositions. » Globalement, la CFDT salue des « avancées concrètes sur l’emploi ».

Il ne faudra pas s’étonner qu’avec de tels propos lénifiants et une telle présentation de 145 suppressions d’emplois, de 145 chômeurs supplémentaires, devrait-on dire, on puisse entendre l’avertissement de Philippe Martinez de la CGT : « Faites attention, ça va exploser !»

Il y a vraiment de quoi déchirer la chemise d’un DRH.

André Le Roux - Blog du PCF Pays Bigouden

A découvrir sur http://pcbigouden.over-blog.com

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 07:25
Les militants du Parti Communiste à Guerlesquin le lundi 19 octobre pour distribuer un tract sur nos propositions sur l'agriculture et l'agro-alimentaire
Les militants du Parti Communiste à Guerlesquin le lundi 19 octobre pour distribuer un tract sur nos propositions sur l'agriculture et l'agro-alimentaire

Une dizaine de camarades, les candidats aux départementales du canton de Plouigneau-Lanmeur, en tête, Martine Carn et Roger Héré, ont distribué un tract sur l'agro-alimentaire et l'agriculture sur le marché de Guerlesquin, au marché aux bestiaux, dans les boîtes aux lettres du bourg et devant l'usine Tilly, où ne travaillent plus qu'une centaine de salariés inquiets pour leur avenir, avec des poulets qu'on ne sait plus ou stocker et des investissements des actionnaires qui ne viennent pas. Nous avons eu de très bon échange avec les citoyens et salariés à Guerlesquin où plusieurs personnes nous ont dit qu'on ne voyait que nous à militer en dehors des élections.

Jean-Claude Le Fer, Ismaël Dupont, Serge Puil, Serge Bazin et Michel Prigent devant l'usine Tilly

Jean-Claude Le Fer, Ismaël Dupont, Serge Puil, Serge Bazin et Michel Prigent devant l'usine Tilly

Jean-Claude Le Fer, Serge Puil, Serge Bazin, Roger Héré, Michel Prigent

Jean-Claude Le Fer, Serge Puil, Serge Bazin, Roger Héré, Michel Prigent

Les militants du Parti Communiste à Guerlesquin le lundi 19 octobre pour distribuer un tract sur nos propositions sur l'agriculture et l'agro-alimentaire

Voici le contenu de ce tract sur la crise de l'agro-alimentaire et les perspectives de solutions proposées par le Parti Communiste.

Depuis plusieurs années l’agriculture, l’agroalimentaire sont marqués par des crises régulières : disparition Gad à Lampaul-Guimiliau ; difficultés à Tilly-Sabco de Guerlesquin et Jean Caby à Lampaul-Guimiliau ; crise de l’élevage et crise laitière dans le monde agricole ; …

Ces crises on nous les présente comme un manque de compétitivité de nos entreprises de nos élevages : les salaires et charges (pardon cotisations sociales pour financer la sécu qui permet de nous soigner et pour nos retraites) sont trop importants ; la réglementation est trop lourde.

On nous présente l’Allemagne comme l’eldorado avec ses salaires à 1 € (hé oui !), ses travailleurs détachés (roumains, …) payés 6 € de l’heure ! On veut aussi nous montrer en modèle l’Espagne avec ses bas salaires, ses travailleurs marocains surexploités, … On veut nous faire aller vers une agriculture industrialisée avec ses fermes à mille vaches (qui ne voient ni le jour ni l’herbe !), avec un nombre d’agriculteurs en forte baisse et des exploitations de plus en plus grandes.

De plus, nos industriels de l’agroalimentaire, ne rechignent pas à se gaver au détriment des salariés et des paysans. Bigard a ainsi pu racheter SOCOPA et CHARAL grâce à l’exploitation des salariés, l'augmentation de la productivité, les exonérations de cotisations sociales et autres CICE, la pression sur les prix d'achats aux éleveurs.

Terrena et Sofiprotéol, dont le PDG est Xavier Beulin secrétaire de la FNSEA, se préparent à prendre le contrôle de DOUX. En début d'été Bigard et la Cooperl ont quitté le marché du porc breton, et tout récemment le groupement breton des producteurs de viande, lui-même, vient de renoncer à l'objectif de 1,40 €, prix plancher négocié entre les éleveurs et le gouvernement. Un comble ! Pendant que des petits exploitants tirent la langue, les plus gros d'entre eux, qui les mènent au charbon, tirent les ficelles à leur détriment, sans état d'âme, en parfaits adeptes du monde libéral qu'ils n'ont jamais cessé d'être.

Monique PIFFAUT se gave du porc finistérien

Le groupe parisien La Financière Turenne Lafayette de Monique Piffaut a repris, au début de l'année 2015, les deux ex-usines de charcuterie industrielle Jean Caby situées à Lampaul-Guimiliau, qui emploie 500 salariés pour la production annuelle de 34 000 tonnes de jambons vendus aux marques des distributeurs (Casino, Auchan, Leclerc...), et l’usine de Ergué-Gabéric qui emploie 150 salariés pour la production annuelle de 9 000 tonnes de lardons et de pâtés. Les deux usines sont désormais regroupées dans la société « La Lampaulaise de Salaisons ».

Dès ce rachat la nouvelle direction assurait dans un communiqué que celui-ci permettait «d'assurer la pérennité des sites et de continuer à développer l'activité sur le marché de la charcuterie cuite ».

Du coup la société Jean Caby, dirigée par le milliardaire franco-américain Eric Steiner, a indiqué se recentrer sur son activité de fabrication de saucisses à Lille, sa ville d'origine.

Par cette acquisition bretonne, intervenue après un an de négociations, la Financière Turenne Lafayette (FTL) présidée par Monique Piffaut déjà propriétaire de grandes marques (Madrange, William Saurin, Garbit, Paul Prédault...) est devenue le numéro un français du jambon cuit, du pâté et de la charcuterie de volaille.

Quelques mois plus tard, la Lampaulaise de salaison annonce la suppression de 138 emplois dont 85 dans l'usine d'Ergué-Gabéric, et 53 dans celle de Lampaul-Guimiliau. .

C'est un nouveau coup très rude pour les salariés et leurs familles et pour l'ensemble de l'activité du pays de Landivisiau et au delà.

Mais ça ne s'arrête pas là !

Dans le même temps la fermeture de la société GEO de Saint Martin des Champs, qui emploie 20 salariés est annoncée : les 20 emplois sont supprimés !

Or la société GEO, filiale de Madrange, appartient aussi au groupe La Financière Turenne Lafayette de Monique PIFFAUT, et son siège social est...65 B rue Lafayette à Paris.

Eté pourri : 158 emplois supprimés par ce seul groupe pour notre seul territoire de Landivisiau/Morlaix en ce seul été 2015.

Notons que, par l'élégance de nos chers capitalistes, les salariés de GEO ont eu la faveur de se voir proposer un emploi à Brennilis, au sein de l'entreprise Les Salaisons de l'Arrée dont la présidente est...Monique PIFFAUT !et dont le siège social est...65 B rue Lafayette à Paris !

Pourtant, les résultats des différentes sociétés sont très bons. Mais peut-être pas encore assez et l'appétit des capitalistes ne connaît pas de limites !

TILLY SABCO Bretagne, toujours en panne d'avenir

Après le dépôt de bilan, dont 120 salariés ont fait les frais et se sont retrouvés sans réelles perspectives dans leur bassin d'emploi, nous espérions que la réorientation prise par les repreneurs au sein de la nouvelle entreprise Tilly Sabco Bretagne allait constituer l'amorce d'un virage dans le sens que nous préconisions, à savoir d'une part vers une production non exclusivement axée sur le poulet congelé export, et une orientation de la production dans le sens de la qualité et de la diversification.

Au mois d'avril dernier, lors d'une rencontre de Pierre Laurent secrétaire général du PCF, accompagné de militants de la section de Morlaix, avec les élus syndicaux et la direction de Tilly Sabco, constatant que le marché français était importateur d'une grande partie des produits consommés, et que les savoir-faire industriels permettaient d'envisager des débouchés sur le plan intérieur, nous indiquions qu'orienter différemment la production dans le sens de la qualité et de la diversification était plus que jamais d'actualité pour la stabilité, voire une progression, de l'emploi salarié, ainsi que de la filière avicole.

Toutefois nous avions constaté que des incertitudes demeuraient, et que les syndicalistes restaient inquiets quant à leur devenir et celui de l'entreprise. Nous nous interrogions ainsi : quels sont les engagements pris et tenus à ce jour par les actionnaires MS Foods et Breizh Algae ? Quel est le programme de travaux et d’investissements prévus et le programme de relance de la production ? Qu’en est-il du projet d’alimentation à base d’algues ? Quelle est la situation financière exacte de Tilly Sabco Bretagne ? Quelles perspectives réelles de réembauche à court ou moyen terme pour les salariés licenciés ?

La direction de Tilly Sabco Bretagne, avait assuré à l'époque que le programme d'investissements pour la réorientation de l'activité de l'entreprise prendrait corps pour le mois de juillet 2015.

Or, aujourd'hui, on est toujours au point mort !

Les syndicalistes n'avaient pas tort ! Car aujourd'hui, Ballusson Pdg de Olmix et président du directoire de la SAS Tilly Sabco Bretagne, semble « aux abonnés absents ». A tel point qu'au sein de l'entreprise les actionnaires seraient à la recherche d'une nouvelle gouvernance. Les promesses de Ballusson sur des investissements qui devaient être réalisées pour l'été, n'ont donc pas été tenues. Selon nos informations, il manquerait quelques 2,5 millions d'euros pour réaliser les investissements nécessaires.

Bien entendu, cette situation est plus que préoccupante pour l'activité et le devenir des salariés, d'autant plus que le marché du poulet export est tendu actuellement en raison de la présence massive des entreprises brésiliennes sur le marché, ce qui a engendré une baisse des prix du poulet export, à moins de 100 dollars la tonne.

ON PEUT, ON DOIT FAIRE AUTREMENT!

Les communistes avancent 4 propositions :

1. Produire en quantités suffisantes une alimentation saine et accessible.

Face au défi alimentaire, la production agricole doit être soutenue par de nouvelles politiques publiques. L’indépendance alimentaire doit être garantie. La relocalisation des productions doit privilégier la satisfaction des besoins humains.

2. Vivre dignement de son travail.

Des paysans justement rémunérés sont la condition d’installation de jeunes. Cette exigence vaut pour les salariés de l’agroalimentaire. Cela passe par des prix rémunérateurs garantis, la planification de la production et la régulation des marchés, la production et la répartition des terres agricoles, le soutien public aux exploitations et aux filières les plus fragiles. La redistribution de la valeur ajoutée au bénéfice des producteurs est essentielle.

3. Engager la transition écologique de l’agriculture.

À la culpabilisation d’un secteur empêtré dans le productivisme nous proposons d’en sortir par le haut par :

- la promotion de bonnes pratiques agronomiques, aptes à maintenir durablement des rendements équilibrés et réalistes;

- la diversification des productions ;

- l'amélioration de la complémentarité entre culture et élevage.

-l'orientation de la recherche agronomique vers ce nouveau développement.

4. Promouvoir un aménagement équilibré des territoires.

Les paysans sont des acteurs économiques et sociaux majeurs des espaces ruraux européens. Le rôle qui est le leur dans l’aménagement des territoires doit être reconnu, soutenu et encouragé par une politique de maintien des services publics. Les enjeux alimentaires interpellent nos civilisations. Ils appellent un nouveau mode de développement. C’est le sens de la contribution à l'écriture du projet d’émancipation humaine que vient de formuler le PCF : « La France en commun ». Nous invitons le monde agricole, les salariés, les citoyens, à construire des majorités d'idées et de projets alternatifs sans attendre.

L'occasion nous est donnée lors des élections régionales, d'encourager l'agriculture paysanne et la transition écologique en relocalisant nos productions alimentaires.

Monique PIFFAUT se gave du porc finistérien

Le groupe parisien La Financière Turenne Lafayette de Monique Piffaut a repris, au début de l'année 2015, les deux ex-usines de charcuterie industrielle Jean Caby situées à Lampaul-Guimiliau, qui emploie 500 salariés pour la production annuelle de 34 000 tonnes de jambons vendus aux marques des distributeurs (Casino, Auchan, Leclerc...), et l’usine de Ergué-Gabéric qui emploie 150 salariés pour la production annuelle de 9 000 tonnes de lardons et de pâtés. Les deux usines sont désormais regroupées dans la société « La Lampaulaise de Salaisons ».

Dès ce rachat la nouvelle direction assurait dans un un communiqué que celui-ci permettait «d'assurer la pérennité des sites et de continuer à développer l'activité sur le marché de la charcuterie cuite ».

Du coup la société Jean Caby, dirigée par le milliardaire franco-américain Eric Steiner, a indiqué se recentrer sur son activité de fabrication de saucisses à Lille, sa ville d'origine.

Par cette acquisition bretonne,intervenue après un an de négociations, la Financière Turenne Lafayette (FTL) présidée par Monique Piffaut déjà propriétaire de grandes marques (Madrange, William Saurin, Garbit, Paul Prédault...) est devenue le numéro un français du jambon cuit, du pâté et de la charcuterie de volaille.
Quelques mois plus tard, la Lampaulaise de salaison annonce la suppression de 138 emplois dont 85 dans l'usine d'Ergué-Gabéric, et 53 dans celle de Lampaul-Guimiliau.

C'est un nouveau coup très rude pour les salariés et leurs familles et pour l'ensemble de l'activité du pays de Landivisiau et au delà.

Mais ça ne s'arrête pas là !

Dans le même temps la fermeture de la société GEO de Saint Martin des Champs, qui emploie 20 salariés est annoncée : les 20 emplois sont supprimés !

Or la société GEO, filiale de Madrange, appartient aussi au groupe La Financière Turenne Lafayette de Monique PIFFAUT, et son siège social est...65 B rue Lafayette à Paris.

Eté pourri : 158 emplois supprimés par ce seul groupe pour notre seul territoire de Landivisiau/Morlaix en ce seul été 2015.

Notons que, par l'élégance de nos chers capitalistes, les salariés de GEO ont eu la faveur de se voir proposer un emploi à Brennilis, au sein de l'entreprise Les Salaisons de l'Arrée dont la présidente est...Monique PIFFAUT !et dont le siège social est...65 B rue Lafayette à Paris !

Pourtant les résultats des différentes sociétés sont très bons. Mais peut-être pas encore assez et l'appétit des capitalistes ne connaît pas de limites !

Enhardis par les politiques libérales menées par nos gouvernements successifs, gavés mais jamais rassasiés, bien au contraire, par les milliards d'euros qui tombent dans leurs escarcelles, au titre du CICE et autres, ils se livrent avec délectation et totalement décomplexés à une exploitation capitaliste, féroce comme jamais !

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 09:40
Unité et rassemblement pour sortir de l'austérité

Hollande / Valls / Macron ne font pas une politique de gauche

Unité et rassemblement pour sortir de l'austerite

Alors que la politique du gouvernement mène le pays dans le mur, le Parti socialiste, seul, organise un référendum sans contenu. Pour faire croire qu'on donne la parole aux citoyen-ne-s sans les entendre et continuer sa politique libérale comme si de rien n'était ?

Les solutions sont pourtant sur la table. L'argent existe dans notre pays pour le redynamiser et répondre aux besoins des habitant-e-s. Il faut le prendre où il est.

Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie, rassemblons nous pour faire valoir une issue à l'austérité. Vous en aurez une première occasion avec les élections régionales du 6 décembre prochain et le vote pour les listes de rassemblement initiées par le Front de gauche

L'unité se construit avec des idées et des actes

Dans la même semaine où Emmanuel Macron déclarait « il faut supprimer le statut des fonctionnaires » et autres provocations du même genre, le PS décidait seul d'un référendum pour l'unité de la gauche aux régionales. « Le seul problème de la France et de la gauche c'est la politique du gouvernement. » répondait Pierre Laurent secrétaire national du PCF. Il demandait dans la foulée de faire « taire ou partir du gouvernement Emmanuel Macron qui est le symbole de tous les renoncements politiques de la gauche". Référendum pour référendum, le peuple de gauche pourrait répondre à de nombreuses questions, par exemple : une politique de gauche est-elle compatible avec l'austérité pour le peuple et la générosité pour la finance et le CAC40.

Un gouvernement ça se juge aux actes

Cadeaux aux grandes entreprises, attaques sur la sécurité sociale et les services publics, casse du code du travail, chômage et blocage des salaires... la politique du gouvernement Valls/Hollande, c'est un grand pas dans la mauvaise direction. Celle qu'avait prise avant lui, le gouvernement Sarkozy. Les sommes astronomiques, offertes sans contrepartie, aux actionnaires des grandes entreprises seraient plus utiles pour les besoins humains tels la santé, l'éducation,,l'écologie, le pouvoir d'achat... Quand on est de gauche on fait le choix de l'humain Si on en a le courage et la volonté, les pistes sont nombreuses.

Et pour trouver de l'argent : attaquons nous à la finance et réduisons les coûts du capital. Par exemple:

• Taxer la finance

• Moduler du taux des cotisations sociales patronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers

• Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale

• Réformer la fiscalité pour un impôt juste, utile et éthique

• Mettre à contribution les revenus financiers des entreprises et des banques au même taux que celui de la cotisation sociale des salariés

La colère des salariés n'est pas un crime

Après les incidents à Roissy le 5 octobre dernier, le gouvernement, plutôt que d'apaiser les tensions et de retourner à la table des négociations, choisit la provocation. Les salariés d'Air France sont traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin. Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte. La riposte doit être massive et unitaire.

A vous de jouer pour l'alternative

Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie que le libéralisme, rassemblons, nous pour faire valoir une issue à l'austérité. Dans les scrutins à venir comme dans le mouvement social et citoyen, le peuple aura l'occasion de dire ce qu'il veut, et de ce qu'il ne veut pas : les politiques libérales qu'elles soient menées par la droite ou l'actuel gouvernement socialiste.

Unité et rassemblement pour sortir de l'austérité
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 13:12
Photos Peuple des Dunes

Photos Peuple des Dunes

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)

Côté Quimper

Quimper 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion
Le Peuple des dunes est opposé au projet d'extraction de sable en baie de Lampion. Accompagnés de pêcheurs et d'élus, tous ont manifesté à Quimper ce samedi 17 oct
obre.

Par Sébastien Joncquez

Bien sûr, la manifestation de ce samedi 17 octobre n’avait rien à voir avec celles organisées à Trébeurden – berceau de la contestation – et Lannion, en mai 2012 et en janvier 2015. Celles-ci avaient réuni respectivement quelque 4 000 et 8 000 opposants au projet d’extraction de sable porté par la Can( groupe Roullier). Néanmoins, les organisateurs ne se disent guère déçus : « Ce matin, il s’agissait d’une opération “coup de poing” qui n’avait pas vocation à réunir des milliers de personnes. Et il n’est pas dit que nous faisions d’autres opérations de plus grande ampleur », déclare Alain Bidal, président du collectif du Peuple des dunes.

Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif.

Ils s’opposent toujours à ce projet. Et ils l’ont fait savoir au préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine – compétent sur ce dossier. C’est en effet lui qui signera, dans les prochains jours, l’arrêté permettant le début des travaux. Arrêté qui fera suite au décret ministériel signé par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, le 6 septembre dernier.
146 000 opposants

Ces deux textes seront dénoncés prochainement par les opposants. « Nous devons déposer un recours contre le décret devant le Conseil d’État avant le 16 novembre. Et nous aurons deux mois, à compter de la signature de l’arrêté, pour déposer un référé devant le tribunal administratif », explique le président.

Avec ces deux recours, les opposants espèrent bien empêcher le début des travaux d’extraction de sable prévu en janvier 2016. Et comptent s’appuyer sur les 146 000 signatures enregistrées à ce jour contre le projet.

http://www.cotequimper.fr/2015/10/17/200-manifestants-contre-lextraction-de-sable-en-baie-de-lannion/

Album photos de Pierre-Yvon Boisnard (le Homard Enchaîné)
https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157659978967805

Quimper: 200 manifestants contre l'extraction de sable en baie de Lannion (Côté Quimper)
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 12:25
Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Les camarades de la CGT distribuaient eux aussi un tract sur l'enjeu du climat, de la réindustrialisation et du rail

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

Xavier Compain, tête de liste du Front de Gauche, Noëlle Péoc'h et François Rippe, candidats du Front de Gauche dans le Finistère

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

A l'arrière plan, Martine Le Nozerh (à gauche), Erwan Rivoalan (candidat sur la liste du FDG, le 3e en partant de la droite) et Dominique Gontier, membres de la direction départementale du PCF

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Xavier Compain et Noëlle Péoc'h

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Intervention de Xavier Compain

Intervention de Xavier Compain

Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat
Régionales, dimanche 18 octobre: Xavier Compain, des candidats et militants finistériens du Front de Gauche devant la gare de Brest pour y défendre une politique publique du rail et de la transition écologique ambitieuse, à l'occasion de la venue du train du Climat

Dans son intervention faisant suite à celle de l'animateur régional de la CGT des Cheminots, venu des Côtes d'Armor, Xavier Compain a défendu l'objectif de la justice climatique et des efforts particuliers des pays riches et industrialisés vis à vis des pays pauvres lors de la conférence climat. Il a montré le caractère restrictif de la politique du tout TGV ou du tout aérien, avec ce projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont beaucoup de bretons se demandent à quels besoins véritables il correspond au-delà de quelques intérêts financiers privés, au moment où les enjeux climatiques, écologiques et sociaux doivent amener à développer le réseau ferroviaire de proximité, les lignes régionales, le fret ferroviaire, le cabotage maritime. Il a défini les priorités de la campagne et de l'action publique du Front de Gauche en matière de solidarité, d'écologie et de développement des services publics, à mille lieues des logiques promues par la droite de Le Fur ou par la ligne gouvernementale des Macron, Le Drian et consorts.

Le tract du Front de Gauche sur la COP 21 et le développement du transport ferroviaire en Bretagne, à l'encontre des politiques de restructuration libérale, a été très bien reçu.

LA COP 21 PASSE PAR LE TRAIN POUR TOUS

TER/TET !? MILLE FOIS OUI !

La région a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs.

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions État/SNCF/Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000 €. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs/jour c'est encore peu car on sait que les Bretons sont parmi les Français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de trains et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs.

Par ailleurs alors que la Région avait fait de la présence humaine dans les gares une de ses priorités de très nombreux postes ont été supprimés par la SNCF, qu'il s'agisse de l'accueil, de la billetterie ou de la sécurité en gare, sans réaction de la région.

Nombre de gares ont été transformés en halte, nombre de guichets ont été fermés. La SNCF se prépare également à fermer ses boutiques à Concarneau, Douarnenez, et Crozon sans que les élus régionaux ne s'en émeuvent

MORALITE : TER IL Y A ENCORE DU PAIN SUR LA PLANCHE !

TGV ? OUI MAIS PAS QUE !

UNE POLITIQUE FERROVIAIRE REGIONALE OUTIL D'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes (37 mn).

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que » de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que, dans la logique qui prévaut aujourd’hui, la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris (à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

LES BONS BARREAUX À LA BONNE ÉCHELLE

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur (le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des côtes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement :

Brest/Landerneau/Quimper

Paimpol/Charhaix/Rosporden/Concarneau

Saint-Brieuc/Loudéac/Pontivy/Auray

La Brohinière/Ploermel

Saint-Malo/Dol/Rennes/Messac/Redon puis Nantes.

Les élu(e)s régionaux du Front de Gauche exigeront le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une attention particulière sera portée, en terme de calendrier à la liaison Brest/Landerneau/Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Les élu(e)s FdG seront disponibles et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles la liaison Rennes/Fougères ou l'amélioration des trajets comme Saint-Malo/Dinan.

RECONQUÉRIR LE TRAFIC MARCHANDISE

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise ! Ce chiffre parle de lui même. C'est totalement insuffisant !

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructures de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon/Quimper nombre d'embranchements fret ont été déferrés. Pour exemples ceux de Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit-elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça !

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

UNE POLITIQUE DES TRANSPORTS FERROVIAIRES INTER RÉGIONALE ET OUVERTE A L'EUROPE

RENFORCER L'ARC ATLANTIQUE

Les Régions de l'arc Atlantique (Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine) ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire Brest/Toulouse par Quimper et Redon/Nantes/Bordeaux alors que les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

GAGNER LA VOIE FERREE CENTRE EUROPE ATLANTIQUE

Dans le même esprit la Région Bretagne doit se rapprocher des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédiée au trafic marchandise. Cette ligne peut assurer entre Nantes et Chagny, point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe, du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle doit avoir des prolongements dans la desserte des ports bretons, départementaux et régionaux.

PAS DE TABOUS FISCAUX ET BUDEGETAIRES POUR FAIRE AVANCER LE TRAIN

Alors pas de tabous ! La multi-modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire voyageurs et marchandises en phase avec les objectifs de la transition écologique et la modernisation économique durable.

Les élu(e)s FdG pèseront pour mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elles et ils promouvront les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

Elles et ils se mobiliseront pour obtenir de nouveaux financements :

- taxes sur les bénéfices des sociétés d'autoroutes

- création d'un Livret d'épargne pour la modernisation et le développement des infrastructures ferroviaires

- récupération des intérêts de la dette du système ferroviaire français (1,5 milliard d'€) après sa reprise par l'État (la France ne finance que 32 % du ferroviaire contre 50 % en Allemagne ou 90 % en Suède)

DES TRAINS ACCESSIBLES POUR TOUS, UN FRET FERROVIAIRE EFFICACE C'EST

MOINS DE CARS, MOINS DE CAMIONS SUR LES ROUTES : MOINS DE POLLUTION, MOINS DE MACRON !

LES 6 ET 13 DECEMBRE PROCHAIN, ELECTIONS DES CONSEILLERS REGIONAUX

AVEC LE FRONT DE GAUCHE ON SE MELE DE CE QUI NOUS REGARDE

XAVIER COMPAIN SYLVIE LARUE

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 15:22

Réfugiés de guerre, migrants économiques ou climatiques, travailleurs pauvres exploités ou chômeurs, peuples européens sous la coupe de l'austérité... tous victimes, un seul ennemi: la finance !

Ce système fou du capitalisme financier ne recule devant rien pour accumuler toujours plus de profits : guerres, déséquilibres économiques mondiaux, dettes.

Et une aubaine que cette « crise des migrants » pour les xénophobes et les libéraux qui y voient une occasion d'activer la machine à diviser les plus démunis, d'attiser la haine de l'étranger !

REFUGIES, DES DOMMAGES COLLATERAUX DE GUERRES QUI RAPPORTENT

Toutes les guerres menées au Moyen-Orient sous couvert de défense de la démocratie, de lutte contre les tyrans … l’ont été en réalité pour préserver des intérêts économiques (interventions successives en Afghanistan, Guerre en Irak, « sauvetage » en Libye).

Seuls résultats évidents : confusion et chaos, épanouissement des Al Qaïda et Daech, massacres et misère pour la population. Comble de cynisme, on soutient et on vend des armes à des dictatures comme l’Arabie Saoudite et le Qatar, premiers pourvoyeurs de fonds des groupements terroristes que l’on prétend combattre. La France est l’un des principaux fournisseurs d’armes des émirats et dictatures du Moyen Orient.

LES MIGRANTS, CA RAPPORTE AUSSI !

La mondialisation de l’économie, la circulation libre des biens et des capitaux (mais en aucun cas des personnes) ont été la porte ouverte au pillage des matières premières, des terres ou de toute autre source de profit, à la mise en concurrence des peuples, la mise en danger de l’écosystème. Conséquences : des économies locales détruites et des populations contraintes de migrer pour survivre. Mais ces mouvements migratoires sont aussi une source de revenus non négligeable pour le business qui s’organise autour du contrôle des frontières.

LES DETTES ET L’AUSTERITE, UN PLACEMENT SÛR

Les dettes sont bien utiles : après avoir fait éponger leurs pertes par les pouvoirs publics, les financiers y trouvent des sources de placements rémunérateurs. Et on en profite pour assécher les services publics qui ne rapportent rien, diminuer les salaires d’une main d’œuvre toujours trop chère, détruire les acquis sociaux pour des salariés que l’on préfère soumis et corvéables.

LA SOLUTION : SEULS LES PEUPLES PEUVENT L’IMPOSER

Instauration d’une paix durable au Moyen-Orient : protection des populations, embargo sur les armes, sanctions envers les états qui soutiennent les forces djihadistes, retrait des troupes israéliennes de Palestine … Créer les conditions d’un monde économiquement juste et solidaire: Régulation de la finance, fin des accords de libre-échange, du mode de production capitaliste … Il faut en finir avec la tyrannie des marchés financiers qui jette le monde entier dans la tourmente, réclamant aux peuples des sacrifices toujours plus grands, semant la misère et la mort, la haine et le chaos.

Quelques chiffres qui disent combien l’austérité imposée aux budgets sociaux ne semble pas concerner le lobby militaro-industriel.

De l’argent pour la guerre, le gouvernement en trouve, en même temps qu’il impose des restrictions budgétaires qui mettent en péril les services publics !

La France, bonne élève de l’Europe libérale, participe de la misère du monde !

Budget de la santé : Baisse de 3,5 Milliards d'euros

Modernisation des armes atomiques françaises : 4 Milliards d’euros

Septembre 2015 : Nouvel essai du missile M51 par la France. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

20 Milliards d'économies budgétaires prévues par le gouvernement socialiste sur les prestations sociales d'ici 2017

2014 : vente d'armes françaises : plus de 8,2 Milliards d'euros de chiffre d'affaires

2014 : Dépenses militaires dans le Monde : 1800 Milliards de dollars

Opérations de paix de l’ONU : 8,4 Milliards de dollars.

La France envisage l'accueil de 31750 réfugiés, d'ici 2 ans, soit 0,048 % de la population française, ce n’est pas vraiment l’ « invasion » dont parlent certain-es ?

Par contre les mises en rétention et les reconduites aux frontières deviennent une importante source de profit pour les sociétés privées chargées de la construction et de la gestion des lieux de rétention. L’Europe « forteresse », qui se dresse contre les flux migratoires, c’est la militarisation des frontières, la surveillance satellitaire, les drones maritimes, les systèmes de détection olfactive...

Un juteux marché que se partagent : Thales, Finmeccanica, Airbus, Eads, Ericsson, Gdf-Suez, Vinci...

Une certaine conception du monde que nous combattrons toujours Plus que jamais : La FINANCE DEHORS ! L'HUMAIN d'ABORD !

( Tract du Front de Gauche pays de Morlaix distribué la semaine du 10 au 17 octobre).

Réfugiés de guerre, migrants économiques ou climatiques, travailleurs pauvres, exploités ou chômeurs, peuples européens sous la coupe de l'austérité... tous victimes, un seul ennemi: la Finance!
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 14:10
Samedi 17 octobre: Albert Meslay au Théâtre de Morlaix dans le cadre de "La Charrette aux Merveilles"

Pour son nouveau spectacle, il a décidé de faire appel à des auteurs comiques issus de pays " de préférence à monnaie faible ".
Nous voilà donc avec des sketches écrits, entre autres par un jeune comique Tibétain qui vient de terminer son BTS Forces de ventes, un humoriste Grec ayant accepté d'étaler le paiement de son sketch sur 5 ans, voire un réfugié climatique du Bengla-Desh, ex-paysan sans terre, reconverti dans le stand up ...

Albert Meslay : " Je délocalise " le premier spectacle adapté à la crise.
Dans le cadre de LA CHARRETTE AUX MERVEILLES
Réservations au Théâtre 02 98 15 22 77
Ouverture des guichets samedi dès 19h30

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 13:29

Langues et culture de Bretagne

Nous avons une chance, celle d’avoir hérité de deux langues : le breton, une langue celtique (un peu moins de 200000 locuteurs, mais beaucoup d'en ayant pas un usage courant ni une maîtrise complète) et le gallo, une langue romane (5 à 10 % de locuteurs quotidiens).

Nous avons un problème : nos langues comme les 75 répertoriées et pratiquées en France (métropole et Outre-mer) sont classées en danger par l’Unesco. Leur disparition serait une perte inestimable pour l’humanité.

Nous avons une responsabilité : préserver et enrichir ce patrimoine encore vivant. Cela nous impose de les transmettre, de les apprendre et de les faire vivre. Cela ne remet pas en cause l’officialité de notre langue commune, le français.

Depuis les années 50, de moins en moins de familles transmettent ces langues, aussi l’École a un rôle majeur pour transmettre ces langues et assurer leur pérennité !

Quelle est la situation de l’enseignement?

L’enseignement bilingue (de la maternelle à la terminale) représente 16345 élèves : 43,60 % dans le Public, 31,40 % dans l’enseignement privé catholique et 25% à Diwan. Des disparités existent entre les départements : par exemple, dans le département du Morbihan, le service public d’éducation n’accueille que 33,50 % des élèves bilingues contre plus de 53% pour l’enseignement privé catholique. Le rectorat et les DASEN (ex-IA) sont totalement responsables de cette situation. On pourrait citer de nombreux exemples de refus d’ouverture pour laisser la place au Privé.

L’enseignement facultatif concerne le breton et le gallo (Initiation d’1h, option de 2 à 3h, LV2 ou LV3)

Dans le 1er degré, 7840 élèves reçoivent un enseignement d’initiation dans le primaire dans le Finistère où le Conseil général prend en charge des intervenants extérieurs.

Dans le second degré : près de 5300 élèves (dont 52 % dans le service public) suivent un enseignement facultatif (1) au collège et au lycée mais avec de grandes disparités d’offres et des ruptures entre le collège et le lycée.

La réforme du Collège supprime l’enseignement facultatif en 6ème au collège à la rentrée 2016, y compris pour les élèves qui ont bénéficié de l’initiation en primaire ! Les heures de breton ou de gallo seront prises sur les autres disciplines dans le cadre des Enseignements Interdisciplinaires (EPI) ! Et dire que l'article 40 de la loi de refondation de l’école de 2013 précisait que « l'enseignement des langues régionales serait favorisé » !

Dans les autres secteurs, près de 900 étudiants suivent un enseignement de breton à l’Université dont près de la moitié un cursus complet, plus de 3300 adultes suivent des cours de breton hebdomadaires, et près de 300 suivent une formation intensive de 3 et 6 mois.

Formation des enseignants et autres (petite enfance par ex. ) : des aides financières financées par la région et des conseils départementaux, ont été mises en place

Rappel :

1er degré : concours externe « special langues regionales »

2d degré : CAPES (breton-histoire-géo, breton-maths, breton-anglais, breton-lettres)

Des enseignants qui ont un autre CAPES mais qui sont titulaires par exemple du DCL (Diplême de Compétences en Langues) peuvent aussi être affectés pour enseigner leur discipline en breton.

Production et diffusion du matériel pédagogique : la Région cofinance le fonctionnement de Ti-Embann ar Skolioù (TES), service du Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) qui diffuse gratuitement dans les écoles des manuels scolaires en breton (35 000 chaque année).

L’Office Public de la langue bretonne (Ofis Publik ar Brezhoneg) est un établissement public de coopération culturelle. Il a été créé en 2010. Ses membres fondateurs sont l'Etat, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire et les Conseils départementaux du Finistère, du Morbihan, des Côtes d'Armor, de l'Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.

Ses missions

Il a pour principales missions la promotion de la langue bretonne et le développement de son emploi dans l'ensemble des domaines d'usage d'une langue. L'établissement met en œuvre les politiques linguistiques qui lui sont confiées par les pouvoirs publics membres. L'Office Public concentre notamment ses efforts sur la structuration du développement de l'offre d'enseignement bilingue. Il participe aussi à la promotion des cours de breton pour adultes Il participe également pleinement à l'enrichissement du corpus de la langue ainsi qu'à son adaptation continue au monde contemporain. Pour en savoir plus : http://www.fr.brezhoneg.bzh/

Documents phare de la Région

Rapport voté en mars 2012 : une politique linguistique pour la Bretagne

http://www.bretagne.bzh/jcms/preprod_144323/fr/rapport-d-actualisation-de-la-politique-linguistique-pour-la-bretagne-session-du-conseil-regional-de-mars-2012

Convention Etat-Région spécifique (2015/2020) : la dernière en date est à l’ordre du jour de la session du 15 octobre 2015

C’est la 3ème convention de ce type.

Cette convention ne rencontre pas le soutien habituel. Elle est même contestée par le Conseil Culturel de Bretagne, par la FSU au CESER, par Aï ta qui parle de trahison etc.

L’Etat (le recteur de l’académie de Rennes) semble avoir tenu le stylo :

Ce texte = vœux pieux car de pas de plan programmé dans le temps, mêmes objectifs pour 2020 (20000 élèves en bilingue) que pour 2010 !!! + recherche de la limitation du nombre d’emplois !

  • inscription de seuils d’ouverture quelle que soit la taille de la commune ou de l’école (15 élèves en maternelle, refus de prendre en compte les 2 ans),
  • notion très théorique de » nombre de places vacantes » (cette vision a conduit à la mise en sommeil de classes qui ne se sont jamais réveillées car le véritable objectif était de fermer le site : c’est le cas en collège de Sizun, de Redon, de Pontivy et peut être de Rostrenen l’an prochain),
  • pas de priorité au service public, c’est toujours la complémentarité des réseaux qui est sous–jacente dans le discours de l’Etat affichée dans la convention comme un principe relevant de la cohérence géographique » : l’EN répond aux parents victimes des principes ci-dessus, mais il y a des classes bilingues dans l’enseignement privé catholique….
  • Un soutien très théorique à l’enseignement optionnel du breton ou du gallo au collège puisque la réforme le supprime,
  • Rien pour augmenter le nombre de candidats aux concours de PE et pas d’augmentation significative de de postes au CAPES. Baisse programmée du soutien de la région via les aides skoazel ; rien sur les contractuels ou l’offre de formation dans les universités (ex : l’UBS n’offre aucune formation complète en breton)
  • Pas de financement par l’Etat de congés-formation permettant à des enseignants en poste de se former pour l’enseignement bilingue (enseignement de leur discipline en breton) ou l’enseignement optionnel en breton ou en gallo.
  • Quasiment rien sur l’enseignement du gallo, une discipline qui est pourtant choisi par un nombre non négligeable d’élèves au bac en Haute-Bretagne.

Le Recteur est un bon petit soldat du gouvernement, et la Région se contente de bla-bla.

Promouvoir et valoriser l’apprentissage de nos langues régionales

Nos langues ne doivent pas disparaître ! La diversité culturelle est une richesse !

Nous agirons pour le développement :

  • des filières bilingues dans le service public d'éducation : tous les enfants doivent pouvoir trouver une classe bilingue à une distance raisonnable.
  • de l’initiation au breton ou au gallo à l’école primaire, de l’enseignement facultatif ou optionnel au collège, et la poursuite au Lycée et au LP.

Nous accompagnerons activement le réseau associatif et laique Diwan avec la perspective, notamment, de son intégration dans le service public d’éducation.

Nous soutiendrons activement le développement et la transmission de nos langues par le biais de leur diffusion (radios locales associatives, médias locaux, filière numérique, doublage),

Nous exigerons une renégociation de la « Convention entre l’Etat et la Région pour la transmission des langues de Bretagne » qui n’est pas acceptable en l’état : si la région a un rôle à jouer (aides, bourses, valorisation de la présence de nos langues dans l’espace public, l’Etat ne doit pas mettre des obstacles empêchant d’atteindre les objectifs (ex : seuils d’ouverture de 15 élèves irréalistes dans les petites et moyennes communes, recrutement d’enseignants en nombre insuffisant etc….) ; l’offre audiovisuelle est à renégocier également.

Nous nous impliquerons pleinement dans l’Office Public de la langue bretonne.

Nous organiserons des ETATS GÉNÉRAUX DE LA CULTURE ET DES LANGUES DE BRETAGNE avec toutes les associations, les organisations syndicales et autres acteurs impliqués pour co-élaborer des politiques ambitieuses.

Patricia Laborie, pour le Front de Gauche Bretagne.

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