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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:42

 

Dénonçant la « logique impérialiste » de la coalition internationale engagée contre l'Etat islamique, Myriam Martin, Emre Öngün, Francis Sitel, Marie-Pierre Toubhans, membres de Ensemble!, appellent de leur vœux une « alternative internationaliste basée sur la solidarité des peuples ».


 

Nos écrans sont emplis des images de la résistance dans le Kurdistan syrien et irakien contre l’Etat islamique. Un fait majeur doit s’imposer à nous : la France, qui fut la première à rejoindre la « coalition internationale » initiée par Barack Obama, est impliquée dans une guerre aux développements imprévisibles.

Le schéma présenté par les gouvernements occidentaux est simple : l’Etat islamique est une monstruosité que les forces vertueuses des armées de l’Otan alliées aux régimes du Proche-Orient doivent écraser. Indéniablement, l’Etat islamique est une entité sectaire menaçant de nombreux peuples de la région, créant une situation d’urgence, charriant des images d’horreur qui suscitent une indignation légitime en France et dans le monde. A l’ombre de cette guerre, menace en France une offensive sécuritaire et raciste. Le vote de la « loi contre le terrorisme », ce Patriot Act à la française, en est l'annonce, de même que la banalisation de la stigmatisation des musulmans, s’appuyant sur un socle déjà solide de discours et de dispositifs racistes. 

C'est pourquoi il faut refuser de souscrire aux discours binaires de nos gouvernements. Leur motivation « humanitaire » est privée de crédibilité, ne serait-ce qu’en raison de leur rôle de complice silencieux, voire bruyant avec François Hollande dans un premier temps, du massacre de masse perpétré cet été par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien de Gaza. Surtout, la crise internationale provoquée par cette émergence de l’Etat islamique n’est pas tombée du ciel. Elle signe la faillite des politiques menées au Proche-Orient de la part de l’impérialisme occidental et des régimes autoritaires de la région. Le danger est grand que la facture de cette faillite soit payée non pas par ses principaux responsables, mais par les peuples : directement au Proche-Orient, par le truchement du déchaînement anti-musulman et l’atteinte aux libertés publiques ailleurs.

Face à ces dangers, une compréhension des racines de cette crise est indispensable.

Il convient de souligner que l’émergence de l’Etat islamique et sa progression résultent d’une combinaison de facteurs politiques. Le premier est l’échec du système politique mis en place suite à l’invasion de l’Irak, lequel a perpétué le confessionnalisme, manipulé par des politiciens corrompus et répressifs, dont l’ex-premier ministre Nouri Al-Maliki est devenu un symbole, et qui a relégué au second plan les arabes sunnites du pays, préparant ainsi le terrain à l’émergence de l’Etat islamique. Le deuxième est la stratégie poursuivie par le dictateur syrien Bachar Al-Assad qui, confronté à la révolution syrienne, s'il a combattu sauvagement les forces populaires civiles, a épargné les forces les plus réactionnaires. Son objectif étant de créer le chaos dans les zones qu’il ne contrôlait pas, et de permettre à l’EI d’y constituer son « havre ». Le troisième est la bienveillance dont a bénéficié l’EI à différents moments de la part de plusieurs régimes de la région. Il en est ainsi aujourd’hui de la part du président turc Recep Tayyip Erdogan, dont l’escalade autoritaire se poursuit par la répression violente des manifestations de solidarité avec les Kurdes en lutte contre l’EI en Syrie, qu'accompagne une complaisance coupable envers l’EI depuis son émergence et encore aujourd'hui.

Alors que par sa logique impérialiste la « coalition internationale » ne peut in fine qu‘entraîner la reproduction du cercle vicieux des convulsions au Proche-Orient, il faut développer une alternative internationaliste basée sur la solidarité des peuples.

Celle-ci peut être déclinée sous trois dimensions :

1) Répondre à l’urgence : alors que l'EI dispose depuis la prise de Mossoul de moyens importants en matériel et en « compétences », doit être apporté un soutien effectif, y compris la fourniture d’armes, aux forces progressistes en lutte contre les régimes oppresseurs. Il s'agit des composantes démocratiques de la résistance syrienne et de la mouvance PKK, lequel doit être rayé de la liste des « organisations terroristes » de  l’Union européenne.

2) Développer une solution politique permettant de sortir de cette crise destructrice pour les peuples de la région. Celle-ci implique : une intégration pleine et entière de la population arabe sunnite dans les institutions politiques en Irak ; la défaite de la dictature sanglante d’Al-Assad, qui ne représente d'aucune façon une option progressiste ou anti-impérialiste, en Syrie et dans la région ; le respect effectif des droits du peuple palestinien.

3) Reprendre le fil d’un antiracisme de masse, conséquent, aux côtés (et non à la place) de celles et ceux qui subissent le racisme, en particulier dans ce contexte de guerre, des musulman-e-s confronté-e-s à la multiplication des attaques à leur encontre.

La solidarité avec les peuples victimes de la guerre en cours doit se construire de manière urgente et concrète, en évitant le double écueil de l'incantation et du « consensus national » aligné sur l'intérêt des dominants. A toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la défense d'une perspective de transformation  sociale de la mettre en œuvre !

Myriam Martin et Marie-Pierre Toubhans, porte-parole d'Ensemble!
Emre Öngün et Francis Sitel, membres de la direction nationale.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:39
Elections cantonales : la grande trouille du PS

Selon les calculs de l'Association des départements de France, la gauche pourrait perdre de 24 à 41 conseils généraux lors du scrutin de mars prochain. Un choc pour les socialistes !

Éric Hacquemand | Publié le 15.10.2014
 
L’inquiétude des élus locaux PS grandit à l’approche des cantonales. « On est en train de tout perdre », assure Claudy Lebreton,le président de l’Association des départements de France (ADF), par ailleurs élu socialiste.
L’inquiétude des élus locaux PS grandit à l’approche des cantonales. « On est en train de tout perdre », assure Claudy Lebreton,le président de l’Association des départements de France (ADF), par ailleurs élu socialiste. | (François Lafite/Wostok Press/MaxPPP.)
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Après la déculottée des municipales en 2014, la dégelée des cantonales en 2015 ? Alors que le gouvernement de Manuel Valls vient de confirmer que le renouvellement des conseils généraux chargés d'une multitude de prestations sociales et de services de proximité (voir encadré) est prévu les 22 et 29 mars, les pronostics les plus sombres circulent pour la gauche et le Parti socialiste, qui voit déjà se profiler une nouvelle défaite.


« On s'attend à une forte vague, ça va secouer, on est en train de tout perdre », redoute Claudy Lebreton, le président PS des Côtes-d'Armor et de l'Association des départements de France (ADF). Aujourd'hui, la gauche détient 59 conseils généraux (53 PS, 3 Radicaux de gauche, 1 divers et 2 PCF). Au sein de l'ADF, les calculettes chauffent sur la base du nouveau découpage électoral qui entrera en vigueur pour ce scrutin et le résultat des élections municipales. « Dans le meilleur des cas, on en garde 35, mais dans la pire des situations seulement 18 », estime Claudy Lebreton. Soit une perte sèche de deux départements sur trois. Avec au passage une véritable saignée parmi les 1 500 conseillers généraux socialistes.

Certains bastions sont directement menacés. C'est notamment le cas de l'emblématique Corrèze, que François Hollande a dirigée entre 2008 et 2012. Sur le terrain, la campagne n'a pas encore véritablement commencé et déjà les sortants font grise mine. « La situation est très difficile pour ne pas dire plus... » reconnaît Vincent Eblé, qui dirige la Seine-et-Marne depuis dix ans. Une nouvelle défaite alors que le PS a déjà été traumatisé par la raclée des municipales et ses conséquences : pertes d'emplois de collaborateurs, manque à gagner dans les caisses du parti...
Jérôme Guedj, le président de l'Essonne, l'admet : « Pour y aller, il faut avoir la foi du charbonnier. » Et pour cause : sur fond de baisse des dotations d'Etat aux collectivités et de suppression annoncée des départements à l'horizon 2020, le terrain est miné d'avance. « Comment voulez-vous partir en campagne quand vos propres amis passent leur temps à expliquer qu'ils veulent vous supprimer ? » soupire Guedj.

A quoi sert le département ? Les candidats ne sont même pas sûrs de la réponse puisqu'un projet de loi doit clarifier leurs compétences en janvier ou février 2015. Un mois avant l'élection ! A ce flottement s'ajoute la menace du vote sanction. Les candidats cherchent donc une issue. La tentation est bien de se replier sur une campagne dite locale. Le précédent des municipales, où les sortants ont mis en avant leur bilan, n'a pourtant pas empêché la défaite. «  On vous aime bien mais on ne supporte plus ceux que vous représentez, voilà ce qu'on entend, rapporte Lebreton. C'est terrible mais à travers nous les Français voient le président et le Premier ministre. »

Les grandes manoeuvres ont donc commencé. Notamment pour assurer la présence de la gauche au second tour dans un scrutin régulièrement marqué par l'abstention et qui devrait, redoutent les socialistes, marquer une nouvelle progression du Front national. « Si la gauche n'est pas rassemblée dès le premier tour, alors elle risque l'élimination », pointe Vincent Eblé. A la défaite, le PS pourrait donc ajouter l'humiliation d'une flopée de « 21 avril 2002 » locaux.
Le Parisien
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:36

Liaisons maritimes. Les maires des îles en appellent au préfet
http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-les-maires-des-iles-en-appellent-au-prefet-2900673

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 11:10

 

Transition énergétique : un projet de loi qui ne nous convient pas !



Les députés communistes ne voteront pas la loi de transition énergétique pour la croissance verte débattue depuis le 6 octobre à l’Assemblée nationale.

 

Cette loi comporte des objectifs que nous ne partageons pas et pour certains incohérents entre eux.

Si nous partageons le développement des énergies renouvelables, cela doit se faire dans un cadre maîtrisé au sein d’une filière professionnelle. Il n’est plus possible de faire supporter le surcoût exorbitant aux Français via leur facture. Rien que pour les deux projets d’éolien offshore, c’est 35 milliards d’€.

 

La réduction de la part du nucléaire de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 est édictée comme un dogme. Et est contradictoire avec l’objectif de réduire nos émissions de CO2. Notre production d’électricité est décarbonnée à plus de 85 %, ce n’est donc pas dans ce secteur que nos efforts doivent se concentrer mais dans le secteur du transport, qui est le premier contributeur de nos émissions de CO2 et le gouvernement n’y prête guère attention. C’est le grand oublié de la loi !

 

Quant à la réduction par deux de notre consommation d’ici 2050, cela occulte complètement la nécessaire réindustrialisation de notre pays. Cette perspective est complètement incohérente avec l’évolution démographique de notre pays dont les prévisions s’acheminent vers 70 millions d’habitants en 2050.

 

Faire le choix de la mise en concurrence des barrages, c’est le choix de la destruction de la cohérence du potentiel national au seul profit des appétits des grands groupes privés, le choix de la mise en cause de la stabilité de la fourniture d’électricité, le choix de la hausse des prix pour les ménages et les entreprises. Cela fera peser des risques inconsidérés pour les fonctions sociales et écologiques des barrages, notamment en matière de gestion de l’eau.

 

Quant à la lutte contre la précarité énergétique, nous avons réussi à inscrire la reconnaissance d’un droit à l’énergie et nous pouvons nous en féliciter. Par contre, la mise en place du chèque énergie avec la disparition des actuels tarifs sociaux pour l’électricité et le gaz risque de laisser beaucoup de familles sur le carreau. Nous ne savons toujours pas à quelle hauteur il sera financé, ni quelles seront les conditions de son obtention et de son extension au bois et au fuel.

 

Si la rénovation énergétique dans les logements fait consensus, le financement reste flou. Et la politique du gouvernement de réduction budgétaire ne nous rassure pas ! Il aurait fallu, pour être en mesure de dégager demain les financements, d’évaluer les montants des investissements. Le Parti communiste français continuera, lors du passage de la loi au Sénat, à tenter d’apporter les améliorations nécessaires


Parti communiste français - 2 place. du Colonel-Fabien - 75167 Paris cedex 19

                                                                                                                                             T : 01 40 40 12 12   www.pcf.fr

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 19:10

2èmes RENCONTRES DEPARTEMENTALES

du FRONT de GAUCHE 29

Pour une autre politique à gauche !

 

Samedi 25 Octobre à Pont de Buis - Espace F. Mitterrand

À partir de 9h

 

L’obstination du gouvernement Hollande-Valls à vouloir sortir le pays de la crise économique et sociale par des mesures d’austérité toujours plus scandaleuses (fiscalité, chasse aux chômeurs, politique familiale…) est un échec. L’adaptation toujours plus grande de ses décisions aux intérêts de la finance et du « bisness » provoque aujourd’hui une crise politique majeure qui concerne l’ensemble de la gauche. Alors que le Front National engrange les bénéfices électoraux du rejet de cette politique et se porte candidat au pouvoir, il n’y a pas de temps à perdre pour tenter d’inverser le cours des choses.

 

Le Front de Gauche, fort de ses 4 millions de voix à l’élection présidentielle, ne parvient toujours pas à convaincre à lui seul une majorité de nos concitoyens qu’une autre politique est possible. Dans le contexte politique et social actuel, un bilan d’étape de sa construction est nécessaire. À quoi sert-il, quelles sont ses forces et ses faiblesses, comment devrait-il fonctionner pour être encore plus efficace et démocratique ?  Voilà quelques-unes des questions dont les militant-es du Fdg 29 pourront débattre en matinée lors de nos rencontres départementales.

 

Pour imposer une autre politique à gauche, le rassemblement de tous les acteurs du mouvement social est encore à faire. Qu’ils viennent des syndicats, des associations luttant pour les droits de l’homme ou environnementales (ou des partis politiques), tous ceux et toutes celles qui n’attendent plus rien du social libéralisme tout en refusant la fatalité du système doivent se retrouver pour débattre et agir. Débattre et agir pour construire une alternative politique à gauche, c’est aussi notre objectif.C’est pourquoi, nous proposons de consacrer la séance de l’après-midi à un Front des Luttes et des Résistances aux politiques gouvernementales et patronales. Pour ce débat, nous souhaitons réunir des syndicalistes, des militant-es associatifs qui par leur engagement quotidien et par leur lutte participent de cette résistance.

 

Entrée libre

9h à 9h 30 : Accueil

Première partie de 9h 30 à 13h : rencontre des adhérent-es

et sympathisant-es du Front de Gauche.

Dans le contexte politique et social actuel, quel bilan du Front de Gauche faisons-nous et comment envisager l’évolution de son fonctionnement

au niveau national et départemental ? 

13h à 14h 30 : Apéro - Repas – Buffet

(13€ réservation souhaitée)

Deuxième partie publique de 14h 30 à 17h 30 : rencontre avec les acteurs du mouvement social.

 

Lutter c’est vivre ! La parole aux associations, syndicats et collectifs de résistances à l’air du temps. Salariés de l’agroalimentaire, du monde paysan, intermittents du spectacle, solidarité internationale, égalité des droits et luttes pour l’environnement… Quelles convergences possibles

et comment le Front de Gauche s’inscrit-il dans ces combats ?

 

18h : Bilan de la journée


front de Gauche Finistère 

 

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 18:26
Communiqué du Front de Gauche pays de Morlaix: tous concernés par la défense de la Sécurité Sociale! 

Le Front de Gauche du pays de Morlaix appelle à participer nombreux au rassemblement inter-syndical du  jeudi 16 OCTOBRE à 15h devant la Caisse Primaire de Morlaix (36, rue de Brest) pour la défense de la Sécurité Sociale Solidaire, objet des attaques convergentes du patronat et du gouvernement. 
Nous dénonçons les 9,6 milliards de réductions du budget de la Sécurité Sociale prévus par le gouvernement sur le dos des citoyens pour compenser les baisses de cotisations sociales patronales. 
Les droits des salariés et des retraités sont gravement remis en cause, tant du point de vue de l’assurance maladie que de la retraite ou de la politique familiale. Il en résulte toujours plus de difficultés pour se soigner, vivre décemment sa retraite, élever ses enfants…
La satisfaction des milieux d'affaires et des instances technocratiques de l'UE serait-elle le seul objectif de ce gouvernement dont la politique néo-libérale aggrave la crise sociale et économique? 
Nous condamnons une  politique dirigée contre l'égalité d'accès aux droits des familles: prime de naissance divisée par trois à partir du deuxième enfant, réductions de droit au congé parental, report d'un mois de l'allocation de base pour l'accueil du premier enfant, diminution des aides pour l'emploi d'une assistante maternelle... 
La poursuite des réformes visant la réduction du personnel et la gestion strictement financière des hôpitaux publics, l'intensification des déremboursements de médicaments et d'actes médicaux, la culpabilisation et les réductions de droits pour les chômeurs, sont des mesures de régression sociale particulièrement indécentes quand le niveau de vie des plus riches continue à s'élever dans notre pays. 
Les citoyens vont-ils laisser longtemps sans réagir ce gouvernement prétendument de gauche continuer à détruire ces acquis sociaux fondamentaux issus de la Résistance et des luttes des salariés?  
Pour combler les déficits de la Sécurité Sociale, augmenter ses recettes, il faut revenir sur des années d'exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises au détriment de leur contribution à la solidarité nationale. 
front de Gauche Morlaix
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:38

 

Lundi 13 octobre, de 20h30 à 22h30 à la MJC de Morlaix: soirée organisée par le collectif contre TAFTA (négociations du grand marché transatlantique) après l'action du samedi 11 octobre sur le marché de Morlaix. Débat co-organisé par l'association d'éducation populaire Le Reuz et projection du film "Les déportés du libre-échange" de Marie-Monique Robin.  
 
Mercredi 15 octobre à 19h: réunion de bureau de l'association Front de Gauche du pays de Morlaix, ouverte à tous les adhérents intéressés. 

Jeudi 16 octobre: à 15h, manifestation inter-syndicale soutenue par le Front de Gauche pour la défense de la Sécurité Sociale et de la protection sociale en général devant la caisse primaire de l'assurance maladie de la rue de Brest. Venez nombreux! 

Samedi 18 octobre: 10h à Landivisiau: avec un départ place Jeanne d'Arc, derrière la mairie: manifestation contre la centrale à Gaz de Landivisiau et le déni de démocratie qu'elle représente.        

front de Gauche Morlaix
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:33
Compte rendu du Conseil Communautaire du lundi 6 octobre 2014 par Ismaël Dupont
conseils-communautaires 0105

A nouveau, lors de ce conseil communautaire, Jean-Luc Fichet m'a refusé la présentation d'une motion que je voulais soumettre au débat et au vote au nom du Front de Gauche pays de Morlaix contre la Centrale à Gaz de Landivisiau. J'ai envoyé une déclaration de protestation et la motion à la presse mais ni le Télégramme, ni le Ouest-France n'ont jugé souhaitable de les publier (les directions des deux journaux soutiennent plutôt pour la centrale à gaz comme en général tout projet soutenu par les milieux économiques et les partis dominants PS et UMP, et ménagent les notables... ). Ils n'ont pas non plus fait part de mon intervention pourtant significative d'un vrai problème et d'un malaise en fin de Conseil pour dénoncer le refus de débattre sur la Centrale à Gaz et le fait du prince du président de Morlaix-Communauté, intervention que les autres élus de Morlaix-Communauté se sont abstenus de commenter. Même l'élue écologiste Christine Prigent, qui est en même temps collègue du maire de Lanmeur Mr Fichet et conseillère déléguée à l'environnement, en dépit de son opposition personnelle à la CentraleIdem pour mes collègues coopérative citoyenne de Morlaix élus à Morlaix-Communauté... Personne n'a regretté publiquement que la motion ne puisse être lue, débattue, soumise au vote... Unanimisme, fatalisme ou manque de courage, de volonté de se battre, pour certains ?
Faut-il croire que je les lasse déjà au bout de 6 mois à mettre les pieds dans le plat, à vouloir introduire des débats politiques, à mettre les uns les autres devant leurs responsabilités ?
Que je rompe ainsi les bonnes manières de l'assemblée, une sorte de « gentlemen's agreement » ? Qu'ils sont tous en accord avec la Centrale à Gaz ou alors qu'ils pensent qu'ils n'ont pas à se prononcer en tant qu'élus communautaires : ce choix compliqué relèverait d'une autre collectivité même si la centrale serait situé à 20 km de chez nous ?
En tout cas, on voit bien que dans cette instance du Conseil Communautaire, chacun s'exprime avec une prudence de sioux, que beaucoup de désaccords s'expriment en amont, au sein du PS, du bureau des maires, ou du bureau exécutif, ou restent dans le non-dit du fait des pressions, des intérêts inter-dépendants, du partage des responsabilités et des postes qui peut toujours être remis en cause par le président... A ce que j'observe pour l'instant, il n'y a que quand des intérêts directement communaux sont en jeu que les élus donnent de la voix et peuvent voter contre l'avis général ou la volonté du Président.
Pour le reste, c'est toujours la même histoire : peu de débats politiques de fond, prospectifs, une assemblée « chambre d'enregistrement » pour l'essentiel, un accueil inexistant des quelques citoyens qui font l'effort d'assister au Conseil Communautaire (pas d'accès au dossier de séance, pas de projection des données et délibérations sur un écran, pas d'eau fournie, très peu de sièges mis à disposition, pas de compte rendu ou d'enregistrement, des annonces de Conseils Communautaires confidentielles : clairement, ils sentent qu'ils ne sont pas les bienvenus, et cela vaut aussi pour les conseillers municipaux qui ne sont pas élus communautaires) ...

Lors de ce premier Conseil Communautaire depuis 3 mois, il y a eu une première décision discutable touchant l'activation du fonds d'indemnisation « Solidarité intempéries ». Le principe de ce fonds avait été décidé suite l'émotion publique liée aux inondations répétées et aux dégâts qu'elles ont entraînés pour les commerçants et particuliers, en février 2014.
Une enveloppe de 200 000 € avait été attribuée et chose importante que j'ai salué, ce fonds a vocation à perdurer en étant abondé tous les ans pour faire face à de nouveaux sinistres éventuels, pourvu qu'ils soient catalogués officiellement comme « catastrophes naturelles ».
En Commission Finances, il y a eu un débat vif entre moi et quelques autres élus (dont Alain Tigréat, représentant de la majorité morlaisienne), d'un côté, et Joëlle Huon suivie par d'autres élus PS d'un autre côté, sur le plafond de ces aides aux particuliers et commerçants de Morlaix-Communauté visant à compenser le reste à charge, si remboursement insuffisant ou inexistant des assurances. Joëlle Huon au nom du « sérieux budgétaire » voulait que le plafond de 3500€ concerne toutes les aides confondues (incluant y compris les aides de la chambre du commerce et des métiers et les aides du Conseil Général) et moi qu'il concerne uniquement l'aide exceptionnelle de Morlaix-Communauté, si le montant des dommages et pertes non compensés par l'assurance le justifiait. On ne parlait à ce moment là que d'une soixantaine de dossiers en attente, dont les pertes à compenser ne s'élevaient certainement pas toutes à hauteur de 3500€. Mes arguments étaient de deux ordres : on ne peut pas sur le moment annoncer à grand fracas l'aide de la Communauté et la minimiser au maximum ensuite. La solidarité, ce n'est pas la solidarité parcimonieuse, symbolique, chichement comptée. Ensuite, s'il fallait entendre que le CG 29 ou l'APCMA s'engagent sur un montant pour que Morlaix-Co décide du montant de ses indemnisations au titre de la solidarité communautaire aux particuliers et commerçants, cela retarderait d'autant plus l'attribution de ces aides, déjà très tardives, car les dossiers ne seront indemnisés vraisemblablement qu'un an après les dommages subis, au plus tôt... Et c'est déjà assez regrettable comme cela ! Agnès Le Brun, dont j'ai soutenul'intervention sur le coup, et Marie Simon Gallouedec, ont fait état d'un autre problème, d'importance peut-être plus grande encore : dans la délibération soumise au vote, on écrit non seulement que les CCAS instruiront les dossiers de demandes d'aides des particuliers sinistrés, mais encore que l'aide de la Communauté sera égale à l'aide consentie par les CCAS.
Or, les demandes d'aides ne concernent pas que les personnes qui peuvent bénéficier d'un suivi CCAS et qui sont les moins fortunés, les plus précaires. Surtout, les CCAS ont des moyens différents et du coup, les aides de Morlaix-Communauté ne toucheront pas également tous les habitants sinistrés de Morlaix-Communauté.
Les CCAS n'ont pas ce rôle-là et vouloir conditionner l'aide de Morlaix Communauté à l'aide des CCAS, c'est en quelque sorte « responsabiliser », voire culpabiliser les communes selon un principe de défiance : tu ne t'engages pas, je ne m'engage pas.
Ces arguments ont été reçus comme valables par bon nombre de conseillers communautaires, d'autant que les membres du groupe de travail concerné, Christine Prigent en autre, ont rappelé que ce n'étaient pas là les principes initiaux retenus par le groupe de travail qui a planché sur ce fonds de solidarité intempérie. Jean-Luc Fichet a tout de même tenu à ce que cette délibération soit soumise au vote, plutôt que retravaillée car elle ne faisait pas l'unanimité, ce qui aurait été l'option la plus sage : résultat, 29 conseillers ont voté pour, 31 se sont abstenus (dont moi, les élus morlaisiens de droite et de gauche), et elle est passée en l'absence de tout consensus.
Marc Madec a fait valoir que pour lui, ce n'était pas la compétence de la communauté d'agglo de créer ce fonds de solidarité intempéries, Jean-Michel Parcheminal (maire de Plounéour Menez) s'est étonné qu'on vienne en aide aux sinistrés des inondations et pas, par exemple, à ceux des incendies, ce qui était une manière de ne pas considérer à égalité les vulnérabilités des différentes communes. On lui a répondu que l'état de catastrophe naturelle était un garde-fou pour contrer l'inflation des demandes.

Nous avons ensuite voté à l'unanimité pour l'adhésion de Morlaix-Communauté au groupe Agence France Locale qui permet aux collectivités de faire des emprunts plus fiables et moins soumis à la spéculation, car en mutualisant les emprunts, elles sont plus fortes face aux banques.
Nous avons voté à l'unanimité aussi la fixation d'un nombre de représentants syndicaux égal aux représentants de la collectivité au Comité Technique et au Comité Hygiène, Sécurité et Conditions de travail, ces deux instances ayant été séparées en vertu d'une nouvelle loi.

A propos du déménagement du magasin Point Vert (groupe Triskalia) de Pleyber Christ des environs de La Gare jusqu'à la zone La Justice où se trouve l'actuel Super U, je me suis abstenu comme les élus de Plourin qui vont perdre précisément un Point Vert et les emplois associés sur la commune.
Je suis intervenu pour demander des précisions sur le devenir des locaux commerciaux inutilisés et pour regretter que les collectivités ne freinent pas l'expansion anarchique des zones commerciales, artisanales et industrielles, et surtout des friches commerciales, faisant référence au magasin vert délaissé en face de la Vierge Noire et au rond point de la route de Ploujeanà Morlaix. Ces grandes surfaces et ces groupes ne s'occupent pas du démantèlement de leurs locaux. Ils laissent des verrues hideuses aux entrées de ville. Particularité française que ces entrées de ville annexées par les grandes surfaces commerciales, dont certaines déménagent sans justification autre que celle d'une profitabilité accrue et laissent des friches sans prendre la responsabilité du retour à l'état initial.
Le maire de Pleyber-Christ, Thierry Piriou, a dit partager ce sentiment et cette préoccupation avec moi, mais il a précisé que pour le coup, les bâtiments de l'ancien point Vert serviraient encore pour stocker du matériel et des denrées et qu'ils ne se transformeraient pas en friche.

Le Conseil Communauté a voté à l'unanimité la subvention de 124000 € à Hemarina (société de recherche développement qui collabore avec des partenaires publics- universitaires notamment- et privés- société spécialisée dans l'exploitation à des fins médicales futures notamment des ressources biologiques marines : vers marins...) même si pour l'instant, suite à des centaines de milliers d'euros de prêts par Morlaix-Communauté, il n'y a pas eu encore de retour en terme de commercialisation et de création d'emplois sur le territoire, ce qu'a souligné Christine Prigent qui s'est fait ensuite « taclée » par Agnès Le Brun qui a pris la défense de Franck Zal, « un entrepreneur talentueux et obstiné qui n'aurait pas été assez soutenu par les élus de Morlaix-Communauté dans le passé ». « C'est la première fois qu'on lui alloue une vraie subvention, contrairement à ce qui se dit souvent »... 
Agnès Le Brun et Jean-Luc Fichet se sont aussi fait les défenseurs inconditionnels du milieu économique local, agricole et équin pour le coup, quand moi et quelques autres élus, nous nous sommes interrogés sur la proposition de rallonge de subvention de 8000€ pour le festival agricole et équin à finalité promotionnelle et commerciale Agrideiz qui s'est tenu en avril à Langolvas et qui a déjà reçu une aide de 11700€ correspondant à la mise à disposition gracieuse de la Halle Joseph Jezequel, construite spécialement pour que ce festival de dimension départementale puisse à nouveau avoir lieu à Morlaix, Brest et Quimper ne devant pas accueillir seuls des festivals agricoles d'importance.
Mes réserves (je me suis abstenu, comme une poignée d'autres élus) étaient surtout liées au fait que, de l'aveu même du président de la commission Economie, Thierry Piriou, la manifestation accusait dans son bilan financier un déficit considérable et étrange de 52000€ (60000 € si on déduit l'aide supplémentaire de Morlaix Communauté, déjà anticipée par les organisateurs) sur un budget global de 337000€, ce qui donne à réfléchir sur le sérieux du budget prévisionnel et des organisateurs...
Nous avons aussi voté une subvention de 30000€ à la CCI prévue dans le cadre de la DSP sur la gestion de l'animation du château du Taureau correspondant au déficit d'exploitation de l'année passée. Des questions ont été posées sur le renouvellement ou non d'une DSP qui ne donne pas toute satisfaction, notamment à la commune de Plouézoch, auquel est rattaché le Château, et qui ne dispose pas de point de départ de navette pour le visiter.
Nous avons aussi voté une subvention très importante de 51000 € pour un équipement implanté sur un modèle de partenariat public-privé de l'IUT en salle de « viséoconférence immersive » et en salle de « téléprésence » et le contrat de maintenance associée dans le cadre de l'Université numérique européenne de Bretagne, notion ronflante pour parler peut-êtrede la loi de modernisation de l'Université, du remplacement de la présence professorale directe par des vidéo conférences, de la mise en concurrence des Universités. Je ne disposais pas de suffisamment d'arguments ou d'éléments d'information pour justifier un vote contre ou une abstention, mais je n'étais pas très convaincu non plus au moment de voter pour.
Autre dépense encore nécessaire à l'heure actuelle, mais très importante, de Morlaix-Communauté, le nouveau désenvasement du port de Morlaix, dont les travaux reviennent tous les 2 ans, pour un coût de 710 000€ TTC... Cela interpelle sur la nécessité de mieux canaliser et bloquer les sédiments en amont, de trouver des solutions techniques alternatives, notamment en menant cette réflexion de front avec la mise en œuvre du plan anti-inondations, car c'est un gouffre financier pour la collectivité, même si le port est un élément d'attractivité et d'identité fort pour tout le territoire...

Le maire de Guerlesquin, Gildas Juiff a regretté dans une intervention forte que Aiguillon Construction diffère ou ce désengage de la construction de 6 pavillons prévus à côté de pavillons Habitat 29 alors que la commune de Guerlesquin a déjà engagé les travaux pour viabiliser le terrain derrière le collège. Dans la formulation de Maryse Tocquer, vice-présidente à l'habitat, on avait le sentiment que ces projets de construction d'Aiguillon Construction avaient été transférés à Henvic...

Sur l'habitat, nous avons eu aussi un débat sur le nécessaire soutien public à l'isolation des logements sociaux et particuliers en zone rurale puisqu'on voit bien, ce qu'a souligné très justement Christine Prigent, que beaucoup de personnes âgées notamment, vivent dans des véritables passoires énergétiques, ont des dépenses de chauffage très importantes ou ne peuvent pas se chauffer.

Le dernier débat, à peine ébauché seulement car il était déjà tard, a porté sur la mise en place prochaine d'un SCOT intégrateur relié à un projet communautaire d'aménagement du territoire de Morlaix Communauté prenant en compte réellement les intérêts de la ville-centre et des communes rurales périphériques.

Je suis aussi intervenu comme dit préalablement pendant 3 ou 4 minutes en fin de conseil communautaire pour dénoncer le refus de présentation de la motion Centrale à Gaz de Landivisiau et dire en quelques mots en quoi ce projet était inutile, néfaste, surtout destiné à grossir les profits d'un groupe financier se positionnant sur le marché juteux de la dérégulation du secteur de l'énergie, avec en plus un financement public injustifié qui aurait été mieux employé par exemple dans l'aide à l'isolation des maisons énergivores...

Compte rendu réalisé par Ismaël Dupont, le 12 octobre 2014  
conseils-communautaires 0106
conseils-communautaires 0107
Photos du Conseil Communautaire du 6 octobre 2014 par Pierre-Yvon Boisnard
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 16:31

Communiqué d'Une Autre Voix Juive

Une Autre Voix Juive exige la démission du Sous- Préfet des Bouches du Rhône !

 

Une Autre Voix Juive tient à assurer nos compatriotes kurdes de sa profonde solidarité avec leurs graves préoccupations relatives à l’attitude de la France , de la Turquie et des forces coalisées de l’OTAN qui laissent un peuple résister seul face dans la ville kurde de Kobané aux forces fascistes puissamment armées connues comme « État Islamiste » .

Une Autre Voix juive découvre avec indignation les propos tenus par le Sous –Préfet des Bouches du Rhône à l’encontre d’une de leur délégation pacifique ; ces propos, parmi lesquels on trouve : «  .. Vous avez vos frères au Kurdistan et vous êtes en train de mettre la merde à Marseille. C’est comme la communauté juive. Moi si j’étais juif à Marseille, pensant à mon peuple et à mon pays je serais dans l’armée israélienne, pas à Marseille » soulèvent notre indignation comme elle devrait la soulever chez tout démocrate et au plus haut niveau de l’État.

Une Autre Voix Juive l’a depuis toujours souligné : racisme, xénophobie , et antisémitisme vont de pair. Venant d’un représentant de l’État, ces propos, s’ils n’étaient pas suivis d’une sanction exemplaire, rappellent les jours les plus sombres du régime de Vichy. UAVJ exige la démission immédiate de ce personnage indigne de représenter la France. UAVJ attend du premier Ministre qu’il traduise ses propos réitérés en actes.

Paris le 13-10-2014

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 14:40

Compte rendu du Conseil Municipal de Morlaix du 9 octobre 2014

 

Ce fut un conseil municipal tendu, surtout sur la fin où il a été question de se prononcer sur l'attitude du maire de Morlaix pendant et après le coup de force des agriculteurs à Morlaix le 19 septembre, avec l'incendie de l'hôtel des impôts. Mais ce conseil municipal permit aussi de clarifier des positionnements politiques : Mme Le Brun, elle l'a dit clairement, est contre l'exercice de la démocratie participative, le recours à une consultation formelle des citoyens pour construire des projets d'aménagement ou à une démarche de concertation autre qu'informelle. Elle ne croit qu'en l'efficacité de la démocratie représentative : les citoyens font confiance à des élus qui vont juger et décider à leur place.

Je suis intervenu une première fois au nom du Front de Gauche sur une délibération visant à supprimer l'article 5 du nouveau règlement intérieur du Conseil Municipal qui interdisait le débat sur les questions orales posées par les élus.

Ce règlement avait été réactualisé de manière à limiter au maximum les droits de l'opposition et la possibilité du débat en Conseil Municipal, comme sa publicité auprès de la population. Jean-Pierre Cloarec (pour la Coopérative Citoyenne) et moi-même pour le Front de Gauche avions participé à une première réunion de groupe de travail avec des élus de la majorité pour amender le règlement intérieur mais aucune de nos propositions (filmer et enregistrer les débats du Conseil Municipal, les retranscrire sur le site internet de la mairie, avoir les dossiers de séance et les convocations bien plus tôt, pouvoir disposer des suppléants pour l'opposition en commissions car avec nos métiers respectifs, et des réunions placées sur les heures de travail, il n'est pas toujours facile d'assister à toutes les réunions), n'avait été retenue.

Au contraire, tout ce qui avait été introduit dans ce règlement intérieur, et non discuté en groupe de travail (c'est probablement directement Agnès Le Brun, non présente à la première réunion du groupe de travail, qui l'avait réécrit et amendé) visait à réduire les possibilités de travail, d'expression et de communication de l'opposition. En conséquence, les 8 élus de l'opposition (Coopérative citoyenne et Front de Gauche) avaient voté contre le 11 juillet dernier.

L'article 5 du règlement intérieur, rajouté en juillet 2014, interdisant le débat sur les questions orales, était non seulement scandaleux sur le fond, mais surtout illégal puisque contraire à un arrêt du Conseil d'Etat en 1903 et à des jurisprudences des tribunaux administratifs de Rennes et de Roubaix en 1997, ce que m'avait signalé un camarade du Front de Gauche, Bruno Fichou, qui avait fait le travail de documentation nécessaire, ce que s'était manifestement épargné la majorité.

Malgré ma lettre d'avertissement et mon intervention argumentée et s'appuyant sur les textes de loi au Conseil Municipal du 11 juillet, Agnès Le Brun avait tout de même fait voter un Règlement Intérieur qui risquait d'être attaqué au tribunal administratif. Elle est revenue à la raison cet été après consultation des textes et sans doute conseil pris auprès de juristes ou connaisseurs du droit public.

Du coup, en Conseil Municipal du 9 octobre 2014, quand il s'est agi de voter pour la modification du règlement intérieur, je me suis félicité au nom de mes collègues du Front de Gauche et de la minorité municipale que l'on ait été entendus in extremis et que la majorité ne mette pas la mairie hors-la-loi à force d'entêtement.

J'ai regretté par contre à nouveau que la construction du nouveau règlement intérieur n'ait pas fait l'objet d'un travail vraiment collectif et qu'aucune des propositions de la minorité municipale n'ait été retenue. J'ai rappelé que les questions orales étaient pour nous un moyen de faire des propositions en amont, de discuter de projets à construire, de mettre en lien l'action municipale et un contexte politique global, de ne pas être simplement rivés aux décisions d'actions de la majorité et à ses ordres du jour, sans quoi le Conseil Municipal se transformerait en une simple chambre d'enregistrement.

Ces questions orales sont pour nous un moyen d'être proposant pour l'avenir de la ville et de ses habitants, ce que nous avons d'ailleurs démontré lors du CM du 9 octobre quand Michèle Abramovicz, en fin de conseil, a fait sa proposition de Mutuelles Communales (voir plus loin).

 

La deuxième délibération portait sur le réaménagement de la vallée du Ty Dour, une excellente initiative, attendue par beaucoup de Morlaisiens depuis des années.

Ce réaménagement sera contemporain de l'extension de l'EHPAD de la Boissière et de la réhabilitation de Pors ar Bayec.

 

Le projet de réaménagement global prévoit :

« - la remise en eau partielle ou entière du ruisseau dans un lit naturel, actuellement busé dont le seul lit maçonné est visible, avec le fleurissement naturel des abords et du sous-bois après analyse de la flore locale

- la requalification des franges boisés (sélection abattage et élagage) et replantation de la strate intermédiaire (houx, rhododinderons, etc ...)*

- la réfection de l'allée principale et des allées périphériques

- le remplacement du mobilier pour résister au vandalisme

- la création d'une liaison avec Pors ar Bayec

- la création d'une continuité vers le parking Saint-Nicolas par le verger

- la création d'un terrain multisports en partie basse et la rénovation du court de tennis

- la création d'une aire de jeu pour les enfants et d'un parcours sportif »

 

Le montant total du projet est estimé à un coût de 132 000€ avec une subvention evaluée dans le cadre du programme européen LEADER à 60 500€. La possibilité de toucher cette subvention LEADER fléchée « projet autour de l'eau » se termine au mois de mars. La ville devait donc finaliser un avant-projet rapidement.

Toute l'opposition a voté pour ce projet, qui, en dépit de certaines interrogations, reste préférable au statut quo. Jean-Pierre Cloarec pour toute l'opposition est intervenu pour demander :

- une consultation des riverains et une concertation avec eux (par bulletins/réponses...) pour la mise en œuvre précise du projet.

- appel à participation des habitants par le biais de chantiers collaboratifs pour créer du lien social en faisant des choses ensemble pour Ty Dour.

- suivi du chantiers

- travaux réalisés en régie dès maintenant pour faire face aux chemins dégradés, à l'impraticabilité du terrain de foot.

 

Agnès Le Brun, après les demandes de précision de Michèle Abramovicz qui a insisté pour que les riverains soient associés à la construction et à la mise en œuvre du projet, a clairement dit qu'elle ne voulait pas de réunions pour construire le projet avec les habitants, étant opposée à la démocratie participative.

Je lui ai demandé pour ma part si, à défaut de financements européens LEADER (les projets sont en concurrence et ne sont pas obligatoirement retenus), la ville s'engagerait pour financer tout de même cette réhabilitation nécessaire de Ty Dour.

Elle m'a répondu que c'était une priorité mais que la ville n'avait pas le pouvoir de créer de l'argent qu'elle n'avait pas, ce qui a été pour la secrétaire départementale de l'UMP une nouvelle fois l'occasion d'attaquer le gouvernement et Hollande en remettant en cause à juste titre les effets catastrophiques de la baisse des dotations (la ville va perdre 1,5 millions d'euros de dotations d'ici 2017) qui, comme elle l'a rappelé très justement, ne sont pas des subventions généreusement allouées par l’État, mais des compensations à des transferts de charges et à des suppressions de recettes fiscales pour les collectivités locales.

J'ai simplement rétorqué pour clarifier les choses que pour Agnès Le Brun, le désengagement de l’État et les baisses drastiques de subventions tenait lieu souvent d' « argument miracle » et paradoxal alors qu'elle est cadre et responsable politique d'un Parti qui, au nom des intérêts du monde des affaires, réclame une baisse trois fois plus importante encore de l'investissement public et social.

Cela a été l'occasion pour les trois élus du Front de Gauche – moi-même, Loïc Digaire, Michèle Abramovicz – de se démarquer tout à la fois de la politique conduite par le pouvoir PS et de celle préconisée par l'opposition de droite UMP, toutes politiques qui vont dans le même sens : l'austérité, le moins d’État, de service public et de dépenses sociales, le refus du partage des richesses. Agnès Le Brun a répondu que je me faisais une vision trop caricaturale des positionnements des familles politiques PS et UMP : les élus locaux étant, toute tendance confondue à l'AMF, alarmés par les conséquences de cette politique.

Jean-Paul Vermot pour le PS a cherché à désamorcer l'argument en disant que tous les élus de l'opposition, comme ceux de droite, avaient voté la motion de l'Association des Maires de France (AMF) dénonçant les conséquences de l'austérité et de la baisse des dotations sur les collectivités, la réponse aux besoins sociaux et l'économie (80 % de l'investissement public vient des collectivités locales), l'idée étant, ce qui est vrai d'ailleurs, qu'il n'y a pas unanimité ni accord véritable au PS sur le niveau de la politique d'austérité du gouvernement. Mais Jean-Paul Vermot a ajouté ensuite que pour réduire la dépense publique (sous-entendu : une nécessité tout de même), il fallait envisager les mutualisations et regroupements nécessaires.

En tout cas, j'ai mis en valeur par mon intervention, et les commentaires qu'elle a suscité, l'impossibilité de séparer les affaires publiques municipales et les choix politiques et économiques globaux, le PS comme la droite prônant par idéologie libérale et volonté de suivre les recommandations du MEDEF et de l'UE, un retrait du service public et de l'intervention publique qui est payé cash par la population et les collectivités en période de crise sociale et économique majeure. Seul le Front de Gauche, parmi les forces politiques qui comptent électoralement, propose une alternative à cette domination des logiques libérales et pro-capitalistes.

 

Sur le sujet des mutualisations, pour lesquelles Jean-Paul Vermot a rappelé que je m'étais prononcé pour en Conseil de Communauté (au sujet du Musée, de Langolvas, du Théâtre...), Agnès Le Brun a eu des formules heureuses rhétoriquement mais floues concernant le fond de ses intentions et de l'état d'avancement des dossiers : « les mutualisations, c'est comme les mariages, ça marche mieux quand c'est consenti... Rien n'est pire qu'une mutualisation précipitée... La mutualisation, ça peut faire doublon... Si c'était la panacée, ça se saurait... ».

 

Tandis que nous avons débattu une demi heure sur cette délibération concernant le réaménagement de la Vallée du Ty Dour, débat qui a été l'occasion d'affirmer de vraies divergences politiques, nous avons voté sans difficulté les autres délibérations : mutualisation de la maintenance informatique avec Morlaix-Communauté, augmentation du budget pour les travaux de restructuration de l'école maternelle du Poan Ben (initialement prévus pour un coût de 443 000€, qui va augmenter de 77000€), marché réservé entretien Espaces Verts (pour les Genêts d'Or), procédures d'abandon sur des maisons détériorées et abandonnées rue longue et rue courte, rappports SDEF, GRDF, Syndicat mixte du Trégor,

 

En revanche, nous avons voté contre l'exonération des pénalités de retard pour le groupe Eiffage (1233 jours de retard sur le chantier) pour enlever le radon à l'école Gambetta et faire différents travaux pour la ville, au motif que ce groupe fait des bénéfices astronomiques sur le plan national, assure un rendement pour l'actionnaire très important et casse les prix au niveau local en faisant une concurrence déloyale aux petites entreprises, sans honorer toujours ses engagements. C'est Jean-Paul Vermot qui a rappelé les profits d'Eiffage cette année.

 

Le débat le plus vif est intervenu à la suite de la présentation d'une question orale signée par tous les élus de l'opposition mais écrite par le Front de Gauche à l'initiative de Loïc Digaire qui a lu la question à la fin du Conseil Municipal.

 

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A l'initiative de Loïc Digaire, élu du Front de Gauche, la question oralelue au Conseilmunicipal de Morlaix le jeudi 9 octobre, co-signée par les 7autres élus de l'opposition.

 

Conseil Municipal du jeudi 09 octobre 2014

Question orale sur les dégâts causés par le coup de force d'agriculteurs casseurs à Morlaix

L'incendie de l'hôtel des impôts et de la MSA le 19 septembre par des agriculteurs cagoulés, assistés sans doute par des militants proches des Bonnets Rouges et des Identitaires, les légumes déversés sur la voie publique, révoltent la plupart des morlaisiens, les personnels des établissements concernés et les agents communaux qui ont travaillé toute la nuit pour réparer les dégâts.

Une nouvelle fois, la violence et la dégradation des biens publics sont utilisés pour faire un chantage sur les pouvoirs publics, dire le refus de l'impôt ou de la cotisation sociale, obtenir des aides ou des réductions de charges exceptionnelles, alors que c'est toujours le citoyen qui finance la réparation des dégâts et les baisses de cotisations patronales.

Si le revenu des légumiers baisse, ce n'est pas à cause de l’État mais des logiques libérales et productivistes promues par la FNSEA et les gros agriculteurs, qui ont instrumentalisé la colère et la souffrance des petits paysans. Ces derniers subissent de plein fouet les baisses de prix liées à la dérégulation, à la surproduction, à l'engrenage productiviste, à la dictature de la grande consommation, toutes logiques que la SICA ou la FDSEA ne remettent pas en cause.

Ces gros propriétaires, trop souvent polluent l'eau, l'écosystème, se mettent en danger eux-mêmes, ainsi que les populations en abusant des produits phytosanitaires, veulent toujours plus de terres, de rendement, de matériel et d'investissements. S'ils perdent du chiffre d'affaire cette année, ils peuvent aussi gagner beaucoup d'argent certaines années.

Vous avez tort de défendre ce système, Madame Le Maire, au nom d'une productivité et d'une rentabilité, qui sont aussi responsables de centaines de destructions d'emplois agricoles chaque année dans notre région.

Vous allez même plus loin en nous annonçant, alors que vous n'avez pas un mot de réconfort pour les personnels des impôts et de la MSA, que vous « comprenez » le désarroi de ces producteurs sans même condamner ces actes de violence dignes d'une guérilla urbaine !!!

Vous étiez présente ce soir là, Mme Le Brun, ainsi que Mr Guilcher, à 22h15, quand les premiers tracteurs sont arrivés.

Vous avez vu le peu de forces de police et de gendarmerie présentes s'éclipser dès la mise à feu du centre des impôts. Comment l'expliquer ?

Les témoins ne vous ont pas vu tenter de médiation avec les agriculteurs alors que vous êtes comme Maire de Morlaix censée être gardienne de l'ordre public.

Vous n'êtes pas sans savoir que l'arrivée des secours a été entravée par des déchargements de remorques sur leur passage, et que des projectiles ont été lancés sur des pompiers en intervention !

Il ne semble pas que vous ayez tenté de les dissuader de commettre ces actes criminels. Pire encore, vous les justifiez à moitié le lendemain matin dans tous les médias, nationaux et régionaux, avec un discours de compréhension bienveillante.

Nous vous demandons donc, Mme Le Maire, au nom de la population morlaisienne :

« Avez-vous déposé plainte pour dégradations matérielles et incendie volontaire, auprès du commissariat de Morlaix contre les auteurs de ces actes criminels, ou contre X si ceux-ci ne sont pas retrouvés ? »

…...........................................................................................................................................................

 

La réponse d'Agnès Le Brun, il fallait s'y attendre, a été féroce, à la hauteur de la gravité des torts que nous lui reconnaissons, des reproches que nous lui faisions :

 

En substance, a t-elle dit :

- Deux parties dans la question : un point de vue sur le modèle agricole dominant dans la région et un point de vue sur ses agissements et déclarations pendant et après l'incendie de l'hôtel des impôts le 19 septembre. Fort opportunément du point de vue de ses intérêts et de sa connivence avec la FDSEA et la SICA, elle a refusé de se prononcer sur les questions centrales posées par notre question orale : Qui a commandité et instrumentalisé ses violences ? Pourquoi ? Au nom d'un modèle agricole qui vaut quoi, dont on peut apprécier les effets comment? Qu'est-ce qui est responsable des difficultés actuelles des légumiers : l'Etat, l'impôt et la cotisation sociale ou un modèle productiviste, libéral et ultra-concurrentiel qui a déjà détruit des milliers d'emplois agricoles dans notre région ? Elle a juste tenu à préciser ce qu'elle a fait et dit pendant et après les événements.

- Nos propos sont excessifs, outranciers, quasiment diffamatoires. Elle a été la première à offrir des solutions de relogement aux agents des impôts.

- Nos propos témoignent d'une méconnaissance du droit, des prérogatives et des réalités de la fonction de maire. On a encore beaucoup à apprendre mais nous manquons d'humilité, nous nous croyons malins alors que nous faisons étalage de notre ignorance. Il faut que nous nous mettions en tête qu'il faut apprendre et qu'en attendant nous devons user de prudence.

- Pour elle, les violences sont le fait d'une base qui a débordé les syndicats. Elle a été alertée à 20h de la descente sur Morlaix de 140 tracteurs avec remorques chargés de pneus et d'artichaux venus de Plouvorn, Plouénan, Saint Pol de Léon. Des CRS en nombre insuffisants : postés devant la sous-préfecture, Leclerc.... Le centre des Impôts n'était pas protégé : était-ce sa faute ? Le maire n'a pas le pouvoir de claquer des doigts pour faire venir une compagnie de CRS, de Saint Malo encore moins... Ils sont venus finalement, mais bien trop tard. Elle au moins, elle était sur le terrain, avec Mr Guilcher... Elle ne banalise pas : ce qui s'est passé était inacceptable. Mais personne sans risque ne pouvait s'interposer face à ces comportements violents. Même les pompiers n'ont pas pris le risque d'intervenir malgré les intimidations. Ce qu'elle a dit le lendemain matin : que cette fronde était « logique », a été mal compris : « logique » pour elle ne voulait pas dire « normal » mais « prévisible ». Elle alerte depuis 2013 sur le malaise des agriculteurs comme députée européenne spécialisée dans les questions agricoles... Pour le reste, touchant l'objet principal de notre question, bien sûr qu'elle a porté plainte : c'est presque une injure qu'on lui fait d'avoir soulevé la question. Cela témoigne encore une fois de notre ignorance, de notre inexpérience...etc. On aurait été bien inspiré d'aller se renseigner plutôt que d'aller faire les malins avec ces questions idiotes...

 

Michèle Abramovicz et moi avons défendu Loïc Digaire, qui était le principal visé en apparence par ses propos accusatoires, hautains et condescendants. Nous avons rappelé que toute l'opposition était signataire et solidaire de cette question orale dont nous assumions pleinement les propos. J'ai rappelé que nos propos s'appuyaient sur les dires de témoins directs, que nous savions très bien que ses prises de position le lendemain matin dans les médias étaient pensées, calculées, qu'elles visaient l'instrumentalisation politique contre le gouvernement, les taxes, contraintes administratives et l'impôt, de la colère paysanne, qu'en cela elles étaient proches des propos de Thierry Merret. Agnès Le Brun s'était conduit, au moins au lendemain des événements du 19 septembre, non comme le maire censé rappeler au respect des valeurs républicaines, de la loi, du service public, mais dans le seul but de se positionner politiquement et idéologiquement sur un terrain populiste, de récupérer le coup de force et le chantage des agriculteurs pour se faire valoir et soigner sa clientèle électorale. A l'argument – « eux au moins ils étaient sur le terrain, donc ceux qui n'y étaient pas n'ont qu'à se taire... », j'ai rétorqué qu'il y avait plusieurs manières de se comporter sur le terrain et qu'on aurait aimé que les élus présents tentent de raisonner les agriculteurs, de les dissuader de casser des biens collectifs.

 

En fin de conseil, Michèle Abramovicz a présenté une question orale constructive et proposante sur la possibilité de créer un service de mutuelle communale à Morlaix sur le modèle d'autres municipalités, étant donné qu'à Morlaix comme ailleurs beaucoup de personnes ont des difficultés à payer des mutuelles dont le coût augmente à mesure que les déremboursements et la baisse des prestations de la Sécurité Sociale s'intensifient (sur le plan national, 3,5 millions de personnes n'y ont pas accès ; 20 % en moins d'accès à la mutuelle entre 2010 et 2012... ! ). Michèle Abramovicz avait pris contact préalablement avec l'élue de Caumont sur Durance qui avait créé cette première mutuelle communale en négociant avec les opérateurs à partir de 2008. Cette élue s'est depuis spécialisée dans le conseil à d'autres collectivités pour mettre en place des projets comparables. Elle se tient à disposition de la mairie de Morlaix en cas de volonté de la municipalité d'aller dans ce sens.

 

............................................................................................................................................................

Conseil Municipal du 9 octobre 2014

Question orale – Création d’une mutuelle communale

présentée par Michèle Abramovicz, Loïc Digaire, Ismaël Dupont

A l’initiative de la commune de Caumont sur Durance où l’adjointe au maire en charge des affaires sociales s’est battue pour créer, l’année dernière, la première mutuelle communale, de nombreuses villes se sont lancées dans cette voie pour essayer de mettre en œuvre des mutuelles similaires pour leurs habitants. Même des villes importantes comme Paris ou Bordeaux s’y sont intéressées.

 La négociation de tarifs groupés permet ainsi aux habitants de ces agglomérations de bénéficier de prestations de remboursement de soins pour un moindre coût et aux plus précaires de ne pas renoncer à se préoccuper de leur santé, ce qui se produit malheureusement de plus en plus souvent.

Dans un contexte de difficultés économiques croissantes pour les morlaisiens, les affaires sociales de la mairie ne pourraient-ils pas se rapprocher de la commune de Caumont sur Durance qui semble faire partager sans problème son expérience, et étudier cette possibilité pour le bénéfice des morlaisiens ?

…............................................................................................................................................................

 

L'adjointe aux affaires sociales, Marie Simon Gallouedec, a dit «  pourquoi pas ? », on peut voir si ça peut se faire, mais il faut aussi savoir qu'il y a des dispositifs d'aide à l'accès à la mutuelle financés par le Conseil Général, notamment pour les néo-arrivants, qui sont aujourd'hui sous-utilisés et que cette démarche peut être entravée par la loi qui rend obligatoire les mutuelles d'entreprises dans des entreprises d'une certaine taille. Le propos était ouvert mais on ne sait pas s'il y a une réelle volonté d'examiner cette proposition sérieusement : Michèle Abramovicz en tout cas s'est dite prête à collaborer et à travailler sur ce sujet avec l'adjointe aux affaires sociales et les élus au CCAS.

 

Compte rendu réalisé par Ismaël Dupont, élu Front de Gauche à Morlaix.

 

* Lettre à Bernard Guicher de Loïc Digaire à propos du réaménagement de la vallée du Ty Dour

 

«  Monsieur Bernard Guilcher, premier adjoint au Maire.

Suite au conseil municipal du jeudi 9 octobre, je tenais à vous contacter Mr Guilcher, à propos du futur réaménagement de la vallée de Ty Dour. En effet, ayant connu durant ma prime enfance cette vallée en son état naturel, j'aimerai avoir quelques précisions sur la remise en eau « partielle ou entière » du ruisseau, dans un « lit naturel » (ce qui laisse à penser que le maçonnage, dans toute la partie centrale de la vallée serait démonté ?).

Et, pour y apporter une minime contribution, je pense que planter, ou « replanter » du rhododendron dans la strate intermédiaire, alors que ces arbustes n'existent à l'état sauvage qu'au Japon, en Himalaya, Amérique du nord et, plus près de nos contrées, en Italie subalpine mais aussi à des altitudes variant de 300 à 3000 mètres, n'est pas le meilleur choix d'autant que certaines de ces espèces sont signalées comme invasives.

Ne serait il pas plus respectueux de la nature, d'y planter des espèces endémiques comme l'aulne, le charme, le frêne ou l'if, de petits fruitiers comme le noisetier, le néflier ou sorbier des oiseaux, et enfin des petits épineux comme l'églantier, l'aubépine et le prunelier, pour y abriter et faire nicher ces derniers ?

Ne serait-il pas possible aussi de concevoir un petit plan d'eau avec retenue du ruisseau, et d'y ajouter une plantation de saules, joncs, roseaux et autres nénuphars, espérant un jour y faire revenir nos batraciens indigènes, disparus depuis trop longtemps de cette vallée ?

Des associations comme Eau et Rivières, Bretagne Vivante ou Bretagne Environnement, ont-elles été contactées pour d'éventuelles concertations et participations ? Sinon est il envisageable de le faire, car elles seraient vraiment d'une aide précieuse quant au réaménagement de la vallée, jusqu'aux bordures des quartiers alentours.

Je pense notamment à leur expérience de mise en place de chantiers de réinsertion, sans oublier bien sûr leurs connaissances du terrain et de la biodiversité locale.

En attente d'une réponse de votre part, je vous en remercie d'avance en vous présentant mes cordiales salutations.

 

Loïc Digaire, conseiller municipal »  

 

Conseil Municipal 5 avril 2014 élus FDG

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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