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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 06:31
Un attentat contre la République (Patrick Le Hyaric)

Par Patrick le Hyaric, directeur de l’Humanité : "En s’attaquant au droit du sol et à la nationalité, le pouvoir exécutif vient de basculer dans le déshonneur. "

C’est tout l’inverse du programme présenté aux Français par le candidat François Hollande.

Aux choix sécuritaires extrêmement inquiétants pour les libertés individuelles et collectives symbolisés par l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution s’ajoute donc l’infamie d’une mesure racialiste et identitaire qui balafre le visage de la République laïque et universelle.

En inscrivant dans la Constitution la possibilité de déchoir de leur nationalité les binationaux, le président et son premier ministre viennent de créer deux catégories de citoyens. Au-delà du caractère ridiculement inefficace de la mesure pour lutter contre le terrorisme, le symbole envoyé effraie.

Qui peut croire qu’un terroriste puisse craindre d’être déchu de la nationalité française ? C’est avoir peu confiance en notre République, sa police et sa justice que d’envoyer dans un pays tiers un terroriste ou présumé tel au lieu de l’incarcérer dans notre pays.

Le gouvernement a donc décidé de placer les idées et propositions de la droite extrême et de l’extrême droite au cœur du débat public et de leur donner corps dans les principes constitutionnels. Ils accélèrent ainsi leur ascension à quelques encablures des élections législatives et présidentielle. Il s’agit soit d’une minable manœuvre politicienne sur le dos des principes républicains pour conserver le pouvoir, soit d’un choix idéologique profond.

La situation est très inquiétante. La République, ses principes, ses valeurs, ne sont aujourd’hui plus défendus. François Hollande adresse une gifle à toutes celles et ceux qui l’ont porté à la tête de l’État. Nous pensons à cette France diverse et colorée aujourd’hui pointée du doigt par un gouvernement qui se dit de gauche.

Nous devons et devrons redoubler de solidarité avec les millions de Français ainsi stigmatisés en raison de leurs origines. C’est à la résistance morale et politique qu’il va désormais falloir s’atteler pour préserver la République des démons identitaires qui la consument à grand feu.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 06:28
Un manifestant pacifique, interpellé à Paris place de la république, lors de la manifestation organisée à la veille de l’ouverture de la COP21, le 29 novembre, mais interdite par le gouvernement socialiste. Photo : Romain Beurrier/REA

Un manifestant pacifique, interpellé à Paris place de la république, lors de la manifestation organisée à la veille de l’ouverture de la COP21, le 29 novembre, mais interdite par le gouvernement socialiste. Photo : Romain Beurrier/REA

L’exécutif voudrait inscrire l’état d’urgence dans la loi fondamentale, pour le «sécuriser». Ce serait surtout la confirmation d’un glissement sécuritaire durable extrêmement inquiétant pour les libertés publiques et individuelles.

Combien de temps dure l’urgence ? Si par essence elle est ponctuelle, le gouvernement semble plutôt être parti pour rendre l’état d’urgence durable, voire sans limite. Aujourd’hui, en Conseil des ministres, doit être présenté le projet définitif de révision constitutionnelle visant à inscrire l’exception au cœur de la loi fondamentale.

Le déclenchement de l’état d’urgence le 13 novembre pour douze jours avait été décrété sans réellement susciter de protestations. Sa prorogation pour trois mois avait été aussi adoptée dans les jours suivants dans un relatif consensus, l’opposition ayant notamment largement participé à la rédaction du texte. Il en va très différemment pour sa constitutionnalisation. Dès le vote sur la prorogation, le 19 novembre, des députés alors favorables au texte avaient exprimé leur opposition à aller plus loin, comme André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocratique et républicaine (GDR) : « L’acceptation du texte que nous discutons aujourd’hui ne signifie pas notre acceptation de la révision constitutionnelle annoncée », avait-il déclaré. « L’état d’urgence doit rester un moment exceptionnel. Nous ne sommes pas pour son inscription dans la Constitution », avait confirmé le sénateur Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Qu’est-ce que cette constitutionnalisation ? À quoi sert-elle ? Selon ses défenseurs, elle permettrait de cadrer l’état d’urgence, de protéger de ses possibles dérives. En réalité, elle protège surtout l’état d’urgence lui-même, comme l’expliquait au Figaro Didier Maus, ancien conseiller d’État et président émérite de l’Association internationale de droit constitutionnel : « Quand on fait une loi sécuritaire, qui limite les libertés, on prend un risque d’aller contre la Constitution, d’être retoqué par le Conseil constitutionnel. (…) François Hollande veut donc rendre constitutionnel l’état d’urgence. » Dans une tribune publiée lundi par le Monde, une bonne quarantaine de juristes universitaires alertaient sur le fait que « l’exercice, s’il affiche l’intention du gouvernement de préserver l’état de droit, ne permet aucunement de le garantir mais, bien au contraire, d’y déroger sans imposer aucune nouvelle limitation au pouvoir exécutif ».

Une grande nouveauté qui inquiète les spécialistes...

Cette question de la constitutionnalité de l’état d’urgence se pose dans un contexte particulier : saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) par l’un des sept militants écologistes assignés à résidence pendant la COP21, le Conseil constitutionnel a confirmé, hier, la régularité de ces mesures. Même si les sages avaient finalement déclaré les assignations à résidence inconstitutionnelles, cela aurait, selon Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’homme, permis de faire valoir que « la loi a été trop loin et qu’il ne faut pas changer la Constitution pour faire rentrer de force des mesures contraires à des principes essentiels ».

Dans le détail, le préprojet de révision constitutionnelle ne diffère pas très largement de la loi de 1955 régissant l’état d’urgence modifiée par les parlementaires en même temps qu’ils le prorogeaient. Il comporte cependant une grande nouveauté qui inquiète les spécialistes : la possibilité offerte à l’exécutif de prolonger les mesures de l’état d’urgence (y compris les assignations à résidence) « pendant une durée maximale de six mois » après le retour officiel à l’état de droit « commun ». Autrement dit, après l’état d’urgence, c’est toujours l’état d’urgence. Le collectif de juristes signataires de la tribune du Monde s’en indigne : « Le texte institue une période pour le moins étrange pendant laquelle les autorités administratives pourront décider de faire survivre les mesures prises pendant l’état d’urgence et, sur habilitation législative, adopter de nouvelles mesures générales (interdiction de réunions, fermeture de lieux publics…) si “demeure un risque d’acte de terrorisme”. En somme, à la seule condition que la menace terroriste perdure, l’état d’urgence perdurera… Qui ne devine que c’est à un état d’urgence permanent qu’on nous destine ? »

Dans l’avis demandé par le gouvernement, le Conseil d’État s’est néanmoins montré très réservé sur cette possibilité, appelant à privilégier la prolongation en bonne et due forme (par la loi votée par les parlementaires) de l’état d’urgence, ou l’inscription dans la loi simple des mesures que le gouvernement entendrait pérenniser. Le Conseil d’État s’est cependant montré beaucoup plus conciliant avec la proposition de déchéance de nationalité pour tous les binationaux figurant dans le projet soumis par le gouvernement, en estimant que la mesure ne portait pas atteinte au principe d’égalité. Une délibération qui a mis l’exécutif dans l’embarras, puisque cette mesure, à l’origine proposée par l’extrême droite, avait été introduite dans le projet de révision constitutionnelle afin de donner des gages à la droite et dans l’espoir d’un avis défavorable du Palais-Royal qui lui permettait de s’en laver les mains. L’abandon de la mesure a finalement été annoncé hier par la garde des Sceaux, Christiane Taubira, mais dans l’intervalle, c’est à un petit débat surréaliste que nous avons pu assister au sein de la majorité gouvernementale, notamment avec la proposition de Bruno Le Roux (portée aussi par l’avocat Jean-Pierre Mignard, intime du président de la République) de substituer à la déchéance de nationalité « l’indignité nationale ». Rappelons que cette peine est censée s’appliquer à des individus condamnés pour terrorisme, dont le but est justement de déstabiliser la nation. La droite, particulièrement son aile dure, s’en est naturellement donnée à cœur joie : « Encore une fois, Hollande prend un engagement pour le renier quelques semaines plus tard », a ainsi dénoncé le président du groupe « Les Républicains » (LR) au Sénat, Bruno Retailleau, quand Roger Karoutchi regrettait « l’enclenchement de la marche arrière générale ».

Pour être adoptée, la révision constitutionnelle présentée par le gouvernement devra obtenir les voix favorables de trois cinquièmes des parlementaires – députés et sénateurs – réunis en Congrès. Une barre qui n’est pas encore acquise pour l’exécutif.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 06:25

L’éditorial de Patrick Apel Muller : "En constitutionnalisant l’état d’urgence, le tandem gouvernant signe sa reddition devant l’idéologie sécuritaire et une défaite pour la démocratie. "

François Hollande n’a pas résisté à l’appel du vide. En choisissant d’inscrire la déchéance de la nationalité pour les binationaux au cœur de la Constitution, le président a renié deux siècles de combats de la gauche pour une nation fondée sur l’égalité républicaine. Derrière ce qui semble au premier regard une vengeance dérisoire et inefficace face à des crimes monstrueux, s’installe la mise en cause du droit du sol, l’instauration de citoyens de seconde zone, de Français en sursis. La dernière fois que ce fut tenté en France, ce fut par Pétain dont le régime procéda à 15 000 dénaturalisations et 500 déchéances de nationalité, tandis que 110 000 juifs d’Algérie étaient réduits de l’état de citoyens à celui de sujets. Le précédent dit assez la nuisance du ver introduit dans le fruit.

En lui cédant tout, le pouvoir a gagné… le soutien de la droite et le contentement du FN, qui voit ses thèses validées au plus haut niveau et qui juge que François Hollande a choisi « Marine plutôt que Christiane ». Pauvre Mme Taubira, passée du statut de conscience de la gauche à celui d’avaleuse de serpents. Toutes convictions ravalées, elle sera d’ailleurs sur le plateau du Parlement pour défendre un texte gouvernemental qui flatte les réactions les plus bornées, en assistante de Manuel Valls. Grandeur et misère.

En constitutionnalisant l’état d’urgence, le tandem gouvernant signe sa reddition devant l’idéologie sécuritaire et une défaite pour la démocratie. Ce n’est plus dans la politique et l’État de droit que la République puise les forces de résister au fanatisme assassin, mais dans leur abandon ou le recours aux seuls pouvoirs de police. C’est la France qui est ainsi affaiblie, la nation qui est fracturée, son message universel flétri. Le choix de l’indignité.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 06:23

Alors que l'abandon de l'extension de la déchéance de nationalité avait été annoncé, en début de semaine, par Christiane Taubira, François Hollande a maintenu cette mesure dans le texte de la réforme constitutionnelle. La garde des sceaux a acté cette décision par ces mots "le président a la parole dernière"... A moins que ce ne soit le parlement ?

La possibilité de déchoir de leur nationalité française des binationaux nés Français, lors qu'ils ont été condamnés définitivement pour terrorisme figure finalement dans le texte du projet de loi constitutionnel. L'information est donnée par plusieurs medias citant des sources au sein de l'exécutif, tandis que le gouvernement présente son "projet de loi constitutionnelle de protection de la nation".

"Le président et le Premier ministre étaient fermement décidés à tenir bon par rapport à l’engagement fixé dans son discours au Congrès", a indiqué l'Elysée au Monde pour expliquer le choix du président.

La ministre de la Justice Christiane Taubira avait indiqué, mardi, que le projet de révision constitutionnelle "ne retient pas" la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour acte de terrorisme, cette dernière vient de s'esprimer sur France 2, affirmant que la gravité de la situation justifiait la décision du président de la république et qu'il avait en toute état de cause, "la parole dernière" (ie, le dernier mot !)

La garde des sceaux et moi même défendrons ensemble ce texte devant le parlement, a affirmé Manuel Valls.

Le gouvernement doit aussi présenter, mercredi, son "projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l'efficacité et les garanties de la procédure pénale". Devrait notamment y figurer l'autorisation des perquisitions de nuit dans certaines circonstances.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 05:34
Liesse populaire dans les rues de Madrid, dimanche soir, après le score historique obtenu par le jeune mouvement Podemos, dirigé par Pablo Iglesias, qui dorénavant compte dans le paysage politique espagnol. Photo : Pedro Armestre/AFP

Liesse populaire dans les rues de Madrid, dimanche soir, après le score historique obtenu par le jeune mouvement Podemos, dirigé par Pablo Iglesias, qui dorénavant compte dans le paysage politique espagnol. Photo : Pedro Armestre/AFP

CATHY CEÏBE - MARDI, 22 DÉCEMBRE, 2015 - L'HUMANITÉ

Le bipartisme est à bout de souffle, comme en témoignent les scores obtenus par Podemos et Ciudadanos, qui deviennent respectivement les troisième et quatrième forces nationales. La droite comme les socialistes ne sont pas en mesure de gouverner seuls, ouvrant ainsi le chapitre d’intenses négociations.

Madrid (Espagne), envoyée spéciale.

«Oui, oui, c’est possible ! » Vers minuit, dimanche, une foule de plusieurs milliers de personnes a scandé l’un des célèbres slogans du mouvement citoyen des Indignés de 2011 et de résistance à l’austérité, et acclamé les dirigeants de Podemos réunis sur le parvis du musée Reina Sofia, à Madrid. La jeune formation de Pablo Iglesias a connu une ascension fulgurante, moins de deux ans après sa fondation, au point de venir bousculer le paysage politique espagnol.

Podemos est l’un des phénomènes des élections générales qui se déroulaient dimanche, à l’image du score obtenu par Ciudadanos (C’s –droite conservatrice), désormais quatrième force politique alors que cette formation régionale n’existait qu’en Catalogne il y a encore quatre ans. « Nous sommes la première force en Catalogne, au Pays basque. Nous sommes la seconde force à Madrid, en Galice, aux Canaries, aux Baléares (…). Nous sommes parvenus à mettre un terme à la politique d’alternance, à ouvrir une nouvelle ère (…). Nous avons dit que nous ne faisions pas une campagne électorale mais que nous construisions une patrie pour gagner la prochaine décennie (…). Ce soir, l’Espagne est autre, et elle le sera demain. C’est un acquis. Il y a un futur pour notre patrie, populaire, plurinationale », s’est exclamé depuis la tribune Iñigo Errejon, le numéro deux de Podemos.

La mutation politique bat son plein. Au terme des élections générales de dimanche, les 73 % d’électeurs ont profondément transformé le Parlement espagnol. Les résultats démontrent, après les scrutins municipaux et régionaux de mai dernier, que le bipartisme est à bout de souffle. Si le Parti populaire (PP-droite) au pouvoir reste la première force du pays avec 28,72 % des suffrages et 123 députés, il essuie un vote sanction des plus sévères puisqu’il perd la majorité absolue, établie à 176 sièges, et près de 3,5 millions de voix. Il avait en effet totalisé 44,62 % des suffrages, soit 186 députés, en 2011. Ses politiques d’austérité, de « recortes » (coupes budgétaires) dans les dépenses publiques – singulièrement dans les secteurs de la santé et de l’éducation – ou encore les scandales de corruption qui éclaboussent les dirigeants de cette formation sont autant de facteurs qui expliquent sa nette dégringolade. Hier encore, cette punition électorale aurait bénéficié au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), selon la règle de l’alternance, quasi institutionnalisée depuis la fin du franquisme en raison d’une législation électorale injuste. Mais là encore, l’échiquier a été modifié. La formation emmenée par Pedro Sanchez est certes arrivée en deuxième position, avec 22 % de voix. Mais les socialistes perdent 1,4 million d’électeurs et vingt parlementaires (90 contre 110 en 2011). De ce fait, les deux grands partis qui ont structuré la vie parlementaire se retrouvent en minorité, à la merci des autres formations, sur lesquelles il faudra désormais compter. Podemos, qui s’est présenté pour la première fois à des élections lors des européennes de juin 2014, fait une entrée fracassante aux Cortes, le Congrès des députés. Il a totalisé pas moins de 5,18 millions de voix et 69 députés. Ce score vient confirmer la capacité de ce parti à capter le mécontentement d’une société lessivée au terme de quatre ans de crise économique qui a ruiné des millions de familles. On reconnaît à ses dirigeants le flair d’avoir senti le moment de basculement historique dans lequel se trouve l’Espagne. Leur discours en faveur du « changement » a trouvé un écho dans l’électorat de gauche mais également du centre et auprès d’une classe moyenne frustrée, qui ne l’a jamais vraiment été en raison même de la crise. Ce résultat est également à mettre au compte des listes de confluence, dont Podemos ne peut seul revendiquer la paternité puisqu’il englobe les scores enregistrés avec les nationalistes de Compromis dans la région de Valence (9 députés), avec En Marea en Galice, qui comprend des nationalistes, la variante galicienne d’Izquierda Unida (IU-gauche unie), et des indépendants (six parlementaires). En Catalogne, la coalition, qui a raflé 12 sièges, compte, outre Podemos, les partis écologistes Equo et ICV, l’IU catalane, ainsi qu’une majorité de représentants de la plate forme unitaire d’Ada Colau, la maire de Barcelone. Durant la campagne, ces trois listes régionales ont plaidé pour la création de groupes parlementaires propres. Quoi qu’il advienne, Podemos détient l’une des clés de la future majorité gouvernementale. Tout comme Ciudadanos, une nouvelle formation néoconservatrice et ultralibérale. Son leader, Albert Rivera, a annoncé que ses 40 parlementaires ne s’opposeraient pas à l’investiture du premier ministre sortant, Mariano Rajoy, sans toutefois voter en sa faveur de crainte d’entamer son influence grandissante en s’adossant à un parti critiqué et en perte de vitesse. Pablo Iglesias a lui été beaucoup plus clair, en déclarant que « Podemos ne permettra pas (la formation) d’un gouvernement du Parti populaire, ni avec des votes en faveur ni avec l’abstention ». Il a également mis en garde le chef de file des socialistes : « Il semblerait que ces messieurs n’ont pas compris que l’Espagne est un pays divers et pluriel », a-t-il rappelé. Dès dimanche, le secrétaire général de Podemos a réfuté toute idée de pacte, et conditionné son vote à un changement de Constitution afin de blinder les droits sociaux des citoyens mais également d’ouvrir la voie à des référendums d’autodétermination comme en Catalogne, aujourd’hui interdits par la loi fondamentale. Un point sur lequel le PSOE a peu de chances de donner son feu vert.

Tous les scénarios sont possibles pour une possible coalition

Comme jamais donc, tous les scénarios sont possibles même si l’idée d’une grande coalition PP-PSOE n’est envisagée par personne, du moins à l’heure où ces lignes sont écrites. D’aucuns aimeraient se passer de l’influence des deux nouveaux partis mais cela est impossible au vu du reste de la composition du Parlement. Les forces nationalistes du Pays basque et de la Catalogne, qui ont respectivement obtenu un total de 8 et 17 députés, ne sont bien évidemment pas insensibles à la posture référendaire de Podemos. Quant à Izquierda Unida, avec ses deux députés – si l’on excepte les trois autres obtenus en Catalogne et en Galice –, elle n’est pas en mesure de constituer un groupe parlementaire autonome à même de faire entendre son discours de « défense sociale », selon l’expression de son candidat Alberto Garzon, qui a, une nouvelle fois, regretté l’impossible unité avec Podemos et critiqué la loi électorale à géométrie territoriale variable qui l’a contraint à rassembler 461 000 voix pour élire un parlementaire, contre 58 600 pour le Parti populaire. Une page de la vie politique s’est bel et bien tournée. Et le nouveau chapitre qui s’ouvre promet d’être intense au point de ne pouvoir écarter l’idée d’élections anticipées faute d’un accord au sein des Cortes.

Un parlement un peu plus féminisé. Pour la première fois dans l’histoire politique espagnole, 140 femmes siégeront au Parlement à l’issue des élections législatives de dimanche dernier (contre 125 dans le Congrès sortant et 126 dans le précédent). Cependant, la parité pleine et entière est encore loin d’être atteinte avec 210 élus masculins au total. Toutes listes confondues, 2 263 candidats titulaires de sexe masculin (52 %) et 2 090 femmes (48 %) ont présenté leur candidature. Dans la nouvelle législature, 46 % des 90 sièges obtenus par le PSOE seront occupés par des femmes contre seulement 36,5 % des 123 fauteuils du Parti populaire.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:54

Les scores électoraux enregistrés par notre liste aux élections régionales ne sont pas bons. Cela pose des questions politiques auxquelles il nous faudra répondre collectivement dans les semaines et mois à venir.

Cela pose immédiatement un vrai problème financier : n'ayant pas passé la barre des 5%, nous allons devoir payer toutes les dépenses de campagne (tracts, 4 pages, locations de salle...) mais également le matériel dit "officiel" (5 millions de bulletins de vote; 2,5 millions de circulaires électorales; affiches), sans pouvoir compter sur le remboursement d'Etat.

La campagne des Régionales du Front de Gauche nous coûte en tout 120 000€ environ (70 000€ de matériel officiel - 50 000€ de frais de campagne d'avant premier tour: on a été très raisonnables!).

Le PCF s'est engagé à financer au moins 50% de cette campagne, Ensemble au moins 25% de cette campagne, le Parti de Gauche sur le plan national ne veut pas financer les campagnes des Régionales quand il n'a pas la tête de liste régionale (et il n'en avait aucune) mais ses militants et candidats bretons et finistériens peuvent contribuer aussi à titre individuel et par solidarité politique, comme les membres des collectifs citoyens du Front de Gauche, les électeurs et sympathisants.

Comme comme ils n'ont pas de trésor cachés ni de mécènes fortunés, c'est en grande partie avec les dons des militants et sympathisants que le Front de Gauche et les partis du Front de Gauche pourront faire face aux dépenses de campagne.

Le Front de Gauche ne peut compter que sur les financements qui proviennent de ses militant-e-s et sympathisant-e-s. C'est pourquoi nous sollicitons votre soutien financier. Vous pouvez participer à la souscription en adressant votre chèque

- soit libellé au nom de "Gérard Perron, mandataire financier de Xavier Compain", 10 rue Roger Martin du Gard, 56700 HENNEBONT

Ces chèques libellés et envoyés directement au mandataire financier de Xavier Compain, Gérard Perron, sont à envoyer avant le 15 janvier.

- soit par chèque libellé à l'ordre de l'ADF PCF 29 (association de financement du Parti Communiste) , à envoyer à l'adresse suivante:

Fédération du Parti Communiste du Finistère- 5, rue Henri Moreau - 29 200 BREST.

L'envoi si possible doit se faire aussi avant le 15 janvier.

La fédération PCF du Finistère et ses militants devront s'acquitter en tout de 18 000 à 22 500€ (en fonction de l'apport des autres composantes, en dehors de celui d'Ensemble, déjà garanti) pour cette campagne régionale du Front de Gauche, ce pourquoi les sympathisants, les membres des collectifs du Front de Gauche, les candidats peuvent aussi la soutenir dans cet effort.

Pour l'instant, les militants du PCF sur le Finistère ont réuni par leur dons individuels plus de 5000€.

Ensemble a récolté 8000€ de dons sur le plan régional.

Le Parti de Gauche a récolté 1000€ de dons sur le plan régional.

2160€ de dons sont arrivés directement à Gérard Perron, mandataire de Xavier Compain, depuis le Finistère.

Il est rappelé que les dons faits soit au mandataire soit aux associations de financement (par exemple: ADF PCF 29- 5 rue Henri Moreau 29200 Brest) donnent droit à une réduction de 66% des impôts sur le revenu.

Nous vous remercions chaleureusement par avance de votre générosité.

L'histoire du Front de Gauche en Bretagne ne s'arrête pas au 6 décembre, nous avons besoin de moyens pour continuer à faire de la politique et proposer une alternative au social-libéralisme du PS, à la droite et à l'extrême-droite en luttant contre les inégalités, les reculs démocratiques et sociaux, en proposant une voie de transformation économique, sociale et écologique pour mettre l'humain au cœur de tous les choix.


Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

Régionales: appel à souscription solidaire du Front de Gauche en Bretagne
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:17
Section PCF pays de Morlaix: calendrier de rentrée après l'AG du mercredi 16 décembre 2015

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcfmorlaix@wanadoo.fr

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

Bonjour à tous

Notre Assemblée Générale du mercredi 16 décembre a réuni 18 camarades. Ce fut donc une AG avec une bonne participation, des débats très intéressants avec de nombreuses interventions (10 intervenants).

Cette année, il y a eu 9 nouvelles adhésions au PCF pays de Morlaix (pour 50 nouvelles adhésions au total sur le Finistère). Nous avons de quoi nous en réjouir.

Nous avons 75 adhérents à jour de cotisation et 8 adhérents des années précédentes non à jour.

Voici le calendrier du mois de janvier pour les adhérents et militants du PCF pays de Morlaix, incluant la réunion du Front de Gauche :

- Mardi 5 janvier : AG du Front de Gauche Morlaix à 18h30, salle Onésime Krébel dans l'ancien lycée de Kernéguès

- Vendredi 8 janvier (17 h 30) : AG de l’association des « Amis du Viaduc »

- Mercredi 13 janvier (18 h) : AG de la section PCF Morlaix

- Samedi 23 janvier (matin, 9h30-13h) : AG PCF 29 à Quimerc'h

- Vendredi 22 janvier (18 h) : réunion « fête du 1er mai 2016 », fête du PCF à Morlaix, place Allende.

Daniel Ravasio, secrétaire de section du PCF pays de Morlaix (anciens cantons de Morlaix, Taulé, Plouigneau- Plougonven)

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:10
Jean,-Michel Parcheminal intervient pour dénoncer l'éviction de 13 conseillers communautaires en rupture avec le mandat que leur a accordés le suffrage universel

Jean,-Michel Parcheminal intervient pour dénoncer l'éviction de 13 conseillers communautaires en rupture avec le mandat que leur a accordés le suffrage universel

Christine Prigent lors de son intervention de fin de Conseil Communautaire

Christine Prigent lors de son intervention de fin de Conseil Communautaire

Conseil Communautaire du 21 décembre 2015 (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Mon intervention sur les déchetteries communautaires

Mon intervention sur les déchetteries communautaires

Conférence de presse des élus "sortis" du Conseil Communautaire

Conférence de presse des élus "sortis" du Conseil Communautaire

Conseil Communautaire du 21 décembre 2015 (photos de Pierre-Yvon Boisnard)

Ce fut un Conseil Communautaire assez étrange et triste que celui du lundi 21 décembre 2015.

D'emblée Jean-Luc Fichet a annoncé l'installation d'un nouvel/ancien conseiller communautaire illustre, Yvon Hervé, sans rappeler que la conséquence cette arrivée était l'obligation de ramener, en vertu d'un arrêt du Conseil Constitutionnel suite au recours d'une commune du centre de la France, le nombre de délégués communautaires de 65 à 52 délégués, sortant ainsi de l'assemblée des élues qui travaillent depuis le début de mandat dans le cadre de leur délégation, Christine Prigent (EELV) à l'environnement, Annie Loneux à l'Espace des Sciences, et d'autres élus des communes autour de Morlaix comme Nicole Moulu (Plouézoc'h), Joël Quéré (Pleyber-Christ), Madeleine Corre (St Martin des Champs), Clotilde Roux (Plounéour Menez), André Prigent (Plougonven).

Jean-Michel Parcheminal, le maire de Plounéour-Menez, a justement pris la parole dès cette annonce un peu incomplète de Jean-Luc Fichet pour s'indigner du scandale démocratique que constitue l'éviction de conseillers communautaires qui ont été élu au suffrage universel, sur des listes où ils étaient fléchés pour devenir élus s'ils réunissaient assez de suffrage. Il s'en est pris à la décision du Conseil Constitutionnel, qu'il a comparé à l'annulation par Sarkozy du Non des citoyens français au référendum sur le TCE en 2005. Dans les deux cas, on s'assoie sur la démocratie, ce qui ne peut créer qu'une colère légitime.

Annie Loneux a parlé d'un licenciement inique même si les élus concernés étaient tout de même moins à plaindre que les salariés de Gad... Elle a mis en cause la sagesse des sages du conseil constitutionnel.

Madeleine Corre a dit que cette refonte de la composition du Conseil Communautaire se faisait au détriment de la parité, puisque probablement 9 des 13 conseillers communautaires sortant de l'assemblée seront des femmes.

Enfin, Christine Prigent est intervenue pour lire un discours préparé en fin de Conseil Communautaire afin d'exprimer son amertume de ne plus pouvoir poursuivre sur son engagement pour des politiques publiques communautaires plus écologistes, EELV n'ayant plus aucun représentant au Conseil Communautaire avec son départ. Elle a dit sa frustration de ne pouvoir mener à bien les dossiers qu'elle avait commencé à prendre en main dans sa délégation et a souligné que pour beaucoup, on se contentait en matière d'écologie d'un peu de "peinture verte" sans prendre réellement ces enjeux au sérieux. Elle a dit sa consternation d'avoir appris par la presse son éviction. Elle a rappelé à juste titre qu'il était pas normal que les sensibilités politiques diverses ne soient pas représentées à la hauteur de ce qu'elles représentent dans la population au sein du Conseil Communautaire. Son propos a envoyé pas mal de piques aux socialistes, notamment sur l'investissement de la halle Jezéquel, un "palace pour les chevaux", sur le soutien à l'agriculture productiviste, au développement des zones commerciales de périphérie.

Jean-Luc Fichet, son maire à Lanmeur, lui a reproché d'avoir voté ces délibérations et de s'en plaindre ensuite, ce qui n'est pas vrai semble t-il pour la halle Jézequel (elle s'était abstenue).

Pour ma part, je suis intervenu à l'entame du Conseil Communautaire pour m'étonner que des communes de Morlaix Communauté expriment déjà leur inquiétude sur la fermeture de leurs déchetteries comme si les choix étaient faits alors qu'aucun débat ni aucun choix majoritaire n'ont eu lieu en Commission Environnement, où l'étude et les trois réunions du groupe de travail sur la mise aux normes des déchetteries ont juste fait l'objet d'un rapport succinct, à l'occasion duquel j'avais déjà pointé la réduction des possibles à laquelle on avait déjà procédé suite aux trois réunions du groupe de travail (en tenant pour acquis la fermeture de trois à cinq déchetteries sur le territoire de Morlaix Communauté, compensées par la création d'une à deux déchetteries nouvelles), ni surtout en Conseil de Communauté. Il y a de quoi être interrogatif. Faut-il penser que des arbitrages ont déjà été faits à huis-clos entre quelques-uns suite à une première consultation des maires? J'ai mis en avant la nécessité d'avoir un vrai débat transparent et ouvert sur cette question en assemblée communautaire et j'ai demandé quand cette question allait être à l'ordre du jour du Conseil Communautaire.

Je n'ai pas obtenu de réponse claire sinon qu'il y "avait un travail très important en cours, des consultations par cantons, des débats avec les maires, au sein des conseils municipaux. De cela sortira des propositions plus proches de la demande des communes, des contraintes budgétaires, des possibilités liées au coût considérable de la remise aux normes des déchetteries".

La délibération suivante sur la modification des règles d'attribution des fonds de concours a fait l'objet d'un consensus.

Sur le schéma de mutualisation, on nous a lu un document cadre issus des concertations avec les communes et des débats entre élus qui pour l'instant indique des pistes de travail mais aucune décision vraiment contraignante. Agnès Le Brun a regretté à juste titre qu'"un principe de mutualisation que l'on décrète commence mal. Et qu'il serait complètement erroné de croire que la mutualisation va pouvoir compenser la baisse des dotations de l'Etat. Les mutualisations peuvent être une bonne chose, mais elles produisent rarement des économies et posent la question de l'implication des agents, ce qui suppose qu'elles soient conduites de manière prudente, préparée, réfléchie et non à marche forcée pour répondre à quelque coefficient de mutualisation".

Je n'en ai pas rajouté sur le sujet, m'étant déjà exprimé assez longuement lors du précédent conseil communautaire sur ce que je pensais de la loi Notre et du chantage au transfert de compétence rapide.

Jean-Luc Fichet a reconnu qu'avec ces mutualisations, on ne ferait sans doute pas d'économies, mais qu'on pourrait selon lui rendre un meilleur service aux citoyens.

Sont concernés en particulier par la réflexion sur les mutualisations au sein de Morlaix Communauté:

- mutualisation ou transfert du secteur petite enfance (j'avais dit il y a quelques mois en Conseil Communautaire que cela n'allait pas de soi pour les usagers et les personnels)

- Mise en réseau des acteurs culturels (bibliothèques, médiathèques, musées...)

- gestion du site de Langolvas et de la halle Jézequel: on espère un aboutissement rapide!

Nous avons lors d'une délibération suivante modifié les conditions d'accès au dispositif d'aide à l'accession à la propriété dans du bâti ancien pour des bénéficiaires potentiels d'un prêt à taux zéro. Alors que ce dispositif était calibré pour 150 maisons pour un montant maximal de 750 000€ sur plusieurs années, reparti sous la forme de prêts bonifiés de 3000€, il n'a bénéficié à aucune famille! C'est dire le déficit d'intervention. Du coup, le prêt bonifié devient une subvention de 5000€ pour des familles et nouveaux propriétaires aux revenus limités ou moyens (pouvant bénéficier d'un prêt à taux zéro) et la Communauté est chargée de trouver les canaux pour rendre l'information plus accessible pour les personnes susceptibles d'être concernées.

Sur le compte rendu annuel de la ZAC Saint Fiacre et le versement d'une participation financière de 99 004€ au titre de l'année 2015, je me suis abstenu car en octobre j'avais voté contre la cession de terrain à titre très préférentiel au propriétaire de l'Intermarché (SCI Traverse) pour commercialiser des lots à des enseignes commerciales, toute cession qui représentait un cadeau ou un manque à gagner par rapport aux recettes planifiées de 136 019€ pour Morlaix-Co, 73 000€ pour Plourin. J'avais refusé de voter les pertes de recettes liés à cette cession de terrains (20 000 m2) au motif que la collectivité cédait à une entreprise l'aménagement foncier et commercial de la zone, qu'il n'était pas souhaitable de continuer à imperméabiliser les sols sur le plateau et à développer les zones commerciales au détriment du commerce de centre-ville et de centre-bourg.

Les délibérations suivantes ont porté sur l'achat de parties de la Manu à l'EPF de Bretagne pour y loger des bureaux d'habitat 29, sur le PLUI communautaire au sujet duquel j'ai rappelé que les objectifs du nouveau PLUI étaient assez complets mais mettaient des exigences potentiellement contradictoires en avant et ne supprimaient pas la nécessité de débats futurs pour prioriser tels ou tels d'entre eux, comme la mobilité des habitants de Morlaix-communauté par la mise en place d'un vrai réseau de transport en commun que pour l'instant, on ne voit pas venir.

Ismaël Dupont

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:00
Archives Pierre Le Rose

Archives Pierre Le Rose

Voici une photo d'une fête du PCF dans le Sud Finistère (probablement près d'un bois à Pont L'Abbé à l'occasion de la fête du PCF créée au moment du Front Populaire, celle où Marcel Cachin a fait un discours en breton en 1938 et dont il nous reste un enregistrement vidéo fameux) dans l'après-guerre avec Henri Rol-Tanguy, natif de Morlaix (1908), métallo parisien engagé à la CGT et au Parti Communiste, volontaire des Brigades Internationales, chef de la résistance, libérateur de Paris, Paul Le Gall, ancien résistant, qui sera secrétaire départemental du PCF du Finistère (à partir de 1956), puis du Finistère Sud (jusqu'en 1982) quand la fédération a été divisée en deux en 1970, membre de la direction nationale du PCF, Alain Signor, responsable du PCF du Finistère et du Morbihan avant-guerre, organisateur du Parti clandestin en Bretagne, puis envoyé en Zone Sud dans la Résistance, puis député finistérien après-guerre et membre du Comité Central lui aussi après-guerre, Pierre Le Rose, secrétaire départemental du PCF de 1953 à 1956, ancien résistant*.

Marie-Pierre Le Rose, membre du Front de Gauche (Ensemble), et sa sœur, ont la générosité d'offrir au Parti Communiste du Finistère les archives politiques personnelles de Pierre Le Rose, ancien secrétaire départemental du PCF Finistère, lesquelles contiennent notamment un lot de photos historiquement très intéressantes, comme celle-ci.

* Renseignements historiques complémentaires fournis par Piero Rainero et Jean-Claude Cariou.
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 07:00
Article du Télégramme - 23 décembre 2015

Article du Télégramme - 23 décembre 2015

Conseil Communautaire du 21 décembre 2015 (revue de presse)
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