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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 10:47

Là où Ouest France jeudi a fait un papier dans les pages départementales sur les jeunes engagés en politique sans interroger de jeunes du Front de Gauche (mais un militant UMP de 31 ans) alors que la moitié des adhésions du PCF depuis le début de la campagne concernent des jeunes de moins de 30 ans et que le Parti de Gauche et le PCF ont dans leurs rangs militants de nombreux jeunes qui s'engagent, et certains comme Marie qui n'hésitent pas à franchir le pas de la candidature aux législatives à 23 ans, Radio Nord Bretagne a laissé à notre candidate suppléante le loisir de développer un peu sa vision des espoirs que suscitent la campagne du Front de Gauche et le renouveau citoyen de la politique.

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 07:29

http://www.petitions24.net/placeaupeuple_aseslangues_asescultures

Nous appelons à voter pour les candidat-e-s du Front de Gauche à l'élection présidentielle et aux élections législatives : Place au peuple, à ses langues et à ses cultures ! (Texte complet sur le site de la pétition)
Ar bobl, e yezhoù hag e sevenadurioù war al leur !
Plaça al pòble, a sas lengas e a sas culturas !
Lekua utz herriari, haren hizkuntzei eta kulturei !
Femu u so locu à u populu, à e so lingue, à e so culture !
Feu lloc al poble, a les seues llengües i a les seues cultures !
De plekke is om 't volk, om ze taelen en om ze kuulteuren !
Plàtz ìm Volk, ìn sina Sprocha un ìn sina Kültüra !
Done la plasse le pèp, zot  lang, zot kiltir !
 
Premiers Signataires de l'Appel (par ordre alphabétique) :
— Henri AUSSEIL, professeur honoraire, ancien responsable syndical de l’académie de Montpellier, catalan, PCF — Viviane BIANCARELLI, éducatrice spécialisée, élue à l’Assemblée de Corse, Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), PCF — Jacques BLIN, animateur culturel, Réseau des langues et cultures de France : http://languesculturefrance.free.fr, Sète (Hérault) — Pierre Boutan, maître de conférences honoraire en sciences du langage, IUFM de Montpellier, auteur de : "La langue des Messieurs", histoire de l'enseignement du français à l'école primaire, PCF — Dominique BUCCHINI, président de la Collectivité Territoriale de Corse — Delphine CASTELLI, enseignante, élue régionale (Nord), PCF — Alain CHARRIÉ, musicien et chanteur occitan, Sète (Hérault) — Denis-Serge CLOPEAU, médecin, Morbihan, PG — Elian CELLIER, professeur d’occitan, Bagnols-sur-Cèze (Gard), PCF — Gilbert DALGALIAN, linguiste, ancien directeur pédagogique de l’Alliance française de Paris, auteur de : Enfances plurilingues. Bénéfices et conditions d’une éducation bilingue (Morbihan) — Laurence DALEAU, professeur des écoles maître formateur, classe bilingue créole réunionnais/ français. La Réunion — Magali DARGENT-BIZOT, enseignante, écrivaine occitane, Roquevaire, (Bouches-du-Rhône) — Hervé FERRIÈRE, maître de conférences en épistémologie à l'IUFM de la Guadeloupe, FASE et PG — Marie-Jeanne FEDI, employée, syndicaliste, élue locale et à l’Assemblée de Corse, Vescovato (Haute-Corse), PCF — Joël GALLAIS, parent d'élèves en école bilingue breton/français, responsable politique départemental (Morbihan), PCF — Denis GALVIER, enseignant, auteur compositeur interprète, groupe Coriandre, Sommières (Gard), PCF  — Gege GWENN, écrivain en langue bretonne, instituteur Diwan et vice-président de la Communauté de communes du Yeun Elez, (Finistère) — Pierre GRAU, enseignant retraité, catalan, Montpellier — Roger HILLEL, universitaire honoraire, journaliste au Travailleur Catalan, Pyrénées-Orientales, PCF — Anita KERVADEC, professeure, responsable syndicale en charge des Langues Régionales, membre du Conseil Académique des Langues Régionales, Vannes (Morbihan), PCF — Patricia LABORIE, professeure, militante culturelle, ancienne responsable syndicale académique, Pontivy (Morbihan) — Célina LE BOUR, professeure des écoles bilingues publiques breton-français, militante FASE — André LE GAC, ancien maire et conseiller général en charge du breton, Plougastel (Finistère) — Stéphane MANGANELLI, chanteur provençal, Vaqueyras (Vaucluse) — Isabelle MAZELIN, professeure en collège, Landerneau (Finistère) — René MERLE, écrivain, historien, auteur de : Culture occitane, per avançar, La Seyne-sur-Mer (Var) — Daniel MURINGER, artiste musicien, syndicaliste SFA-CGT, Strasbourg — Noelle PEOC'H, militante syndicale et associative, Chateaulin-Carhaix (Finistère) — Michel PÉDUSSAUD, étudiant en occitan, Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) — Jean-Luc POUGET, cadre territorial, Fondamente (Aveyron), PCF — Philémon POUGET, professeur honoraire, ancien responsable académique de l'enseignement de l'occitan, Montpellier — Alain RAYNAL, journaliste retraité, Montauban (Tarn-et-Garonne) — Maximilien REYNÈS-DUPLEIX, syndicaliste et Libre Penseur, Moissac (Tarn-et-Garonne), PCF  — Marie-Jeanne VERNY, maître de conférences en occitan, Université Paul-Valéry Montpellier III, militante associative, co-coordinatrice de : L'école française et les langues régionales, PCF

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 06:41

Avant son meeting à Brest du soir avec Pierre Zarka (ancien directeur de l'Humanité, dirigeant de la Fase) et Alain Rebours (Gauche Unitaire), qui a réuni plus de 100 personnes à la maison des syndicats à Brest, Martine Billard, députée de Paris (1er), ancienne dirigeante des Verts et actuelle co-présidente du Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon, a rencontré avec les candidats aux législatives Front de Gauche des circonscriptions de Landerneau (Isabelle Mazelin et Yannick Hervé), de Morlaix (Ismaël Dupont et Marie Huon), et de Brest Rural (Bertrand Seys), les associations qui depuis 18 mois ou quelques semaines se battent contre l'installation de la centrale à gaz dans le Finistère: Gaspare, Landivisiau doit dire non à la Centrale, Guiclan doit dire non à la Centrale.

Après la visite du site prévu pour la centrale, nous avons fait une conférence de presse en commun à l'Hôtel-Restaurant du Vern.

Là-bas, nous avons défendu - nous, candidats du Front de Gauche-  le fait que l'ensemble des données du problème de l'approvisionnement et de la consommation énergétique devraient faire l'objet d'un grand débat national, décliné localement, et d'une consultation des citoyens. 

La majorité à la Région et l'Etat, en la matière, n'ont pas fait la démonstration de la nécessité de cette centrale à gaz bretonne: les arguments invoqués - autonomie énergétique et besoin urgent de sécuriser la distribution contre les coupures d'aprovisionnement- peuvent être remis en cause et semblent destinés à couper court au débat. Les études d'impact sur la pollution et les risques sur la santé publique ne sont pas réalisés de manière indépendante, semble t-il. La prise de décision ne s'est pas fait dans un cadre très démocratique: manque de débat de fond avec les élus du conseil régional avant prise de décision par Le Drian, opacité de l'influence des lobbies des opérateurs financiers tels que Direct Energie sur le gouvernement, absence de consultation des citoyens et de débats publics acceptés par les élus.

Nous avons mis en avant aussi que l'urgence était d'investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables (éoliennes, utilisation des courants marins, biomasse, photovoltaïque, STEP...). Or, cet investissement public dans la centrale à gaz est un choix de dépense sur 20 ou 30 ans qui s'oppose à un développement plus important des encouragements à la sobriété et à l'efficacité energétique, au financement de la recherche et de l'installation d'énergies renouvelables locales et soustraites aux appétits financiers.

Enfin, nous avons rappelé quelle était la priorité du Front de Gauche en matière de rénovation des pratiques démocratiques, d'implication des citoyens et de rupture avec la culture de la délégation de pouvoir. Sur le plan des énergies, sa priorité est de préparer une sortie rapide des énergies carbonées responsables du réchauffement climatique aux conséquences désastreuses pour les humains (notamment ceux des pays les plus pauvres et les moins industrialisés) et la planète.

Dans ces conditions, tout en étant sceptiques sur les justifications de cette centrale à gaz au regard des éléments avancés jusqu'à présent par ses partisans et promoteurs, nous demandons un moratoire suspendant dans un premier temps la mise en oeuvre de ce projet de centrale à gaz afin de consulter véritablement la population du secteur de Landivisiau, Guiclan, Saint Thegonnec, au terme d'un débat public contradictoire.

I.D

 

Album photo de Dominique Resmond, militant Front de Gauche et photographe de la campagne législative de Noelle Peoc'h (qui aurait bien voulu venir mais était malade) à Carhaix-Chateaulin.

 

2012-04-11-01-021-copie-1Ismaël Dupont, Martine Billard, Elisabeth Gaud et les militants contre la centrale à gaz de Landivisiau.  

 

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Ismaël Dupont, Bertrand Seys (Parti de Gauche, candidat à Brest rural), Martine Billard... et Marie Huon à droite.

 

 

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                                 Isabelle Mazelin, Ismaël Dupont, Yannick Hervé et Bertrand Seys.

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:08

 

Introduction:

La priorité des priorités est la suppression du « syphonage » des richesses produites par les établissements financiers; le Front de Gauche est le seul candidat crédible pour mettre fin au « western spaghetti » que représente le racket des banques auprès des peuples gouvernés par des dirigeants complaisants: Les richesses produites, au lieu de financer les services publics sont détournées pour enrichir des organismes financiers de tous ordres: banques, hedges founds, assurances. Ce sont les bandits sur la colline qui rackettent les péones (il nous manque les 7 samouraïs).

Deux ou trois slogans répétés ad nauseam par la droite sont à dénoncer:

"Un état c'est comme un ménage: il ne doit pas dépenser plus qu'il ne gagne"

« Nous vivons au-dessus de nos moyens et la dette explose »;

« Quelle France allons nous laisser à nos enfants? » (Thierry Breton)

Il faut revenir sur les lois dites "T.E.P.A.": Inégalitaires et anti-économiques

Un Etat, ce n'est pas un ménage car un Etat (sauf cataclysme ou conquête militaire) n'est pas susceptible de faillite, comme l'a souligné Nicolas BENIES: il est immortel au regard des économistes.

Cela dit, une gestion saine et rigoureuse est cependant nécessaire. Les néo-libéraux ressassent qu'un état, c'est comme un ménage: il ne doit pas dépenser plus qu'il ne gagne. On imagine la réaction du banquier de personnes surendettées qui proposeraient de travailler à temps partiel alors qu'elles travaillent à temps plein pour gagner moins: "Vous verrez, du coup, ça ira mieux!" ...

C'est pourtant ce qui a été mis en oeuvre depuis 2004 et, en particulier depuis 2007 avec les mal nommées lois « T.E.P.A. - Travail Emploi et Pouvoir d'Achat». Pour l'essentiel, il s'agit de cadeaux fiscaux et sociaux considérables pour les plus aisés:

  • Impôt sur le revenu:

Le barême de l'impôt sur le revnu a été considérablement allégé: Jusqua'u début des années 2000 il y a eu un taux marginal supérieur (tranche supérieure) jusqu'à 65%. Ce taux maximum est descendu à 40%. Pour faire participer les plus riches à l'effort de crise, ce taux vient d'être porté à 41%: C'est limite étranglement de rire.

Le barême du Front de Gauche est le plus ambitieux car le Front de Gauche se propose de l'utiliser comme outil pour limiter l'écart des revenus de 1 à 20: C'est pourquoi tout revenu (je présume par part de foyer fiscal) supérieur à 352 000 euros, soit 20 fois le revenu médian, la limite étant arrondie à 360 000, sera taxé à 100%, tandis que le PS n'envisage que la taxation à 75% des revenus > 1 million.

Le MODEM qui envisage un taux marginal supérieur de 50% au lieu de 41% ne propose rien d'aussi ambitieux. François BAYROU refuse à l'entrée de la France, pour le citer à peu près, l'écriteau « La réussite est interdite ». Par contre, en instaurant la « règle d'or », c'est l'austérité qu'il envisage. Ajoutons qu'il envisage une hausse de la TVA.

Du reste, qui a dit au Front de Gauche que « la réussite » était interdite? Si des gens riches aiment ce pays, c'est pour une foule de bonnes raisons (valeurs, attachement à des relations et plaisir de faire fructifier quelque chose sur le sol du pays où l'on vit bien) qui ne se limitent pas à l'obsession de « planquer le magot ». De plus, en raison du projet ambitieux du Front de Gauche de développer de saines activités économiques en France, c'est cette réussite même qui séduira les gens de talent.

La richesse est un état de fait; il me semble utile de souligner qu'elle est nominale et non proportionnelle: Si l'on propose à une personne qui gagne 40 000 euros (revenus moyens modestes mais décents) de gagner 100 000 euros pendant 6 ans (soit 60 000 de plus par an * 6 = 360 000) pour revenir ensuite à 40 000, les 360 000 de plus sur 6 ans lui feront le même effet que si elle gagnait tous les ans pendant 6 ans à « La Roue de la Fortune »! Ces 360 000 sur 6 ans autorisent de beaux projets: maison, voiture neuve, études des enfants, etc ..., en un mot, une vie particulièrement confortable et ouverte aux projets d'avenir. Des revenus ANNUELLEMENT répétés de 360 000 euros, même taxés par le Front de Gauche, laissent un disponible plus que décent: La réussite n'est pas interdite!

Par contre il est urgent de rehausser les finances publiques en demandant à ceux qui le peuvent un effort à hauteur de ce qu'ils devraient. Ce principe est d'ailleurs constitutionnel.

C'est l'indécence de certains revenus qui est visée, au risque cependant que le Conseil Constitutionnel ne juge confiscatoire et anti-constitutionnelle cette mesure fiscale de taxation à 100%.

  • Le « Bouclier Fiscal »: Supprimé dernièrement, ce qui illustre le constat d'échec de la part même de ceux qui l'ont créé, le bouclier fiscal consistait à limiter à 60% puis à 50% des revenus la quasi totalité des impositions. Si, dans le principe, cela pouvait concerner tout un chacun , dans la pratique, le bouclier fiscal a servi à exonérer au maximum l'ISF (Imposition Solidarité s/ la Fortune). L'imposition de l'ISF en 2012 vient d'être allégée, alors que la crise est là.

  • Les « niches fiscales » dont une grande partie n'a pas d'utilité économique, privent la France de recettes importantes. Le Front de Gauche propose de supprimer celles qui sont inutiles et estime à 80 milliards d'euros le gain escompté. Le PS envisage aussi de supprimer des niches fiscales mais « limite l'effort » à 29 milliards d'euros. Le Front de Gauche supprimera toutes les niches économiquement inutiles. La différence de chiffrage avec le PS (80 milliards / 29 milliards) dénote les différences d'ambitions.

  • Des exonérations de plus-values diverses: Ainsi (mesure Coppé), lorsqu'une société cède des titres de participations d'une filiale qu'elle détenait depuis au moins deux ans (article 219 I-a quinquies du Code Général des Impôts), elle est imposée à 33,33% mais sur 5% de la plus-value seulement (principe de la plus-value: Prix de vente – prix d'acquisition à l'origine) Avant 2006 cette plus-value était imposée à 19% mais sur 100% de la plus-value: Exemple:

Plus-value: En 2000 une société acquiert 3 000 titres de 10 000 euros chacun = 30 000 000

elle les revend en 2012 au prix unitaire de 23 000 * 3 000 titres = 69 000 000 ==> Plus value 39 000 000

Avant 2006: 39 000 000 * 19% = 7 410 000 / en 2012: 39 000 000 * 5% = 1 950 000 * 33,33% = 649 935

==> PERTE due à cette mesure: 7 410 000 – 649 935 = 6 760 065

On viendra nous dire ensuite (cf. autres pays: Grèce ...) que l'austérité est inévitable, qu'il faut par exemple réduire les salaires supérieurs à 30 000 de 15% pendant 5 ans. Si on prend un salaire annuel de 40 000 euros, par exemple, la mesure d'exonération « Coppé » quasi-totale de cette seule plus-value entraînerait l'austérité désastreuse suivante:

40 000 * 15% = 6 000 euros / an * 5 ans = 30 000 euros

Ainsi: 6 760 065 (perte / Plus-value cession titres) / 30 000 = 225 personnes qui, pendant 5 ans et au-delà ..., paieront le prix fort en baisse de pouvoir d'achat voire en drame tout court s'ils sont obligés de revendre leur maison car leurs emprunts de 35% au départ seront passés mécaniquement à plus de 41%: On prévoit bien le drame américain des subprimes avec des maisons revendues à vil prix (reventes massives dues à la nécessité ==> Offre > demande).

NOTA: Cet exemple ne concerne pas que les sociétés du «CAC 40 ». Le mode de transmission des entreprises familiales via des holdings (holding = société qui détient les titres d'autre(s) société(s)) familiales est extrêmement répandu et utilisé. Grace à l'optimisation fiscale, le repreneur peut mettre à profit ses économies pour le règlement de la soulte aux frères et soeurs non repreneurs de l'entreprise familiale.

Cet exemple illustre que nous ne vivons pas « au-dessus de nos moyens » puisque précisément ces « moyens » (recettes fiscales) sont délibérément diminuées dans un but politique: La médisance fiscale, pardon pour le lapsus, la moins-disance fiscale est un cadeau politique à une classe de la société qui présente la note aux autres.

La volonté est de casser toute résistance, toute velléité d'exigence légitime de ce qu'on appelle le « peuple » (le débat sémantique sur la notion de « peuple » et de celle de « populisme » n'est ni anodin ni une question de mots creux). Le but, par la culpabilisation des salariés et par leur résignation, est de tendre vers un salariat le plus mal payé possible et auquel toute accession sociale sera désormais interdite. Il s'agit d'un choix de société et nullement d'une nécessité économique. D'ailleurs on voit bien que « l'austérité » envoie tous les pays dans le mur et que même les « marchés » sanctionnent l'austérité (fameuse note AAA qui descend) car elle fera baisser les recettes fiscales et donc les capacités à régler la dette. Les gouvernements voient bien cela mais continuent la même politique.

Cela semble plutôt un jeu fin entre « marchés » qui sont dans leur rôle de s'alarmer de l'austérité et gouvernants qui brisent toute résistance de la classe qui travaille ... à la grande satisfaction des marchés.

Les mots ne sont pas innocents: La notion même « d'AUSTERITE » porte la connotation moyen-âgeuse de résignation et d'obéissance sans critique à l'ordre établi et immuable. Le capitalisme prétend avoir inventé la fin de l'histoire. Donc que chacun reste à sa place et à son rang: Les riches avec les riches, les autres au Pôle Emploi. On observera aussi que le pendant de « austérité » sont les mots « espoir » ou « espérance » que les libéraux déclinent à toutes les sauces et de « compassion » (Membres de la Commission européenne: « Les Grecs ont toute notre compassion »).

La question des recettes est à mettre en relation avec les économies que le Front de Gauche envisage de réaliser en réformant le système bancaire. L'exigence qui sera portée de prêts directs de la BCE à des taux très bas à un pôle financier public est à mon avis l'une des deux priorités (l'autre étant la hausse ambitieuse des recettes fiscales).

Soit un PIB de 2 000 milliards et une dette actuelle supérieure à 80%, soit 1 650 milliards environ: Un emprunt de 1% pour l'éponger représenterait 16,5 milliards alors que, aux conditions actuelles, un taux de 2,80% représente 46,20milliards, soit 30 milliards de perdus au bénéfice des racketteurs de la finance qui empruntent à bien moins de 1% auprès de la BCE.

Une récente étude de la CGT Finances nuance le projet du PS: Le PS est favorable à une banque publique d'investissement dont le seul rôle, par définition, sera le financement alors que la CGT prône un POLE Financier Public associant divers acteurs déjà existants (DEXIA, Etc...) spécialisés dans la mise en oeuvre de divers projets d'investissements publics. Le volontarisme du Front de Gauche, partisan d'un POLE financier public apparaît ici puisqu'il se propose d'orienter les investissements du futur (industries de l'écologie, ...).

Avec son seul volontarisme fiscal, le Front de Gauche a le programme le ... plus économe ou le plus économique comme on voudra, contrairement à ce que prétendent les détracteurs de tous bords: Si les mesures promises frôlent bien les 130 milliards d'euros, les recettes fiscales envisagées sont de l'ordre de 192 milliard d'euros, soit un bénéfice, enfin, et non un déficit plus ou moins contenu, et sans « austérité ».

Les dépenses publiques ont diminué depuis les années 80 par rapport au PIB. Comme le soulignait Dominique PLIHON lors d'une conférence à Plourin Lès Morlaix organisée par ATTAC, ce critère est capital. Cela signifie que les dépenses nécessaires à une société qui évolue sur le plan économique ne sont pas exagérées, qu'elles sont nécessaires et qu'elles ont même diminué au fil des années.

Autre clivage donc entre le Front de Gauche et le PS: Le PS envisage bien de créer des postes d'enseignants mais il précise que le nombre des fonctionnaires ne sera pas augmenté. C'est donc un système de vases communicants: La réforme de l'impôt sur le revenu que le PS envisageait initialement illustre à mon avis ce propos.

François HOLLANDE (comme le MODEM), envisageait le prélèvement à la source d'un nouvel impôt inspiré de la CSG qui aurait fusionné l'impôt sur le revenu actuel et la CSG.

Ce nouvel impôt, progressif (alors que la CSG ne l'est pas), devait générer le même total de prélèvements de 47% que les prélèvements tant fiscaux que sociaux actuels.

Mes propres commentaires:

Le prélèvement à la source que le PS appelait le le PSR - Prélèvement Simplifié sur le Revenu aurait été précompté par l'employeur. L'année suivante, le contribuable aurait quand même souscrit une déclaration de revenus (pour prise en compte des revenus autres que salariaux) pour solder l'impôt et informer l'employeur du nouveau taux de précompte sur le revenu.

Les pays qui pratiquent le prélèvement à la source connaissent des difficultés de gestion de l'impôt, contrairement à ce que l'on pourrait croire (en Espagne, ce sont les banques qui prélèveraient l'impôt et le reversent: c'est l'apothéose!)

D'une part, la mesure vise manifestement à supprimer des agents des impôts mais, d'autre part, on peut craindre aussi qu'une part des prélèvements du nouvel impôt ne sera pas reversé à l'Etat ou bien qu'il sera reversé trop tard (multiples dangers: Difficultés de l'entreprise, mauvaise foi ...). Cette mesure peut provoquer bien des impayés portant sur un impôt unifié qui mettront les finances publiques en difficulté.

Aux dernières nouvelles (Alternatives Economiques, n° 312 d'avril 2012, page ), le PS aurait remis "aux calendes" ce projet de réforme de l'impôt sur le revenu. Mais, malgré ce revirement, sa stratégie se dévoile ici.

Dans l'exemple pris plus haut par hypothèse ce serait 225 personnes qui se verraient amputer de 15% leur salaire pendant 5 ans, pour compenser le déficit public lié à l'exonération quasi-totale d'une seule plus-value de cession de titres par une holding que l'on supposera familiale.

La personne (sur les 225 concernés par l'exemple) qui aura dû revendre sa maison par incapacité à rembourser désormais l'emprunt n'aura, elle, plus rien à transmettre à ses propres enfants que "l'espérance"  ou "la compassion" de son voisin riche.

  • Droits d'enregistrements:

L'une des priorités fiscales de l'actuelle majorité aura été par exemple de rehausser sensiblement les limites de taxation des donations en ligne directes aux droits d'enregistrement. Jusqu'au 31/07/2011, chaque parent pouvait donner jusqu'à 159 325 euros tous les 6 ans à chaque enfant en franchise de droits d'enregistrements.

Depuis le 31 juillet 2011, c'est désormais tous les 10 ans (à cause de la crise) que cette franchise est définitivement atteinte. La limite est de 159 325 actuelle est en principe revalorisable tous les ans.

On est de toutes façons bien loin des 15 000 euros par enfant et par parent (100 000 francs) tous les 10 ans au début des années 1990.

Dans cette logique de « l'austérité », on voit bien se dessiner le renforcement de la propriété entre les mains des plus aisés financée par le dénuement croissant des plus démunis. D'où la spirale perverse: Les riches de plus en plus riches, regorgeant de tous les biens matériels, n'auront de cesse que de placer l'argent en exigeant des rendements financiers de plus en plus importants. Pour y parvenir, les banques nous joueront à marche de plus en plus forcée le sketch de la dette: La France est en déficit chronique, je suis contrainte d'augmenter le taux du prêt à cet état pour me garantir ... et surtout pour garantir les rendements financiers des produits sophistiqués d'une certaine clientèle.

Lorsqu'on nous dit (Thierry Breton): "Quelle France allons-nous laisser à nos enfants avec la dette qui explose" pour nous culpabiliser, la vraie question objective est: "Quelle France les riches héritiers enrichis vont-ils laisser aux enfants des autres paupérisés?" La gestion de la dette ne pose pas un problème de transfert entre générations mais celui du transfert actuel et sans cesse répété entre classes sociales.

Il faut ajouter que les droits d'enregistrement sont la principale source de financement des départements. Or, des missions leur ont été transmises (R.S.A. et Aide Perte Autonomie) avec des moyens de plus en plus indigents. Le crédo libéral est connu: Les recettes fiscales, non, la limitation des dépenses par diminution de la masse salariale, oui ==> Supprimez du monde.

Jean-Luc MELENCHON a raison: La finance doit être remise à sa place en l'affrontant et non en la cajolant.

Le projet du Front de Gauche, présenté comme "populiste" par certains est surtout marqué par le volontarisme POLITIQUE: Le politique est aux commande et non les marchés.

La taxation à 100% des revenus de plus de 360 000 euros sera-t-elle refusée par le Conseil Constitutionnel? Ce qui importe, même dans cette hypothèse, c'est, à la différence du PS, la volonté POLITIQUE de remettre la société en marche sans cette frayeur des "marchés".

 

Jean-Luc Capelle. Inspecteur des finances publiques

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:22

Dans l'Humanité de ce mardi 10 avril paraît un bel appel de philosophes à voter Front de Gauche, nouvelle preuve de l'élan et de l'enthousiasme que suscitent notre projet et notre campagne chez des gens qui réfléchissent et n'ont pas abandonné toute croyance en la capacité de la politique de changer la société et la vie des gens. Cet appel vient après la déclaration de soutien de Régis Debray à Mélenchon et au Front de Gauche et éclipse les contorsions de plateaux du philosophe médiatique simpliste - nietzschéen de gauche auto-proclamé et bien-pensant en devenir-  Michel Onfray. CF. la déclaration de Régis Debray:

"Je ne suis plus un militant, je veux simplement rester fidèle à une trajectoire politique ancienne, à un certain nombre de principes qui ont orienté ma vie et, en marge de mon travail littéraire, j’ai publié cette rêverie d’un promeneur solidaire, pour un simple relevé de position personnelle. Je constate que Jean-Luc Mélenchon est le seul à réclamer notre sortie des commandements intégrés de l’Otan, posture tout à fait gaullienne, et un retrait immédiat de nos troupes de l’Afghanistan pour mettre fin à une aventure impériale aussi contre nature que promise à l’échec. C’est là faire preuve à la fois de courage et de bon sens. À l’heure qu’il est, mes sympathies vont à cet homme pour qui la politique ne se détache pas de l’histoire et qui ranime les fondamentaux du mouvement ouvrier et humaniste, où un Jaurès aurait pu se retrouver." ( Régis Debray).  

 

Appel des philosophes pour le Front de Gauche

L’Humain d’abord, le programme du Front de Gauche, renoue avec les sources de la pensée philosophique, celle qui affirme avec Protagoras que l’homme est la mesure de toute chose.

L’Humain d’abord ! quelle étrangeté : soit il s’agit d’une évidence qui devrait être partagée par tous ; soit on s’étonne d’un retour de la primauté de l’humain au moment même où il faut intégrer la prise en compte de l’écologie. Et pourtant il faut répéter l’humain d’abord parce que l’humain a été peu à peu perdu de vue par des choix politiques entretenus par des années de propagande libérale, ne considérant que des flux financiers, des évaluations quantitatives et des notations. Ce qui pourrait à la rigueur être un moyen devient but et principe totalitaires.

En pratiquant une forme d’intervention qui fait place au peuple en le rendant de nouveau visible, audible et actif, la candidature du Front de Gauche fait le pari de la réflexion collective et de l'éducation populaire. Aux Lumières qui ont combattu le fanatisme et l’obscurantisme, s’ajoutent aujourd’hui celles qui remettent l’humain au cœur des processus politiques.
Ne pas désespérer, ne pas se moquer, mais comprendre, dit l’adage spinoziste. Avec le Front de Gauche, nous pensons que la crise ne doit pas servir de prétexte au sommeil de la raison et de l’action. C’est au cœur des ténèbres que luisent les lumières de l’espoir. Il ne faut donc ni se moquer ni désespérer de la politique. Il faut comprendre qu'il n’y a pas d’autre réponse à la situation actuelle que celle qui viendra du peuple, donnant de nouveaux champs où exercer sa décision et son appréciation.

Par son projet de VI° République et de révolution citoyenne, le Front de Gauche prolonge la démarche des philosophes du XVIII° siècle qui refusaient que le peuple soit considéré comme un enfant ayant toujours besoin de maîtres. Par la planification écologique, le Front de Gauche entend réintroduire une progression commune réfléchie, autonome, prenant en compte le long terme et l'intérêt général de l'humanité, se gardant ainsi des excès d’une modernité parfois aveugle sans renoncer au pouvoir émancipateur de la raison. En faisant du bonheur un axe essentiel de son projet, le Front de Gauche nous rappelle que la vie humaine ne peut se passer d’une interrogation philosophique sur son sens et sur les conditions matérielles de sa réalisation ici et maintenant. Le projet du Front de Gauche est parent des espoirs soulevés par les révolutions citoyennes à l'œuvre en Amérique Latine, qui veulent remettre le buen vivir – le bien vivre - au centre de la cité.

Pour toutes ces raisons, nous, philosophes de cœur et philosophes de métier, nous appelons à voter pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

 

Premiers signataires: Benoît Schneckenburger, Laurence Pauche, Christophe Miqueu, Henri Pena-Ruiz, Denis Collin, André Tosel, Lucien Sève, Jean Terrel, Jean-François Dupeyron, Mathieu Accoh, Yvon Quiniou, Yves Vargas, Luc Vincenti, Jean-Pierre Cotten, Janine Reichstadt, Marie Perret, Léa Batoux, Hervé Ferrière, Nicolas Bouteloup, Viviane Teste, Roman Czapski, Nicolas Lart, Laurence Le Bail, Vincent Jarry, Thierry Desfresnes, Pierre Crétois, Julien Daviaud, Jean-François Robredo, Clarisse Vincent, Denis Kermen, Carlos Lobo, Arnaud Tomès, Thomas Maurice, Céline de Belsunce, Catherine Pellenq, Bernard Maudire, Simone Mazauric, Cécile Ambert, Paul Sereni, Caroline Barbaras, Marie-Laure Segal, Nathalie Rubel, Aurélie Pierre-Mériaux, Sébastien Charbonnier, Frédéric le Plaine, Fabrice Dewolf, Jerôme Lamy, Vincent Legagneux, François Dehoze, Jean-François Grellety, Anne Monnier, Joelle Longerinas, Baptiste Dericquebourg, Michel Brossard, Bernard Stimbre, Josette Veyssière, etc.  

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:19

Front de Gauche en Finistère

Les candidats du front de Gauche aux Législatives de Juin 2012 

2012 - Front de Gauche - 1ère Circonscription Finistère 
André BERNARD - Janine CARRASCO
Le Blog 
André BERNARD - Quimper - Fouesnant - Briec
 http://frontdegauchequimper.blogspot.com/
Blog Communistes Quimper 

2012 - Front de Gauche - 2ème Circonscription du Finistère
Jacqueline HERE - Eric GUELLEC
Le Blog de Jacqueline HERE


2012 - Front de Gauche - 3ème Circonscription Finistère
Bertrand SEYS - Christine PANAGET
Le Blog de Bertrans Seys - Parti de Gauche

2012 - Front de Gauche - 4ème Circonscription Finistère
Ismaël DUPONT et Marie HUON
Le Chiffon Rouge - PCF - Front de Gauche - Morlaix

2012 - Front de Gauche - 5ère Circonscription Finistère
Isabelle MAZELIN - Yannick HERVE
http://fdg29-5.elunet.fr/

2012 - Front de Gauche - 6ème Circonscription Finistère
Noëlle PEOC'H
http://www.finistere6-lhumaindabord.fr/

2012 - Front de Gauche - 7ème Circonscription Finistère
Françoise PENCALET-KERIVEL - Jean-Yves LEVEN
Front de Gauche Françoise Pencalet-Kérivel 7ème circonscrition 
Collectif Antilibéral du Pays Bigouden

2012 - Front de Gauche - 8ème Circonscription Finistère
Marcel TILLY - Christine OBIN
http://frontdegauche-finistere-8eme.over-blog.com/

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 07:41

Le député européen à qui l'on doit la fondation d'Europe Ecologie les Verts utilise le temps de parole qu'on lui offre dans son interview en page 4 du Monde ce mardi 10 avril 2012, non pour défendre le programme écologiste ou soutenir la candidature de Eva Joly, voire de François Hollande qu'il lui préfère par pragmatisme très Vème République, mais pour envoyer des flèches fièleuses sur le Front de Gauche et Mélenchon sur une demi-page.

 

Qui nous déclare ainsi son engagement préférentiel contre toutes les remises en cause du règne de la libre-concurrence et du capitalisme sur nos vies ? Dany le rouge repenti, illustrant à merveille le parcours pathétique de beaucoup de bourgeois d'extrême-gauche des années 1968-1970 devenus des partisans de l'ordre établi et du néo-libéralisme voire du néo-conservatisme. Un rebelle très complaisant pour les puissances d'argent qui a soutenu en Allemagne le gouvernement rose-vert Schröder quand il démantelait le code du travail et la protection sociale et qui fut et est toujours un solide et ardent défenseur desTraités européens (Lisbonne, pacte de gouvernance et de responsabilité pour l'euro, pacte de stabilité) qui assurent la police austéritaire et libérale au service des banques et des marchés.

 

Ce qui affleure des attaques que nous envoie Cohn-Bendit, mais avant lui également Eva Joly (Mélenchon est un "productiviste" inconvertible a t-elle osé prétendre contre toute évidence en début de semaine dernière dans le Ouest-France), Cécile Duflot, et Jean-Vincent Plasset, c'est une crainte de l'insurrection des citoyens qui veulent une véritable alternative sociale et démocratique au règne de l'oligarchie pro-capitaliste et pro-Europe fédérale et un anti-communisme radical qui s'associe avec une incompréhension et un rejet de la tradition révolutionnaire de la France. 

 

Dans le début de l'entretien, Cohn-Bendit concède que Mélenchon a pu devenir un écologiste convaincu et non simplement opportuniste, mais il concentre ses attaques sur l'arrière plan de centralisation étatique qu'il perçoit dans l'idée de planification écologique, critique qu'il mélange de manière grossière avec les poncifs sur les supposées complaisances sulfureuses de Mélenchon vis à vis de l'anti-américanisme, de la Chine et de Cuba. En creux, on peut lire les partis-pris atlantistes de Cohn-Bendit en même temps que son instrumentalisation de la sensibilité humanitaire, anti-étatique, anti-centralisatrice d'une partie de la gauche de critique du système (celle notamment qui peut voter d'habitude pour les Verts et qui est tentée par le vote de rupture et d'espoir pour le Front de Gauche) traversée par des aspirations libertaires, individualistes, régionalistes.  

  

"Le discours écologique (de Mélenchon) mérite d'être décodé. Car de quoi nous parle-t-il sur le fond? Il nous raconte une histoire, celle de la gauche républicano-socialiste, avec ses grandes références républicaines, Jaurès, la Révolution, et il développe la pierre angulaire de sa pensée, qui est la place centrale qui doit être accordée à l'Etat. C'est d'ailleurs au nom de cette place centrale accordée à l'Etat qu'il prône dans ses écrits une relation privilégiée avec la Chine. Il y a chez Jean-Luc Mélenchon une haine à peine voilée de l'Amérique, avec une fascination pour Fidel Castro et Hugo Chavez"... " Quand vous entendez Jean-Luc Mélenchon fustiger l'impérialisme américain, n'entendez-vous pas en creux les discours du PC contre l'OTAN dans les années 50? Non seulement il nous ressuscite une rhétorique très "guerre froide" mais il escamote dans son discours tout ce qui le gêne..."

 

Oubliant à dessein notre valorisation de l'économie sociale et solidaire, des AMAP, des SCOP, des coopératives de manière générale, notre désir d'une gestion citoyenne locale des services publics, notre soutien à l'enseignement public des langues régionales avec de vrais moyens pour contrer leur affaiblissement, Cohn-Bendit nous fait passer pour des adeptes du dieu Etat contre la société civile et les identités régionales:

 

"Quand vous avez ces références-là, quand toute évolution de la société doit passer par l'Etat, les initiatives locales sont systématiquement étouffées... Le Front de Gauche vient de signer un texte contre la décentralisation. Pour moi, un tel retour en arrière est incompréhensible...Il est contre la décentralisation, contre les langues régionales, et il ne cesse de citer Jaurès, sans jamais dire qu'il commençait ses discours en occitan!". 

 

Vers la fin de l'entretien intégralement consacré à tirer le Mélenchon et le Front de Gauche à boulets rouges (Cohn-Bendit a t-il demandé le ministère de l'Intérieur à Hollande et veut-il lui prouver qu'il sait remettre au pas les sauvageons qui contestent l'autorité du Père la victoire bienveillant et sage?), le responsable EELV ne contient plus l'expression de sa haine pour ce que Mélenchon représente, la persistance des idéaux révolutionnaires et de la croyance en l'efficacité du volontarisme politique et en la légitimité de l'égalitarisme.

 

"Il parle de la Révolution sans jamais en montrer les aspects dérangeants. Moi aussi, je peux refaire l'histoire à ma sauce, ça n'est pas bien compliqué, mais c'est tellement simplificateur. La vie, ce n'est pas aussi simple qu'un discours de Mélenchon. L'émergence de cette gauche jacobine, centralisatrice et caricaturale est pain béni pour Nicolas Sarkozy. Cela lui permet de désigner à l'opinion cette gauche littéralement gangrenée par la question nationale, bloquée idéologiquement sur la question européenne, et fondamentalement anti-Occident. La montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon fait bien l'affaire du président sortant".

 

S'il y a quelque chose que l'on ne peut pas retirer à Cohn-Bendit, c'est souvent sa lucidité et son flair d'analyste politique: dès lors, l'accusation qu'il fait au Front de Gauche de renforcer Nicolas Sarkozy tout en reprenant exactement la même critique violente vis à vis de nous que Sarkozy et le Medef (simplisme, anti-mondialisation, passéisme, nostagie d'un monde révolu, fascination ...), relève tout simplement de la malhonnêteté pure.

 

Un sondage paru aujourd'hui commandité par Radio France montre encore que 55% des Français s'apprêteraient à voter Hollande au deuxième tour en cas de duel Sarkozy-Hollande, victoire qui serait garantie grâce au report de 85% environ des 14,5% des personnes interrogées qui la semaine dernière disaient vouloir voter Jean-Luc Mélenchon. Les commentateurs disent maintenant que c'est le rapport de force entre Mélenchon et Le Pen, actuellement au coude à coude, qui décidera des choses au second tour pour le report de voix vers Sarkozy ou Hollande. Plus Mélenchon sera haut, plus la droite aura de chance d'être battue.  Ce ne seront pas les 1,5% d'Eva Joly et d'EELV qui seront très utiles pour battre la droite et c'est bien ce qui dérange Cohn-Bendit et ses pairs car il ne faut surtout pas, pour ces nouveaux chiens de garde du capital, que les propositions du Front de Gauche sur la consultation par référendum sur les Traités Européens, l'augmentation des salaires, la retraite à 60 ans, la reprise de contrôle sur la finance et l'extension des services publics et de la protection sociale, soient entendues. Car bien sûr il s'agit de solutions passéistes, irréalistes, démagogiques, populistes, à la crise que les libéraux comme Cohn-Bendit ont contribué à créer et exaspérer par leurs politiques...

 

Ismaël Dupont.

       


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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 07:21

De nombreux sympathisants et militants du collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix se retrouveront le samedi 14 avril  au milieu des immeubles de Pors ar Bayec  de 11h à 15h/15h30 pour rencontrer les habitants de la Madeleine et tous les morlaisiens qui souhaitent venir afin de confronter nos vues sur ce que la gauche devrait faire en 2012 pour sortir des crises sociales, économiques, démocratiques et écologiques.

Ce pique-nique citoyen qui fait suite à un autre au mois de février à La Boissière aura de petites allures de kermesse et nous voulons en faire un moment convivial, festif et fraternel en espérant que le beau temps s'en mêle. Chacun pourra amener une bouteille, un gâteau, un cake, une salade à partager et tous les habitants pourront venir prendre quelque chose auprès de l'utilitaire du Front de Gauche, et pourquoi pas aussi, jouer au palet ou à la pétanque pour joindre l'engagement à l'agrément. 

Front de Gauche - semaine du 28 au 4 février 2012 003

 

bandeau Front De Gauche

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 14:36

Appel d'Emmanuel Chaummery, chef d'entreprise, à voter Mélenchon, lu sur le site internet de Marianne et signalé par Alain David.

 

A mes chers amis chefs d’entreprise,

Ce soir, après le discours de Jean-Luc Mélenchon à Toulouse, j’entendais Olivier Mazerolle, sur BFM TV, dire qu’il avait pu ne pas rassurer les chefs d’entreprise avec les propositions de concernant le pouvoir des salariés dans les entreprises.
Après avoir écrit un article appelant à voter Jean-Luc Mélenchon au premier tout de l’élection présidentielle sur AgoraVox, j’ai à nouveau souhaité prendre la plume pour parler à mes amis chefs d’entreprise.
En effet, M. Mazerolle présente les propositions du Front de Gauche en termes de gouvernance d’entreprise de manière simplifiée. On pourrait donc croire que ces propositions donnent des pouvoirs énormes aux employés et relèguent le chef d’entreprise à un rôle de gestionnaire qui peut se faire démettre au moindre putsch. La réalité est bien différente puisque le programme propose simplement de mettre en place une démocratie d’entreprise qui permettrait à des employés de demander des comptes à un patron qui, par exemple, confondrait la caisse de la société avec la sienne.
Je crois, pour ma part, que bon nombre de chefs d’entreprises, d’artisans et de professions libérales n’ont aucune raison d’avoir peur que la démocratie soit vivante dans l’entreprise. Dans mon entreprise, je ne prends pas de décision importante sans en discuter avec mes employés car ça les concerne au moins aussi directement que moi.
Concernant les autres mesures phares du programme de Jean-Luc Mélenchon, il n’y a, là non plus et à mon avis de chef d’entreprise, aucune raison de préparer les valises pour s’enfuir dans un paradis fiscal. Le Smic à 1 700 € brut représente bien sûr une augmentation de nos charges salariales mais accoudée à d’autres mesures de relance telles que la titularisation des précaires de la fonction publique ou la régularisation des travailleurs sans papiers qui va générer une augmentation formidable de la sérénité des ménages qui auront dès lors bien moins de difficulté à envisager l’achat et l’équipement d’une maison, d’une voiture ou l’éducation de nos enfants.
Ces nouveaux salariés, en CDI, rassurés sur l’avenir pourront consommer raisonnablement des produits réindustrialisés en France grâce à une politique favorisant la relocalisation mais aussi nous protégeant de l’entrée en France de produits low-cost comme le font les Etats-Unis depuis toujours.
La création d’un véritable pôle public de la financiarisation des entreprises nous permettra enfin de pouvoir améliorer notre gestion de la trésorerie et entrevoir la possibilité de lancer des investissements beaucoup plus simplement.
Enfin, n’oublions pas que tout cela sera boosté par une politique publique d’investissement rendue possible par la renégociation de la dette publique auprès des banques privées et la réinstauration d’une banque centrale ayant le pouvoir de prêter à l’état et aux collectivités locales à taux nul ou quasi nul.
De fait, je ne vois pas bien d’autre programme qui me permette de penser que mes commerces vont voir défiler des clients à nouveau. C’est donc parce que je pense à moi, à mon entreprise et à ses employés que je vais voter Jean-Luc Mélenchon.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:49

Martine Billard, co-présidente du parti de Gauche, ancienne responsable des Verts, animera un meeting sur Brest, salle des syndicats (rue de l'Harteloire), le 11 avril à 18h, dans le cadre de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche. Au meeting, elle sera accompagnée par Pierre Zarka (FASE) et Alain Rebours (Gauche Unitaire, collectif Front de Gauche de Morlaix), qui prendront aussi la parole.

Un co-voiturage sera organisé pour le meeting au départ de Morlaix (RDV à 17h au parking du collège Mendès France -18, rue Paul Serrusier).  

 

 

martine-billard.jpg

 

A 11h15, Martine Billard sera avec des militants et des candidats du Front de Gauche aux législatives sur le site prévu pour la centrale à Gaz de Landivisiau. Elle rencontrera à cette occasion les représentants de "Landivisiau doit dire non à la centrale", "Guiclan doit dire non à la centrale", et du collectif Gaspare.  

Un point presse est prévu à 11h45 avec les responsables départementaux des organisations qui composent le Front de Gauche et les candidats aux législatives. 

A 15h30, Martine Billard sera à Brest pour une rencontre autour du Polder du Port de Commerce.   

 

Venez nombreux au meeting, premier grand temps fort Front de Gauche de la semaine avant le meeting de Quimper le 13 avril - à une semaine du premier tour des Présidentielles.

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