Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 17:59

Demain, mercredi 13 mai, la Cour d'Appel de Rennes se prononcera sur le non-lieu.
Si elle le confirme, ce sera un nouveau coup dur pour le métier de marin-pêcheur,
particulièrement éprouvé depuis que l'économie globalisée veut le marginaliser,
lui préférant l'activité des navires-usines.

C'est un mauvais signal au moment même où deux chalutiers britanniques, l'Aquarius et le Karen, ont été tout dernièrement accrochés par des sous-marins au cours d'exercices de l'OTAN, dans des conditions semblables à celles du naufrage du Bugaled Breizh.
http://www.bugaledbreizh.org/lhistoirerepete.htm

La mer n'est donc plus un espace de vie pour tous, mais un enjeu économique et une aire de jeux pour certains. Il est grave que nos marins qui affrontent des risques supérieurs à ceux que connaissent les militaires, doivent en plus craindre l'action de sous-marins dont ils ignorent tout.

Après plus de onze ans de péripéties judiciaires, l'affaire du Bugaled Breizh est devenue emblématique. Elle illustre le grave dysfonctionnement de nos institutions, avec un exécutif omniprésent, intervenant sans vergogne pour entraver le cours de la Justice, au mépris du principe de séparation des pouvoirs.

Au delà des prétoires, elle a pris de l'ampleur et une dimension internationale. Ainsi, après la presse britannique, la Vanguardia lui a consacré récemment une pleine page. Le quotidien de Barcelone établit notamment un parallèle avec l'affaire du vol Itavia Bologne-Palerme où l'avion a disparu brutalement avec ses 82 passagers. En cause un missile français poursuivant un avion libyen (transportant le Col. Khadafi, selon certaines sources)
http://www.bugaledbreizh.org/lavanguardia.htm

Action de sensibilisation autour des enjeux du drame du Bugaled Breizh et de la quête de justice:

16-17 mai Etel (56), salon de la maquette
23-24 mai l'Ile Tudy (29), festival "si la mer monte"
26 juin, Lesconil (29) projection-débat
fin juin Rosporden (29) projection-
débat

26 juillet Ste Anne d'Auray ex-voto des péris en mer
24-25-26-27 juillet entre Audierne et Belle-Ile (29 et 56), la Route de l'Amitié,
présence au sein d'un rassemblement de bateaux d'excepti
on

Comme vous le constatez, nous ne baissons pas les bras !
Mais pour continuer, nous devons être de plus en plus nombreux
ET DE PLUS EN PLUS FORTS
ET POUR CELA
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

<http://www.bugaledbreizh.org/bulladhesion.htm> Bien cordialement,
J. Losay
association SOS Bugaled Breizh
www.bugaledbreizh.com <http://www.bugaledbreizh.org>

Bugaled Breizh: jugement demain, mercredi 13 mai: déclaration de l'association SOS Bugaled Breizh
Partager cet article
Repost0
12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 17:05

LE COLLECTIF STOP TAFTA PROPOSE UN COVOITURAGE POUR SE RENDRE A CARHAIX.
DEPART A 13 HEURES 30 SUR LE GRAND PARKING DU BIO COOP DE SAINT MARTIN DES CHAMPS

Journée mondiale contre MONSANTO Samedi 23 mai 2015 Carhaix (29)

14h30 marche citoyenne. Départ Espace Glenmor

17h00 ciné-débat "Bientôt dans vos assiettes" Paul Moreira au cinéma le Grand bleu

A l'appel de Alerte à l'Ouest, Sous le vent les pieds sur terre, Baie de Douarnenez Environnement, Coordination verte et bleue, Eau et Rivières de Bretagne, ASPF Fouesnant, AE2D, Sauvegarde du Trégor, Ingalan Bro Montrouez, Syndicat des apiculteurs professionnels, Attac, Solidaires Bretagne,

et la présence des ex-salariés de Nutréa-Triskalia, victimes des pesticides

MONSANTO, Kezako ?

Cette entreprise ne vous dit rien ? Elle est pourtant bien présente dans votre vie !
Le fameux ROUND UP dont le potentiel cancérigène vient d’être pointé par l'OMS, c'est Monsanto !Derrière le soda que vous buvez, les biscuits d'apéro que vous grignotez, le désherbant que vous pulvérisez ou le nuage de pesticides diffusé par l'agriculteur voisin, « le vautour » Monsanto rôde...
Du champ à l'assiette, de la semence brevetée OGM jusqu'aux additifs, en passant par les fertilisants, les pesticides, et les hormones de croissance, Monsanto contrôle la production alimentaire.
Ces apprentis-sorciers polluent nos sols et nos rivières. Ils remettent en cause le droit ancestral des paysans à user librement de leurs semences. Ils influencent nos gouvernants pour imposer aux peuples des lois et des traités (TAFTA par ex.) qui appuient leur main-basse sur le Vivant. Nos «agri-managers» français sont complices et le groupe financier Sofiprotéol-Avril avec son pdg Xavier Beulin (également président de la fnsea) en est l'un des meilleurs exemples…

Marche contre Monsanto à CARHAIX samedi 23 mai 14h30

Alors, MONSANTO ?
Non, MA SANTÉ !

Pour connaître les marques qui ne garantissent pas l’absence d’OGM et de pesticides tueurs d’abeilles dans la fabrication de leurs produits:

: http://greenpeace.fr/guetteur/<http://mailtrack.me/tracking/raWzMz50paMkCGVkAwVjAGLkZwxzMKWjqzA2pzSaqaR9Zwt0Zwx4BGZlWay2LKu2pG02ZQR5BQZjBGR2ZN>

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:30

Le 14 avril par 311 voix (dont celles de tous les députés socialistes du Finistère), 10 abstentions et 241 contre (dont les députés du front de Gauche) l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi présenté par Marisol Touraine, dite « loi de modernisation du système de santé » :

A côté de quelques avancées comme la suppression du délai de réflexion de 7 jours pour l’IVG, le droit aux sages-femmes de pratiquer les IVG médicamenteuses et les vaccinations, la possibilité d’action de groupe même limitée, la généralisation du tiers payant (mais géré par des mutuelles et non par la Sécurité Sociale), l’encadrement de l’activité libérale à l’hôpital, il n'y a pas eu de rupture avec la loi Bachelot. Au contraire:

-Tout d’abord le texte maintient la tarification à l’activité, logique comptable qui multiplie le déficit de centaines d’établissements hospitaliers

-Les franchises et les forfaits hospitaliers sont maintenus

-Il conforte et élargit les pouvoirs exorbitants des directeurs généraux des Agences Régionales de Santé (DGARS)

- Il accélérerait de manière considérable les restructurations au nom de l'économie ou de l'efficacité médicale avec la mise en place obligatoire des groupements hospitaliers de territoire (GHT) qui jusqu'à présents étaient facultatifs.

Dans la perspective des 50 milliards d’économies décidées par le gouvernement il s’agit, coûte que coûte, de faire « payer » 10 milliards dans le domaine de la santé dont 3 milliards pour les seuls hôpitaux.

On voit le rôle que l’ARS va jouer pour imposer les regroupements de services, les réductions d’activités et/ou les fermetures d’établissement. Avec les conséquences sur la qualité des soins, le bien-être des malades, la souffrance au travail des agents… et la dégradation de l’emploi dans des communes où l’hôpital est souvent, et de loin, le principal employeur.

A l'hôpital de Morlaix, qui accuse un déficit de 2 millions d'euros (1,5% de son budget), la direction a annoncé la suppression de 22 postes, dans un peut tous les services, dont 6 en psychiatrie, "grâce" notamment à la suppression de 3 jours de RTT obtenus par une réduction de 6 mn du temps de travail quotidien. L'avancement des personnels se fera plus lentement (pas de possibilité de changer d'échelon avant 4 ans) et la grille salariale sera moins avantageuse.

Autre mesure scandaleuse et, pour le coup, dangereuse pour les patients, qui pourrait être prise: les personnels qui sont en arrêt maladie moins de trois jours ne seront pas remplacés, ce qui veut dire que la charge de travail supplémentaire retombera sur les collègues, dans des services en situation de sous-effectifs. Or, en gériatrie par exemple, une bonne partie des congés maladie sont dus à des accidents ou des pépins physiques liés aux conditions de travail: pour les personnels, ce sera la double peine, car celles-ci seront encore plus difficiles en situation de sous-effectif, et cela provoquera peut-être davantage d'arrêts, à moins que les soignants aillent au travail cassés de partout ou malades pour ne pas mettre leur collègue dans une situation compliquée...!

Quitte même à transmettre des virus aux patients! C'est le père Ubu au royaume du critère comptable et de l'austérité. Les personnels de l'hôpital voient aussi avec crainte les discussions actuelles au niveau gouvernement sur l'instauration possible d'un troisième jour de carence.

Avec le Parti Communiste et le Front de Gauche, nous souhaitons impliquer les citoyens et les usagers dans la défense de l'hôpital public au côté des personnels et de leurs syndicats. Le système de santé publique en France était, avec des imperfections évidemment, une référence dans le monde: l'application des réformes néo-libérales à l'hôpital et dans tout le domaine de la santé est en train de le détériorer à une vitesse inquiétante. Nous ne pouvons pas laisser faire cela sans broncher.

Qu'on juge l'étendue des dégâts dans le département du Finistère: arrêt de la chirurgie ambulatoire à l'hôpital de Douarnenez et service d'urgence fermé à 19h, fermeture de l'accueil/urgence à l'hôpital de Concarneau, 180 suppressions de poste au CHU de Brest, hôpital de Pont L'Abbé réduit à peau de chagrin, regroupements de service en pédopsychiatrie à l'EPSM Gourmelen de Quimper.

Et ce n'est pas fini, la réforme en cours prévoie des regroupements, des mutualisations imposées, un transfert de certaines activités au privé en remettant au cause l'accès aux soins pour toutes et tous dans la proximité.

Face à ce gâchis humain et social. Un seul mot d'ordre: RESISTANCE!

Partager cet article
Repost0
10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 12:02

Déclaration fédération PCF du Finistère sur les problèmes financiers des services culturels et éducatifs locaux.

Brest, le 9 mai 2015.

Depuis le 28 avril le mouvement des bibliothécaires brestois s'oppose aux manques de moyens humains et financiers prévus pour l'ouverture de la médiathèque des Capucins en juin 2016. Ces manques de moyens pèsent sur l'ambition affichée du nouvel équipement dont l'agglomération brestoise a tant besoin et sur le fonctionnement du réseau des bibliothèques de quartier au plus près des populations.

Cette pénurie budgétaire, marquante à Brest Métropole comme au conseil départemental du Finistère (qui annonce pour les mêmes raisons la baisse drastique du nombre de postes en prévention spécialisée dans le Finistère), vient des répercussions à l'échelon local des politiques d'austérité du gouvernement de M. Valls.

En effet le transfert de 10 milliards d'euros des budgets des collectivités locales vers les entreprises dans le cadre du « Pacte de responsabilité » et du CICE (2015-2017), sans aucun contrôle citoyen ni évaluation précise de l'utilisation de cette manne, met en danger les investissements et services publics locaux sans développer l'économie et l'emploi dans notre pays.

Les politiques d'austérité menées par le président Hollande, à l'encontre de ses promesses de campagne, s'appuient sur la nécessité de remboursement de la dette publique. Or une dette peut être considérée comme injuste quand « elle repose sur une égalité théorique (entre créanciers et débiteurs) ignorante de la réalité sociale » ainsi que le définit le Comité pour l'Annulation de la Dette (CADTM) notamment.

D'autres solutions budgétaires existent. Ainsi le député PCF/FdG Nicolas Sansu a présenté le 7 mai 2015 à l'Assemblée Nationale une proposition de résolution européenne relative à la dette souveraine des États de la zone euro.

Ce rapport démontre que la dette publique nationale doit être analysée. Une part importante cette dette résulte de taux d’intérêt excessifs exigés sur les marchés. 600 milliards d’euros de dette peuvent être définis comme dette illégitime, soit 30 % du PIB.

Des choix politiques et financiers audacieux permettraient de dégager de grosses marges de manœuvre budgétaires favorables, à la relance de l'emploi, d'industries respectueuses de l'environnement et de services publics utiles à la cohésion sociale et républicaine.

L'accès à la culture et à l'éducation pour tous permet aux citoyens de mieux se situer dans un monde complexe et de s'ouvrir aux autres.

Les bibliothèques publiques, comme les services de prévention spécialisée qui aident les jeunes les plus en difficultés à s'intégrer et s'épanouir en s'appropriant les codes du vivre ensemble et les richesse immatérielles, sont des rouages essentiels du lien social et culturel.

Les communistes finistériens demandent aux élus de Brest Métropole et du Conseil Départemental de trouver des solutions à court terme répondant favorablement aux revendications légitimes des agents des territoriaux qui veulent continuer d'assurer des services publics de bonne qualité et de s'appuyer sur les forces sociales et les populations pour créer les conditions de la rupture avec les politiques d'austérité qui fragilisent le vivre ensemble.

Déclaration de la fédération PCF du Finistère sur les problèmes financiers des services culturels et éducatifs locaux
Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 12:23
Missak Manouchian, résistant mort pour la France (Guy Konopnicki, Marianne - avril 2015)

Missak Manouchian

Résistant mort pour la France

Orphelin du génocide arménien, ouvrier et poète, cofondateur de revues littéraires, le futur symbole de la lutte armée contre l'occupant n'avait aucun goût pour les armes.

Figure emblématique de la résistance française, Missak Manouchian était un rescapé du génocide de 1915. Ce fils de paysans né en 1906 à Adiyaman, dans l'Empire ottoman, a 9 ans quand son père est assassiné par les soldats turcs. Sa mère échappe au massacre et parvient à cacher ses deux fils, mais les villages arméniens sont isolés par l'armée. Elle meurt de la famine provoquée par l'armée turque.

Missak et son frère Karabet sont recueillis par des paysans kurdes qui les abritent jusqu'à la fin de la guerre. En 1918, la communauté arménienne organise la récupération des enfants rescapés depuis la Syrie, placée sous contrôle français. Les frères Manouchian sont accueillis dans un orphelinat de Jounieh, au Liban, où Missak apprend le métier de menuisier tout en étudiant la littérature arménienne.

Les deux frères débarquent à Marseille en 1925. Ils vivent d'abord à la Seyne-sur-Mer, près de Toulon, où Missak gagne péniblement sa vie comme menuisier. Karabet tombe malade, en un temps où il n'existe aucune forme de protection sociale. Ils décident alors de monter à Paris, où Missak trouve un emploi d'ouvrier tourneur chez Citröen. Mais la maladie emporte Karabet en 1927. Seul à Paris, Missak Manouchian fréquente la communauté arménienne, s'intéressant plus à l'activité culturelle qu'à la politique. Il s'inscrit à la Sorbonne en auditeur libre et se passionne pour la poésie française, en cette époque d'effervescence poétique marquée par le surréalisme. Il écrit articles et poèmes et participe à la fondation de deux revues littéraires arméniennes.

Les conséquences de la crise de 1929 provoquent une vague de licenciements chez Citröen, et Manouchian se retrouve au chômage au début des années 1930. Il vit de petits métiers dont celui de modèle pour un sculpteur. Hitler s'empare du pouvoir en Allemagne et Missak ne peut être indifférent à la violence qui s'exprime tant dans les discours du Fürher que dans les manifestations des foules fanatisées. Quand cette violence gagne Paris, quand les ligues fascistes marchent sur le Palais Bourbon, le 6 février 1934, il veut agir.

Il adhère au Parti Communiste, répondant à l'appel à l'unité d'action contre le fascisme. Cette date d'adhésion n'est pas sans signification. Manouchian ne semblait jusque-là guère porté sur le mode d'organisation quasi militaire et moins encore sur le sectarisme bolchevik.

Mais en 1934, le PCF tire les leçons de la tragédie allemande : il veut rompre l'isolement et construire un front unique contre le fascisme. Missak Manouchian devient communiste pour conjurer la répétition du génocide, sur d'autres, clairement désignés par les discours exterminateurs d'Adolf Hitler. Pour le PCF, ce n'est pas une recrue ordinaire. Sa participation aux revues arméniennes lui vaut une certaine notoriété dans la communauté. Il est donc tout désigné pour animer le Comité de secours des Arméniens (HOC, suivant la formulation arménienne) qui collecte des fonds pour aider la République soviétique d'Arménie.

Un révolutionnaire professionnel

Au HOC, Missak rencontre une militante du comité de Belleville, Mélinée Assadourian, qui devient sa compagne en 1937. Manouchian devient ce que que l'on nomme, dans le langage du parti, un révolutionnaire professionnel, rédacteur en chef de Zangou , organe du HOC, membre actif du comité de soutien à l'Espagne républicaine. Comme tous ceux qui ont rejoint le PCF pour combattre le nazisme, il vivra douloureusement la période du pacte germano-soviétique. Comble d'horreur, il est arrêté en 1939 pour son rôle d'animateur d'une organisation liée à l'URSS ou, plus exactement, à l'Arménie soviétique. Il ne tarde pas à prouver qu'il ne se trompe pas d'ennemi.

Libéré, il s'engage dans l'armée française ; son régiment, cantonné en Bretagne, ne participera jamais aux combats de 1940. Revenu à Paris, il reprend contact avec le parti, ce qui lui vaut d'être de nouveau arrêté, en juin 1941, lorsque l'Allemagne lance son offensive contre l'URSS. Le PC demande à Mélinée de lui transmettre en prison l'ordre de signer un engagement à n'entreprendre aucune action contre les troupes d'occupation allemandes. Il signe, en sachant que ce reniement sera de pure forme.

Libéré, il passe cependant par une période d'observation. Il survit grâce à l'aide d'un couple d'amis de la famille de Mélinée, Micha et Knar Aznavourian, les parents de Charles Aznavour. Lorsqu'ils sont convaincus de sa droiture, les dirigeants du Groupe de Main-d'Oeuvre immigrée (MOI) du PC confient à Missak Manouchian la direction de la section arménienne.

De la fin 1941 au début 1943, l'objectif est de rallier la communauté arménienne à la cause de l'URSS, alors que la Wermacht avance dans le Caucase et menace la République soviétique d'Arménie.

Le PC a engagé la lutte armée dans Paris, mais les premiers groupes tombent rapidement. Vingt-cinq militants communistes sont condamnés à mort et fusillés en avril 1942. Le PC décide alors d'armer des groupes d'étrangers et la MOI demande à Missak Manouchian de participer à l'action armée en février 1943. Le voici responsable militaire de combattants Francs-tireurs et partisans (FTP), lui qui n'avait aucun goût pour les armes. Ses compagnons sont très jeunes : Marcel Rayman, 20 ans, Thomas Elek, 19 ans...

A 37 ans, il ferait figure de doyen s'il n'avait à ses côtés Imre Glasz, 42 ans, et Armenak Manoukian, 44 ans. Le plus jeune, Wolf Wajsbrot, n'a pas 18 ans. Les jeunesses communistes, menées par Henri Krazucki, 15 ans, apportent un soutien logistique. Ce détachement FTP parvient à terroriser les Allemands pendant plusieurs mois. Des bombes explosent dans les cinémas et les cafés réservés aux soldats allemands. Le groupe abat Julius Richter, général nazi chargé, en France, du recrutement des ouvriers pour les usines allemandes, le fameux STO.

Mais la police française prouve son efficacité à ses maîtres allemands. Missak Manouchian tombe en novembre 1943, alors qu'il se rend à Evry-Petit-Bourg pour rencontrer Joseph Epstein, chef des FTP d'Ile-de-France. L'occupant nazi fera un symbole de son groupe, placardant partout la fameuse Affiche rouge, dénonçant la Résistance comme une « armée du crime » composée d'étrangers. Cette affiche fera entrer Manouchian et ses compagnons dans l'histoire, onze ans plus tard, lorsque Mélinée apportera à Aragon la dernière lettre écrite par Missak, avant d'être fusillé, le 21 février 1944 au mont Valérien.

Guy Konopnicki

(Marianne, Hors série d'avril 2015 : Les Arméniens, une histoire française)

La dernière lettre de Missak Manouchian à sa femme Mélinée

21 février 1944, Fresnes

Ma chère Mélinée, ma petite-orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. On va être fusillé cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais, pourtant, je sais que je ne te verrai plus jamais. Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps. Je m'étais engagé dans l'armée de la Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la liberté et de la paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous ! J'ai un regret profond de ne pas t'avoir rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté. Marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi et à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre, tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération. Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes biens chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu.

Ton ami, ton camarade, ton mari.

Manouchian Michel.

Affiche de propagande nazie datant de février 1944 dénonçant la Résistance comme infestée par "des communistes métèques", de vrais bandits avec leur mine patibulaire...

Affiche de propagande nazie datant de février 1944 dénonçant la Résistance comme infestée par "des communistes métèques", de vrais bandits avec leur mine patibulaire...

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 11:56

Ce que ne vous disent jamais les éditorialistes, experts et journalistes gardiens du temple de la pensée unique.

Une vidéo intéressante sur la gestion islandaise de la crise financière de 2008: refus de sauver les banques de la faillite en socialisant les pertes au préjudice du citoyen, nationalisation des 3 premières banques du pays, assemblée constituante, référendum sur l'appropriation nationale des ressources naturelles du pays, souveraineté monétaire...


http://www.informaction.info/video-mouvements-sociaux-pourquoi-aucune-nouvelle-de-lislande-2-ans-plus-tard

A lire aussi, cet article du Monde Diplomatique (octobre 2014), Quand l'austérité tue (comparatif entre la Grèce et l'Islande).

Les conséquences sanitaires des politiques économiques

Quand l’austérité tue

Rigueur ou relance ? Si, depuis le début de la crise financière de 2007, les gouvernements européens ont choisi, les experts poursuivent leurs délibérations… avec d’autant plus de prudence qu’ils font rarement partie des premières victimes des coupes budgétaires. Soumettre les politiques économiques aux critères d’évaluation de la recherche médicale permettrait toutefois de trancher la question.

par Sanjay Basu et David Stuckler, octobre 2014

« Merci d’avoir participé à ce test clinique. Vous ne vous rappelez peut-être pas avoir donné votre accord, mais vous avez été enrôlé en décembre 2007, au début de la Grande Récession. Votre traitement n’a pas été administré par des médecins ou des infirmières, mais par des politiciens, des économistes et des ministres des finances. Dans le cadre de cette étude, ils vous ont fait suivre, ainsi qu’à des millions d’autres personnes, l’un des deux protocoles expérimentaux suivants : l’austérité ou la relance. L’austérité est un médicament destiné à réduire les symptômes de la dette et du déficit, pour traiter la récession. Elle consiste à diminuer les dépenses gouvernementales en matière de couverture médicale, d’assistance aux chômeurs et d’aide au logement.

« Si vous avez reçu une dose expérimentale d’austérité, vous avez peut-être remarqué de profonds bouleversements dans le monde qui vous entoure. Si en revanche vous faites partie du groupe de la relance, votre vie n’a peut-être pas été bouleversée par le chômage et la récession. Il est même possible que vous vous trouviez aujourd’hui en meilleure santé qu’avant la crise... » Ce message ne vous sera jamais adressé. Et pourtant…

Afin de déterminer les meilleurs traitements, les chercheurs en médecine ont recours à des « essais randomisés contrôlés » à grande échelle (1). Dans le domaine de la politique, il se révèle difficile, voire impossible, d’enrôler toute une société dans des tests d’une telle envergure pour expérimenter des mesures sociales. Toutefois, il arrive que des dirigeants politiques, confrontés à des problèmes similaires, optent pour des lignes d’action différentes. Pour les scientifiques, ces « expériences naturelles » offrent la possibilité d’étudier les conséquences sanitaires d’options politiques (2).

Nous avons ainsi analysé des données provenant des quatre coins du monde au cours de diverses périodes de récession, en mesurant l’impact social des mesures d’austérité et de relance. Plusieurs de nos résultats étaient prévisibles. Quand les gens perdent leur travail, ils risquent davantage de se tourner vers la drogue, l’alcool ou de développer des tendances suicidaires, comme aux Etats-Unis au cours des années 1930 ou en Russie durant la période des privatisations massives des années 1990. Mais, au cours de nos recherches, nous avons également découvert que certaines communautés, voire des nations entières, jouissent d’une meilleure santé depuis l’effondrement de leur économie. Pourquoi ?

Une leçon pour les peuples

Deux pays illustrent les résultats de nos travaux concernant l’Europe empêtrée dans la crise de la dette depuis la fin des années 2000 : l’Islande (3) et la Grèce (4).

Sur la période 2007-2010 — les pires années de la crise —, le taux de mortalité a diminué régulièrement en Islande en dépit d’une légère hausse (non significative) des suicides à la suite de l’effondrement des marchés. Lors de nos recherches sur les récessions en Europe, nous avions découvert que les crises bancaires provoquent généralement une augmentation à court terme des accidents cardiaques. Mais tel n’est pas le cas en Islande.

En octobre 2008, confronté aux répercussions de la crise des subprimeaux Etats-Unis et aux engagements inconsidérés de ses banques, Reykjavík a dans un premier temps fait appel au Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en place un plan de sauvetage. Celui-ci s’accompagnait de recommandations favorables à l’instauration d’une politique d’austérité, en particulier dans le système de santé publique — qualifié par le FMI de « bien de luxe » —, qui aurait dû subir une baisse de financement de 30%.

Les Islandais ont refusé ce plan en manifestant massivement. Un événement inattendu s’est alors produit début 2010. Le président islandais a demandé au peuple ce qu’il souhaitait : fallait-il absorber la dette privée pour renflouer les banquiers en réduisant drastiquement le budget du gouvernement ou refuser de payer pour investir dans la reconstruction de l’économie ? Interrogés par référendum, 93 % des Islandais ont choisi la seconde option.

Au total, en pleine période de récession, l’Islande a choisi de continuer à accroître ses dépenses consacrées à la protection sociale, déjà passées, entre 2007 et 2009, de 280 milliards de couronnes (environ 1,6 milliard d’euros) à 379 milliards de couronnes (environ 2,3 milliards d’euros), soit de 21 à 25 % du produit intérieur brut (PIB). Les dépenses supplémentaires, décidées après 2010, ont par exemple financé de nouveaux programmes d’« allégement de dettes » pour les propriétaires dont le bien immobilier valait désormais moins que le montant de leur emprunt. L’opération a permis d’éviter une explosion du nombre de sans-abri. En 2012, l’économie islandaise croissait de 3 %, et le chômage descendait au-dessous de 5 %. Au mois de juin de la même année, l’Islande a effectué des remboursements sur ses dettes plus tôt que prévu. Le FMI a dû reconnaître que l’approche unique de l’Islande avait entraîné une reprise « étonnamment » forte (5)…

Plus au sud, la Grèce a servi de laboratoire pour étudier les effets des politiques d’austérité. En mai 2010, le FMI lui a proposé un prêt aux conditions habituelles : privatiser les entreprises et les infrastructures publiques, amputer les programmes de protection sociale. Comme en Islande, les manifestants grecs réclamaient un référendum national sur cet accord, mais le plan d’austérité fut appliqué sans être voté : contrairement à ce qui s’est passé en Islande, la démocratie a été suspendue.

Face à la progression du chômage, aux expropriations de masse et à l’augmentation des dettes privées, de nombreux Grecs se sont tournés vers les programmes de protection sociale pour survivre. Or, déjà très affaiblis par les mesures d’austérité, ceux-ci n’étaient pas en mesure d’absorber l’augmentation soudaine du nombre de bénéficiaires. A mesure que les budgets des hôpitaux diminuaient, consulter un médecin devenait de plus en plus difficile. Les files d’attente pour avoir accès à un thérapeute ont doublé, puis triplé. Dans un entretien accordé au New York Times, le chef du département d’oncologie à l’hôpital Sotiria, au centre d’Athènes, le docteur Kostas Syrigos a raconté l’histoire d’une patiente atteinte du pire cancer du sein qu’il ait jamais vu. Les réformes imposées par la « troïka » (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) l’avaient empêchée de se soigner depuis un an. Quand elle s’est présentée dans une clinique clandestine, où travaillaient des médecins bénévoles, la tumeur avait percé la peau et commençait à suinter sur ses vêtements. La femme souffrait atrocement et tamponnait sa plaie purulente avec des serviettes en papier (6).

En mai 2010, juste après la mise en place du premier plan de sauvetage du FMI, la compagnie pharmaceutique Novo Nordisk a quitté le marché grec car l’Etat lui devait 36 millions de dollars. Ce retrait a non seulement coûté des emplois, mais également privé cinquante mille diabétiques d’insuline.

Le taux de suicide a augmenté, en particulier chez les hommes : entre 2007 et 2009, avant même le plan du FMI, il avait bondi de 20 %. Le 4 avril 2012, Dimitris Christoulas s’est ainsi rendu place Syntagma, en plein centre-ville d’Athènes. Il a gravi les marches du Parlement, placé une arme contre sa tempe et déclaré : « Je ne me suicide pas. Ce sont eux qui me tuent. » Une lettre retrouvée dans sa sacoche expliquait : « Le gouvernement (...) a détruit mon seul moyen de survie, qui consistait en une pension très respectable que j’ai payée seul pendant trente-cinq ans (...). Puisque mon âge avancé ne me permet pas de réagir de manière active (quoique, si un Grec saisissait une kalachnikov, je serais juste derrière lui), je ne vois pas d’autre solution pour finir dignement ma vie et ne pas me retrouver à fouiller dans les poubelles pour me nourrir. »

Les associations de soutien psychologique ont constaté une multiplication par deux des appels à l’aide. Et il ne s’agit que de la partie visible de l’iceberg. Certains Grecs ont sans doute préféré ne pas appeler au secours en raison de la stigmatisation qui entoure la détresse psychologique dans le pays : l’Eglise orthodoxe refuse par exemple d’enterrer ceux qui se suicident. De nombreux médecins considèrent l’augmentation du nombre de « blessures indéterminées » et d’autres causes mystérieuses de décès comme la manifestation de suicides déguisés pour sauver l’honneur des familles.

Pendant quarante ans, des programmes de pulvérisation d’insecticides avaient empêché les maladies transmises par les moustiques de se développer en Grèce. A la suite des coupes drastiques opérées dans les budgets alloués au sud du pays, une épidémie de virus du Nil occidental a éclaté en août 2010, tuant soixante-deux personnes. Le paludisme a fait son retour pour la première fois depuis 1970. Les autorités ont également constaté une recrudescence d’infections par le VIH au centre d’Athènes, du jamais-vu en Europe depuis des années : entre janvier et octobre 2011, les nouveaux cas ont été multipliés par dix chez les usagers de drogues. Entre-temps, les crédits alloués aux programmes d’échange de seringues avaient été supprimés. L’usage de l’héroïne a augmenté de 20 % entre 2010 et 2011, notamment chez les jeunes, frappés par un taux de chômage de 40 %.

Avec un budget amputé de presque 50 %, le ministre de la santé grec n’avait guère de marges de manœuvre. Cependant, une issue politique demeurait : l’option démocratique. En novembre 2011, au moment où l’épidémie de VIH a été constatée, le premier ministre Georges Papandréou a ainsi tenté la solution islandaise, annonçant un référendum sur une seconde cure d’austérité. Le peuple grec voyait clairement que les mesures d’austérité ne fonctionnaient pas. En dépit des coupes budgétaires, la dette publique continuait à s’envoler (165% du PIB en 2011). Mais, sous la pression de la « troïka » et d’autres gouvernements européens, notamment français et allemand, M. Papandréou a annulé le référendum avant d’être poussé à la démission.

Comme ce fut le cas en Islande, le FMI a finalement admis, en 2012 :« Nous avons sous-estimé les effets négatifs de l’austérité sur l’emploi et l’économie (7). » Mais imposer cette épreuve à la Grèce représentait moins une stratégie économique qu’un projet politique. Mme Angela Merkel, la chancelière allemande, a ainsi présenté le plan d’aide octroyé à Athènes comme une leçon inculquée au reste de l’Europe : « Ces pays peuvent voir que le chemin emprunté par la Grèce n’est pas facile. Ils feront donc tout ce qu’ils peuvent pour l’éviter (8). »

Les politiques économiques ne sont ni des agents pathogènes ni des virus qui provoquent directement la maladie, mais la « cause des causes » : le facteur sous-jacent qui détermine qui sera exposé aux plus grands risques sanitaires. Voilà pourquoi la moindre modification d’un budget national peut avoir des effets considérables — et parfois involontaires — sur le bien-être de la population.

Nous disposons désormais d’éléments sérieux nous permettant de conclure que le véritable danger pour la santé publique n’est pas la récession en tant que telle, mais l’adoption de politiques d’austérité pour y faire face. Autant dire que, si l’« expérience grecque » avait été menée selon des critères aussi rigoureux que des tests cliniques, elle aurait été interrompue depuis longtemps par un conseil d’éthique.

Sanjay Basu et David Stuckler

Respectivement docteur en sociologie et professeur de médecine, auteurs de Quand l’austérité tue. Epidémies, dépressions, suicides : l’économie inhumaine (Autrement, Paris, 2014), d’où est tiré cet article.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 11:41
Il y a 72 ans, en ce 9 mai 1943, grande figure de la Résistance nationale féminine, Danielle Casanova, s’est éteinte à Auschwitz-Birkenau. Elle avait contracté le typhus.

Chaque soir elle allait au bloc 26 soigner et soutenir ses camarades, « ses sœurs » comme elle les appelait. Toutes croyaient que c’est elle qui reviendrait, qu’elle raconterait ce que fut l’enfer qu’elles vécurent, ce qu’était la barbarie nazie. Mais non, elle est partie, pas la première, tant d’autres étaient déjà parties avant elle, pas la dernière non plus... Mais elle, Danielle, n’a jamais cessé de les consoler, les réconforter, les soutenir, leur donner la force… La force de vivre, de survivre. Certaines d’entre elles ont survécu, et ce sont elles qui ont témoigné, qui ont raconté au monde entier ce que fut l’horreur des camps.

« Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n’avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune » c’est la toute dernière phrase qu’elle a écrite à sa mère le 23 janvier 1943, veille de son départ pour Auschwitz-Birkenau.

Danielle Casanova faisait partie du convoi du 24 janvier 1943 qui quittait Compiègne pour Auschwitz. Elles étaient 230 femmes. 49 seulement devaient revenir, « plus mortes que vives », témoigna Charlotte Delbo.

Elle a consacré toute sa vie à son engagement politique, à la lutte contre les inégalités, l’injustice, le fascisme et le nazisme.

Fille d'instituteurs, lycéenne à Ajaccio, puis poursuivant ses études à la faculté dentaire à Paris, elle adhère aux Jeunesses Communistes en 1928 puis au PCF depuis 1930. Elle crée l'Union des Jeunes Filles de France après 1936 et milite dans ce cadre pour le soutien humanitaire aux républicains espagnols. Son mari, Laurent Casanova, devient le secrétaire de Maurice Thorez. A partir de juillet 1941, elle participe à l'engagement des Jeunesses Communistes, entrées dans la clandestinité du fait des persécutions d'abord de la République finissante, puis du régime de Vichy, dans la lutte armée. Elle est arrêtée le 15 février 1942 alors qu'elle ravitaillait le philosophe communiste et résistant George Politzer, et sa femme.

Dimanche à 18 heures, à Ajaccio, un hommage lui sera rendu boulevard Danielle Casanova devant la plaque dédiée à sa mémoire sur la façade de la maison où elle vécut.

A travers elle hommage sera aussi rendu à toutes les Résistantes, connues et inconnues, qui ont fait le sacrifice de leur vie contre le fascisme pour la liberté de la Patrie, pour la démocratie. Et parmi elles, Maria De Peretti morte à Ravensbrück le 15 mars 1945. Que leur mémoire reste vivante afin que les jeunes générations restent fidèles à ces idéaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, face aux résurgences des idéologies fascistes et nazies et de la xénophobie, il est important que nul n’oublie la barbarie engendrée par ces mêmes idéologies dont Danielle Casanova et Maria De PerettiI furent les victimes.
C'était la guerre la plus meurtrière de tous les temps.

Le Comité de la Corse-du-Sud de l’Association Nationale Des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (A.N.A.C.R 2A), présidé par Jacqueline Wroblewski-Arrii, appelle les Ajacciens, toutes générations confondues, à participer à cette commémoration et à rendre hommage aux héros et martyrs de la Résistance afin de ne pas les oublier.
---

Une cérémonie aura lieu aussi le samedi 9 Mai à 10 heures à Vistale Piana

*

Danielle Casanova et Maria de Peretti

Danielle Casanova et Maria de Peretti

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:32

Section de Morlaix

2 petite rue de Callac

29600 Morlaix

le 8 mai 2015

Communiqué: le code du travail, la cible conjointe de l'UMP et du gouvernement PS

Hier, au Sénat, une nouvelle étape a été franchie contre les garanties collectives du monde du travail. En effet, aux alentours de minuit, la majorité a adopté un amendement de l’UMP visant à mettre en place une commission chargée de proposer dans un délai d’un an « un nouveau Code du travail simplifié » dont les principaux objectifs seront d’ « accroître les possibilités de dérogation aux dispositions du Code du travail par un accord collectif », de « simplifier les règles applicables à l’exécution et à la rupture du contrat de travail ».

L’objet de cet amendement précise, sans gêne aucune de la part des auteurs, que cette commission sera notamment composée de « chefs d’entreprises » !

Appelé à se prononcer sur cet amendement, Emmanuel MACRON, après l’expression de la rapporteure UMP, a indiqué brièvement, lui d’habitude si prolixe, « même avis » !

Ainsi, le Gouvernement est clairement sur la même ligne que la droite : nettoyer le Code du travail pour détruire au maximum les défenses législatives des salariés face au patronat et à l’actionnariat.

La section du Parti communiste de Morlaix considère qu'un processus dangereux pour le monde du travail s’est ainsi enclenché en catimini au Sénat. Elle agira, à son niveau, avec toutes les forces sociales disponibles pour empêcher la mise en application de ces dispositions sociales régressives.

Partager cet article
Repost0
9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 06:49

Communiqué de la Coordination Front de Gauche du Finistère

Finistère : Préserver et renforcer la prévention sociale des jeunes en difficultés

Action sociale ou anti-sociale ?

Action sociale ou casse sociale ?

Au moment où le gouvernement socialiste discoure sur l'importance de lutter contre la délinquance, de mettre l'accent sur l'éducation et la formation des jeunes, le Conseil Départemental du Finistère récemment élu décide de supprimer 146.000 euros de financements à trois centres de formation du département (EMS Don Bosco, CAFP Sauvegarde, CFAM Avel Mor). La répartition de cette coupe budgétaire n'est pas connue à l'heure actuelle.

Ces centres de formation accueillent des jeunes adolescents en danger, décrocheurs du système scolaire qui dépendent de la protection de l'enfance dans le cadre d'une prise en charge de jour encadrés par des professionnels qualifiés.

Le Conseil Départemental veut transférer le financement de ces établissements qui sont de sa compétence vers l'éducation nationale.

La prévention spécialisée est également attaquée avec la suppression de plusieurs centaines de milliers d'euros de financements publics. Des suppressions de postes sont déjà envisagées. Les associations Massé-Trévidy, Don Bosco et la Sauvegarde sont directement touchées . Cette coupe budgétaire se poursuivra ces prochaines années. Les CPOM (Contrats Pluri-Annuels d'Objectifs et de Moyens) signés dernièrement, sont déjà dénoncés par les financeurs publics.

Le 7 avril 2015, les personnels ont manifesté devant le conseil départemental pour signifier leur colère et leur volonté de poursuivre leurs missions. Une délégation a été reçue par la nouvelle présidente du Conseil Départemental qui est restée sur ses positions.

Le Front de Gauche du Finistère soutient les personnels de l'éducation spécialisée, demande des comptes aux élus socialistes. Nous refusons les politiques d'austérité pire que celles de la droite ultra-libérale et la casse du secteur social par les gouvernants actuels de l'Etat aux départements.

Une voie alternative existe pour améliorer et optimiser les moyens de l'éducation spécialisée et ce sans fermer des structures, supprimer des emplois, licencier des personnels.

Pour cela il faut travailler avec les associations, les représentants du personnel, les citoyens pour rechercher des solutions justes et équilibrées.

Sans consensus, le rapport de force, la mobilisation, la grève, le blocage des structures dans le rassemblement et l'unité seront les seules voies possibles.

Nous appelons tous les citoyens à soutenir les personnels pour préserver la prévention, l'éducation, l'encadrement, l'aide et la formation des jeunes en grandes difficultés.

Front de Gauche du Finistère, Jeudi 7 mai 2015

EMS: espace de médiation scolaire
CAFP: centre d'adaptation et de formation professionnelle
CFAM: centre de formation Avel Mor
CPOM: contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens.( budget accordé pour une période d'environ 5 ans)

Ci-dessous le lien vers une pétition de soutien au Service de Prévention de Brest - Don Bosco - victime des coupes d'austérité décidées par le Conseil Général

Pour le maintien des postes, soutenons leur lutte, signons et faisons connaître cette pétition.

Pour info, à Don Bosco, quelques 900 salarié-e-s, il y a un CPOM (Contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens) avec le Conseil Général du Finistère.

Le CG, profitant de la mise en place de la "Métropole" 'qui prendrait la gestion de la prévention) , vient de décider d'enlever, en rupture unilatérale de ce contrat, quelques 350 000 euros, ce qui équivaut à 6 ou 7 postes voire plus, qui seraient pris sur les 17 du service de prévention de Don Bosco.

Le Directeur Général de Don Bosco se présente aux Départementales sur une liste PS avec Marc Labbey tête de liste. Ceci expliquant sans doute cela, ce DG, contrairement à d'autres assos touchées aussi par l'austérité comme (la Sauvegarde...) ne conteste pas la coupe dans son budget.

Les salariés sont donc en lutte pour le maintien de tous les emplois.

Cela illustre à quelques semaines des Départementales la politique d'austérité du Gouvernement et de tous ses soutiens locaux au CG ou dans les municipalités.

https://www.change.org/p/conseil-g%C3%A9n%C3%A9ral-du-finist%C3%A8re-gouvernement-maintenir-le-financement-de-la-pr%C3%A9vention-sp%C3%A9cialis%C3%A9e-de-brest

Le Conseil Général supprime les moyens et les postes des associations engagées dans l'action sociale et la prévention jeunesse: réagissons!
Partager cet article
Repost0
8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 12:45

Les communiqués de presse

L’UMP et Emmanuel Macron favorables ensemble à la « simplification » du Code du travail

Loi Macron

Par le groupe CRC / 7 mai 2015

Le 7 mai aux alentours de minuit, la majorité a adopté un amendement de l’UMP visant à mettre en place une commission chargée de proposer dans un délai d’un an « un nouveau Code du travail simplifié » dont les principaux objectifs seront d’ « accroître les possibilités de dérogation aux dispositions du Code du travail par un accord collectif », de « simplifier les règles applicables à l’exécution et à la rupture du contrat de travail ».

L’objet de cet amendement précise, sans gêne aucune de la part des auteurs, que cette commission soit notamment composée de « chefs d’entreprises » !

Appelé à se prononcer sur cet amendement n° 758 rectifié, Emmanuel MACRON, après l’expression de Mme DEROCHE, rapporteure UMP, a indiqué brièvement, lui d’habitude si prolixe, « même avis » !

Aussi le Gouvernement se retrouve-t-il sur le même objectif que la droite sénatoriale : nettoyer le Code du travail pour détruire au maximum les défenses législatives des salariés face au patronat et à l’actionnariat.

Un processus dangereux pour le monde du travail s’est ainsi enclenché en catimini au Sénat.

Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen, qui ont voté contre cet amendement, alertent les organisations syndicales, les salariés, contre ce véritable recul decivilisation qui s’organise ainsi.

L'UMP et Emmanuel Macron favorables ensemble à la &quot;simplification&quot; du Code du travail: communiqué du groupe communiste, républicain et Front de Gauche au Sénat
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011