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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 15:27

Jean-Marc Ayrault, dans la présentation orale du "Pacte d'Avenir pour la Bretagne", bien léger sinon dans les annonces nouvelles susceptibles de relancer l'économie de la Bretagne, sans même consulter le PDG d'Ifremer, nouvellement nommé en septembre 2013, ni le CA de cet établissement public de droit privé, ni évidemment les salariés du siège, annonçait à Brest le déménagement des services administratifs et du siège social de l'établissement public, basé jusqu'ici à Issy-les-Molineaux.

Le 18 décembre 2014, Manuel Valls, en visite à Brest, confirmait le parachèvement du "Campus de la Mer" à Brest, titre ronflant pour une coquille vide, car les emplois scientifiques centrés sur la recherche marine, quoique bien présents à Brest et dans la région, sont loin d'être unifiés.

Pourtant, dès 2013, la CGT et la CFDT engageaient une bataille contre la délocalisation du centre administratif, représentant 80 salariés et emplois à Brest, où les activités d'Ifremer concernent plus de 600 salariés déjà, sur 1300 dans le groupe, déjà largement décentralisé, avec des antennes à Toulon, Nantes, et dans le Nord de la France. La moitié des personnels des autres centres a signé une pétition contre la délocalisation du siège.

Les personnels hautement qualifiés du siège ne veulent certainement pas dans leur majorité venir sur Brest. Ils ont leurs conjoints travaillant en région parisienne, leurs enfants scolarisés, leurs logements, leurs amis. Ils risquent alors de convoler vers d'autres cieux - leurs qualifications le permettent - et de dégarnir l'institut de recherche publique.

François Cuillandre réclame depuis plus de 20 ans la décentralisation de l'Ifremer à Brest, d'abord contre l'avis de la CGT, maintenant à l'encontre de la volonté de la grande majorité des salariés concernés et des deux syndicats concernés - CGT et CFDT- mais Ifremer n'est pas Ifremer de Bretagne.

L'institut rayonne sur l’ensemble du territoire, en Méditerranée, en Manche, en Atlantique. Il est donc norme de choisir pour son siège une ville centrale. Pas forcément Paris d'ailleurs. Même si une grande partie des activités du siège est en lien avec les ministères et les organismes européens.

Et heureusement qu'il existe des contre pouvoirs au fait du prince, et à la distribution de hochets aux vassaux.

Hier le Conseil d'Etat a annulé la décision de transfert du siège social vers Brest, donnant raison aux syndicats de salariés sur la forme, puisque cet établissement public de droit privé ne peut être délocalisé sans décision du Conseil d'administration, ce qu'avait d'ailleurs énoncé l'avis du rapporteur public.

Sans s'inspirer du moindre jacobinisme centralisateur et tout en étant attaché au développement économique et scientifique de la Bretagne et du Finistère, on peut s'en féliciter pour la cohérence et l'efficacité des activités de l'Ifremer, et les conditions de travail des salariés, déjà bien dégradés avec la politique de restriction des moyens qui touche la recherche publique en général, et l'Ifremer en particulier.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Un article de Sylvestre Huet, journaliste scientifique, sur son blog sur l'Ifremer
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2015/09/fermetures-de-sites-%C3%A0-lifremer.html

Ifremer à Brest, le conseil d'Etat annule: les salariés ont été entendus mais le combat continue!
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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 15:17
Roger Héré (PCF-FDG) au centre, avec Dominique Guizien (EELV) à sa gauche, en conseil municipal à Plouigneau (début 2015)

Roger Héré (PCF-FDG) au centre, avec Dominique Guizien (EELV) à sa gauche, en conseil municipal à Plouigneau (début 2015)

Déclaration de Roger Héré, conseiller municipal PCF-Front de Gauche

La motion présentée par le bureau de l’AMF a pour objet dénoncer la baisse drastique des dotations qui met en péril la situation des collectivités locales dans leur ensemble : 11 milliards progressivement jusqu’en 2017 et une baisse cumulée de 28 milliards en 2017, selon les chiffres de l’AMF.

D’ores et déjà de nombreuses communes, et d’autres collectivités souffrent beaucoup, dans leur fonctionnement et prennent des décisions dangereuses (suppressions d’emplois publics, réduction ou suppressions de subventions,...) et beaucoup remettent en cause des programmes d’investissement qui étaient prévus.

Les réductions de dotation des années qui vont suivre vont évidemment aggraver cette situation, et de situations tendues on passera à des situations critiques, voire catastrophiques, non seulement pour le fonctionnement des collectivités, mais aussi pour l’investissement public, qui joue pourtant un rôle central dans l’économie, particulièrement en ces temps de crise.

C’est le résultat d’une politique gouvernementale qui a choisi de favoriser le MEDEF au détriment de l’intérêt général. Ce dernier a ainsi déjà bénéficié en espèces sonnantes et trébuchantes une partie du pactole au titre du CICE (40 milliards au total) censé favoriser la reprise de l’activité économique et l’emploi.

S’agissant de la reprise, ou de l’emploi, cela n’a pour l’instant produit aucun effet, et à l’avenir il n’y en aura pas davantage. En effet MEDEF a exigé et obtenu qu’aucune contrepartie ne lui soit demandée, et il n’a manifestement pas l’intention d’embaucher.

Certes le patronat en réclame encore davantage, et la droite pour sa part souhaitait que l’on aille encore plus loin, puisqu’elle parlait de quelques 150 milliards.

Mais il faut dire haut et fort que cette politique n’est pas bonne, outre qu’elle est injuste, car elle fait peser sur les citoyens, et en particulier les plus modestes, le poids de la politique libérale qui est menée par le gouvernement Valls/Macron qui est en place.

Dans cette situation, l’état accentue encore ses plans de suppressions d’emplois qui mettent en grave danger la situation des services de l’état et celle des personnels : éducation nationale en tête et finances publiques par exemple, administration où j’exerçais et qui est aujourd’hui véritablement en décrépitude : la fermeture de la perception de Plouigneau en est l'une des illustrations. Mais aussi dans la fonction publique territoriale et dans la fonction publique hospitalière où les moyens sont largement insuffisants par rapport aux besoins, tant pour les conditions d’exercice par les personnels eux-même que les besoins du service public. D’ailleurs les agents hospitaliers étaient en action aujourd’hui même à Morlaix même pour ces motifs.

Et que dire des salaires et des pensions qui restent en rade depuis de nombreuses années dans la fonction publique, ce qui en plus d’être très dommageable pour les salariés eux-mêmes et leur pouvoir d’achat, a des incidences négatives sur l’économie elle-même.

C'est ce qui m'amène, sous ces remarques et réserves, à voter, malgré ses insuffisances et certains contenus, la motion de l’AMF qui est présentée aujourd'hui à ce conseil.

Il faut en effet alerter de toute urgence sur les conséquences des politiques menées, et sur la nécessité de mettre en oeuvre dès maintenant dans notre pays des politiques qui tournent le dos aux logiques libérales.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 05:31
Fête de l'Humanité 2015: discours de clôture de Pierre Laurent

Fête de l'Humanité 2015 - Meeting de Pierre Laurent

Pour nous, l'écologie ce n'est pas réservée aux beaux quartiers.

Alors à 3 mois de la COP 21 qui se tiendra ici même, nous ne les laisserons pas faire !

Cette fête qui est unique. Unique par son ampleur, par la qualité culturelle, par la richesse humaine, par les gens qu'on y croise, par l’exigence de ses débats, la pluralité de ses invités.

Ici on parle politique…bien sûr… au sens profond du terme, dans une immense agora citoyenne à ciel ouvert.

Ici on se moque des petites phrases, des querelles de clans. Ici on construit du neuf, on parle culture, musique, art, sport, littérature, théâtre. On parle d’égalité, de fraternité, de liberté, de justice sociale. Ici on construit l’espoir sans jamais se décourager.

Ici on parle paix et internationalisme.

Le 6 et le 9 août derniers, j'ai conduit au Japon une délégation du 70e anniversaire d'Hiroshima et de Nagasaki. C'est chaque année le rendez vous des forces pacifistes du monde entier pour rappeler l'actualité du combat pour la Paix et le désarmement nucléaire.

Je voudrais ici vous transmettre l’émotion qui fut la mienne quand à 8h15, heure de l’explosion de la bombe sur Hiroshima, le silence s’est emparé du Parc de la Paix où nous nous trouvions réunis. Un silence qui n’a jamais fait autant de bruit, un silence fracassant, assourdissant, qui ne cessait de résonner au son du « Plus jamais ça » !

Ce jour là, 140 000 femmes, enfants et hommes ont été sacrifiés en un instant . La guerre est la négation de l'humanité.

Je sais que l’époque est au bellicisme, que de nombreux « observateurs mal-éclairés » mesurent la grandeur de la France au nombre de ses interventions militaires extérieures.

On parle de François Hollande comme d’un chef de guerre. Les va-t-en guerre louent sa politique étrangère « interventionniste » quand celle-ci rabaisse la France. La France ne doit plus etre le gendarme de l’Afrique.

Nicolas Sarkozy propose lui, d'inventer un nouveau concept pour trier les réfugiés.

Il n'a pas honte, lui qui a mis le feu à la poudrière en livrant la Libye au chaos et aux réseaux djihadistes.

Monsieur Sarkozy, taisez vous ! Vous avez fait assez de mal comme ça à la paix du monde.

La grandeur de la France ne se mesure pas aux nombres de ses champs de bataille !

La France est grande quand sa voix porte un message de paix universelle, et quand, en toutes circonstances, elle engage ses forces pour faire prévaloir la raison, la solution politique, la démocratie, sur l’absurdité de la guerre.

Que la France serait belle si, s’inspirant du pacifisme de ses grands hommes, d’Hugo à Jaurès, de Romain Rolland à Henri Barbusse, elle faisait taire les armes pour laisser parler la diplomatie.

Qu'attendez-vous Monsieur Hollande, pour reconnaître au nom de la France la Palestine dans ses frontières de 1967 et peser ainsi de tout notre poids pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens ?

Notre Parlement a voté cette reconnaissance il y a maintenant dix mois. Qu'attendez vous pour déposer devant le Conseil de sécurité une résolution pour reprendre le processus de paix, comme s'y était engagé le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius ?

Qu'attendez vous, Monsieur Hollande, pour prononcer ces mots simples : le temps est venu de débarrasser la planète entière de toutes les armes nucléaires.

Allez à l'Assemblée générale de l'ONU dans quelques jours et osez prononcer ces mots. Vous verrez l'immense prestige qui sera celui ce la France !

Être un dirigeant politique à la hauteur du XXIe siècle c'est prôner la fin des armes nucléaires !

Et que d'argent alors économisé soit utilisé pour lutter contre la guerre, les inégalités, la pauvreté, les grandes pandémies, le réchauffement climatique.

La guerre, c’est le chaos, la mort, la faim et l’exil. La guerre c’est le moyen d’imposer par la force des intérêts contraires à ceux des peuples. La guerre c’est ce qui permet au capitalisme d'organiser le pillage des matières premières.

La Paix c’est une autre vision du monde. C'est une nouvelle sécurité collective internationale. La paix c'est l’unité des peuples, c’est la sécurité humaine par le développement, la coopération et la solidarité.

J'entends déjà nos opposants. Votre pacifisme n'est rien que de l'angélisme face à la menace terroriste.

J'affirme le contraire. C'est en répandant la haine dans les cœurs, en construisant des murs et des barbelés entre les être humains, qu'on nourrit le terrorisme barbare.

Nous partons d’un constat implacable, celui de l’échec éclatant de la stratégie de « guerre contre le terrorisme » lancée par les États-Unis après le 11 septembre. Depuis 2001, les foyers djihadistes ont été multipliés par 13. Les attentats ont continué, et DAESH a étendu son emprise sur toute une partie du Moyen-Orient profitant de la guerre, du chaos des trafics d'armes, de la déstabilisation de pays entiers comme l'Irak et la Syrie.

Notre pays n’a malheureusement pas été épargné. Et ce qui devrait nous faire réfléchir c'est que tous les jeunes Français – car oui, c'était des jeunes de notre société - qui ont servi de bras armés à ces actes terroristes ont séjourné sur ces terrains de guerre.

Je crois que chacun d’entre nous, ici à la fête de l'Humanité, se souviendra toute sa vie de là où il était à l’instant où il a appris la tuerie de Charlie Hebdo, de cette immense peine qui nous a submergés, de ses larmes que nous avons contenues avec douleur, de l’effroi que nous avons ressenti quelques jours plus tard à l’annonce de la prise d’otages de l’Hyper-Casher. Charb, Wolinski, Tignous, Honoré, …tous ces compagnons de la fête de l’Humanité, leurs rires et leur malice nous ont cruellement manqué ce week-end. Et nous pensons très fort à eux.

Dans ces moments terribles, le peuple de France a délivré la plus belle des réponses face au terrorisme, celle de notre amour inconditionnel pour la Liberté.

Dans ces mobilisations citoyennes exceptionnelles, ce sont aussi réveillé les fractures de notre société. Nous avons senti alors combien la devise républicaine de la France n'avait de sens qu'une et indivisible : Liberté, Égalité, Fraternité.

Et que la réponse au terrorisme n'avait de force qu'en œuvrant pour que la République fasse vivre partout et pour tous ces droits fondamentaux sur l’ensemble de notre territoire en n'oubliant personne.

Le terrorisme se nourrit du désespoir, de l'ignorance et des horizons obscurcis,. Opposons-lui la force de l’égalité, celle qui dessine un avenir à chacun et donne confiance en un destin collectif.

On ne combat pas le terrorisme en cédant sur la liberté. Le vote de la loi renseignement est une grave erreur. On ne combat par les assaillants de la liberté par la privation de liberté ! Mais par plus de liberté !

On ne combat pas le terrorisme, au contraire on le nourrit, en attisant les flammes de la haine, en parlant « d’ennemi ou de guerre de l’intérieur ». Ceux qui parlent ainsi sont des faiseurs de monstres, des VRP de l’extrémisme, ils nourrissent par leurs propos ce qu’ils prétendent combattre.

On ne combat pas le terrorisme en faisant toujours la guerre, sans jamais préparer la paix.

Une fois encore en Syrie, la France fait fausse route. En envisageant des bombardements aériens en dehors de tout mandat de l’ONU et sans qu’aucune feuille de route politique de sortie de crise ne soit même esquissée, François Hollande a une nouvelle fois oublié Jaurès « on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre ».

En Syrie, plus qu’ailleurs, face au chaos général, il est temps que la France entre en action prioritairement pour que les acteurs du conflit s’assoient à la table des négociations, sous l'égide des Nations-Unies, sans que n’en soient exclus la Russie ou l’Iran.

Pour combattre DAESH, l'hypocrisie doit cesser. La France doit mener le bras de fer avec les États complices, assécher leurs circuits de financement et donner les moyens nécessaires aux acteurs engagés pour défaire l’État islamique. Une aide d’ampleur directe doit être fournie aux forces démocratiques qui combattent DAESH sur le terrain. La France pourrait montrer l’exemple en commençant par renforcer son soutien matériel et politique aux forces démocratiques kurdes et irakiennes.

Mais que fait la France ces derniers jours ? Elle se tait devant le massacre des Kurdes que vient de déclencher le pouvoir turc d'Erdogan. Je lance un appel pour la reconstruction de Kobané et je m'adresse à François Hollande : sortez de votre silence complice !

Je profite de cette tribune pour lancer un salut fraternel à nos camarades kurdes qui combattent courageusement

Solidarité, solidarité, solidarité avec nos frères et nos sœurs Kurdes !

Combattre le terrorisme, ce n'est pas non plus trier parmi les réfugiés qui justement fuient le crime, la barbarie et la misère.

Le voilà le bilan insupportable de cette crise humanitaire.

29 000 femmes, enfants, hommes morts qui ont payé de leur vie leur exil vers l’Europe.

Leurs cadavres pèsent lourd sur les épaules des dirigeants européens.

Pourquoi on-t-il laissé faire ça ! Ne savaient-ils pas nos gouvernants que depuis des mois la Méditerranée était devenu un cimetière dont les vagues charrient chaque jour des corps inanimés.

Ils les ont sciemment abandonnés. Ils n’ont rien fait, trop occupés à bâtir une Europe forteresse, à ériger des murs comme en Hongrie, à fouler au pied les fondements et l’histoire même de la construction européenne. Leur responsabilité est immense.

Il aura fallu la mort d’un enfant, l’image d’une humanité naufragée sur une plage turque, pour que la vague de l’indignation citoyenne oblige nos gouvernants à agir.

Nous avons tous été l’espace d’un instant le père ou la mère de petit Aylan Kurdi.

Il venait de Kobané. Je n'oublierai pas l’indifférence médiatique et politique qui a entouré trop longtemps les appels de détresse que nous lancions au nom des réfugiés au retour de notre délégation en octobre 2014.

Pour les militants et les élus communistes, le devoir d'accueil et le respect du droit d'asile a toujours été une priorité. Nous nous réjouissons du réveil des consciences qui a gagné l’Europe et maintenant la France .

Nous le savions, notre pays s'est levé pour la liberté après les attentats de Charlie. Il avait la force de se lever pour donner à la fraternité humaine le dernier mot.

Vous l'avez compris, moi je crois en la France. Et je ne confonds pas l'état pitoyable du débat politique avec l'état réel des consciences de ce pays. Des forces immenses cherchent, je le sais, le chemin de la fraternité humaine.

Non M.le Maire de Roanne, en France on ne trie pas les réfugiés selon leur religion ! Honte à vous qui avait proposé de faire la différence entre un enfant catholique, juif ou musulman !

Honte à vous Patrick Devedjian, et vos blagues racistes, quand les villes huppées de votre département gardent les portes closes aux réfugiés !

Honte à vous Nadine Morano, qui alors que la photo du petit Aylan soulevait le cœur de millions de Français avait osé vous insurger contre la mise en place de transport pour les réfugiés !

Honte au FN et à tous les médias qui continuent à nous bassiner avec la guéguerre entre le père et la fille, pour nous expliquer que le nouveau Front national est arrivé.

Car entre l’ancien et le nouveau Front national…le moins qu’on puisse dire c’est que pour rejeter les réfugiés, c’est bonnet blanc et blanc bonnet…

Entre Nicolas Bay qui demande à Laurent Fabius de s’inspirer de la Hongrie, Steeve Briois qui se vante que les villes gérées par le FN n’accueillent aucun réfugié et qui les amalgame à des potentiels terroristes, et Marine Le Pen qui propose de les renvoyer dans leur pays d’origine…

Rien n’a changé, ni la haine, ni la violence !

Un Front national qui sent le rance du racisme et l’aigre de la xénophobie.

La France doit maintenant se montrer digne de son devoir de solidarité. 24 000 réfugiés en deux ans, ce n'est pas à la hauteur. L’État doit prendre ses responsabilités aux côtés des centaines de communes, des milliers de citoyens et d'associations volontaires. 1000 euros par réfugiés, c'est 24 millions d'euros en deux ans ! Mais la vente d'un seul rafale c'est 94 millions d'euros, hors taxe !

C'est ce monde là qu'il faut changer.

La France, c'est pour nous celle qui s’incarne dans ces mots de Nelson Mandela :

« Qu'il ne soit jamais dit par les générations futures que l'indifférence, le cynisme et l'égoïsme nous ont empêchés d'être à la hauteur des idéaux humanistes. Que chacune de nos aspirations prouve que Martin Luther King avait raison, quand il disait que l'humanité ne peut plus être tragiquement liée à la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre.»

Je fais une proposition. Le 21 septembre prochain c'est la journée mondiale de la paix. Cette année, faisons de cette journée une mobilisation extraordinaire à travers tout le pays, pour la solidarité et le soutien aux réfugiés et migrants ! Et pour la paix du monde.

Chers amis, ici même dans à peine trois mois, se tiendra la Conférence mondiale sur le climat, un défi majeur pour l'Humanité.

En 2013, les réfugiés climatiques étaient 22 millions. Chaque seconde, une personne déménage dans le monde suite à une intempérie. En 2050, on estime à 200 millions par an les déplacés pour raison écologique.

La fête de l’Humanité a voulu lancer un appel pressant pour la réussite de la COP 21, pour en faire une grande affaire populaire. De cette conférence internationale doivent sortir des décisions véritablement contraignantes et non de bonnes intentions. Cela exige des engagements financiers conséquents pour le développement humain et la réduction des inégalités générées par la mondialisation capitaliste.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre est une nécessité absolue. Il serait criminel de continuer à tergiverser et faire primer les intérêts du capital et la course au profit sur le devenir de la planète.

On n’éteindra pas l’incendie avec des pistolets à eau !

Tous les acteurs doivent prendre leurs responsabilités, au premier rang desquels les grands pays industrialisés qui doivent accepter un accord fondé sur le principe d’équité, de justice et de solidarité internationale.

Les grandes entreprises multinationales doivent enfin être mises au pied du mur. L’impunité c’est fini ! Faire joujou avec l’avenir de l’Humanité pour se remplir les poches c’est fini ! Exploiter les ressources autant que les Hommes, c’est fini !

L’accord de Paris devra imposer des normes juridiques drastiques à ces grands groupes.

L'heure n'est pas à bricoler un pseudo capitalisme vert. La tâche du 21e siècle est de réussir un nouveau modèle de développement.

Notre planète est malade et le seul remède valable c’est plus de justice sociale, plus de justice écologique et plus de paix. Tout le processus de production et d’échange doit être repensé en partant des besoins des populations, et de la protection durable de la planète. Le droit à l’énergie et à une alimentation saine pour tous, l’affirmation de biens communs de l’Humanité tels que l’eau doivent prendre place au rang des principes fondamentaux universels.

Oui, comme le dit dans l’encyclique « Laudato si » le Pape François : «L’environnement humain et l’environnement naturel se dégradent ensemble et nous ne pourrons pas affronter adéquatement la dégradation de l’environnement si nous ne prêtons pas attention aux causes qui sont en rapport avec la dégradation humaine et sociale.»

Il ne faut pas se mentir, nous sommes loin d’un accord contraignant de haut niveau. Comme pour les réfugiés, seule une intervention citoyenne large peut faire bouger les États. Il faut penser et voir grand. Lever une puissante vague citoyenne, faire croître le débat et imposer par la force de la démocratie un autre avenir pour notre planète.

Je vous donne rendez-vous à tous lors de la marche mondiale pour le climat, le 29 novembre prochain pour enfin faire entendre notre slogan : CHANGEONS LE SYSTÈME, PAS LE CLIMAT !

Dans cette marche, nous devrions exiger des engagements concrets de la France pour un nouveau modèle énergétique bas carbone pour un nouveau modèle de développement agricole comme l'ont exigé les paysans cet été, pour un plan national de rénovation thermique de l'habitat et pour la promotion du service public ferroviaire.

J'en parlais hier avec les Cheminots : une nouvelle bataille du rail est en marche car ils veulent tout casser. Ils font des discours sur le climat mais ils veulent liquider le mode de transport le moins polluant de tous. Ne les laissons pas faire. Avec l'éclatement de la SNCF, les bus d'Emmanuel Macron, - qui continuera, lui, à prendre le TGV quand nous nous entassons dans les bus - la casse du fret ferroviaire au profit des camions, les fermetures de lignes proposés par le rapport Duron, la casse de la cohérence nationale avec la réforme territoriale, c'est tout le rail qui est en danger.

Le service public ferroviaire doit devenir une grande cause nationale.

Vous le voyez, mes amis, aucun des grands défis du monde, ni la paix et le développement, ni le réchauffement climatique ne seront relevés en écrasant l'avenir entre les mâchoires de l'austérité et des profits à outrance.

Les marchés, la finance mondialisée jouent avec le feu.

Toute ambition de lutte contre le chômage, de développement des biens communs, des services publics, d'une industrie de pointe et soutenable, toute ambition pour les PME, les projets solidaires, les « commons », est impossible dans le carcan des logiques capitalistes. C'est pourquoi la lutte contre l'austérité et la déréglementation sociale généralisée es la lutte n°1 de la gauche en Europe.

Pour la première fois cette année, un peuple, le peuple grec, un gouvernement, celui d'Alexis Tsipras, un parti, Syriza, ont porté cette lutte jusqu'au conseil européen, jusque dans l'arène de l'Eurogroup.

Ils se sont battus comme des lions, des mois durant, pour faire respecter le choix des Grecs, jusqu'à organiser un référendum où le peuple grec a dit OXI, avec un courage et un calme fabuleux.

Comme dit le poète Yannis Ritsos "Ils ont offert un raki à la mort".

C'est cet élan que l’Allemagne de M. Schaüble a voulu briser la nuit du 13 juillet 2015, en imposant à la Grèce un diktat austéritaire.

Ils ont pu l'imposer parce que nos luttes communes en Europe aux côtés de la Grèce n'étaient pas encore assez puissantes.

Ils l'ont imposée parce que la France n'a pas joué son rôle.

Mais le peuple grec est un grand résistant, et sa lutte contre l'austérité ne s'est pas arrêtée le 13 juillet. Soyez-en convaincus.

Nous allons lutter ensemble, Français, Grecs, Espagnols, Italiens, Portugais, Irlandais, Allemands pour notre droit à la dignité, au développement, à la démocratie, pour faire céder pas à pas toutes les digues qui protègent les forces de l'argent : le traité budgétaire, le traité de Lisbonne et le projet de Grand marché transatlantique, jusqu'à redéfinir les fondements de la coopération des peuples européens.

Notre vision est celle d'une union de peuples et de nations libres, souveraines et associées. Chaque pays doit pouvoir renégocier son contrat avec l'UE. Et cela vaut pour la zone euro. La sortie de l'euro vers laquelle Merkel aimerait conduire les plus pauvres n'est pas la solution. La France peut et doit mener la bataille pour une une zone euro radicalement différente, C'est notre argent. Nous n'allons pas les laisser gérer la caisse en sortant de l'euro.

Peut-on faire gagner la démocratie contre les marchés ? Peut-on imposer le respect des souverainetés populaires ? Je suis sûr que oui, si les peuples s'en mêlent et si nous développons des solidarités dans des proportions inédites.

Il s'agit d'accélérer l'union des forces anti austérité d'Europe. Le combat contre la Troïka et les forces de la finance exige plus que l’élection d’un gouvernement de gauche dans un seul pays. Il exige des mobilisations massives, une lutte des citoyens dans tous les pays, à tous les échelons, dans la durée.

Croyez-vous que la finance et les dirigeants européens dormiront à nouveau sur leurs deux oreilles si les Grecs réélisent Alexis Tsipras, qui en six mois a fait plus bouger l’Europe que tous les sociaux-démocrates en vingt ans ?

Croyez-vous qu’ils se sentent en confiance quand ils voient que Jérémy Corbyn élu hier, au premier tour, à 60 % est en passe de révolutionner la gauche anglaise ? J'ai d'ailleurs décidé d'aller le rencontrer au plus vite.

Croyez-vous qu’ils ne s’inquiètent pas de voir des capitales européennes gouvernées par des forces alternatives, à Barcelone, à Madrid, à Dublin, comme à la tête du Land de Thuringe en Allemagne ?

Ils le savent bien, que nous relevons la tête !

Et plus nous serons unis, plus nous serons solidaires, plus leur inquiétude grandira. Le temps est venu de les tourmenter à nouveau !

Le temps est venu d'amplifier toutes nos batailles contre l'austérité et la déréglementation sociale.

Le gouvernement Hollande, Valls, Macron n'est pas notre gouvernement. Il a endossé l'agenda du MEDEF et sa politique n'inversera jamais la courbe du chômage.

Il faut donc le faire reculer.

Le 19 septembre, l'association des maires de France appelle à une journée d'action contre la réduction des dotations aux collectivités locales. Nous en serons car ce sont toutes les politiques publiques de nos communes et de nos départements qui sont menacées.

Nous avons une autre lutte immédiate de très grande importance. Celle de la libération du travail des impératifs patronaux.

Les annonces présidentielles sur le code du travail sont à prendre très au sérieux. I

Ils parlent de simplification et il faut comprendre liquidation. Ils parlent de sanctuarisation des grands principes mais actent la domination des accords de branche sur la loi.

L’attaque contre le code du travail c’est le nouveau cadeau fait au patronat, c’est la dernière preuve d’amour pour le MEDEF

François Hollande et Pierre Gattaz jugent le code du travail « illisible »…je crois au contraire que c’est parce qu’ils arrivent à le lire très bien qu’ils s’y attaquent !

Regardez les actionnaires de Daimler-Benz chez Smart, eux ils ont très bien compris.

39 heures payées 37, pas une seule embauche et les dividendes en hausse : voilà à quoi ils utiliseront tous les nouveaux pouvoirs qu'ont leur donnera.

Il faut arrêter de prendre les travailleurs pour des idiots ? Ils leur proposent un référendum mais en leur faisant du chantage à l'emploi. Faisons un autre référendum qui est pour 32 heures payées 35, beaucoup d'embauches et moins d'agent pour les actionnaires.

Nous ne nous laisserons pas faire ! Nous allons le défendre notre code du travail, dans la rue aux côtés des syndicats le 8 octobre prochain.

Chers amis, chers camarades, comme je vois que vous êtes chauds bouillants sur ce sujet, je veux vous proposer de frapper un grand coup. Ici et maintenant. Tous ensemble ! Nous allons envoyer un petit message à Manuel Valls. Je suis venu avec mon téléphone portable et ma perche à selfie. Je vous propose une chose simple. Faisons ici et maintenant un grand selfie, un selfie collectif pour défendre le code du travail…. pour dire « Pas touche à nos droits ! » Un selfie que je me ferai un plaisir d’envoyer à Manuel Valls et Emmanuel Macron. Comment faire ? Je vous demande de vous lever, de lever les bras comme ça vers le ciel…

Levez les bras, Levez les bras, je vais me retourner pour prendre la photo ….UN DEUX TROIS ! Et voilà ! Nous venons de réaliser le plus grand selfie du monde pour nos droits sociaux !

Bravo vous avez été supers. Merci beaucoup, merci pour votre participation. J’en connais un qui va être surpris.

Et maintenant revenons aux choses sérieuses. Je dois encore vous parler un peu. Reprenons notre calme.

Je veux vous parler des élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

C'est bientôt et c'est très important.

Les pouvoirs des 13 nouvelles régions seront énormes. A qui vont servir ces pouvoirs : au peuple ou à la finance ?

Imaginez – et je vous l'assure le grand chelem de droite et de l’extrême droite est un réel danger – Valérie Pécresse en Ile de France, Christian Estrosi ou Marion Maréchal Le Pen en Paca, Laurent Vauquiez en Rhône Alpes Auvergne, Marine Le Pen dans le Nord Pas de Calais Picardie !

Nous ne voulons à aucun prix de ce scenario catastrophe.

Comment l'évitez ? En lançant dans la bataille sans attendre, de belles listes de la gauche anti austérité et en y mettant toutes nos forces.

Entouré des chefs de file communiste des 13 régions, je vous le demande entrons tous dès demain dans la campagne et bouclons nos listes très vite.

D'ici la fin du mois, nous serons partout en ordre de bataille.

Je renouvelle mon appel à toutes les forces du Front de gauche, arrêtons l'éparpillement. Et à celles d'EELV là où elles sont prêtes à faire liste commune. Faisons peser le respect mutuel sur les prétentions hégémoniques.

Et je vous en conjure, avançons, avançons vite.

Avec mes camarades communistes, nous avons décidé d'engager toutes nos forces, et j'ai choisi pour ma part d'y aller en Ile de France parce que je sais combien cela comptera pour notre peuple, combien cela comptera pour les échéances politiques futures.

Oui je m’engage personnellement car nous devons tous être là face à droite et à l’extrême droite.

Oui je m'engage parce que le peuple de gauche a besoin d'un nouvel espoir, pas de nouvelle défaite en décembre.

Oui je m’engage parce que j'aime profondément l'Ile de France, et nos régions, toutes ces potentialités énormes qu'il faut mettre au service du bien-vivre et de l'égalité.

Oui je m'engage car je suis convaincu qu'avec nos listes, nous pouvons frapper un grand coup et faire une percée électorale.

Cette bataille nous mènera à 2017. Des forces immenses dans notre pays cherchent la voie nouvelle pour éviter le piège dans lequel on veut nous enfermer.

Ou Le Pen, ou Sarkozy, ou en guise d'alternative, le duo Hollande-Valls.

Non la gauche ne peut être éliminée. Il faut la rassembler, l'unir, lui ouvrir une nouvelle voie.

L'heure n'est pas au casting présidentiel. Elle est à l'engagement commun des forces de la gauche anti austérité. Elles doivent construire un chemin commun vers la victoire.

Je veux être utile à ce processus de convergence.

Oui, pour l'heure le casting doit s'effacer devant l'exigence de rassemblement que nous impose la situation, devant la construction commune d'un nouveau projet solidaire pour la France qui nous rassemble tous.

C'est l'engagement que je prends devant vous. Être utile oui, être utile à ce nouveau rassemblement majoritaire de notre peuple.

Chers amis, chers camarades, une fois n’est pas coutume, mais pour conclure ce discours je voudrais vous parler d’amour et de bonheur. Aujourd’hui les seules fois où l’on entend parler d’amour en politique c’est à l’université d’été du MEDEF…!

Alors que c’est ici à la fête de l'Humanité, là où le peuple de gauche se réunit, oui c’est ici qu’il convient de parler d’amour.

Je voudrais vous parler de ce qui nous anime tous au fond de ce qui nous meut,de ce qui nous fait être heureux quand justice est rendue , de la force de la fraternité qui quelque fois nous arrache une larme, de ce sentiment au creux du ventre quand nous gagnons une lutte syndicale, de ce frisson qui nous a saisi quand un soir de mai 2005 nous avons réalisé que Oui …nous l’avions fait !

Je veux vous parler de la force de l’engagement, du sens que nous donnons à nos vies, de pourquoi nous nous battons.

Je suis fier, que nous les communistes, nous conservions au plus profond de nous, une certaine idée du bonheur !

Je suis fier d’être à la tête d’un parti qui soufflera bientôt ces 100 ans…100 années d’une histoire d’amour ininterrompue avec la France ! Un parti qui compte dans ses rangs des dizaines de milliers d’amoureux…D’amoureux de la vie, d’amoureux de la justice, d’amoureux de l’égalité !

D’ailleurs, peut-être ne le saviez-vous mais selon un sondage que j’ai pris très sérieux en tant que Secrétaire national du PCF, les militants communistes et du Front de gauche sont ceux qui déclarent le plus de partenaires amoureux dans leur vie ! Le grand poète turc Nazim Hikmet ne disait-il pas : « je suis communiste, je suis amour des pieds à la tête» ?

Nous les communistes, nous ne sommes pas seulement des utopistes, des rêveurs, des chasseurs d’étoiles… Nous sommes aussi des réalistes ! Nous savons que cette quête du bonheur, cette conviction que demain doit être plus beau qu’hier, cette quête de sens universelle nous la devons aux générations futures.

Le bonheur, qu’est-ce que le bonheur ? C’est partager des choses simples, un bon repas entre amis, un verre de vin avec un camarade, revoir un bon film, voir son enfant grandir, sentir à plein nez un bouquet de roses rouges…

Mais être heureux c’est aussi vivre dans une société où personne n’est laissé sur le bord du chemin, être heureux, c’est penser pour 2, pour 10, pour 1000, Être heureux, c’est voir plus beau, plus grand, plus loin… Être heureux c’est se dire avec le poète « qu'un jour viendra couleur d'orange.»

Nous cherchons toujours le bonheur. Même dans ces temps de tempête, même quand l’espoir vacille, quand les traces de la lutte creusent nos visages, quand nos ennemis se gaussent de nous voir malmenés. Non…nous n’abandonnerons jamais l’idée d’un monde meilleur. Debout nous sommes, debout nous resterons !

Et en conclusion permettez-moi de reprendre ces mots du grand Paul Eluard :

La dose d'injustice et la dose de honte
Sont vraiment trop amères
Il ne faut pas de tout pour faire un monde il faut
Du bonheur et rien d'autre
Pour être heureux il faut simplement y voir clair
Et lutter sans défaut
Nos ennemis sont fous débiles maladroits
Il faut en profiter
N'attendons pas un seul instant levons la tête
Prenons d'assaut la terre
Nous le savons elle est à nous submergeons-la
Nous sommes invincibles

Vive la France, Vive la République, Vive le Parti communiste français, vive nous !

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 05:28
Rétablissement des frontières: non à la logique de la forteresse assiégée, oui à la solidarité

Rétablissement des frontières : « non à la logique de forteresse assiégée, oui à la solidarité » (Olivier Dartigolles, PCF)

Manuel Valls, successivement à l’Assemblée nationale et au 20h de TF1, s’est lancé dans un périlleux numéro d’équilibriste en annonçant quelques maigres moyens pour l’hébergement d’urgence et le possible rétablissement des frontières pour contenir les arrivées de réfugiés sur le territoire national. Cela n'est en rien à la hauteur des enjeux quand tant de personnes sont jetées sur le chemin par la guerre et ses exactions et que l’Europe connait la plus grande crise migratoire depuis la seconde guerre mondiale.

La France est la 6ème puissance mondiale, membre permanente du Conseil de l’ONU. Elle doit faire entendre une voix forte et universelle et ne pas accompagner les égoïsmes et les bâtisseurs de murs, en dur et dans les têtes.

Contre cette logique de forteresse assiégée, il faut dire oui à la solidarité. Le PCF appelle à faire du 21 septembre prochain, journée mondiale de la paix, une journée de mobilisation extraordinaire à travers tout le pays de solidarité et soutien aux réfugiés et migrants.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:39

La Coordination du Front de Gauche du Finistère réunissant les différentes composantes, les collectifs et groupes locaux du FDG a décidé d'organiser une

Assemblée Générale des Militants et Sympathisants du Front de Gauche du Finistère

Le Dimanche 20 septembre 2015 à Berrien, dans la salle Asphodèle.

Cette Assemblée est ouverte à tous les membres des différentes composantes du Front de Gauche et des collectifs locaux, à tous les sympathisants du Front de Gauche en Finistère.


L'organisation de la journée se présentera de la manière suivante:

10H: Accueil et introduction salle Asphodèle

11H- 13H:

4 ateliers

répartis entre l'Asphodèle (salle divisées en 2)

et la mairie (deux salles)

Thèmes retenus:

1) services publics ,

2) Agriculture et agro-alimentaire,

3) culture en Bretagne,

4) le titre du 4éme thème sera « Economies maritimes » au pluriel pour regrouper l’ensemble des problématiques liées à la mer (des problèmes de défense en passant par la pêche…) parlera de la défense (nucléaire militaire à Crozon) et plus généralement à l'économie et l'emploi.

La transition écologique, thème transversal et essentiel, sera traité dans les 4 ateliers.

13H: repas (chacun apporte son pique-nique)


14H: restitution des discussions en atelier salle Asphodèle

16H15 / 17H15: modalités pratiques de la campagne des régionales.

Régionales: Assemblée générale départementale du Front de Gauche Finistère à Berrien le dimanche 20 septembre
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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 19:08

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/

Chers camarades.

La fédération organise, les samedi 3 et dimanche 4 octobre une formation de base ouverte aux néo-adhérents mais aussi à tous les communistes finistériens qui le souhaitent.

Le stage se tiendra à la Section du PCF de Morlaix (2 petite rue de Callac 29600 Morlaix)

Contact et inscription : Fédération Tel. 06 77 55 19 48 ou 06 73 89 36 91 - federation@29.pcf.fr

Programme

Samedi 3 octobre 2015

08h30 : Accueil Café-croissants

09h00 - 11h00 : Communisme et parti communiste : histoire et débats avec Quentin Wald

11h00 - 13h00 : Invitation à mieux connaître Marx avec Jean-Michel Galano

14h00 - 16h00 : Eléments de base de l'économie marxiste, les cycles des crises avec Frédéric Rauch

16h30 - 18h30 : La politique économique et monétaire avec Frédéric Rauch

20h00 - 22h00 : Agroalimentaire en Bretagne comment améliorer les conditions de travail et sortir de la précarité ? avec Michel Le Goff

Dimanche 4 octobre 2015

08h00 : Café-croissants

08h30 - 10h00 : Crise écologique, financière, sociale et les nouveaux modes de développement avec en attente

10h15 - 12h15 : Le 36e congrès la stratégie du PCF

12h15 - 12h30 : Bilan de la formation

Participation par adhérent (prise en charge possible par la section si nécessaire) 35€ + repas au restaurant le samedi soir.

La FD se charge d'héberger les intervenants.

Hébergements le samedi soir à l'Auberge de Jeunesse de Morlaix - 1 voie d'Accès au Port - 29600 St Martin des Champs.

Cordialement.

Daniel RAVASIO

Secrétaire section PCF Morlaix

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:32
Fabien Cohen, Irène Frachon, Manu Blanco, Christiane Caro

Fabien Cohen, Irène Frachon, Manu Blanco, Christiane Caro

Espace Bretagne de la fête de l'Huma Paris: photos du débat sur &quot;le médicament au coeur de la stratégie d'une politique de santé: marchandise ou bien public?&quot;
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Espace Bretagne de la fête de l'Huma Paris: photos du débat sur &quot;le médicament au coeur de la stratégie d'une politique de santé: marchandise ou bien public?&quot;

C'était l'un des quatre débats qui ont pu se tenir pendant le week-end sous la tente de l'espace Bretagne, organisés par les quatre fédérations bretonnes du PCF qui ont voulu travailler ensemble ces moments d'échanges politiques de fond, véritables assemblées citoyennes introduites par des spécialistes, ce qui ne s'était pas produit depuis des décennies.

Vendredi, le contexte de l'élection de Joséphine Pencalet, ouvrière d'usine, conseillère municipale communiste à Douarnenez en 1925 pendant 6 mois alors que les femmes n'avaient pas encore le droit de vote, et a été présenté avec beaucoup de talent par la jeune universitaire et historienne Fanny Bugnon, ce qui a donné l'occasion de voir ce qu'il y avait de toujours actuel et présent dans la culture douarneniste de l'héritage des Penn Sardin et plus généralement dans les combats contre l'exploitation dans les sardineries et les usines de production alimentaire.

Avant que Xavier Compain et les invités du pôle agriculture du PCF et de l'espace Bretagne ne débattent sur le sujet "L'agriculture doit-elle céder aux marchés?" puis que le dimanche, que des militants du Mouvement de la Paix, Roland Nivet, Louis Aminot, Ben Cramer ne pensent la question de la militarisation dans le monde et la France actuelle et des leviers pour construire une politique de paix, le débat organisé par Christiane Caro et l'atelier santé de Bretagne, le quatrième débat sur la politique du médicament (après notamment celui de Plougonven au printemps dernier), fut le plus suivi (70 personnes environ à y assister et y participer) et d'un très grand intérêt.

Irène Frachon, la pneumologue du CHU de Brest qui a permis les poursuites contre Servier dans l'affaire de l'empoisonnement au Médiator, ce coupe-faim dérivé de l'amphétamine produisant des accidents cardio-vasculaires et que Servier a continué à vendre et exploiter tout en sachant très bien qu'il produisait des morts, a été très claire sur le pouvoir corrupteur de l'industrie pharmaceutique et des intérêts financiers qui prennent le pas sur les logiques de santé publique et qui noyautent l'Etat et les institutions censés devoir contrôler la validité des médicaments. Le mot de nationalisation d'une partie de l'industrie pharmaceutique ne lui fait pas peur, et elle considère qu'une partie des industriels ont carrément des pratiques criminelles et mafieuses. Le témoignage de cette femme courageuse et de caractère trempé a été particulièrement riche, éclairant et applaudi.

Manu Blanco, le secrétaire de la fédération CGT de l'industrie pharmaceutique a dénoncé les logiques de rentabilité maximale pour l'actionnaire au détriment de la recherche, de la production, de la prise en charge de certaines pathologies, de l'emploi, qui sévissent dans les industries pharmaceutiques, financées par la sécurité sociale, le CICE, et qui mènent des politiques.

Fabien Cohen, médecin, animateur du pôle Santé du PCF et du Front de Gauche, a décliné les propositions du parti communiste et du Front de Gauche pour assainir le rapport au médicament et en faire véritablement un bien public.

Ensuite de nombreux salariés de SANOFI, usagers sont intervenus, ainsi que René Tourriguine, morbihanais de l'association de solidarité avec la Grèce et un militant de Syrisa qui nous a présenté la situation sanitaire désastreuse en Grèce produite par l'hyper-austérité et la casse des services publics.

Espace Bretagne de la fête de l'Huma Paris: photos du débat sur &quot;le médicament au coeur de la stratégie d'une politique de santé: marchandise ou bien public?&quot;
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 05:35

Poursuivant une campagne sur la baisse du « coût du travail » - sous entendu la baisse des salaires et des prestations sociales - qui serait un obstacle à la compétitivité de nos entreprises, on assiste depuis plusieurs semaines, à une nouvelle surenchère. C'est maintenant haro sur le code du travail orchestré par la publication de différents livres et rapports (Badinter- Lyon-Caen, Institut Montaigne, fondation Terra Nova et aujourd'hui le rapport de Jean-Denis Combrexelle). Tous dénoncent avec vigueur un code du travail, trop épais, trop complexe, qui limiterait le nécessaire dialogue social, et constituerait un obstacle à la reprise de l'emploi. Il faudrait dès lors permettre aux accords collectifs de déroger à la loi quitte à revenir sur tous les acquis obtenus par les travailleurs et leur inscription dans le code du travail. A force de devancer ses fantasmes ultra libéraux les plus fous, c'est le Medef qui va finir par être mis au chômage technique par ce gouvernement !

Le chômage n'a rien à voir avec l'épaisseur du code du travail. Proférer de telles balivernes ne grandit pas ceux qui se risquent à de tels raisonnements aussi indigents. Pour permettre à chacun de voir son droit au travail reconnu, il est urgent de sortir des politiques d'austérité menées en France comme dans toute l'Europe, de réduire à 32 heures la durée légale du travail et d'accroître les investissements indispensables pour orienter notre économie dans la transition énergétique nécessaire pour lutter contre le réchauffement climatique.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Rapport Combrexelle : « Le chômage n'a rien à voir avec l'épaisseur du code du travail »
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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 20:15
Réunion publique sur TAFTA à Motreff, le mercredi 16 septembre, contre le Grand Marché Transatlantique, animée par Henri Guillou

Une information transmise par Noëlle Péoc'h et le collectif Front de Gauche Centre-Finistère:

A noter sur votre agenda:

mercredi 16 septembre, 18H, réunion publique à Motreff salle polyvalente

animée par Henri guillou d'ATTAC après diffusion d'un film de 30mn sur le TAFTA ( Grand Marché Transatlantique)

Lire ci-dessous le communiqué envoyé par José Le Guélaff maire de Motreff aux élus des autres communes de son secteur et à la presse:

Chers collègues,

Depuis juillet 2013, ont démarré dans le plus grand secret des négociations entre les Etats-Unis et l’Union Européenne en vue d’un accord sur le commerce et l’investissement.

Ce projet est connu sous le nom de TAFTA ou TTIP, ou encore grand marché transatlantique.

Signé entre les deux plus grandes puissances commerciales, ces dispositions s’imposeraient à chacun d’entre nous et auraient des répercussions sur toute la planète et tous les citoyens du monde.

Le 26/09/14, a été finalisé un accord de libre-échange entre le Canada et l’Union Européenne, connu sous le nom de CETA. Cet accord devrait être ratifié fin 2015-début 2016. Enfin, des négociations concernant les services (TISA), et plus particulièrement les services publics, se poursuivent dans la plus grande opacité entre l’Union Européenne et une vingtaine d’autres pays.

Ces accords de libre-échange poursuivent plusieurs objectifs :

-Eliminer les droits de douane afin notamment de favoriser le développement d’une agriculture industrielle au détriment d’une agriculture paysanne et biologique

-Harmoniser vers le bas les normes environnementales, sociales, sanitaires et phytosanitaires

-Donner aux investisseurs, par un mécanisme de règlement des différents, le pouvoir de casser tout obstacle réglementaire ou législatif au libre-échange par la mise en place de tribunaux internationaux privés

-Permettre aux multinationales d’interférer dans la législation et la réglementation des pays par la mise en place d’un forum de coopération réglementaire

-affaiblir les services publics, voire les privatiser.

Si nous les rejetons pas, ces traités auront des conséquences directes sur notre quotidien, notre alimentation, nos droits sociaux, l’accès aux soins, notre agriculture, sur notre pouvoir de décider, etc…

Pour vous informer, pour en discuter, pour en débattre, une réunion publique est organisée le 16 septembre à 18h00 à la salle polyvalente de Motreff.

Venez nombreux

Le Maire,

José LE GUELAFF

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 19:41

Oui à l'asile et à la solidarité, non à la politique des faux semblants

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter.

Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe.

La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui dément clairement cette auto-célébration morale d'un lyrisme douteux quand on la rapproche du cynisme et de la brutalité des politiques effectives vis à vis des migrants.

En effet, la politique d'immigration et d'asile de Hollande et de Manuel Valls ne diffère pas significativement de celle de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux : même politique du chiffre pour les reconduites à la frontière, même médiatisation martiale des bons chiffres ou de la destruction violente des camps de sans-papiers ou de Roms, même acceptation que les familles d'étrangers en situation irrégulière puissent dormir dans la rue, mêmes restrictions à la naturalisation (accès à la nationalité par ancienneté de séjour et décret divisé par deux depuis 2008) et au droit d'asile (depuis 2012, entre 20 et 25 % des demandes d'asile acceptées seulement).

La France, sixième puissance mondiale, est l'un des pays qui accueille le moins de demandeurs d'asile... et qui milite le plus bruyamment pour une Europe forteresse, une politique européenne de répression et de restriction de l'immigration dont l'essentiel du poids repose sur les pays de l'est et du sud de l'Europe, alors que notre continent n'accueille que 9,4 % des migrants au niveau mondial.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme (arrêt Popov du 19 janvier 2012). La détention est régulièrement utilisée y compris contre des demandeurs d'asile qui ne peuvent pas être reconduits dans leur pays d'origine (Syriens, Erythréens, Afghans, Soudanais) mais dont on veut rendre présence et le dénuement moins « visibles ».

Autre engagement de campagne non tenu, celui de reconnaître une citoyenneté de résidence, de mettre fin à la discrimination dont sont victimes les étrangers extra-communautaires vivant régulièrement et travaillant sur le territoire depuis des années, par rapport aux étrangers issus de l'UE qui ont le droit de vote aux élections locales.

Après avoir d'abord refusé lors de Conseils Européens de se donner des obligations semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, déjà présents en Europe de l'est et du sud.

C'est mieux que rien même si on peut avoir des réserves de principe sur la notion de quota pour les demandeurs d'asile.

Mais c'est bien peu par rapport aux efforts d'accueil faits par l'Allemagne et la Suède actuellement, par exemple.

C'est bien peu aussi par rapport à notre capacité, démontrée dans l'histoire à des moments où la France était moins prospère, à intégrer massivement d'autres populations fuyant la guerre ou la persécution : russes blancs, juifs d'Europe de l'est dans les années 30, républicains espagnols (4000 ont été accueilli dans le Finistère entre 1937 et 1939, contre 40 syriens aujourd'hui!), rapatriés d'Afrique du Nord, boat people du Vietnam et du Cambodge (140 000 personnes accueillies dans les années 1970, rien qu'en France : aujourd'hui, il est question d'accueillir 120 000 réfugiés en Europe...)

Il n'y a vraiment pas de quoi se gargariser de notre geste solidarité tardif, qui mêle encore, de manière insidieuse des notions de « tri » entre ceux qui veulent sauver leur peau, distinguant parfois l'intérêt à porter au sort de certains réfugiés suivant leur pays d'origine, privilégiant l'attention aux chrétiens victimes de Daech par rapport aux musulmans victimes de Bachar ou des combats entre le régime et les diverses milices islamistes. Ou encore, comme Emmanuel Macron, en triant les réfugiés sur leurs qualifications ou leur statut social.

En réalité, il faut le dire, la France porte aussi sa part de responsabilité, à travers ses interventions militaires directes, ses ventes d'armes, son soutien à des régimes autoritaires, ses politiques néo-coloniales de domination, dans la déstabilisation de régions musulmanes, arabes et africaines dont viennent une grande partie des réfugiés aujourd'hui.

Mêler aujourd'hui la guerre au devoir d'humanité et à la défense de la civilisation relève d'une confusion dangereuse qui a de lourds précédents.

Aujourd'hui, la réaction populaire, même tardive, est saine et humaine, et elle n'est pas pour rien dans les intentions affichées ces derniers jours par un certain nombre de communes et collectivités qui se déclarent candidates pour accueillir un certain nombre de familles de réfugiés.

Les élus communistes, républicains et Front de Gauche sont parfaitement favorables à l'affirmation et à la mise en œuvre de ce devoir d'accueil et de solidarité face à l'urgence humanitaire que représentent ces migrants fuyant la guerre et l'absence d'avenir en camp de réfugié.

Mais l'engagement de l’État pour l'accès au logement, à la formation, au travail, aux droits, est indispensable pour permettre à ces réfugiés de réussir leur intégration dans la société française.

Au-delà de la prise en compte nécessaire de la situation particulièrement tragique des syriens ou des irakiens fuyant la guerre et ayant tout perdu, c'est toute la politique d'immigration de la France qui doit être revue pour régulariser et sortir de la précarité et de la vulnérabilité des dizaines de milliers de sans-papiers, pour faciliter les déplacements des étrangers non européens, pour reconnaître l'intégralité et le caractère non négociable du droit d'asile, pour revenir sur les lois qui depuis Pasqua, Debré restreignent la naturalisation ou la régularisation, limitent les libertés et droits des migrants.

Il faut affirmer une vraie solidarité au niveau des pays européens en matière de gestion des phénomènes migratoires, qui sont d'abord et avant tout une conséquence des inégalités de développement entretenue par des relations commerciales et politiques de domination et d'exploitation.

Les élus communistes, républicains, et front de gauche du Finistère.

(Association Des Elus Communistes et Républicains 29)

Communiqué de l'association des élus communistes et républicains du Finistère: Oui à l'asile et à la solidarité, non à la politique des faux semblants
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