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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 15:10

Le Parti Communiste du Finistère : Les collèges Kérichen à Brest et François Manac'h à Commana ne doivent pas disparaître.

Le Parti Communiste du Finistère condamne la décision des services de l'Education Nationale et du Conseil Général de se diriger vers la fermeture des collègues de Kérichen à Brest et le collège de Commana. Il se tiendra aux côtés des personnels et des parents d'élèves pour la défense de ces services publics de proximité qui comptent tant dans un quartier, dans un canton.

Les établissements à petits effectifs ne sont pas forcément moins accueillants pour les élèves ni moins efficaces pour la réussite de tous.

Même quand leur nombre d'élèves diminue sur plusieurs années, ils peuvent se relancer avec le temps, surtout en zone urbaine comme à Brest.

A l'inverse, dans le contexte d'austérité qui altère la qualité des services publics de manière dramatique, ce qui prime, ce n'est pas les besoins sociaux mais des considérations de coût et de rentabilité financière qui sont très éloignés des objectifs d'éducation. Aucune création de collège dans le Finistère n'accompagnera évidemment ces fermetures d'établissement. Les "petits" établissements sont régulièrement menacés ( LP de PLOUHINEC- Le collège de BANNALEC et son internat- PLOUNEOUR-MENEZ- Les Iles du PONANT... ) au nom d'une logique purement comptable et financière.

Il s'agit selon l'administration centrale de "redéployer" des postes; la BRETAGNE étant prétendument "surdotée" par rapport à d'autres académies, et le Finistère devant rendre des postes à l'Ille-et-Vilaine, à la démographie scolaire beaucoup plus dynamique.

Il s'agit aussi et surtout de pouvoir supprimer des dépenses de fonctionnement pour le Conseil Général et l’Éducation Nationale, de réduire les besoins en personnels et en moyens matériels.

Par ailleurs, des projets de regroupement en réseau existent dans les tiroirs (4 ou 5 collèges dans l'orbite d'un "gros" lycée ayant à sa tête un "super-proviseur" doté de pouvoirs accrus ( y compris allant jusqu'au recrutement d'une partie du corps professoral). En fait il s'agit d'abord de "récupérer" des postes d'enseignement et de direction.

Le collège de Commana contribue au maintien de l'activité (logements- emplois-transports) dans le centre-Finistère et participe à la lutte contre la désertification du centre-Bretagne, déjà bien touché par la crise, le chômage et la montée de la pauvreté.

Communiqué du PCF 29: les collèges Kérichen à Brest et François Manac'h à Commana ne doivent pas disparaître
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 13:59

Ensemble, reconstruire l'espoir


Nous vivons une véritable crise politique, sociale, culturelle, écologique, qui touche à la fois nos régions, la France, l'Europe, et qui met en cause les équilibres mondiaux des territoires.
Mais nous ne nous résignons pas à ce constat. Une ambition politique beaucoup plus forte s'avère de jour en jour plus nécessaire pour faire face aux défis qui se posent à nous.
Car l'aspiration au changement est grande. Des femmes et des hommes agissent tous les jours
concrètement contre les conséquences d'un système qui les broie et menace la planète. Ils et elles se mobilisent pour sauver le climat, développer l'agriculture paysanne, reprendre leur entreprise en Scop, défendre les droits des salariés, produire de l'énergie renouvelable, développer les services publics, accueillir les migrants...
Pour donner force politique à ces engagements, nous voulons construire un projet commun avec toutes celles et ceux qui veulent promouvoir un nouveau modèle économique, écologique et social, nous voulons co-élaborer et porter collectivement des politiques publiques au service du bien commun contre les logiques de compétitivité, contre les logiques productivistes. A l'occasion des élections régionales de décembre prochain, nous avons une responsabilité: ces femmes et ces hommes, dans les organisations politiques, les collectifs, les associations, les syndicats, sont prêts à unir leurs forces, dans un paysage politique nettement droitisé, et à porter une vision commune de la justice sociale, et environnementale dans les territoires.
Nous voulons contribuer à créer des synergies entre tous les échelons de décision, développer les territoires de manière équilibrée et pour cela donner les moyens aux collectivités de mener à bien leurs projets. Il est temps de stopper le désengagement de l'État et en finir avec les réductions des dotations de fonctionnement, et les logiques d'austérité. Il est temps de dénoncer les Partenariats Publics Privés qui fleurissent dans notre région comme partout en France, dont l'objectif est de pomper les finances publiques au profit d'entreprises privées et d'actionnaires qui s'enrichissent sur notre dos comme c'est le cas pour le projet de centrale à gaz de Landivisiau.
Parce que nous sommes attachés aux services publics, outils essentiels de l'égalité, la région doit se fixer comme objectif leur développement dans tous les bassins de vie, à commencer par l'accès de tous les lycéens à un établissement public proche de leur domicile.
Pour permettre à tous de se déplacer, et répondre aux enjeux écologiques nous voulons privilégier les lignes ferroviaires de proximité plutôt que le tout TGV ou le développement d’aéroport comme celui de NDDL qui ne profitent qu'à une minorité et s'inscrivent dans une logique de compétitivité et de mise en concurrence des régions à l'échelle européenne.
Pour favoriser l'accès à une alimentation saine et équilibrée, il devient urgent de construire la souveraineté alimentaire de chaque pays, chaque région, et d'en finir avec un modèle agricole productiviste et exportateur, en agissant pour garantir aux agriculteurs un revenu digne du rôle qu'ils jouent dans la société.
Nous proposons une véritable nouvelle ambition agricole et écologique pour la Bretagne.
Parce nous pensons que les salarié-e-s peuvent et doivent de plus en plus intervenir dans la gestion de leur entreprise, nous proposons de soutenir tous les projets de coopérative, et de conditionner les aides publiques à des contraintes fortes en matière d'égalité salariale, et de respect strict de critères sociaux et environnementaux.
L'unité des forces politiques de gauche et écologistes qui s'opposent à la politique du gouvernement est une véritable obligation vis-à-vis de toutes celles et ceux qui, en Bretagne, désespèrent d'une économie qui les brise, et de politiques qui les trompent ou les ignorent.

Xavier Compain Sylvie Larue

Régionales: tribune de Xavier Compain et Sylvie Larue
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 07:09

Ouest-France
+7,
8 %

Morlaix - 16 Septembre 2015


À la fin juin 2015, plus de 5 600 demandeurs d'emploi de catégorie A étaient recensés sur le pays de Morlaix soit une augmentation de 7,8 %, plus forte que sur le département (+5,1 %) et que sur la région Bretagne (+4,8 %). Toutes les catégories sont en hausse, particulièrement les plus de 50 ans avec un nombre qui croit de 12 %.


Source : CCI de Morlaix
http://www.ouest-france.fr/78-3695199

Quand toute une partie du pays trime et galère, ils voient plus loin vers la casse complète du droit du travail!

Quand toute une partie du pays trime et galère, ils voient plus loin vers la casse complète du droit du travail!

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:53

Hôtel des impôts et MSA à Morlaix. Il y a un an, les bâtiments incendiés
http://www.ouest-france.fr/hotel-des-impots-et-msa-morlaix-il-y-un-les-batiments-incendies-3697156

COMMUNIQUÉ

Tocsin à Morlaix


Un an déjà ! Le 19 septembre 2014, l'Hôtel des Impôts et le centre de la MSA étaient incendiés et saccagés. Qu'on ne s'y méprenne pas, ce n'était pas une opération commando, mais une manifestation de routine de plusieurs heures, avec tracteurs, bennes à décharger et pneus à brûler. Depuis un demi-siècle, la Bretagne connaît de telles casses, sans que la Justice ne s'en alarme beaucoup. Quant aux préfets et ministres, ils gesticulent le lendemain, puis ça se perd dans les sables et finalement l'opinion "oublie cet incident". Des élus vont plus loin, ils comprennent les casseurs, leur "énervement". Quant au responsable départemental de la FNSEA, " il leur tire un coup de chapeau » .

Et depuis ce 19 septembre, que s'est-il passé ? Il a fallu six mois pour que quelques prévenus soient entendus par le Procureur de Brest, sans que l'on connaisse la date d'un quelconque procès. Six mois alors qu'il suffit de quelques secondes pour trouver des images et des vidéos de cette casse et de leurs auteurs sur internet. Six mois alors que dès le lendemain, le même procureur avait toute possibilité de s'enquérir auprès de ce responsable agricole zélé de l'identité de ces casseurs et même de lui signifier qu'il était passible d'une condamnation pour apologie de la violence.

Comment de tels faits ne peuvent-ils pas être interprétés comme un laxisme coupable des autorités devant ce type de casse ? La Justice est-elle aussi clémente, aussi faible pour un vol à l'étalage, un excès de vitesse, ou la casse de vitrines lors de manifestations ? Dans ces cas, elle agit, elle juge, elle condamne. Pourquoi ne fait-elle rien de tout cela quand il s'agit de dégradations de bâtiments publics ou privés occasionnés par quelques exploitants agricoles ?

Et qui sème l’impunité, récolte la violence. La casse continue. Des centaines d’actes de vandalismes ont été constatés cet été par les services de police, preuve que leurs auteurs ne craignent pas de sanctions et ne mesurent plus la gravité de leurs actes.

Contre la faillite de l'action des institutions publiques, et de celle de la représentation politique, des citoyennes et citoyens ont décidé de se lever. Chaque mois, pour rappeler à tous cette casse du 19 septembre, ils sonnent le tocsin. Par cette manifestation sonore, ils veulent dire aussi qu'aucune société ne peut durer dans l'injustice que constitue l'impunité pour les auteurs de délits. Enfin, ce tocsin s'adresse à tous les responsables politiques, administratifs, judiciaires, représentant l’État : personne ne leur a donné mandat de se soumettre à un quelconque groupe de pression. Qu'ils se ressaisissent et fassent appliquer les règles du vivre-ensemble et les lois de la République.

Alors rejoignez les, SAMEDI 19 septembre devant la MAIRIE de MORLAIX à 12 h. Munissez-vous d'un sifflet, d'un cor, d'une trompette, de tout instrument de votre choix pour porter haut et fort ce message.

Collectif des Citoyens Indignés

avec le soutien de : Ligue des Droits de l’Homme - Europe Écologie Les Verts - Front de Gauche - Coordination Verte et
Bleue


Album photos : https://www.flickr.com/photos/pyb29/albums/72157647434587667

photo Le Télégramme

photo Le Télégramme

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:49

Communiqué du PCF Finistère, le 18 septembre 2015:

Le conseil d'Etat annule le déplacement à Brest du siège social d'Ifremer décidé sans aucune concertation: les salariés et leurs syndicats ont été entendus!

Jean-Marc Ayrault, dans la présentation orale du fort peu consistant "Pacte d'Avenir pour la Bretagne" sans même consulter le PDG d'Ifremer, nouvellement nommé en septembre 2013, ni le CA de cet établissement public de droit privé, ni évidemment les salariés du siège, annonçait à Brest le déménagement des services administratifs et du siège social de l'établissement public, basé jusqu'ici à Issy-les-Molineaux.

Le 18 décembre 2014, Manuel Valls, en visite à Brest, confirmait le parachèvement du "Campus de la Mer" à Brest, titre ronflant pour une coquille vide, car les emplois scientifiques centrés sur la recherche marine, quoique bien présents à Brest et dans la région, sont loin d'être unifiés.

Pourtant, dès 2013, la CGT et la CFDT engageaient une bataille contre la délocalisation du centre administratif, représentant 80 salariés et emplois à Brest, où les activités d'Ifremer concernent plus de 600 salariés déjà, sur 1300 dans le groupe, déjà largement décentralisé, avec des antennes à Toulon, Nantes, et dans le Nord de la France.

Plus de la moitié des personnels des autres centres a signé une pétition contre la délocalisation du siège.

Les personnels hautement qualifiés du siège ne souhaitent certainement pas dans leur majorité venir sur Brest.

Ils ont leurs conjoints travaillant en région parisienne, leurs enfants scolarisés, leurs logements, leurs amis. Ils risquent alors de convoler vers d'autres cieux - leurs qualifications le permettent - et de dégarnir l'institut de recherche publique.

François Cuillandre réclame depuis plus de 20 ans la décentralisation de l'Ifremer à Brest, d'abord contre l'avis de la CGT, et maintenant à l'encontre de la volonté de la grande majorité des salariés concernés et des deux syndicats unis, la CGT et la CFDT.

Pourtant, Ifremer n'est pas Ifremer de Bretagne.

L'institut rayonne sur l’ensemble du territoire, en Méditerranée, en Manche, en Atlantique. Il est donc normal de choisir pour son siège une ville centrale. Pas forcément Paris d'ailleurs. Même si une grande partie des activités du siège est en lien avec les ministères et les organismes européens.

Et heureusement qu'il existe des contre pouvoirs au fait du prince, et à la distribution de hochets aux vassaux.

Hier le Conseil d'Etat a annulé la décision de transfert du siège social vers Brest, donnant raison aux syndicats de salariés sur la forme, puisque cet établissement public de droit privé ne peut être délocalisé sans décision du Conseil d'administration, ce qu'avait d'ailleurs énoncé l'avis du rapporteur public.

Sans s'inspirer le moins du monde d'un jacobinisme centralisateur et tout en étant attaché au développement économique et scientifique de la Bretagne et du Finistère, on peut s'en féliciter pour la cohérence et l'efficacité des activités de l'Ifremer, et les conditions de travail des salariés, déjà bien dégradés avec la politique de restriction des moyens qui touche la recherche publique en général, et l'Ifremer en particulier.

Ce genre de décisions prises à la hussarde, et pour des raisons de pure communication, créent un climat d'insécurité pour la continuité des activités de service public.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Communiqué du PCF Finistère: le conseil d'Etat annule le déplacement à Brest du siège social d'Ifremer décidé sans aucune concertation: les salariés et leurs syndicats ont été entendus!
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:27
Leïla Shahid à Carhaix le samedi 3 octobre pour une journée organisée par l'AFPS

Association France Palestine Solidarité

groupe local Centre Bretagne

Leïla Chahid à Carhaix le 3 octobre 2015

Le 3 octobre l'AFPS centre Bretagne reçoit Leila Chahid à Carhaix.

14 h 30 au centre Glenmor,débat , animé par Georges Cadiou.

Avec Leila Chahid,

Taoufiq Tahani, président de l'AFPS,

Claude Léostic, présidente de la Plateforme pour la Palestine

Sylvain Cypel, journaliste franco-israélien, ancien correspondant du Monde à New-York,

journaliste à Médiapart et auteur (entre autres) du livre "Les Emmurés."

Pour des questions d’organisation de la soirée repas ( kir, couscous, dessert, café) et Fest Noz : 14 €/pers ( boisson non comprise)

Réservez par mail ou au téléphone

Jean Pierre Jeudy : 06 79 67 28 15.

Nazim Khalfa : 06 83 45 51 83

Leïla Shahid à Carhaix le samedi 3 octobre pour une journée organisée par l'AFPS
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 06:00

Réunion ouverte pour l'accueil des migrants

Mardi 22 septembre 18H, Maison du Peuple à BREST

Comme nous l'avons annoncé lors du rassemblement de mardi soir place de la Liberté, nous invitons toutes les organisations, associations et citoyenne ou citoyens à une réunion pour de premiers échanges. Cette réunion est ouverte à tous ceux qui souhaitent se rencontrer pour échanger et se coordonner dans le but que Brest et sa région accueillent dans les meilleures conditions de droits et de dignité ceux qui, chassés par la guerre l'oppression ou la misère, seraient amenés à se trouver près de chez nous.

Nous vous appelons à donner le plus large écho à cet appel. - Pour la Ligue des droits de l'Homme- Christophe Inizan

Asile! C'est un droit ! Solidarité avec les réfugiés.

Voir compte rendu du rassemblement de solidarité de Quimper le mardi 15 septembre et propositions communistes par la section PCF de Quimper:
http://quimper.pcf.fr/74681

RAPPEL DE LA DECLARATION DE L'ADECR FINISTERE LE 12 SEPTEMBRE:

Oui à l'asile et à la solidarité, non à la politique des faux semblants

Le drame que vivent aujourd’hui les migrants, les réfugiés fuyant la guerre est insoutenable.

Face à cette tragédie, des initiatives se prennent, des citoyens s’organisent, des forces démocratiques, des États et des villes s’engagent, les verrous de l’égoïsme sont en train de sauter.

Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans.

Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en Méditerranée et aux portes de l’Europe.

La première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d’accueil.

Le Président de la République a parlé du droit d'asile comme « partie intégrante de l'âme de la France et de sa chair» dans sa conférence de presse du lundi 7 septembre, mais la réalité des faits aujourd'hui dément clairement cette auto-célébration morale d'un cynisme douteux quand on la confronte à la réalité des pratiques.

En effet, la politique d'immigration et d'asile de Hollande et de Manuel Valls ne diffère pas significativement de celle de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux : même politique du chiffre pour les reconduites à la frontière, même médiatisation martiale des bons chiffres ou de la destruction violente des camps de sans-papiers ou de Roms, même acceptation que les familles d'étrangers en situation irrégulière puissent dormir dans la rue, mêmes restrictions à la naturalisation (accès à la nationalité par ancienneté de séjour et décret divisé par deux depuis 2008) et au droit d'asile (depuis 2012, entre 20 et 25 % des demandes d'asile acceptées seulement).

La France, sixième puissance mondiale, est l'un des pays qui accueille le moins de demandeurs d'asile... et qui milite le fortement pour une Europe forteresse, une politique européenne de répression et de restriction de l'immigration dont l'essentiel du poids repose sur les pays de l'est et du sud de l'Europe, alors que notre continent n'accueille que 9,4 % des migrants au niveau mondial.

La France est aussi le premier pays européen pour l'enfermement des étrangers (45 000 en 2013), alors que François Hollande, candidat à la présidence de la République en 2012, s'était engagé à mettre fin à l'enfermement des enfants étrangers en centre de rétention suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des droits de l'Homme (arrêt Popov du 19 janvier 2012). La détention est régulièrement utilisée y compris contre des demandeurs d'asile qui ne peuvent pas être reconduits dans leur pays d'origine (Syriens, Erythréens, Afghans, Soudanais) mais dont on veut rendre présence et le dénuement moins « visibles ».

Autre engagement de campagne non tenu, celui de reconnaître une citoyenneté de résidence, de mettre fin à la discrimination dont sont victimes les étrangers extra-communautaires vivant régulièrement et travaillant sur le territoire depuis des années, par rapport aux étrangers issus de l'UE qui ont le droit de vote aux élections locales.

Après avoir d'abord refusé lors de Conseils Européens de se donner des obligations semblables en termes d'accueil de demandeurs d'asile fuyant la guerre, la France a finalement accepté d'accueillir 24 000 réfugiés fuyant la guerre, déjà présents en Europe de l'est et du sud.

C'est mieux que rien même si on peut avoir des réserves de principe sur la notion de quota pour les demandeurs d'asile.

Mais c'est bien peu par rapport aux efforts d'accueil faits par l'Allemagne et la Suède actuellement, par exemple.

C'est bien peu aussi par rapport à notre capacité, démontrée dans l'histoire à des moments où la France était moins prospère, à intégrer massivement d'autres populations fuyant la guerre ou la persécution : russes blancs, juifs d'Europe de l'est dans les années 30, républicains espagnols (4000 ont été accueilli dans le Finistère entre 1937 et 1939, contre 40 syriens aujourd'hui!), rapatriés d'Afrique du Nord, boat people du Vietnam et du Cambodge.

Il faut le dire, la France porte aussi sa part de responsabilité, à travers ses interventions militaires directes, ses ventes d'armes, son soutien à des régimes autoritaires, ses politiques néo-coloniales de domination, dans la déstabilisation de régions musulmanes, arabes et africaines dont viennent une grande partie des réfugiés aujourd'hui.

Mêler aujourd'hui la guerre au devoir d'humanité et à la défense de la civilisation relève d'une confusion dangereuse qui a de lourds précédents.

Les élus communistes et républicains sont parfaitement favorables à l'affirmation et à la mise en œuvre de ce devoir d'accueil et de solidarité face à l'urgence humanitaire que représentent ces migrants fuyant la guerre et l'absence d'avenir en camp de réfugié.

Mais l'engagement de l’État pour l'accès au logement, à la formation, au travail, aux droits, est indispensable pour permettre à ces réfugiés de réussir leur intégration dans la société française.

Au-delà de la prise en compte nécessaire de la situation particulièrement tragique des syriens ou des irakiens fuyant la guerre et ayant tout perdu, c'est toute la politique d'immigration de la France qui doit être revue pour régulariser et sortir de la précarité et de la vulnérabilité des dizaines de milliers de sans-papiers, pour faciliter les déplacements des étrangers non européens, pour reconnaître l'intégralité et le caractère non négociable du droit d'asile, pour revenir sur les lois qui depuis Pasqua, Debré restreignent la naturalisation ou la régularisation, limitent les libertés et droits des migrants.

Il faut affirmer une vraie solidarité au niveau des pays européens en matière de gestion des phénomènes migratoires, qui sont d'abord et avant tout une conséquence des inégalités de développement entretenue par des relations commerciales et politiques de domination et d'exploitation.

Les élus communistes, républicains, et front de gauche du Finistère.

(Association Des Elus Communistes et Républicains 29)

Solidarité avec les migrants et les demandeurs d'asile: initiatives à Brest et à Quimper
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 05:28

Voici la réaction de l'Association du Front de Gauche du Pays de Daoulas suite au "jet de l'éponge" pour non-consensus entre les 3 Maires.

Mis en réflexion il y donc un an par nos trois Maires (voir le Bulletin municipal de L'Hôpital- Camfrout) mais dans l'opacité la plus totale, dans le secret de leurs Bureaux, le projet de fusion de nos trois Communes, Daoulas, Logonna-Daoulas, L'Hôpital-Camfrout, serait donc enterré comme il était né : sans aucun faire-part, sans explication, sans réunions des Conseils Municipaux !

La population est "tombée de l'armoire". Pour la deuxième fois depuis les 22 ou 23 Juillet, date à laquelle elle découvrit la lettre annonçant le soit-disant heureux événement" ! Quelle façon méprisante et pleine de suffisance de traiter les administré-e-s !

Les actions de l'Association du Front de Gauche, les 2500 tracts distribués par ses amis-e-s sur le Marché de Daoulas en Août et dans les boîtes aux lettres, les déclarations d'André Le Gac, de M. Grignoux, ancien maire de l'Hôpital-Camfrout et des diverses Oppositions des trois Communes, et puis surtout, surtout la mise sur pied du Collectif pour le Référendum, ont contribué à faire grandir l'exigence d'une vraie démocratie locale, une soif de transparence totale dans les informations communales .

Nous avons l'habitude d'être sur le marché de Daoulas (et ailleurs) : jamais ni nous-mêmes ni les membres du Collectif pour le référendum, n'avons reçu un accueil aussi chaleureux, amical, plein de mots gentils et encourageants. Les habitué-e-s du marché le savent : en période électorale, le sol est jonché de tracts froissés. Dimanche le Collectif, dans lequel il y avait des gens plutôt pour la fusion ET des gens plutôt contre et des hostiles, mais tous d'accord pour exiger le référendum, a distribué presque un millier de cartes. PAS UNE PAR TERRE !

Pour nous, les deux "leçons" de ce mauvais feuilleton sont simples. La première s'adresse à nos Elu-e-s, tous nos élu-e-s, maires, conseillers, Députés, Sénateurs : les Administré-e-s sont des Citoyens-nes vivant-e-s, des gens qui ont un cerveau et qui pensent, réfléchissent et savent s'organiser contre l'autoritarisme et toutes les tentations de "huis-clos" .

La deuxième s'adresse au Gouvernement : qu'il comprenne que le "mille-feuille " Républicain doit conserver son socle , sa base , ses 36600 communes , ses 100 Départements , avec des dotations financières qui leurs permettent de vivre , d'investir dans les Services pour la population : Ecoles, routes, culture , logements , environnement , sports, maisons de Retraite , transports en commun ... etc ...

Pour l'Association Front de Gauche

Patrica LAROCHE

Les citoyens opposés à la disparition de leurs communes et le Front de Gauche du pays de Daoulas gagnent leur bras de fer contre la fusion autoritaire des communes de Daoulas, Logonna-Daoulas, l'Hôpital-Camfrout
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 05:18

Hôpital de Morlaix. Des barrages filtrants contre le plan d'économie
http://www.ouest-france.fr/hopital-de-morlaix-des-barrages-filtrants-contre-le-plan-deconomie-3694290

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 06:11

Ouest-France (dans un numéro où il consacrait tout juste un entrefilet à une fête de l'Humanité qui a rassemblé 500 000 personnes...), dans un article sur les Régionales daté du lundi 14 septembre faisait un sous-titre en gras avec "des communistes qui se déchirent pour les Régionales", citant ensuite, sans donner bien sûr la parole aux représentants départementaux des communistes ou à leur candidat élu, des extraits de la lettre des élus "communistes et progressistes" au Conseil Régional écrite par Gérard Lahellec et diligemment envoyée à la presse de manière à donner l'illusion au public que la stratégie communiste des régionales a été construite par un coup de force venu d'on ne sait où, en excluant des directions, des élus, ce qui est complètement faux.

Que les élus régionaux communistes aient du mal à rompre avec la stratégie d'union de la gauche ou de gauche plurielle à laquelle ils doivent leur position, qu'ils veulent à tout prix garder leurs postes, leur prestige, leurs indemnités, qu'ils soient devenus des amis fidèles des socialistes ou qu'ils aient simplement une vue stratégique différente sur l'intérêt de la population et la manière de servir nos idées communistes, cela les regarde, mais là, il semble qu'ils travaillent clairement en service commandé pour Jean-Yves Le Drian et le PS, comme d'ailleurs des élus régionalistes comme Léna Louarn. A défaut de pouvoir ramener beaucoup de voix de sympathisants communistes vers le ministre de la guerre au premier tour, Le Drian les utilise pour semer la confusion chez l'adversaire et chez l'électeur. La presse, Télégramme et Ouest-France confondus, se fait écho avec beaucoup de complaisance à ces manipulations des dirigeants socialistes.

En réalité, les communistes ont fait un choix nettement majoritaire pour initier et s'insérer dans un large rassemblement anti-austérité et anti-libéral au 1er tour des régionales, en rupture avec la politique du gouvernement, et sans exclure les élus régionaux du processus de construction politique (ils ont boycotté eux-mêmes toutes les étapes du débat interne et de la décision démocratique), ils ont fait confiance à 90% à Xavier Compain pour porter cette dynamique unitaire avec le Front de Gauche. Les communistes ne sont pas déchirés, ils ont affirmé leur souveraineté et se rejoignent à 85%-90% sur des objectifs communs et des analyses partagées: on ne peut pas prétendre faire échec à la politique d'austérité et aux politiques libérales du gouvernement en s'associant dès le premier tour avec ses partisans, on ne peut pas continuer à faire comme si on pesait significativement sur les décisions et la politique du conseil régional alors qu'on n'affirme pas assez d'indépendance et de distanciation critique par rapport à la majorité socialiste hégémonique et à ses décisions qui vont dans le sens de l'agenda français et européen du néo-libéralisme.

Voici la mise au point de Denis Kermen, secrétaire départemental PCF de l'Ille-et-Vilaine, le mercredi 16 septembre, relayée dans le Ouest-France le 17 septembre:

Éléments d'un entretien, Ouest-France, 16 septembre 2015.

Perspective des élections régionales à gauche.

Réaction à la Lettre de Gerard Lahellec, dont certains éléments sont repris dans OF du 14 Septembre.

1- À propos de la campagne des élections régionales, il est nécessaire de corriger au moins 4 affirmations.

-"l'ambiance délétère au PCF en Bretagne". FAUX. Il y a une construction collective enthousiaste, déjà réalisée, du PCF, du Front de Gauche et des collectifs citoyens; et, en cours, une négociation de programme avec Europe Écologie Les Verts. En face, il y a les nostalgies et les tentations personnelles de certains élus communistes sortant.

-"mise a l'écart des élus sortants". FAUX. Ils ont été depuis le début du processus consultés et invités. Le bilan des élus communistes sortant est très appréciable, par exemple pour les transports. En fait, malheureusement, ce sont les élus eux-mêmes qui ont refusé de participer à toutes les réunions décisives de cette préparation de campagne.

-"refus d'une éventuelle alliance avec le PS au second tour". FAUX. En fait, la décision positive ou négative ne sera prise qu'après le 1er tour.

-"destitutions de directions fédérales". FAUX. Lesquelles ? À quel moment ? Ces allusions relèvent de l'affabulation totale.

2-La vérité, chacun la connaît: c'est que des élus sortants ont voulu lier leur sort à l'alliance du premier tour avec le PS. Les communistes bretons on choisi souverainement une autre option, comme partout en France d'ailleurs. Les élus doivent être en situation de pouvoir l'accepter. Dans n'importe quel parti politique, personne ne peut s'affranchir de la souveraineté des adhérents.

3-En fait de "mauvaise ambiance", les communistes bretons reviennent de la Fête de l'Humanité remontés à fond.

Xavier Compain, (tête de liste du Front de Gauche en Bretagne avec Sylvie Larue d'Ensemble), était aux côtés de Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) lors du discours final de Dimanche, comme les 12 autres chefs de file des communistes dans les régions. Entouré des quatre secrétaires départementaux du PCF en Bretagne, il s'est adressé aux bénévoles présents sur la Fête.

Il est sur le terrain: par exemple, Jeudi 24 Septembre à Qimperlé, avec Sylvie Larue, il rencontrera les acteurs de la filière agricole et agro-alimentaire (syndicalistes de Doux, Duc... FDSEA, Confédération paysanne...) et des associations ( Eau et rivière de Bretagne, épicerie associative Arzano...) (cf. document)

4-Si certains élus régionaux communistes sortants ont déjà choisi de rejoindre la liste socialiste de Jean-Yves Le Drian, qu'ils le disent. Ce sera plus clair, et nous pourrons tous en assumer les conséquences politiques.

Des communistes déchirés aux élections régionales en Bretagne?  Une vue de l'esprit. Ne prenez pas vos désirs pour des réalités... Mise au point de Denis Kermen, secrétaire départemental PCF de l'Ille-et-Vilaine
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