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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:24

Les affrontements récurrents sur l’esplanade des mosquées où les provocations des juifs religieux extrémistes qui rêvent de construire un nouveau temple et violent le statu quo de 1967 ont mis le feu aux poudres la semaine dernière. La réponse de Benyamin Netanyahou a été de déclarer la « guerre aux lanceurs de pierres » en autorisant les tirs à balles réelles.

Dans ce contexte, la mort de deux Palestiniens – dont une jeune femme tuée par balles par l'armée israélienne dans un check-point d’Hébron parce qu’elle « allait poignarder un soldat » (selon la version de l’armée qui a été remise en cause par Amnesty International) – ou encore l’agression par des soldats israéliens, vendredi dernier, de deux journalistes de l’AFP, jetés à terre, leurs appareils brisés, sont révélateurs d'une situation qui alimente le désespoir.

A Jérusalem et en Cisjordanie la tension est à l’extrême, au point que le président Mahmoud Abbas a alerté lors de son séjour en France sur les risques d'une troisième intifada. Alerte confirmée par un récent sondage effectué par le Centre palestinien pour la recherche politique et les études stratégiques, entre le 15 et le 19 septembre, qui indique que 57 % des Palestiniens soutiendraient une intifada, alors qu’ils n’étaient que 49 % au mois de juin. Dans ce même sondage, 65 % des Palestiniens estiment que la création d’un État palestinien « n’est plus possible », et ils sont même 51 % à se dire désormais « opposés » à la solution des deux États. Il faut certainement y voir la conséquence des échecs successifs des plans de paix, des trop maigres progrès de la diplomatie palestinienne et des mécontentements populaires à l'égard de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, ou vis-à-vis du Hamas à Gaza.

La France devait présenter à l'ONU un plan visant à résoudre dans les 18 mois le conflit israélo-palestinien pour « atteindre, à travers des négociations, une solution juste, durable et globale, et faute d'accord à l'issue de ce délai devait reconnaître officiellement l’État de Palestine ». Ce plan bien qu’insuffisant à nos yeux a malgré tout été retiré sous les pressions israéliennes et américaines alors que l'heure est à l’urgence d’une mobilisation internationale pour stopper ce qui est conçu par Tel Aviv comme une stratégie de pourrissement de la situation.

Samedi 10 octobre, nous pouvons faire entendre cette exigence à l'occasion d'une journée d’action nationale et décentralisée pour la reconnaissance de l’État palestinien.

Monsieur François Hollande, il n’est plus possible d’attendre !

Le vote des parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat de décembre 2014 pour la reconnaissance de l'Etat palestinien doit être respecté.

La reconnaissance de l’Etat palestinien, c’est maintenant !

Nous appelons tous les pacifistes à multiplier les initiatives pour cette journée du 10 octobre partout en France et à Paris, place de la République.

Palestine : Monsieur Hollande, il n'est plus possible d'attendre !
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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:21
Ils n’ont pas honte ! Le Grand Journal 
 de Canal plus, 
qui a vanté 
le « discours 
de vérité » du front national, a été applaudi par les pontes de l’extrême droite.

Maïtena Biraben, la journaliste-¬animatrice du Grand Journal de Canal Plus, n’a visiblement pas mesuré la gravité de ses propos. Jeudi dernier, face à l’avocat Éric Dupont-Moretti, elle vantait un « discours de vérité » que tiendrait « le Front national » et dans lequel « les Français se reconnaissent ». Formation ¬politique qualifiée, au passage et faussement, de « premier parti de France ». Rien de moins. Des affirmations étayées par la reprise in ¬extenso d’argumentaires frontistes qui en ferait ¬bafouiller de joie son service communication. Et pompon sur le casque à pointe : cette ¬repoussante séquence arrive peu après l’invitation controversée de Robert Ménard, maire lepéniste de Béziers, gratifié par la même Maïtena Biraben de « pro de la com ».

Le lendemain, acculée à une explication de texte, l’animatrice a assuré, avec une certaine suffisance, qu’elle avait disserté « sur la forme, pas sur le fond », balayant toute forme de critiques. Un peu court. À tel point qu’elle nous ferait presque regretter Jean-Michel Aphatie, remercié par Canal Plus il y a peu.Cet indéboulonnable réac en chef (il officie désormais sur Europe 1) s’est d’ailleurs offert le plaisir d’épingler la prestation de celle qui lui a succédé au travers d’un billet de blog vachard. « En associant Front national et vérité, elle a tranché à sa manière une question qui taraude la société depuis des lustres. Outre son illégitimité, s’ajoute la violence de la manière. » De son côté, la bande des Collard, Le Pen et Philippot a applaudi des deux mains, prenant là une revanche historique sur la chaîne qui, jusqu’à sa reprise en main par Vincent Bolloré, se faisait un devoir de les étriller ; pitreries du bouffon Cyrille Eldin mises à part. « La caste perd la tête : lyncher une journaliste car elle pose des questions qui déplaisent aux chantres de la pensée unique », a ainsi dénoncé Florian Philippot. Le Grand Journal de Canal Plus applaudi par les caciques du FN. La chaîne cryptée qui a prospéré sur le foot et le porno réserve encore bien des surprises

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:16
La leçon des migrants de Calais

HUMANITE DIMANCHE

La chronique de Christophe Le Duigou (*)

COMMENT POUVAIT-ON PENSER QUE LA MONDIALISATION SE LIMITERAIT À L’ÉCONOMIE ET PAS À LA CIRCULATION DES PERSONNES ?

Confrontée au problème de l’immigration et des réfugiés, l’Europe peine à mettre en œuvre les mesures d’urgence qu’impose la situation, et se divise. Plus grave encore, derrière les discours compassionnels, elle se refuse à appréhender la nature nouvelle des flux migratoires.

La cause immédiate des mouvements de populations qui viennent de mobiliser l’opinion est connue : les guerres – qui se sont intensifiées dans de nombreuses régions du monde et, singulièrement, en Afghanistan, en Syrie, en Irak – ont déplacé 60 millions de personnes. Les pays occidentaux ne peuvent se dédouaner de leurs responsabilités dans les conséquences de nombre de ces conflits, dont ils sont partie prenante. Accueillir une partie de ces réfugiés qui frappent aux portes de l’Europe et qui représentent entre 0,1 % et 0,2 % de la population de l’Union ne devrait pas être un problème.

Mais peut-on continuer à s’abriter derrière l’interprétation étroite du droit d’asile, sur laquelle s’arcboute la France ? L’immigration est toujours liée aux mouvements structurels du capital à l’échelon du monde. Mais cette foisci, le phénomène prend une tout autre dimension, comme nous le montrent les migrants de Calais qui cherchent à s’installer en Angleterre. Ils nous font comprendre que la mondialisation a changé la donne. Ces hommes et ces femmes veulent être aussi libres de circuler que les marchandises dans lesquelles ils se cachent pour traverser la Manche ! Comment pouvait-on penser que la mondialisation se limiterait à ses aspects économiques et financiers sans s’accompagner de la circulation des personnes ? Par le passé, les entreprises cherchant de la main-d’œuvre à bas coûts organisaient les migrations vers la métropole. Aujourd’hui, les mêmes, visant des profits à court terme, préfèrent délocaliser leur production dans les pays émergents, sans souci de contribuer à un développement économique cohérent des pays où ils s’implantent, si bien qu’une partie de la population de ces pays, notamment la plus formée, n’y trouve pas sa place et regarde légitimement vers les pays donneurs d’ordre. Ce mouvement est entretenu par une politique de drainage de la main-d’œuvre qualifiée par les pays qui se présentent comme les pôles actifs de la mondialisation – la Californie, l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, l’Australie et désormais l’Allemagne. Une fois de plus, la théorie économique est vérifiée. La croissance des flux économiques dans une logique sélective de marché, ignorant des droits humains, ne réduit pas l’importance des flux migratoires, mais gonfle au contraire ces derniers.

N’en déplaise à Mme Le Pen, qui réclame « la fin de l’immigration », c’est seulement sur la base d’une mobilité organisée dans le cadre de coopérations avec les pays du Sud que peuvent se concevoir les réponses efficaces à ce nouveau défi. À l’heure d’Internet et de la télévision par satellite, penser la France et l’Europe comme des forteresses dans lesquelles on vivrait entre soi, hors des grands courants d’échanges, n’a pas de sens.

La seule solution crédible et durable est de passer d’un schéma de mondialisation où domine la logique de la pure compétitivité et du chacun-pour-soi à une logique de développement solidaire avec les pays d’immigration. La France ne peut bien sûr pas accomplir cette tâche toute seule. Mais c’est le sujet qu’elle devrait placer en priorité de l’ordre du jour de la conférence internationale annoncée par François Hollande.

(*) Économiste et syndicaliste.

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:29

http://www.humanite.fr/pour-ali-mohammed-585144

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin :

À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

Il y a des moments où nous devons accepter que certains hommes deviennent des symboles, parce que l’ignominie du sort qui leur est réservé a valeur universelle. Ainsi en est-il d’Ali Mohammed Al Nimr, désormais âgé de 20 ans, mais aux mains de ses tortionnaires de la monarchie théocratique saoudienne depuis l’âge de 17 ans. Son crime ? Avoir participé à une manifestation antigouvernementale, en 2012, dans la province chiite de Qatif. Que risque-t-il ? D’être décapité, avant que son corps ne soit crucifié jusqu’à son pourrissement. En Arabie saoudite – comme dans l’espace occupé par Daech –, la loi, issue de la Charia, prescrit en effet la crucifixion comme sanction possible pour des « cas graves » de sorcellerie, d’hérésie, d’injure à l’égard du prophète, mais également pour fait de révolte contre l’État, considéré autant comme un crime politique que religieux. Cette obscurantiste sentence a été prononcée, puis confirmée, et l’ultime appel définitivement rejeté. Cette mise à mort peut donc survenir à n’importe quel moment. À l’heure même où s’écrivent ces lignes, la vie d’Ali Mohammed est suspendue à un rien. Ce rien nous hante, il nous est insupportable.

D’autant plus insupportable que les « puissants » du monde se trouvent au siège des Nations unies, ces jours-ci, et que, du côté de la diplomatie française, l’une des principales alliées de l’Arabie saoudite, rien ne semble trop beau pour ne pas indisposer le roi Salmane, ce grand acheteur de Rafale, de vedettes et d’hélicoptères de combat. La vie d’un manifestant vaut-elle quelques avions de chez M. Dassault ? François Hollande a bien sûr demandé à son interlocuteur privilégié de renoncer à l’exécution, la France étant « opposée à la peine de mort ». Ces mots a minima résonnent comme une défaite, sinon une allégeance, à l’image de l’ONU d’ailleurs, qui vient de nommer un représentant de l’Arabie saoudite pour diriger son Conseil des droits de l’homme... La disponibilité pour se battre – même pour un homme du bout du monde – dépend et se nourrit toujours de la conscience de l’utilité de le faire. L’Humanité juge utile et indispensable de lancer une grande mobilisation pour sauver Ali Mohammed de ses bourreaux. Le temps presse.

Pour Ali Mohammed, opposant saoudien menacé de décapitation et de crucifixion (L'Humanité)
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 11:26
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 07:41
Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 29/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 30/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Le Télégramme 39/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 29/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

Ouest-France, 30/09/2015

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 05:59
Rémunération des fonctionnaires: le projet Lebranchu mort mais pas enterré (Le Télégramme, 30 septembre)

C'est un sérieux revers pour la ministre de la Fonction Publique, la morlaisienne Marylise Lebranchu: la CGT, premier syndicat de la Fonction publique (23,1%) a annoncé, hier, qu'elle ne signerait pas le projet d'accord sur la rémunération des fonctionnaires, un chantier inédit depuis 25 ans.

Le ministère temporise, la CGT voit rouge

Après les refus déjà entérinés de FO (18,6%) et Solidaires (6,86%) cette décision enterre théoriquement le texte qui, pour être validé, devrait recueillir l'aval de syndicats représentant au moins 50% des voix aux élections professionnelles. A ceci près que le ministère de la Fonction Publique s'est refusé, hier soir, à acter l'échec de l'accord.

Evoquant une "situation inédite où les signataires et les non-signataires sont plus ou moins 50%" Marylise Lebranchu et le Premier Ministre, Manuel Valls, ont repoussé à aujourd'hui leur communication sur ce dossier.

Une incertitude qui a fait bondir la CGT, laquelle a averti, d'emblée: "Pas question de remettre en cause la règle de l'accord majoritaire à 50% qui est une pierre angulaire de notre démocratie".

Le texte visait à rendre les carrières "plus attractives". Il proposait de revoir d'ici 2020 toutes les grilles de rémunération (catégories A, B, et C) moyennant un allongement des carrières. En clair, il aurait fallu plus de temps à un agent pour atteindre son plus haut niveau de salaire (25 ans actuellement).

Dernier syndicat à se prononcer, la CGT a jugé le calendrier d'application du protocole d'accord à partir de 2017 "inacceptable". Dénonçant le "chantage du gouvernement", elle a réaffirmé la "priorité absolue qui doit être donnée à l'augmentation immédiate de la valeur du point d'indice" gelé depuis 2010.

Lire aussi dans la Gazette des Communes:

La CGT, première organisation syndicale de la fonction publique a décidé de ne pas signer le projet d'accord sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR), a-t-elle annoncé mardi 29 septembre 2015. Le texte n'ayant pas reçu d'accord majoritaire (plus de 50 % des voix recueillies lors des dernières élections professionnelles), les mesures qu'il contenait ne devraient pas être appliquées. Mais une conférence de presse de bilan de la négociation est prévue demain mercredi midi.

Dans son communiqué, la CGT évoque « de fortes insuffisances » dans le texte. « La première partie du protocole réaffirme de manière forte un certain nombre de principes fondamentaux quant au statut et à la conception républicaine de la fonction publique, mais l’écart n’en reste pas moins considérable entre cette réaffirmation et la politique concrète de ce gouvernement qui met la fonction publique à la diète, poursuit les suppressions de postes, coupe dans les budgets, met à mal les missions publiques », développe-t-elle dans le communiqué.

Les représentants syndicaux ne manquent pas aussi de dénoncer les récentes déclarations de Emmanuel Macron : « Les déclarations anti-fonctionnaires du ministre de l’Economie confirment qu’en la matière, les engagements gouvernementaux ne peuvent être pris pour argent comptant. »

Autres critiques : l’application tardive de l’accord, dont les premières mesures entreraient en vigueur à partir de 2017. Par ailleurs, plusieurs engagements « sont trop diffus et leur application n’est pas datée », la réforme des agents de maîtrise par exemple.

La CGT signale aussi des problèmes de reclassement. « Certains agents, notamment en fin de carrière, se trouveraient sur certaines périodes à un indice inférieur à celui qu’ils auraient eu avec les grilles actuelles. »

Problème de confiance

Le syndicat évoque en outre un problème de confiance : « Plusieurs des accords précédemment signés n’ont pas été pleinement appliqués », comme celui sur la résorption de la précarité et sur la santé au travail. « Sur plusieurs points, le gouvernement actuel n’a pas œuvré à les faire respecter », insiste-t-on.

La CGT conclut en renvoyant la responsabilité au gouvernement : « Dès le début de la négociation, nous avions signalé les points durs du texte, tels que la faiblesse des mesures indiciaires et la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimale. Le gouvernement a fait le choix de laisser les choses en l’état », insiste Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT Services publics.

Le syndicat se dit disponible pour une reprise des négociations « sur des bases nouvelles » et dénonce « le chantage inacceptable du gouvernement » qui indique être prêt aujourd’hui, faute d’un accord, à renoncer à toute mesure de revalorisation du point d’indice et des carrières.

Une conférence de presse bilan est prévue demain mercredi au ministère de la Fonction publique.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 08:58
« Construisons les convergences qu'attendent les citoyens »

L’HUMANITE DIMANCHE

Le Front de gauche tient, les 24 et 25 septembre, ses journées parlementaires. À cette occasion, André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée, explique pourquoi il faut « désintoxiquer » le pays de la finance et travailler avec les députés de gauche critiques à l'égard du gouvernement.

HD. Quel est l'état d'esprit des députés du front de gauche en cette rentrée parlementaire ?

André CHASSAIGNE.

Nous n'avons aucune illusion sur un changement de cap de la politique menée par le gouvernement. Mais nous conservons notre détermination à combattre sa dérive libérale menée sans complexe. Et nous ne lâcherons pas dans notre volonté d'infléchir ses orientations, notamment pour le dissuader de servir une nouvelle fois la soupe à un MEDEF mis en appétit par le rapport Combrexelle. Tout est fait aujourd'hui pour transformer notre droit du travail en bouc émissaire des difficultés économiques. Nous aurons une parole forte pour expliquer que les difficultés viennent de l'absence d'une harmonisation sociale de haut niveau en Europe et du triomphe de la logique du marché qui n'a cure de l'économie réelle et de l'emploi. Expliquer aussi que la conférence de Paris sur le climat ne pourra aboutir si nous ne posons pas collectivement le constat de l'impasse sociale et écologique dans laquelle nous conduit le modèle économique actuel.

HD. Le débat budgétaire est le grand rendez-vous parlementaire de cet automne, comment allez-vous l'aborder ?

André CHASSAIGNE.

Le gouvernement vient d'annoncer qu'il abandonnait le projet d'une grande réforme fiscale, pourtant si nécessaire à notre pays. Dans le même temps, il confirme les orientations du funeste « pacte de responsabilité » qui permettra aux entreprises de bénéficier d'une baisse de leurs prélèvements de 41 milliards d'euros en 2017. C'est inacceptable ! Notre système fiscal est profondément injuste et inefficace. Une politique de gauche serait de le rendre plus progressif, plus transparent et de mettre à contribution ceux qui en ont les moyens, les grandes entreprises et les foyers les plus fortunés, pour permettre à l'État et aux collectivités de mener une politique ambitieuse. Nous continuerons aussi à porter avec force nos propositions pour « désintoxiquer » notre pays des marchés financiers, favoriser l'investissement utile et créateur d'emploi, lutter contre la fraude et l'optimisation fiscales. Nous agirons pour qu'elles puissent faire l'objet d'initiatives communes dans l'hémicycle. C'est une étape essentielle à la construction de l'alternative à la politique libérale du gouvernement.

HD. vous parlez d'initiatives communes avec d'autres députés : sous quelle forme ? Un nouveau groupe ?

André CHASSAIGNE.

Nous travaillons aujourd'hui au sein d'un groupe qui réunit deux composantes : les députés du Front de gauche et les députés ultramarins. Ce groupe de la Gauche démocrate et républicaine rassemble déjà des parlementaires de gauche libres dans leur expression. C'est sans doute ce qui fait sa force... et sa bonne santé ! Au-delà du groupe, sans se laisser impressionner par les déclarations du premier ministre proclamant qu'il n'y a pas d'alternative à gauche, les députés du Front de gauche multiplient les démarches pour faire émerger cette alternative constructive et force de propositions. Un exemple : lors du projet de loi Macron et du vote sur l'article 49-3, nous avons proposé à tous les « frondeurs » et aux « écolos » de porter une motion de censure de gauche. Nous avons, certes, échoué mais nous somme s convaincus que cette nécessité de construire des convergences finira par s'imposer tant elle est attendue par les citoyens. Aussi, en cette rentrée, nous avons décidé de concrétiser une collaboration avec d'autres députés de gauche en rupture avec la politique gouvernementale. Elle se traduira par des rencontres régulières pour un travail parlementaire commun. Quant à la construction d'un nouveau groupe, c'est un objectif que nous n'écartons pas. Mais pour que ce ne soit pas une simple alliance de circonstance, une telle démarche ne peut s'inscrire que dans un processus de travail collectif sur un projet commun. C'est ce que nous mettons en œuvre.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 05:25
Marie-Pierre Coant et Paul Quemener à Berrien

Marie-Pierre Coant et Paul Quemener à Berrien

Bonjour Gérard Le Puil,

J'ai lu dans le dernier "Huma dimanche" ton article où tu prends l'exemple de Berrien pour mettre en cause les logiques d'emprise des nouveaux logements sur les terres agricoles et de déplacements domicile-travail requis par l'installation dans des maisons neuves avec terrains dans les bourgs à plusieurs kilomètres ou dizaines de kilomètres des villes où l'on travaille et fait ses courses.

La base théorique de ton point de vue, basé sur la volonté de préservation de la planète, de lutte contre la disparition des terres agricoles et le réchauffement climatique, et la valorisation des logements existants à rebours de la tendance des jeunes actifs à vouloir acheter des maisons neuves avec terrain bon marché dans des communes rurales, est défendable.

Pendant la campagne des municipales du Front de Gauche à Morlaix, nous avons nous-mêmes regretté la tendance des communes limitrophes à Morlaix à se développer au détriment de Morlaix en faisant du dumping foncier, en bétonnant des terres agricoles et des zones humides sans plan d'aménagement durable pour la vie sociale dans ces communes (transports en commun, espaces de vie, commerces de proximité, recours au tout voiture...) et au détriment de la ville-centre comptant de nombreux logements vides et des impôts plus lourds pour financer des services dont les habitants des communes périphériques bénéficient aussi.

Néanmoins, Berrien n'est pas une commune de périphérie de ville néo-urbaine, mais un bourg rural de Centre-Finistère (à 25km de Morlaix - 30mn, et 23 km de Carhaix - 30 mn en voiture - les villes moyennes les plus proches), menacé par la désertification, comme tu as toi-même noté que c'était le lot de beaucoup des bourgs de la région.

Je ne crois pas que notre modèle de société, ce soit la disparition du réseau de petits bourgs, de petites et moyennes villes qui font le riche maillage territoriale et le terreau de vie sociale solidaire de la France, et plus encore de la Bretagne.

Si l'école disparaît, comme d'autres services publics et services à la personne ont pu disparaître dans ces bourgs des Monts d'Arrée, alors c'est la capacité à faire venir des jeunes, et des jeunes couples dans la commune qui est menacée.

Et la vie quotidienne des familles qui y habitent déjà qui se complique. Ces bourgs n'ont pas vocation qu'à accueillir des maisons secondaires, des retraités ou des anglais.

Le combat de Paul Quemener, Marie-Pierre Coant, et de leur Conseil Municipal me semble exemplaire d'un volontarisme politique pour lutter contre la disparition des services publics de proximité et contre les logiques de désertification, de vieillissement et de paupérisation du Centre-Bretagne.

Ces mêmes élus qui luttent sont revenus en régie publique de l'eau et mobilisent aujourd'hui la population contre le Grand Marché Transatlantique, Berrien s'étant déclarée commune hors TAFTA et l'ayant affiché sur des panneaux très visibles à plusieurs endroits de la commune.

Paul Quemener, le maire, militant du collectif citoyen Front de Gauche centre-Finistère, était candidat du Front de Gauche aux sénatoriales avec moi en septembre 2014, et sera probablement candidat du Front de Gauche sur la liste des Régionales en décembre 2015. Marie-Pierre Coant, l'ancienne maire, très appréciée par ses concitoyens, est aussi une militante du Front de Gauche.

Avec José Le Guelaff à Motreff près de Carhaix, Paul Quémener est le seul maire sympathisant Front de Gauche que nous ayons dans le Finistère.

Ce sont des amis politiques qui militent pour la survie du Centre-Bretagne face aux logiques de concentration des investissements, des services, des richesses, et de la démographie sur les métropoles, le littoral et les grandes villes, dans une logique néo-libérale et européenne de mise en concurrence des territoires.

Autant on peut défendre au nom de l'engagement écologique le développement des transports en commun dans les zones rurales, sur les déplacements péri-urbains, et à l'échelle départementale, autant on peut dénoncer la fermeture des écoles, des bureaux de poste, des services pour des raisons de rentabilité immédiate, autant je trouve que c'est se tromper de combat de dévaloriser cette démarche médiatique de promotion d'un bourg de centre-Finistère, haut lieu de la résistance comme tu le sais sans doute, qui utilise les moyens à disposition pour sauver l'école dans une démarche démocratique exemplaire d' une association des élus, des parents d'élèves et des citoyens.

Parmi ceux qui vont acheter ces terrains à 1€ le m2, il y aura des jeunes, des professionnels qui vont dynamiser la vie sociale et économique de la région.

Tout en appréciant généralement tes articles et tes contributions aux débats d'idées et à la prise en compte des enjeux écologiques et alimentaires, je trouve que sur ce point-là, tu aurais dû au moins contacter les élus de la commune pour entendre leur point de vue avant et ne pas faire un article à charge contre la municipalité combattante et courageuse d'une des dernières communes "rouges" du Finistère alors qu'il y a tant d'autres choses à remettre en cause si on veut défendre le climat, un aménagement équilibré du territoire, et le maintien des terres agricoles.

Au hasard, pour parler des questions qui préoccupent les habitants de la région, la Centrale à Gaz de Landivisiau, l'aéroport de Notre-Dame des Landes, les logiques de métropolisation...

Fraternellement,

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

Berrien, Article de Gérard Le Puil dans l'Huma Dimanche critiquant les terrains à 1€ le m2: lettre de Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, au journaliste de l'Huma
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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:11

L'AG régionale d'Eelv a décidé ce dimanche 27 septembre de mettre fin au processus de rassemblement avec le Front de Gauche.

Le résultat de leur vote est clair: 66% de vote contre l'accord, 5% de blancs, 29% de vote pour. L'orientation des militants Eelv bretons est clairement la voie de l'autonomie, contrairement à ce qui se passe en PACA.

Vous trouverez ci-joint le communiqué que les deux têtes de liste du Front de Gauche, Xavier Compain et Sylvie Larue, vont envoyer à la presse:

Le Front de Gauche en Bretagne prend acte qu'EELV a décidé de ne pas mener à son terme le processus de rassemblement avec le Front de gauche à l'occasion des élections régionales de décembre. Nous le regrettons.

Nous avons affirmé notre volonté de créer les conditions de ce rassemblement, nous avons travaillé ensemble les grandes orientations d'un projet à porter en commun, et à enrichir avec toutes celles et ceux qui souhaitent contribuer à une dynamique politique nouvelle porteuse d'espoir.

Malgré les urgences démocratiques, sociales et écologiques auxquelles nous devons faire face, en faisant le constat que l'union possible en PACA ne l'est pas en Bretagne.

Nous continuerons à assumer tous les principes politiques qui nous animent: démocratiques, sociaux, écologiques. Notre intention est de réaliser sur le terrain, chez les Bretons eux-mêmes, l'unité de la gauche sociale et écologiste .

Nous porterons les 5 grandes orientations que nous avons définies avec EELV. :

1- La démocratie au cœur de notre projet.

2- Pour travailler mieux, privilégions la solidarité, la coopération, et l'égalité des droits

3- Pour se former, se cultiver et s'émanciper, donnons la priorité aux services publics et aux initiatives citoyennes.

4- Pour l’accès de toutes et tous à une alimentation saine, sortons du productivisme et privilégions l'agriculture paysanne et la pêche artisanale.

5- Pour développer de manière équilibrée les territoires, sortons des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée.

Nous voulons écarter le risque grandissant d'une victoire généralisée de la droite et de l'extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons contribuer à l'élection de nouvelles majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d'austérité et les faisant concrètement reculer.

Il y a beaucoup à gagner pour tous dans cette bataille : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays. Alors la voix de celles et ceux qui veulent des actions publiques vraiment de gauche, protectrices, solidaires et écologiques, sera en situation d'être écoutée et respectée de tous.

Les militants d'EELV refusent l'union au 1er tour des Régionales avec le Front de Gauche au terme d'un processus de négociation de plusieurs semaines
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