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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:39
Quand Alexandre de Juniac, PDG d'Air France, parle des acquis sociaux et du travail des enfants

Lors des "Entretiens de Royaumont" de 2014, devant un parterre de dirigeants d'entreprises, Alexandre de Juniac, le pdg d'Air France s'est interrogé en public sur la notion d'acquis sociaux, l'âge de la retraite, par exemple, mais aussi sur l'âge du travail des enfants... édifiants.

Lire aussi: "Le moment Air France" par Mediapart:

Le gouvernement face à la supercherie du dialogue social

Depuis 2012, le gouvernement est allé de renoncement en reniement. Ces deux dernières semaines, l’État a participé à la mise en scène de la violence des rapports sociaux. Le « moment Air France », c’est l’acmé douloureuse et grotesque d’une politique qui a tourné le dos aux salariés, à sa gauche, à son électorat.

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 05:25

Visite du local des employés municipaux

de la rue de Brest

Lors d'un conseil municipal de début d'année, suite à une intervention de notre part, Mme Le Maire nous avait appris que ce local étant provisoire, il n'était pas forcément aux normes sanitaires pour ce travail. Ces employés, responsables de la propreté des rues et places de la ville, ne peuvent en effet se laver correctement après leur journée ou durant leur temps de poses, ce local n'étant pourvu de douche, et doivent se contenter d'un simple robinet d'eau froide... un an ça fait long pour du provisoire, un deuxième hiver arrivant bientôt !

Mais le comble est que malgré les affirmations de Mme Le Maire, ce local n'est pas non plus aux normes de sécurité officielles, n'étant pas muni d'un extincteur !!!

Ne parlons même pas du confort alimentaire... pas de réchaud ni cafetière !

Ces employés sont-ils pris pour des « sous » employés??? A vous d'juger !!!

Visite du local des employés municipaux de la rue de Brest à Morlaix: la micro-tribune de l'opposition Front de Gauche dans le Morlaix Mag
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 13:25

Hôpital. « Que la direction mesure la détresse des agents »
http://www.ouest-france.fr/hopital-que-la-direction-mesure-la-detresse-des-agents-3767697

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 10:00

BFM TV - 12 Octobre 2015

Pierre Laurent Air France : Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation (Pierre Laurent) Après les incidents à Roissy le 5 octobre dernier, le gouvernement, plutôt que d'apaiser les tensions et de retourner à la table des négociations, choisit la provocation. Les salariés d'Air France sont traités comme des criminels, arrêtés chez eux devant leur famille au petit matin.

Le gouvernement et la direction jouent l'humiliation et s'enfoncent dans la honte.

La riposte doit être massive et unitaire.

C'est le cri de colère de cinq personnalités ( voir l'Humanité du 13 octobre ) après les arrestations de syndicalistes , traités comme des scélérats et interpellés chez eux devant leur famille au petit matin .

Ci-dessous une dépêche d'AFP sur une déclaration de Pierre Laurent , secrétaire national du PCF

http://www.cbanque.com/actu/54546/air-france-laurent-juge-hallucinant-que-valls-aille-s-excuser-en-arabie-saoudite

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 09:43
Quand le gouvernement sort la matraque

L’HUMANITE – 13 octobre 2015

OLIVIER MORIN ET GÉRALD ROSSI

ROISSY, LUNDI 12 OCTOBRE. PIERRE LAURENT AU MILIEU DES SALARIÉS VENUS APPORTER LEUR SOUTIEN AUX SIX TRAVAILLEUR

Une semaine après les incidents du comité central d'entreprise de la compagnie aérienne, la répression commence déjà à s'abattre : six salariés ont été interpellés hier et des sanctions disciplinaires devraient suivre.

«Comme le disait mon homologue de Qatar Airways, à propos de la grève (des pilotes), Monsieur de Juniac, chez nous, ce ne serait pas possible, on les aurait tous envoyés en prison. » Cette saillie provocatrice du PDG d'Air France, lors d'une rencontre patronale de décembre 2014, aurait-elle été prémonitoire? Une semaine après le comité central d'entreprise mouvementé d'Air France, où la direction avait annoncé 2900 suppressions d'emplois, déclenchant la colère de nombreux manifestants qui s'en étaient pris aux chemises d'un DRH et du directeur long-courrier d'Orly, le ministère de l'Intérieur n'a pas traîné en interpellant hier six salariés du fret et de la maintenance, dont, à l'aube, quatre à leur domicile. D'après la CGT, deux ou trois parmi eux seraient des adhérents du syndicat. Manuel Valls a donc attrapé ses « voyous », et la droite jubile aussi de voir des grévistes traités comme des criminels. « Je ne vais pas pleurer. La police fonctionne comme ça avec tout le monde, y compris avec les responsables politiques », a, par exemple, déclaré François Fillon (« Les Républicains »), dénonçant une « terreur syndicale ». « On n'a pas le souvenir de pareil traitement pour un Cahuzac, un fraudeur fiscal ou un patron voyou », a pourtant fait remarquer le Parti de gauche dans un communiqué.

La CGT Air France exige la fin de poursuites

En plus de ces arrestations, les premières notifications de sanctions devaient être envoyées hier par la direction aux salariés qu'elle aurait identifiés comme ayant participé aux incidents, a affirmé à l'AFP une source proche du dossier. Des sanctions pouvant aller jusqu'au licenciement. « Si la direction se permet de sanctionner des personnes alors que l'enquête de police est encore en cours, elle prend de gros risques, puisque certaines seront peut-être mises hors de cause », souligne Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France, qui précise que son syndicat soutient les salariés interpellés et exige la fin de poursuites à leur encontre.

1700 des 2900 postes menacés concernent le personnel au sol

Soucieux de maintenir une façade de dialogue social pendant qu'ils sortent la matraque en coulisses, les dirigeants de la compagnie aérienne ont repris depuis vendredi les discussions autour de leur plan de réduction des coûts salariaux, en prenant soin de rencontrer séparément chaque organisation syndicale. « Le fond du problème, c'est que la direction continue à cloisonner le dialogue social. Même si elle parvient à un accord avec les pilotes, quid des autres catégories de personnel ? », s'inquiète Mehdi Kemoune, qui rappelle que 1 700 des 2900 postes menacés concernent le personnel au sol, qui a déjà largement souffert des précédents plans de restructuration. En fin d'après-midi, un grand rassemblement de soutien aux six salariés était organisé à l'appel de la CGT, auquel se sont joints SUD aérien, le secrétaire national du PCF, chef de file du Front de gauche aux élections régionales en Île-de-France, et les têtes de liste départementales Éric Coquerel (PG) et Clémentine Autain (Ensemble).

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« La violence est aussi du côté du gouvernement »

Xavier Mathieu Ancien leader CGT des Continental en lutte

« Je suis bouleversé par le traitement médiatique que subissent les salariés d'Air France. J'ai envie de rendre hommage à ces salariés qui depuis des années s'en prennent plein la gueule. Le DRH d'Air France, comme notre directeur qui à l'époque avait pris des oeufs dans la gueule, n'a rien subi en comparaison de ce que subissent les salariés. Il n'y a jamais eu de drame du côté des patrons. Alors que du côté des salariés, ce sont des drames permanents. À Continental, certains ont perdu leur maison, ont sombré dans la consommation d'antidépresseurs ou d'alcool, ont divorcé ou se sont suicidés. Quand on voit comment sont traités les événements, on comprend que 90 % des médias sont détenus par des patrons du CAC 40. Lorsque Continental a fermé, les salariés ont été traités de voyous pendant plusieurs jours par les médias, alors que par la suite, c'est bien la direction de Continental qui a été condamnée par les tribunaux. Dans les cinq procès qui ont eu lieu, il a été démontré qu'il n'y avait aucune raison économique à ce que l'entreprise ferme. Cela me dérange de voir la une des journaux avec un mec qui s'est fait arracher la chemise alors que depuis la fermeture de Continental, on aurait dû voir au moins cinq unes avec les collègues qui se sont foutus en l'air. La violence est aussi du côté du gouvernement, qui s'était engagé à défendre les petites gens et qui, au contraire, les massacre. Manuel Valls n'a même pas eu un mot pour les 2900 salariés licenciés. Ce que fait le Parti socialiste aujourd'hui, c'est trahir la classe ouvrière. En mettant un banquier de chez Rothschild au ministère de l'Économie, il fait un bras d'honneur aux travailleurs. Les socialistes au pouvoir participent à la montée du Front national, qui ne pense qu'à ramasser les cadavres. Il faut virer ces gens-là. »

La « vraie violence sociale » des plans de licenciements

Julien Bayou Porte-parole d'Europe Écologie-les Verts (EELV)

« Je suis attristé par la tournure du débat. Certes, personne ne souhaite vivre le traumatisme subi par le DRH d'Air France, mais il ne faut pas oublier en même temps que personne ne souhaite vivre celui qui vise 2 900 familles et peut-être jusqu'à 5 000, si l'on en croit le Canard enchaîné. Dans les médias, la plupart des dirigeants politiques ont condamné les violences, mais que fait-on face au pourrissement de la situation ? Air France a eu beau jeu depuis quatre ans de demander des efforts à ses salariés et de cibler les pilotes, qui ont fait des efforts importants. Aujourd'hui, l'État, actionnaire important, ne parvient pas à mettre direction et syndicats sérieusement autour d'une table de négociations. Cette situation est d'autant plus paradoxale que le taux de remplissage des avions de la compagnie est au maximum, avec un prix du kérosène aujourd'hui au plus bas. Il y a comme une arnaque... Dans le même temps, on voit le premier ministre Manuel Valls qui intervient uniquement pour condamner l'acte de violence, contribuant ainsi à accentuer le désespoir. C'est mal mesurer la violence des licenciements. Je pense par exemple à Xavier Mathieu, délégué chez Continental, qui s'est retrouvé devant les juges et a été humilié alors qu'il ne faisait que dénoncer un plan de licenciements injuste. C'est ça la vraie violence sociale... Cela me fait penser à cette phrase de Bertolt Brecht : "On parle toujours de la violence d'un fleuve et jamais de la violence des rives qui l'enserrent". »

« La colère des exploités est légitime, la révolte est vitale »

Philippe Poutou Ouvrier chez Ford, porteparole du NPA

« Quel tir d'artillerie contre les salariés d'Air France : toute une caste de privilégiés a lâché sa haine de classe : Valls, Sarkozy, Gattaz, éditorialistes... Par une exagération volontairement outrancière, leur but est d'étouffer la moindre velléité de rébellion et de soumettre celles et ceux qui osent se défendre. Le délire sur une soi-disant violence inacceptable (bousculade et chemise déchirée !) permet de parler d'une violence invisible, vécue au quotidien par des millions de salarié(e)s. Celle de l'exploitation de travailleurs toujours plus précarisés, dans un contexte de menaces et de chantages permanents. La violence, c'est : le licenciement, le chômage, la pauvreté, la galère au boulot, l'intensification du travail, l'usure, l'invalidité, et aussi le harcèlement des chefs, la pression des directions, le mépris quotidien ! En ces temps de compétitivité obsessionnelle, c'est une véritable guerre de classes, celle des capitalistes pour s'approprier un maximum de richesse. Il s'agit là d'une violence préméditée, pensée et organisée. Trop souvent, nous subissons et nous nous taisons. Mais la colère est bien là, elle s'accumule et heureusement parfois elle explose : comme les Conti en 2009 ou aujourd'hui à Air France. Cette colère légitime est justifiable car il s'agit de la dignité des exploités. Elle est salutaire. Il est urgent de trouver les moyens de relever la tête, de ne plus subir, de s'organiser pour passer à l'offensive et lutter collectivement. L'idée n'est pas d'appeler à déshabiller tous les patrons mais bien de leur enlever le pouvoir, les moyens de nuire et d'écraser. Pour cela, il faut prendre nos affaires en main, contrôler nos outils de production, organiser nous-mêmes le travail. En clair, combattre le système capitaliste. »

« J'appelle le gouvernement à voter contre le plan de licenciements »

Pierre Laurent Secrétaire national du Parti communiste français

« On voit bien le message que les faiseurs d'opinion veulent nous vendre avec les images des incidents de Roissy et maintenant les poursuites policières contre plusieurs salariés. Ces derniers seraient des espèces de sauvages sans foi ni loi, et les patrons des responsables injustement pris à partie. Les Français ne sont pas dupes, plusieurs enquêtes le montrent. Ce qui vient de se passer à Roissy est d'abord le signe de l'échec total du "dialogue social" à la mode du pouvoir. En fait de dialogue, les salariés n'ont droit qu'à la politique du fait accompli, au discours austéritaire, à l'appel aux sacrifices. Où est le dialogue quand on vous annonce, de manière froide et provocatrice, 2 900 suppressions de postes ? La colère sociale en France aujourd'hui est grande. La majorité des Français "aimeraient bien se rebeller mais ne le font pas", disent les mêmes enquêtes. J'ajoute : ils ne le font pas encore. Car il existe une "hargne sourde que ressentent de nombreux Français derrière leur apparente résignation". À cette colère, nous voulons ouvrir les chemins de l'espoir, montrer que d'autres politiques sociales et économiques sont possibles pour Air France. Pour ma part, je l'avais dit le 23 septembre dernier à Roissy, et je redis dans les colonnes du journal de Jaurès mon soutien complet aux salariés d'Air France dans leur bataille pour l'emploi, pour un travail de qualité, pour la sauvegarde et le développement de cette grande société. Non à la criminalisation de leurs actions, ou des syndicats. J'appelle le gouvernement, qui jusqu'à présent a laissé faire la casse sociale et le démantèlement de la compagnie, à prendre ses responsabilités en votant en CA contre le plan de licenciements et en permettant l'ouverture du dialogue social dans l'entreprise dont il est actionnaire. »

« La semaine où Ericka a gagné contre de Juniac »

Gérard Filoche Ancien inspecteur du travail et membre du Parti socialiste

« Le bilan de la semaine passée est épique : la faute aux dirigeants d'Air France qui avaient déjà supprimé 15 000 emplois depuis 4 ans, et qui, avec l'appui des représentants du gouvernement, ont cru judicieux d'annoncer, par voie de presse, en dehors du comité central d'entreprise convoqué le lundi 5 octobre au matin, la suppression de 2 900 nouveaux postes. C'était un coup de force illégal qui violait le droit du CCE à être saisi le premier de cette éventuelle proposition et d'en discuter. Les dirigeants, autour du financier méprisant Alexandre Begoügne de Juniac, espéraient matraquer par cette annonce précipitée les résistances du personnel et le diviser. Ils ont eu l'effet inverse : 2 000 manifestants de l'intersyndicale majoritaire se sont insurgés aux portes du CCE, cela a créé une telle colère légitime, partagée et spontanée que des échauffourées ont eu lieu et que deux DRH responsables se sont vus pris à partie et leurs chemises déchirées. Cela aurait pu être pire, et vu l'ampleur de la provocation, on peut s'étonner et saluer que le sang froid l'ait emporté et que les syndicalistes et les personnels eux-mêmes se soient autolimités, et que les deux DRH s'en soient bien sortis. La direction d'Air France, les gros médias (possédés désormais à 95 % par 7 milliardaires) ont pourtant déchaîné une campagne d'une sauvagerie inouïe. Le premier ministre, sans un mot pour les victimes licenciées, s'est excité et les a traitées de "voyous".

Ce fut une curée de la part des nantis criant abusivement "au lynchage" durant plusieurs jours. Des menaces policières d'enquête, de poursuites pénales ont même été mises en avant en calomniant la colère des salariés. Ceux-ci non seulement étaient victimes mais devenaient en plus humiliés et persécutés. Ce n'est pourtant pas, dans l'histoire de la lutte des classes depuis plus de 150 ans, un événement inédit : quand le patronat se comporte de façon impitoyable, il suscite des réactions souvent bien plus radicales que celles-là.

Les patrons ont le cynisme discret des tapis feutrés et l'égoïsme de leurs clubs fermés de décision, les salariés ont le pouvoir de l'émotion brouillonne et de la mobilisation indignée, comme le disait en substance Jean Jaurès en juin 1906 à l'Assemblée. La violence des exploités et des exploiteurs ne peut pas être mise sur le même plan. D'ailleurs, la vidéo la plus vue de la semaine, c'est celle d'Ericka, une jeune femme tentant de s'adresser dans les locaux du CCE, de façon émouvante, au mur glacé des regards et des costumes chics des patrons.

La gesticulation médiatique exacerbée n'aura pas tenu la semaine: la direction d'Air France a été obligée de rouvrir des négociations, alors qu'elle avait l'intention initialement de les enterrer. Le premier ministre s'est illustré, là, dans un rôle qui, historiquement, laissera de lui une image blessante. Un sondage en fin de semaine a établi que 54 % des Français "comprenaient". Le paradoxe, c'est qu'à la fin, l'échauffourée tant dénigrée est salutaire à la cause du combat contre les licenciements. À méditer. »

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 09:52
Un nouvel horizon pour la Sécurité sociale

L’HUMANITE DIMANCHE

La Chronique de Jean Christophe LE DUIGOU(*)

LA PRÉVENTION EST LE PARENT PAUVRE DES DÉPENSES DE SANTÉ.
TRAITER LES CONSÉQUENCES, C'EST BIEN. ÉVITER LES RISQUES, C'EST MIEUX.

À 70 ans, la Sécurité sociale demeure une « grande dame ». « Trop chère pour nos moyens », ne manquent pourtant pas de clamer tous ceux qui, mettant en avant les déficits récurrents, rêvent de la voir se limiter aux fonctions d'assistance. La ficelle est grosse. Il s'agirait de laisser la place à l'initiative privée et à l'appétit des institutions financières. Et si justement le principal intérêt de la Sécurité sociale était de ne pas se laisser facilement intégrer aux logiques d'austérité que depuis 40 ans on veut lui imposer ?

La principale caractéristique du système mis en place à la Libération par Ambroise Croizat et Pierre Laroque tient en la mise en œuvre du principe de solidarité en application duquel chacun contribue en fonction de ses revenus et reçoit en fonction de ses besoins. Du coup, la Sécurité sociale reste très sensible à l'expression des besoins sociaux, ce qui gêne les libéraux. On mesure là combien bénéfique a été la rupture avec le vieux principe assurantiel à dominante corporative et contractuelle. Il s'agissait, au travers de cette mutation, pour les fondateurs de la Sécurité sociale française de mieux prendre en compte les besoins sociaux dans leur globalité. La force de travail du salarié allait ainsi être mieux entretenue, mieux formée, grâce au système de santé, de retraite, d'allocations familiales. La Sécurité sociale a permis d'améliorer le niveau de vie tout en contribuant à un nouveau type de progression de la productivité du travail. Un véritable cercle vertueux !

Mais parallèlement, le système de protection sociale a dû prendre en charge tous les dégâts sociaux causés par une économie dirigée selon les critères du seul profit. Le système de retraite, via les départs anticipés, a été sommé d'intégrer les seniors éjectés de l'emploi. Le système de santé s'est trouvé alourdi des conséquences du travail pénible et des maladies professionnelles. Le chômage de masse a multiplié les pathologies lourdes et chroniques. On peut évaluer à 4 points de produit intérieur brut (PIB) et à 1/6 des dépenses sociales le surcoût pour la protection sociale de cette désastreuse politique qui précarise les conditions de vie et de travail. Quand on prend en compte les moindres recettes, conséquences du sous-emploi structurel, on comprend le caractère permanent des déficits dans lequel s'enferme la Sécurité sociale. Un véritable cercle vicieux !

Pendant ce temps les inégalités se creusent : inégalités devant la maladie, inégalités d'accès aux soins, inégalités d'espérance de vie... qui toutes se conjuguent avec l'inégalité sociale face aux risques de la vie. D'où le besoin d'un nouveau développement de la Sécurité sociale qui, par la prévention des risques et une implication des personnes concernées, garantisse l'égalité dans la couverture des besoins sociaux. Ce poste de la prévention est le parent pauvre des dépenses de santé : 10 milliards d'euros en comptant le dépistage précoce des maladies, soit à peine plus de 6 % de la dépense courante de santé et 0,5 % du PIB. En matière de vieillesse rien n'est fait pour combattre le vieillissement prématuré, source de dépenses élevées. Traiter les conséquences des risques c'est bien. Éviter qu'ils se produisent est mieux, d'autant qu'ils sont inégalement répartis au détriment des plus précaires. Réduire les inégalités face aux risques, tel est le nouveau défi que doit affronter la Sécurité sociale.

(*) Économiste et syndicaliste.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 09:48
Les sottises des libéraux contre Syriza

L’HUMANITE DIMANCHE

Chronique de FRANCIS WURTZ (*)

On peut être « directeur de recherche émérite à Science-Po » et se livrer à des analyses abracadabrantesques ! C'est ce que vient d'illustrer Gérard Grunberg sur une demi-page du « Figaro » (1). À ses yeux, « la victoire de Tsipras est une catastrophe pour la gauche radicale en France ». Rien de moins ! Il y a d'ailleurs des masochistes parmi ces « radicaux » puisque, note-t-il : « C'est une nouvelle désastreuse, même si le Parti communiste français (PCF) s'en est réjoui. » Le raisonnement de l'universitaire est sans appel : en réélisant Tsipras, « le peuple grec (...) a exprimé clairement sa volonté » de rester dans la zone euro tout en sachant que le prix à payer serait lourd ». Or, « puisque le PCF s'est prononcé pour le maintien de la France dans l'euro, au nom de quoi pourfendra-t-il encore la politique du pouvoir socialiste à l'égard de l'Europe ? » Une telle accumulation de sottises en si peu de mots tient de la prouesse ! Revue de détail : d'abord, pour exprimer leur volonté ¬ réelle ¬ de rester dans la zone euro, les électeurs et les électrices grecs avaient l'embarras du choix. Si près de 36 % d'entre eux se sont prononcés pour Tsipras et son parti, c'est qu'ils leur reconnaissent une spécificité majeure, prouvée par l'expérience de l'impitoyable confrontation entre le pot de fer européen et le pot de terre grec : ils se battent jusqu'au bout du possible, avec comme seule limite le refus du chaos, et ils sont d'une loyauté exemplaire vis-à-vis de leur peuple. En confiant à nouveau à Tsipras la direction des affaires publiques, les électeurs de Syriza ont voulu se donner les moyens de continuer le combat aussi loin que les rapports de forces le permettront. Et ces derniers ne dépendent pas des seuls Grecs mais de tous les Européens !

Le PCF ne se prononce pas simplement « pour le maintien de la France dans l'euro », autrement dit pour le statu quo ! Il insiste au contraire sur « l'exigence de transformations radicales (de l'euro) rompant avec l'austérité », telles qu'« une création monétaire par la BCE favorisant emploi, salaires, services publics, production réelle » (2). Dans l'immédiat, il agit pour la création ¬ possible sans changer les traités ! ¬ d'un fonds de développement social et écologique : une proposition reprise par le Parti de la gauche européenne (PGE), dont le président est Pierre Laurent et le vice-président... Alexis Tsipras. Enfin, la politique européenne de la France n'a rien à voir avec celle du nouveau gouvernement grec ! Athènes subit un diktat, Paris le co-organise ! La Grèce a été marginalisée par le pouvoir allemand, la France le courtise ! Tsipras a été empêché de tenir ses promesses alors que Hollande les a délibérément trahies ! En quoi la solidarité avec Syriza serait-elle contradictoire avec la critique de la politique française ?

La vérité est que certains, amers de la victoire de Tsipras malgré les coups qu'ils lui ont assénés ou laissé asséner, tentent de l'instrumentaliser en louant son « réalisme » et en faisant mine d'y voir les prémices d'une « rénovation de la social-démocratie » ! Invitons-les à méditer l'image de la tribune du dernier meeting, à Athènes, à la veille des élections du 20 septembre. On y voit, entourant Alexis Tsipras, l'Espagnol Pablo Iglesias, leader de Podemos ; le Français Pierre Laurent, président du PGE ; l'Allemand Gregor Gysi, figure emblématique de « Die Linke », auxquels s'est jointe la jeune Allemande Ska Keller, viceprésidente des Verts au Parlement européen, qui fut la porte-parole de sa famille politique lors des dernières élections européennes de 2014. Elle est là, la rénovation de la gauche !

(*) Député honoraire du Parlement européen.

(1) « La victoire de Tsipras est une catastrophe pour la gauche radicale en France » (23/09/2015).

(2) « Refonder l'Europe », PCF-Front de gauche (15/11/2013).

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:48

Compte rendu de la réunion de travail entre les cheminots CGT et la tête de liste du Front de Gauche

Participaient à la réunion: Pascal Pouliquen secrétaire CGT maîtrise cadre Quimper ; Gabriel André secrétaire général cheminots CGT Quimper ; Yvon Coat secrétaire Union Locale CGT de Quimper Dominique Gontier PCF Front de Gauche ; Xavier Compain PCF Front de Gauche co-tête de liste aux élections régionales.

Les Cheminots CGT de Quimper ont répondu positivement à la demande du PCF et du Front de Gauche qui souhaitaient dans le cadre des élections régionales confronter leurs analyses et leurs propositions avec les représentants des salariés.

Cette séance de travail, cordiale a été particulièrement féconde.

  • Trains express régionaux

Le constat est élogieux. La région et il faut souligner le rôle du vice président chargé de la mobilité et des transports dans la conduite de ce dossier ; a fait des efforts considérables pour promouvoir, améliorer et rendre accessible le transport ferroviaire régional de voyageurs..

Les investissements réalisés depuis 2002 dans le cadre de deux conventions Etat-SNCF-Région (2002/2006 et 2006/2013) se montent à 340 000 000€. Ils ont permis l’acquisition de rames nouvelles et la rénovation de rames existantes.

Cette amélioration de la qualité de service s'est accompagnée d'une politique tarifaire volontariste, sociale et incitatrice.

On note une augmentation de la fréquentation de 20% sur les périodes considérées. Le nombre de voyageurs jours passant de 17 000 à 21 000.

Il n'en reste pas moins que si les progrès sont évidents, nous sommes encore loin du compte pour que le train soit un mode de transport « naturel » et facile d'usage. 21 000 voyageurs jour quand on sait que les bretons sont parmi les français qui se déplacent le plus souvent notamment dans le cadre des trajets « domicile travail ». 64,8% des bretons se déplacent en voitures, 2,5 fois par jour en moyenne. (voir Les transports et déplacements en région site du ministère et Memento Transport Bretagne édition 2014 de l’Observatoire Régional des Transports de Bretagne ORTB )

Qui plus est l’abandon volontaire et progressif de certaines lignes, la faiblesse ou l’inadaptation de l'offre en nombre de train et de créneaux horaires ne permettent pas de d’accroître sérieusement le nombre de voyageurs .

  • Vers le tout TGV ?

Tous les efforts semblent désormais consacrés à la réussite du projet de LGV Le Mans Rennes et sa déclinaison régionale qui permettra de relier Paris à Quimper et Paris à Brest en 3h08.

Notons que l’essentiel du gain de temps se concentre sur le trajet Paris Rennes .(37 mn)

Le gain entre Rennes et Brest ne sera « que « de 10 mn (gain total 47 mn) au prix d’investissements considérables.

On peut donc craindre à bon droit que dans la logique qui prévaut aujourd’hui la réussite de cet objectif se réalise au détriment du maillage régional déjà mal en point.

Mettre 3h pour aller à Paris ( à quel tarif d'ailleurs!?) pourquoi pas ! Mais certainement pas au détriment des liaisons intra-régionales et interrégionales qu'il nous faut préserver et développer.

Cette question intéresse à la fois l'aménagement, la revitalisation des territoires, le développement économique durable et la transition écologique.

Il est encore temps d'intervenir et d'infléchir la trajectoire du projet LNOBPL (Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de Loire). La Commission du débat public a demandé un complément des procédures de concertation, reportant de fait les premières esquisses de réalisation. Par ailleurs les modifications internes au secteur ferroviaire et notamment le retour du secteur infrastructure (RFF) dans le giron de la maison mère participent de ce report.

Deux remarques importantes au passage :

1.Le 9 décembre 2014, FNE (France Nature Environnement) fédération nationale qui regroupe 3000 associations de protection et de défense de l'environnement publiait une première appréciation du débat sur la LNOBPL. Elle concluait à un débat biaisé qui ne portait que sur le scénario à retenir et non sur l'opportunité du projet lui même. Les limites du débat se situait entre « Oui » et « Oui ».

2.Le gros de l'effort porte sur la liaison Rennes Nantes par...Notre Dame des Landes qui sera assurée par une nouvelle ligne LGV. Il s'agit en fait de structurer la métropole Nantes Rennes. En terme d'équilibre des territoires ; même avec la métropolisation-des-amis, concédée à Brest, pas besoin de faire un dessin.

  • Les bons barreaux à la bonne échelle

L'essentiel du trafic ferroviaire voyageur ( le fret n'existe pratiquement plus en Bretagne) se concentre sur les lignes le long des cotes.

Il existe pourtant 5 barreaux Nord sur qui irriguent toute la région du Nord au Sud. Tous sont encore en service train totalement ou partiellement.

- Brest Landerneau Quimper

- Paimpol Charhaix Rosporden Concarneau

- Saint Brieuc Loudéac Pontivy Auray

- La Brohinière Ploermel

- Saint Malo Dol Rennes Messac Redon puis Nantes.

Les élus régionaux du Front de Gauche devront exiger le maintien des lignes, l'amélioration du service rendu et la remise en service des tronçons abandonnés.

Une attention particulière sera portée, en terme de calendrier pour la liaison Brest Landerneau Quimper pour laquelle un financement de 70 000 000 € a été arraché par la mobilisation des salariés de la SNCF, des habitants et des usager de la ligne et de la Région. Il faudra veiller de près à la réalisation des travaux face à une SNCF prompte à se désengager.

Nous devrons être tout aussi attentifs et déterminés pour répondre aux revendications portées par les collectifs d'usagers luttant pour la réouverture des lignes supprimées telles les liaisons Rennes Fougères, ou l'amélioration des trajets comme Saint Malo-Dinan (500 manifestants en ce début d'année pour exiger une liaison directe journalière, 4000 véhicules/jour sur le parcours)

  • Reconquérir le trafic marchandise

Il reste sur la région Bretagne 10 à 15 agents affectés au service marchandise ! Ce chiffre parle de lui même.

Lors de travaux menés récemment pour la réfection des infrastructure de voies et la rénovation des gares sur le segment Redon Quimper nombre d'embranchement fret ont été déferrés. Pour exemple Quimperlé et Lorient. D'autres l'ont été avant.

De ce point de vue la SNCF pratique la politique de la terre brûlée. Pas de retour en arrière possible. Du moins le croit elle.

Or moins de train c'est plus de camions sur la route. Tout le monde sait ça.

Alors pas de tabous, pour reconquérir le fret. La multi modalité cohérente des transports passe par une offre ferroviaire marchandise en phase avec les objectifs de la transition écologique.

La Région doit affirmer sa volonté de favoriser les transports propres, le ferroviaire et le maritime.

D'ailleurs l''avenir des ports bretons, régionaux et départementaux est intiment lié à leur raccordement au réseau ferré.

L a Région mettre en œuvre des politiques incitatrices et conditionnelles destinées à accompagner les entreprises choisissant le transport ferroviaire.

Elle étudiera les possibilités d'une fiscalité adaptée prenant en compte l'ensemble des coûts réels externalisés et cachés à la charge de la collectivité.

  • Une politique des transports ferroviaires inter régionale

Les régions de l'arc Atlantique - Bretagne, Pays de Loire, Poitou Charente, Aquitaine- ont le plus grand intérêt stratégique à défendre et à promouvoir l’axe ferroviaire Brest-Toulouse par Quimper Redon Nantes Bordeaux.

Les propositions rampantes de la SNCF sur ces trajets consistent à passer par Paris.

Si l'on comprend bien il y deux urgences absolues : La première est de proposer aux Bretons qui conquièrent le vaste monde un aéroport qui leur évitera Paris. La seconde est de proposer aux Bretons qui conquièrent le vaste monde une offre ferroviaire qui les obligent à passer par Paris. C'est assez logique dans le fond.

Dans le même esprit la Région Bretagne se rapprochera des régions Pays de Loire, Centre, Bourgogne Franche Comté pour valider l'hypothèse de la Voie Ferrée Centre Europe Atlantique dédié au trafic marchandise. Elle assurera entre Nantes et Chagny ,point de regroupement et d'éclatement, le trafic conteneur en provenance et à destination du Centre Europe du Sud Est Europe et de la partie sud de l’Allemagne.

Elle aura des prolongement dans la desserte des ports bretons départementaux et régionaux.

Compte rendu de la réunion de travail entre Xavier Compain, candidat du Front de Gauche aux Régionales, et les cheminots de la CGT à Quimper, 7 octobre
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 18:43

La fédération d'Ille & Vilaine du PCF prend acte, sans surprise, de la décision de Gérard Lahellec et Eric Berroche d'intégrer la liste du parti socialiste pour le premier tour des élections régionales de décembre prochain.

Nous regrettons et condamnons cette préférence pour l'aventure personnelle, qui ne respecte pas le vote très majoritaire des communistes bretons. Nous rappelons que c'est par un très large accord interne que l'option d'union des forces anti-austérité au 1er tour, autonomes du Parti Socialiste, a été démocratiquement votée par les communistes bretons, comme dans l'ensemble des 12 autres régions françaises.

Le Parti Communiste Français n'est donc en rien représenté par ces candidatures individuelles, issues de négociations séparées dont aucune instance, locale ou nationale n'a été informée.

Le Front de Gauche en Bretagne, emmené par Xavier Compain, costarmoricain et responsable national à l'agriculture, la pêche et la forêt au sein du PCF, mène une campagne rassembleuse et enthousiaste. Le Parti communiste appelle les électrices et électeurs breton-nes à lutter pour des objectifs économiques et sociaux de gauche, contre les choix austéritaires nationaux du gouvernement et du PS, qui ne manqueront pas d'impacter les politiques régionales à venir si les voix alternatives ne se font pas entendre. C'est en donnant de la force à ce choix que seront le mieux réunies, les conditions les meilleures pour à la fois battre la droite et l'extrême-droite et mettre en oeuvre des politiques régionales citoyennes, solidaires et écologistes, dans l'intérêt de tous.

Denis Kermen
Secrétaire départemental PC
F 35

Régionales: Réaction du PCF Ille-et-Vilaine à la candidature de Eric Berroche et Gérard Lahellec sur la liste du Parti Socialiste
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 18:56
Pétition contre l'extraction de sable coquillier en baie de Lannion et lien avec des informations sur les enjeux de cette extraction pour laquelle Macron a donné son feu vert


Les côtes bretonnes sont en danger. Un énorme projet industriel est sur le point de ravager le fond de la mer pour en extraire des centaines de mètres cubes de sable. C’est un désastre écologique qui se prépare, mais nous pouvons nous faire entendre: le préfet n’a pas encore donné son autorisation.

Le ministre de l’Économie, conscient des risques, a promis des garanties. Mais ces promesses pourraient bien rester lettre morte: elles ne figurent pas dans le décret qu’il vient de signer. Désormais, seule une mobilisation citoyenne de grande ampleur peut convaincre le préfet de prendre en compte les promesses ministérielles.

Signez la pétition pour rappeler que la beauté des côtes bretonnes et leur biodiversité appartiennent à tous les Français, et pour que l’arrêté préfectoral offre toutes les garanties de protection de ce patrimoine commun:

https://secure.avaaz.org/fr/extraction_sable_cotes_bretonnes_fb/?tCHkHfb

Le sable est désormais une denrée très recherchée dans le monde entier, notamment pour la production de béton. 75% des plages de la planète auraient déjà disparu afin d’alimenter le boom immobilier planétaire.

C’est une catastrophe environnementale, le sable jouant un rôle clef dans les écosystèmes de bord de mer. Les poissons sont les premières victimes, puis les oiseaux qui s’en nourrissent. Les tempêtes, rencontrant moins d’obstacles, frappent plus durement le littoral. Et c'est cette catastrophe qui menace de toucher une partie de la Bretagne.

Seules des études environnementales poussées et un suivi solide du projet peuvent minimiser les conséquences du projet d'extraction de sable à des fins agricoles de la baie de Lannion, dans les Côtes d'Armor. Les élus loca ux, associations environnementales et de pêcheurs ainsi que de nombreux citoyens font front commun pour exiger ces garanties depuis des mois.

Ajoutons nos voix à leur appel. Signez la pétition pour demander au préfet du Finistère d’appliquer les promesses du ministre en ne donnant son feu vert au chantier que si les garanties élémentaires sont respectées:

https://secure.avaaz.org/fr/extraction_sable_cotes_bretonnes_fb/?tCHkHfb

Notre mouvement sait que les combats tels que celui-ci vont au-delà des retombées locales: ils préfigurent le choix de notre avenir commun. Une fois de plus, rassemblons-nous pour que les intérêts économiques ne viennent pas détruire tout un écosystème. Parce que la Bretagne est bien plus qu’un bord de mer; c’est un trésor national.

Emmanuel Macron. Des garanties sur l'extraction de sable à Lannion (Ouest France)
http://www.ouest-france.fr/extraction-de-sable-lannion-macron-veut-rassurer-sur-son-autorisation-3464959

L'extraction de sable sera possible, mais limitée, à Lannion (Le Monde)
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/04/14/l-extraction-de-sable-sera-possible-mais-limitee-a-lannion_4615742_3244.html

Extraction de sable. Les pêcheurs montrent les dents (Le Télégramme)
http://www.letelegramme.fr/bretagne/extraction-de-sable-les-pecheurs-montrent-les-dents-01-08-2015-10725274.php

Le sable - enquête sur une disparition (Arte)
http://www.arte.tv/guide/fr/046598-000/le-sable-enquete-sur-une-disparition

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