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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 10:31
Un comité de soutien pour l'hôpital de Morlaix (Ouest-France, 23 mai 2016)
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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 06:11

COMMUNIQUE DE PRESSE

Jean-Paul Vermot, Sarah Noll, Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Jean-Pierre Cloarec, Guenaelle Clech, Michel Abramovicz et Loic Digaire

Mme la Maire de Morlaix, Agnès Le Brun, dans son interview parue le samedi 21 mai, appelle au calme et à la sérénité. Mais malheureusement, une nouvelle fois, Agnès Le Brun ne peut s’empêcher de céder à quelques provocations.

La première, c’est d’oser affirmer que l’opposition a été invitée à participer à un groupe de travail au sujet de l’utilisation des salles municipales et qu’aucun d’entre nous ne serait venu. Pour œuvrer à l’apaisement, disons diplomatiquement qu’il s’agit là d’une vilaine contrevérité, pour ne pas dire plus. En effet, les faits sont têtus, et jamais nous n’avons été invités à un tel groupe de travail, alors que nous en avions accepté le principe et désigné notre représentant. De la même façon, si Michèle Abramovicz a « été désignée comme unique représentante de la ville dans une commission d’attribution de logements dans un organisme HLM », c’est bien parce que l’élue de l’opposition a réclamé un vote là où il était prévu la simple désignation d’une conseillère de la majorité.

Le dénigrement systématique de l’opposition ne cesse malheureusement pas.

La deuxième, que nous avions déjà vu poindre, c’est de nous taxer « d’une forme de sexisme ». Nous voulons rassurer Mme La Maire, nombre d’entre nous ont des cheffes, et si elle avait été un homme, face à ses décisions et ses faits, nos propos ne varieraient pas. En aucun cas, nous n’avons quelques difficultés à traiter à égalité un homme ou une femme, qu’elle soit Maire, Députée ou même Ministre.

La troisième, c’est cette distinction nouvelle faite entre les associations « conséquentes », et celles où on retrouve « toujours les mêmes personnes qui ne représentent qu’elles-mêmes ». Qui sont, selon Madame la Maire, ces mêmes personnes ?

Allons-nous voir la municipalité, en fonction de qui participe à telle ou telle association, mettre en œuvre des traitements spécifiques ?

Jusqu’à présent, cette question des salles, comme d’autres, n’étaient pas un sujet de polémique, avant que Madame la Maire ne décide de la créer.

Car malheureusement, une nouvelle fois, dans cet article, Mme Le Brun joue son rôle favori, celle du pompier-pyromane.

En effet, des décisions prises de manière unilatérale, et assumées comme telles par Mme La Maire, ont stupéfié une opposition qui en aucun cas n’avait été consultée, c’est peut-être trop demander, mais au moins informée.

Les dernières en date sont le retour au menu unique et la restriction drastique de l’utilisation des salles municipales pour les associations.

Il faut assumer que ces décisions et la méthode de leur mise en œuvre, sans aucun dialogue, provoquent des réactions. Ou sinon, il faut savoir faire autrement.

Alors, oui, le spectacle d’un Conseil Municipal ou intervient la Police est affligeant : c’est votre choix. Oui, la ville à d’autres enjeux à relever : la baisse de population, son attractivité commerciale, son attractivité économique, son habitat. Alors place au travail, mais à minima, dans la vérité des faits, c’est une condition sine qua non du retour au calme.

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 05:21
Le Télégramme, samedi 21 mai 2016

Le Télégramme, samedi 21 mai 2016

Le nouveau combat de David contre Goliath, Michel Le Goff vs. Bigard, "le patron qui ne lâche rien" : à propos d'une pleine page dans le Télégramme, rubrique économie, le samedi 21 mai 2016

Sous la plume de Fréderique Le Gall, Le Télégramme consacre une pleine page avec photo sur une demi-page à ce "bienfaiteur de l'humanité" et "parrain" de la Bretagne de l'élevage qu'est Jean-Paul Bigard, 67 ans, partageant sa vie entre Paris et Quimperlé, président du syndicat national des industriels de la Viande, dont le groupe (marque Charal et Socopa) pèse 14 000 emplois, 23 abattoirs représentant 50% des achats de bovins en France, 20% des achats de porcs, 55 sites industriels et commerciaux, 4,3 milliards de chiffres d'affaires, et décide du prix de la viande bovine et porcine.

L'affichage est positif à travers le titre "BIGARD. LE PATRON QUI NE LÂCHE RIEN", ou un sous-titre "homme d'affaire éclairé", brosse à reluire passée par un confrère tout aussi puissant et redouté en Bretagne dans le milieu de l'élevage porcin, Guillaume Roué: "c'est un professionnel et un homme d'affaires performant, très éclairé, qui réussit dans un métier difficile".

Jusqu'ici, rien que de très normal dans un journal détenu par un homme d'affaire qui est à tu et à toi avec le patronat breton.

Toutefois, le contenu de l'article est bien plus contrasté et polyphonique que ne le laisse apparaître ses accroches.

D'abord, on fait parler des éleveurs pour nous rappeler que BIGARD casse les prix du porc et de la viande bovine pour acheter au moins cher, profitant de l'importance de l'offre pour faire pression sur les éleveurs.

C'est Bigard qui a snobé les négociations avec le gouvernement pour relever le prix du porc après avoir claqué la porte du marché au cadran de Plérin. Depuis, Bigard achète tout ses animaux à abattre en direct auprès du producteur pour éviter le pouvoir régulateur et corporatif de la profession et pouvoir écraser les prix au mieux.

Pas la peine de rappeler les marges et les revenus que retirent les producteurs porcins actuellement. En revanche, selon le magazine Challenges, la fortune personnelle de Bigard a été multipliée par 3 entre 2007 et 2015, passant de 120 millions d'euros à 350 millions d'euros: 170e fortune française. Capital a d'autres sources d'information et évalue sa fortune professionnelle en 2015 à 620 millions d'euros (+5,1% en un an, 85ème fortune française) quand elle était en 2014 de 470 millions d'euros, +9,3% en un an, 90ème fortune française, et en 2013 : 430 millions d'euros.

Pour le coup, le Télégramme est peu dissert sur les bénéfices que le capitaliste retire de l'exploitation des éleveurs et des salariés, préférant en faire un rebelle capable de résister à la pression de l'Etat pour encadrer les prix. Ainsi, on fait parler un producteur: "L'état d'esprit chez Bigard, c'est de snober l'Etat et tout ce qui représente l'establishment parce qu'il n'attend rien de personne et qu'il ne court pas après les subventions".

Bref, une tête dure ne devant sa réussite qu'à son travail obstiné et n'attendant rien de l'Etat ni des autres, comme les aiment les Bretons.

La réalité est un peu moins glorieuse comme le rappelle la chute du bon article de Frédérique Le Gall sous le sous-titre "Un monarque qui impose ses décisions" emprunté à une interview de notre camarade du PCF et de la CGT Michel Le Goff, élu à Bannalec et candidat aux dernières élections Régionales et Sénatoriales pour le Front de Gauche.

Michel Le Goff qui s'est battu pendant plusieurs mois avec les salariés et son syndicat la CGT pour la réintégration d'un salarié licencié, Michel Le Gouge, en 2014:

"Combattre l'injustice du patronat": intervention de Michel Le Goff le 1er mai à Quimperlé pour la réintégration de Michel Le Gouge à Bigard

Le social à la sauce Bigard: mobilisation contre un licenciement abusif!

Le social, les luttes, la situation des services publics et des entreprises: compte rendu du deuxième débat de l'après-midi des Rencontres du Front de Gauche 29

"Michel Le Goff, nous dit l'article du Télégramme, qui a été de toutes les luttes syndicales au sein de l'entreprise (notamment la rébellion contre les pauses pipi imposées à heures fixes), ne participe plus aux réunions annuelles du comité de surveillance, la CGT, son syndicat, en ayant été exclue. Il le déplore. "C'est le seul endroit où on peut rencontrer Jean-Paul Bigard. Maintenant je le croise dans les couloirs. C'est moi qui lui tends la main. C'est un monarque sur son trône. Il dicte son tempo. Il impose ses décisions et trouve du monde pour le suivre. Quand on a 14 000 salariés, on a du poids".

Et c'est à ce type de patron tout puissant que le gouvernement PS à travers la loi El Khomri veut donner tout pouvoir de définir les conditions de travail (salaires, temps de travail, aménagements horaires) des travailleurs au nom de la liberté du renard dans le poulailler. C'est vrai que la viande des travailleurs est fort prisée elle aussi quand on veut produire du liquide à placer dans les paradis fiscaux.

Ismaël Dupont

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 05:20
ça va mieux, mais pour qui? (PCF)

Ca va mieux… mais pour qui ?

► Un SDF de 18 ans, originaire de Cahors a été condamné à deux mois de prison ferme pour un vol d'une boite de sardines, de pâtes et de riz. Il avait faim. Un fait divers emblématique d'une France qui va mal.

► François Hollande trouve que « ça va mieux ». On se demande dans quel monde il vit. Hé Oh la gauche ! Proclamait le Parti socialiste il y a quelques semaines, on a envie de lui renvoyer l'interpellation. Rassemblons nous pour, d'abord, obtenir le retrait de la loi Travail et pour faire valoir une issue à l'austérité et au libéralisme.

EN PRISON POUR DES SARDINES

Un SDF de 18 ans, originaire de Cahors a été condamné à deux mois de prison ferme pour un vol d'une boite de sardines, de pâtes et de riz. Il avait faim. Le propriétaire de la résidence secondaire où ce vol s'est déroulé n'avait pas même porté plainte, aucun dégât n'ayant été constatés. C'est donc le Ministère public qui a poursuivi ce SDF, réclamant 5 mois d'emprisonnement. Hé Oh la gauche !Proclamait le Parti socialiste il y a quelques semaines, on a envie de lui renvoyer l'interpellation.

Cette dureté de la justice n'est pas une exception. Pensons à la caissière de Carrefour licenciée pour ne pas avoir scanné un pack de bières. Pensons aux syndicalistes, d'Air France, de Goodyear… criminalisés. Dureté de la justice de classe pour le peuple. Pas pour les puissants. Par exemple, les fauteurs d'évasion fiscale des Panama Papers ne sont toujours pas inquiétés. Pour ne citer qu'eux.

CA VA MIEUX…. MAIS POUR QUI ?

François Hollande, en s'adressant aux Français, estimait dans une émission télévisée« ça va mieux ». Mais pour qui ? Le gouvernement poursuit sa politique qui mène 99 % du pays droit dans le mur : le peuple se serre la ceinture. Mais il n'y a pas d'austérité pour les patrons. Les dividendes continuent de pleuvoir et la politique des cadeaux se poursuit.

Avec la loi El-Khomri, le gouvernement franchit un cap. Il casse le code du travail et avec lui, les conditions de travail des salarié-e-s ainsi que des outils pour se défendre. Les Français et les Françaises ne voient plus bien ce qui distingue la politique du gouvernement socialiste de celle de Nicolas Sarkozy. Quand on est de gauche on ne sacrifie pas le monde du travail. Les sommes astronomiques, offertes sans contrepartie, aux actionnaires des grandes entreprises seraient plus utiles pour faire le choix de l'humain plutôt que de la finance. L'argent existe si on a le courage de s'y attaquer et de réduire les coûts du capital.

ET MAINTENANT L'USAGE DE LA FORCE

Rejetés par une majorité de nos concitoyens, ne cherchant plus que l'approbation du MEDEF en seul soutien, Hollande et Valls en appellent de plus en plus à la force contre la démocratie et l'écoute du peuple. Pour contourner le débat parlementaire, ils font passer la loi El-Khomri avec le 49-3. Mais ce n'est pas fini :cette loi dont 75 % ne veut pas, sera discutée au Sénat avant de repasser cet été à l'Assemblée nationale. Les parlementaires du Front de gauche mèneront la bataille. Et la contestation sociale, dans l'opinion, dans les entreprises, dans les rues et sur les places ne faiblit pas pour obtenir son retrait. Malgré les manipulations médiatiques et les violences policières.

ENSEMBLE

Avec tous ceux et celles qui cherchent, à gauche, une autre voie, rassemblons nous, d'abord, pour obtenir le retrait de la loi Travail et pour faire valoir une issue à l'austérité et au libéralisme. Dans le mouvement social et citoyen comme dans les élections à venir, le peuple a l'occasion de dire ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas : les politiques libérales qu'elles soient menées par la droite ou l'actuel gouvernement socialiste.

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 18:33

Le Musée de la Résistance nationale vous convie au vernissage de l'exposition "A l'appel de la Liberté : Résister par la Culture".

Cette exposition a été portée en grande part par le Musée de la Résistance nationale.

Bien cordialement,
L'équipe du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 12:23
Exposition Cavallo - Nuit des musées ce samedi 21 mai

Si vous n'avez pas été encore voir l'exposition Ricardo Cavallo au Musée des Jacobins, il faut s'y précipiter (elle se tient du 2 avril au 5 juin) et, pourquoi pas, participer à la présentation de ses œuvres par l'artiste argentin qui vit et travaille aujourd'hui à Saint Jean du Doigt.

Nous avons fait cette expérience il y a un mois, un dimanche au musée.

C'était fantastique.

Cavallo est un artiste généreux, passionnant, pédagogue, qui adore transmettre, et ses tableaux grand format, fait de juxtaposition de plusieurs dizaines de petites toiles qui, comme les touches d'un tableau post-impressionniste, s'additionnent avec des jeux de contraste, de ruptures et de continuités, pour produire des paysages urbains que l'on peut prendre des dizaines de minutes à explorer (Paris, Morlaix) ou des paysages côtiers (Saint Jean du Doigt, Plougasnou) perçus avec des points de vue surprenants, des formes rocheuses extraordinaires et des jeux d'ombre et de lumière à interpréter, sont admirables, lumineux, et très faciles d'accès.

Ricardo Cavallo porte aussi avec lui une réputation de professeur de peinture et de dessin hors pair, initiateur et complice, mêlant dans ses cours à l'approche technique poésie, philosophie, gentillesse.

Pour lui, l'art est une manière de rencontrer, d'approfondir la vie, une joie de sentir les choses et de communiquer ce qu'elles sont en elles-mêmes, par delà les regards indifférents ou convenus, une spiritualité.

Le rencontrer est vraiment une de ces expériences qui réconcilient avec le genre humain, si besoin était.

Alors ce soir, n'hésitez pas, si vous êtes libres, c'est Nuit au musée...

Le Télégramme, 21 mai 2016

Le Télégramme, 21 mai 2016

Ouest-France, 21 mai 2016

Ouest-France, 21 mai 2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 07:10

Tilly Sabco Bretagne, une deuxième partie de poker menteur ?

Depuis fin 2014, date de la décision du tribunal de commerce de Brest de confier à « l'entente » MS FOODS/OLMIX/CCI de Morlaix les rènes de l'entreprise Tilly Sabco, rien n'a été fait pour relancer l'activité.

Mais lorsque l'on dit : rien ! Il faut vraiment entendre : rien !

Depuis 18 mois les salariés ne travaillent réellement qu'une seule journée par semaine (voire deux dans le meilleur des cas) au service de l'entreprise. Le reste du temps ils sont, soit en formation professionnelle, soit au chômage partiel, c'est-à-dire en fait rémunérés pour l'essentiel au moyen de fonds publics.

Depuis 18 mois, les 200 salariés restants de l'entreprise sont littéralement baladés de promesses, toutes dénuées de tout commencement de réalisation par l'un ou l'autre des actionnaires.

Le directeur salarié Sauvaget qu'on avait connu plus remuant lorsqu'il s'agissait de quémander des subsides sur fonds publics, reste étrangement silencieux, ne trouvant rien à redire face à l'attitude d'actionnaires qui « procrastinent » manifestement, semblant attendre sagement au pied de l'arbre la chute du fruit qui ne manquera pas de se produire lorsqu'il sera devenu « trop mûr ».

Le 7 novembre 2015 dans une lettre ouverte à M. Chapalain, président de la CCI de Morlaix, la section de Morlaix du PCF constatait qu'un an après la reprise acceptée par le tribunal de commerce les engagements pris par la direction, SAS Tilly Sabco Bretagne dans son ensemble, n'avaient pas été respectés, et que l'on ne voyait se dessiner aucune perspective sérieuse de réorientation de l'activité.

La section de Morlaix du PCF faisait état de sa vive préoccupation, et des graves conséquences, en premier lieu pour les salariés de l'entreprise Tilly Sabco Bretagne eux-mêmes dont l'emploi n'était pas garanti, mais aussi pour le secteur de l'agroalimentaire, ou de ce qu'il en restait, et bien entendu pour toute la vie économique et sociale de Guerlesquin et, au-delà, de la région.

C'est pourquoi elle interpellait le président de la CCI pour qu'il apporte un éclairage public sur la situation exacte et les difficultés éventuelles rencontrées par l'entreprise, et pour qu'il indique les dispositions concrètes qu'il comptait prendre pour réaliser les investissements promis et redémarrer l'activité dans la direction qui était projetée.

Comme prévu le président de la CCI n'avait pas daigné répondre à cette demande, mais avait même fait savoir son agacement quant au fait d'être ainsi invité à mettre le problème sur la place publique, a fortiori quand cette interpellation émanait en plus du PCF (qui d'ailleurs à ce jour est la seule organisation politique à s'en être inquiété publiquement).

Certes depuis des choses se sont passées, mais pas vraiment celles qui étaient espérées.

En effet, en novembre 2015, suite à des « désaccords » entre actionnaires, la société OLMIX qui possédait 33 % des parts revendait celles-ci à la CCI de Morlaix pour un montant de 500 000 € soit exactement à la même valeur que le montant de son apport lors de la constitution de la nouvelle société Tilly Sabco Bretagne (TSB) en 2014.

Dans un communiqué la CCI de Morlaix justifiait le retrait de OLMIX par l'absence d'une « vision commune des associés sur la stratégie de l'entreprise ».

En fait cela met objectivement un peu plus en évidence que le projet tripartite de fin 2014 s'apparentait davantage au mariage de la carpe et du lapin.

La situation, du point de vue du capital, devenait donc la suivante : CCI de Morlaix (actionnaire majoritaire) 66 % des parts, MS Foods, 33 %.

Le point de désaccord entre actionnaires dépassé allait-on enfin voir redémarrer réellement l'activité ? Que nenni !

De son côté, Ismaël Dupont, conseiller PCF-Front de Gauche, interpellait le président de Morlaix communauté lors du conseil communautaire du pour alerter sur la situation préoccupante de l'entreprise et lui demander des explications.

Là encore la réponse qui lui a été faite était de dire que, certes la question qu'il posait était importante, mais que ça irait mieux demain et en lui faisant comprendre que son inquiétude était injustifiée* .

Que s'est-il ensuite passé de novembre 2015 à mai 2016 : rien ...ou presque !

A l'exception cependant d'un nouveau débat entre les deux actionnaires restants, la CCI de Morlaix (majoritaire) et la société anglaise MS Foods.

Cette fois le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix, l'un des deux actionnaires de Tilly Sabco (avec MS Foods Limited), annonce que la CCI va céder 42 % de ses parts à MS Foods Limited pour un euro symbolique, et qu'elle a obtenu un accord signé avec le patron du groupe dont fait partie l'entreprise MS Foods.

Curieux accord dont on aimerait d'ailleurs lire très précisément le contenu.

Ainsi la CCI cèderait gratuitement à MS Foods les parts rachetées pour 500 000 € à OLMIX quelques mois auparavant, plus une partie de celles qu'elle détient depuis son apport au capital de TSB pour le même montant, soit un cadeau de 630 000 €, au bas mot, qu'elle ferait ainsi à MS Foods ?

La société britannique deviendrait ainsi actionnaire majoritaire, à hauteur de 76 % acquis à vraiment moindre frais.

En contrepartie on nous dit qu'elle injecterait trois millions d'euros dans l'entreprise, un million pour recapitaliser et deux millions pour investir dans une nouvelle ligne de frais.

Et le président de la CCI d'annoncer une assemblée générale des actionnaires le 13 mai 2016.

Loin d'être rassurés par ces nouvelles annonces, les employés, au chômage partiel depuis mi-février, se sont dit sceptiques lors de cette annonce. « On attend l'assemblée générale des actionnaires du 13 mai. Il doit entériner ces décisions. Nous serons soulagés quand l'argent sera là », ont déclaré plusieurs élus du CE.

Les salariés avaient raison d'être sceptiques. En effet, le 13 mai, au jour convenu, les salariés ont eu la désagréable surprise de constater que les actionnaires étaient absents et que l'assemblée générale des actionnaires prévue était reportée sine die, et sans en connaître la raison.

Mais pour ce qui est de l'activité c'est toujours rien !... on est toujours au point mort !

Assiste-t-on du coup à une deuxième partie de poker menteur, qui vient d'être entamée entre la CCI de Morlaix et MS Foods après une première qui avait conduit à l'élimination de la société OLMIX ?

C'est totalement insupportable !

L'inertie de la direction met clairement en péril l'activité de l'entreprise, qui n'en avait vraiment pas besoin. Il est grand temps de tout mettre sur la place publique !

L'argent public appartient à l'ensemble des citoyens !

On ne peut pas laisser le sort de 200 salariés, de l'activité agroalimentaire sur le pays de Morlaix entre les mains de capitalistes sans scrupules qui s'en moquent bien.

Roger Héré, élu PCF Front de Gauche à Plouigneau - membre de la direction de section du PCF pays de Morlaix

Pour mémoire, voici le compte rendu réalisé par Ismaël Dupont du Conseil Communautaire de Morlaix du 16 novembre 2015 touchant les débats et la question orale sur l'avenir de Tilly Sabco:

En fin de conseil, j'ai lu la question orale du Front de Gauche sur l'avenir de Tilly Sabco - question que Jean-Luc Fichet m'avait accordé de poser 4 jours avant mais que contrairement aux usages, il n'a pas fait taper et imprimer pour tous les conseillers communautaires l'aient sous les yeux au moment d'en discuter, ce qui m'a obligé moi-même à lire la question orale sur le téléphone de mon voisin et collègue de l'opposition morlaisienne, Jean-Paul Vermot.

J'ai précisé avant de lire la question qu'elle avait été envoyée avant l'annonce dans la presse de la nouvelle prise de participation de la CCI de Morlaix, désormais actionnaire majoritaire. La question gardait néanmoins une pertinence puisqu'elle amenait le Président à s'expliquer sur ce qui s'était passé les mois précédents, sur ce qu'avait fait Morlaix-Co pour rappeler aux actionnaires leurs devoirs d'investissements correspondant à leurs promesses de départ, sachant que Morlaix-Co est cautionnaire pour la CCI, et quels sont les perspectives d'avenir pour Tilly Sabco.

Question orale sur la situation à Tilly Sabco - présentée par Ismaël Dupont

Le 16 juin 2014, lors de la reprise de l’entreprise Tilly Sabco par la nouvelle SAS Tilly Babco Bretagne, suite à la décision du tribunal de retenir l'offre MS Foods/Breizh Algae/CCI Morlaix, Morlaix-communauté avait pris la décision d’apporter sa caution à cette reprise sous la forme d'une garantie de 500 000€ pour la CCI de Morlaix, à l'époque actionnaire minoritaire avec 2 millions d'euros engagés dans un plan de reprise et de restructuration de Tilly Sabco, en cas de défaillance. Le projet de reprise comportait plusieurs volets, notamment celui de la mise en place du “poulet sans antibiotique grâce aux algues”,ainsi que celui du “poulet Halal”.

Dans ce cadre la nouvelle direction de Tilly Sabco Bretagne, avait assuré à l'époque que le programme d'investissements pour la réorientation de l'activité de l'entreprise serait réalisé pour le mois de juillet 2015. Après le dépôt de bilan, dont 120 salariés avaient fait les frais et qui s'étaient retrouvés sans réelles perspectives dans leur bassin d'emploi, nous espérions que la réorientation prise par les repreneurs au sein de la nouvelle entreprise Tilly Sabco Bretagne allait constituer l'amorce d'un virage dans le sens que nous préconisions, à savoir d'une part vers une production non exclusivement axée sur le poulet congelé export, et une orientation de la production dans le sens de la qualité et de la diversification.

Or, à ce jour, à moins de deux mois de la clôture du premier bilan de la SAS Tilly Sabco Bretagne, force est de constater que les engagements pris par la direction, dans son ensemble, n'ont pas été respectés, que les investissements promis n’ont pas été réalisés, et que l’on ne voit se dessiner aucune perspective sérieuse de réorientation de l'activité.

Notre préoccupation est donc très vive face à cette situation, qui est grave de conséquences, en premier lieu pour les salariés de l'entreprise Tilly Sabco Bretagne eux-mêmes dont l'emploi n'est pas garanti, mais aussi pour le secteur de l'agroalimentaire, ou de ce qu'il en reste, et bien entendu pour toute la vie économique et sociale de Guerlesquin , de Morlaix communauté, du département et de la région Bretagne dans son ensemble.

Pour ces raisons, je vous saurais gré, Monsieur le président, d’apporter votre éclairage sur la situation exacte et les difficultés éventuelles rencontrées par l'entreprise, et indiquer les dispositions concrètes que vous comptez prendre, dans le cadre de vos prérogatives, pour favoriser la réalisation des investissements promis et le démarrage de l'activité dans la direction qui était projetée.

* Cette démarche fait suite à la lettre adressée à la CCI par la section PCF du Pays de Morlaix et son secrétaire de section, Daniel Ravasio, lettre restée sans réponse même si la presse nous informe ce week-end des changements dans l'actionnariat et du manque de fiabilité de l'actionnaire OLMIX de Tilly Sabco que nous avions pressenti. Avec quelle garantie pour l'avenir de l'entreprise et les salariés? Quelle réflexion sur une nécessaire réorientation de l'activité? Quel droit de regard des salariés et prise en compte de leur point de vue et de leurs intérêts?

Voici la première réponse de Jean-Luc Fichet:

" Cette question est importante. L'évolution du dossier Tilly Sabco est surveillée avec beaucoup d'attention. Des investissements étaient en effet prévus pour le milieu de l'année 2015 et n'ont pas été faits, ce qui génère beaucoup d'inquiétudes chez les salariés. Le dossier n'avance pas avec la société Olmix et le choix fait récemment a été que la CCI reprenne très temporairement l'actionnariat, et devienne majoritaire à 66%, à côté du groupe MS Food qui détient toujours 33% du capital. Tilly-Sabco Bretagne est aujourd'hui en position de lancer des investissements de 2,5 millions d'euros sur le poulet frais. Olmix n'est pas écartée du projet, la recherche sur le poulet aux algues continue, mais a besoin de temps, tandis que la société Tilly Sabco a besoin d'investissements immédiats. 220 emplois ont été maintenus sur le site; les personnes ayant perdu leur emploi sont toujours accompagnées dans leur recherche d'emploi par Sodie, installée dans un bureau de Morlaix-Communauté. L'objectif est de redonner sa pleine puissance à cet outil agro-alimentaire, et éventuellement d'augmenter le nombre d'emplois pour récupérer les emplois perdus. On a tout lieu d'être optimiste aujourd'hui quant aux décisions prises. Il y a une volonté de la CCI de faire très rapidement les investissements, ce qui va permettre d'avoir des conditions de travail optimisées. Morlaix Communauté avait apporté sa caution auprès de la CCI quand il a fallu soutenir la fiducie de Tilly Sabco avec Ecomiam sur les fonds de Daniel Sauvaget qui a deux entreprises en parallèle. Cette caution est toujours activée et s'appuie sur une société qui rejoint Ecomiam et fera l'objet d'un remboursement si le million d'euros de la CCI était mobilisé. Ces fonds ne sont pas mobilisés pour le moment et peuvent l'être pendant 5 ans. S'ils sont mobilisés, la caution de Morlaix Communauté vient à la hauteur de 500 000€. Pour l'instant, c'est le statut quo. L'aide de Morlaix Communauté est donc une aide financière par caution auprès de la CCI, la mise à disposition de locaux pour les personnes qui n'ont pas trouvé de travail, l'accompagnement à la recherche de nouveaux investisseurs, car la CCI n'a pas vocation à demeurer actionnaire de Tilly Sabco Bretagne. Son objectif est de trouver des partenaires privés pour les 33% du capital qu'elle vient de racheter à Olmix mais aussi pour les 33% restants de façon à ce que la société prenne son autonomie complète. Ce que l'on peut dire de Tilly Sabco aujourd'hui, c'est que le marché est là, il y a les compétences, les actionnaires qui sont présents, et les bonnes décisions sont prises. Les perspectives se dessinent, mais le poulet aux algues demandera plus de temps que prévu. On doit souligner l'implication remarquable de la CCI sur ce dossier".

Voici ma reprise d'intervention suite à la première réponse de Jean-Luc Fichet: "j'ai cru comprendre que pour qu'il y ait une relance des aides à l'investissement dans l'abattoir, il faudrait qu'aucun des actionnaires n'ait plus de 24% des parts. Il faudrait donc que la CCI se désengage de ses parts au profit de partenaires privés. Des noms circulent qui demandent à être confirmés. Il est tout de même regrettable que les salariés, dans leur droit d'observation, d'information, de contrôle, aient été tenus à l'écart de ces jeux et de ces différends capitalistes entre les différents actionnaires de Tilly-Sabco. Ils ont pendant des mois travaillé dans des conditions de sous-emploi sans savoir à quelle sauce ils allaient être mangés; la collectivité n'était pas là pour les rassurer ou leur donner des garanties, les représentants syndicaux n'avaient pas accès à toutes les informations. Cela pose largement la question du pouvoir de contrôle et d'intervention des salariés dans les entreprises. On ne peut plus faire une confiance aveugle au patron, quelle que soit sa réputation de bonnes intentions et de compétence".

Jean-Luc Fichet m'a demandé alors de "corriger mes propos".

Selon lui, c'est: circulez, il n'y a rien à voir. "Les salariés ont été associés et informés. La situation est difficile. Les actionnaires sont présents. D'ailleurs Corinne Nicole, "déléguée" de la CGT, donne un avis très favorable à ces informations et se satisfait de toutes les décisions qui sont prises. Il y a lieu de croire, selon Jean-Luc Fichet, que si elle donne ce satisfecit, c'est qu'elle et son syndicat sont informés, comme le sont les autres syndicats. La collectivité joue pleinement son rôle pour Jean-Luc Fichet, maintenant, "ce sont les actionnaires qui décident de l'actionnariat et des investissements à faire", "il ne faut pas faire de procès là où il n'a lieu d'être".

Tout va donc pour le mieux, dans le meilleur des mondes!

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:49
Déclaration de la Fédération du Finistère
Démolition du cargo Captain Tsarev: Pour une filière industrielle de déconstruction, de recyclage et de valorisation des navires

L'histoire, compliquée, du vraquier Captain Tsarev remorqué à Brest en novembre 2008 en avarie moteur et abandonné depuis à quai par son armateur, touche sa fin.

La Région Bretagne a obtenu en décembre 2015, à la suite d'un longue procédure contentieuse, la déchéance de propriété du navire, ouvrant droit à la vente pour démolition d'un bâtiment devenu dangereux. Le chantier de déconstruction a été confié à la société spécialisée «Les recycleurs bretons ». Huit ans pour en arriver là.

On pourra se questionner sur la longueur du délai, la complexité de certaines procédures, la frilosité peut être à les activer, la méfiance devant la stratégie malhonnête de pseudo armateurs...On mettra cependant en balance que dès son arrivée à Brest, le point de sortie était quasiment inéluctable et que le navire a neutralisé pendant 96 mois 200 mètres linéaires de quai. Une paille dans un port en pleine mutation.

On remarquera d'ailleurs que la clôture du dossier « Captain Tsarev » n'épuise pas le sujet à Brest puisqu'il reste à traiter les cas du "Karl", de l ' "Antigone Z" et de l' "Ocean Jasper". Au delà de ces remarques, largement partagées, la fédération du PCF du Finistère se félicite de cette issue.

Ce chantier doit en appeler d'autres et il est grand temps que se construise en Bretagne et dans le Finistère une filière industrielle de déconstruction, de recyclage et de valorisation des navires en fin de vie. Les enjeux sociaux, économiques, environnementaux ne sont plus à démontrer. La flotte mondiale compte aujourd'hui 80000 navires de plus de 120m de long.

1200 d'entre eux sont démolis chaque chaque année. 90% le sont dans les pays du sud est asiatique, dans des conditions effroyables, pour les femmes et les hommes qui travaillent dans les chantiers et bien sûr pour l'environnement.

Ces enjeux sociétaux, environnementaux, territoriaux n'ont pas pour horizon indépassable « le combien ça coûte ? » le taux de marge ou les comptes de résultat de tel ou tel armateur. Les pouvoirs publics,locaux, départementaux et régionaux, comme ils le font pour nombre de secteurs économiques, peuvent et doivent aider à l'émergence et à la structuration d'une filière technique spécialisée dans ce domaine.

Brest le 18 mai 2016.

Ouest-France, Brest - 20 mai 2016: le PCF pour une filière de déconstruction de navires

Ouest-France, Brest - 20 mai 2016: le PCF pour une filière de déconstruction de navires

Le Télégramme - 21 mai 2016, publication du communiqué du PCF, membre du Front de Gauche (et non communiqué commun du PCF et du Front de Gauche pour le coup)

Le Télégramme - 21 mai 2016, publication du communiqué du PCF, membre du Front de Gauche (et non communiqué commun du PCF et du Front de Gauche pour le coup)

Démolition du cargo Captain Tsarev: Pour une filière industrielle de déconstruction, de recyclage et de valorisation des navires (PCF Finistère)
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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:37
Turquie: levée de l'immunité parlementaire de 50 députés du HDP: coup d'état d'Erdogan (PCF)

Turquie/Levée de l'immunité parlementaire de députés du HDP : "Coup d'Etat d'Erdogan"

Le Parlement turc vient de voter la levée de l’immunité parlementaire de 50 des 59 députés du HDP. Il s’agit d’un véritable coup d’État liberticide. Recep Tayyip Erdogan tente ainsi d’éliminer la seule opposition démocratique qui entrave sa marche vers une réforme constitutionnelle lui conférant tous les pouvoirs pour installer sa dictature.

La France et l’Union européenne doivent en tirer toutes les conséquences en cessant de soutenir ce tyran qui emprisonne les journalistes, les intellectuels, les militants progressistes et qui mène une guerre sanglante contre le peuple kurde.

Le PCF exprime sa solidarité entière aux forces démocratiques et aux peuples de Turquie.

La Rencontre internationale "Pour une Conférence Mondiale pour la Paix et le Progrès" (#CMPP2016) qui se tiendra à Paris, le 1er juin, se fera largement l’écho de cette exigence de paix, de solidarité et de démocratie.

* Le HDP de Selahattin Demirtaş est le "Syrisa turc", Parti démocratique, laïc de gauche kurde qui a fait une percée électorale lors des dernières élections législatives de novembre 2015. Selahattin Demirtas sera présent normalement à la "Conférence mondiale pour la Paix et le Progrès organisée par le PCF à Paris, place du colonel Fabien, le 1er juin 2016.

Selahattin Demirtaş

Selahattin Demirtaş

les élus turcs d'opposition sans immunité - Ouest-France, 21 mai 2016

les élus turcs d'opposition sans immunité - Ouest-France, 21 mai 2016

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:34
Tract de la CGT de l'hôpital de Morlaix: appel à la grève ou au débrayage le 27 mai

Tract de la CGT de l'hôpital de Morlaix: appel à la grève ou au débrayage le 27 mai

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