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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:22

 

Ismaël Dupont, candidat du Front de Gauche dans la IVe Circonscription du Finistère (Morlaix).

 

Réponse au questionnaire du collectif École Publique en Danger.

Je vous remercie de m'avoir adressé ce questionnaire et surtout de mener cette action de sensibilisation et d'interpellation des candidats aux élections législatives afin de défendre l'école publique et ses valeurs fondatrices de laïcité, de gratuité, et de lutte contre l'inégalité des chances, afin aussi d'améliorer son efficacité pour lutter contre l'échec scolaire, faire réussir tous les enfants, promouvoir une culture commune de haut niveau.

Au Front de Gauche, nous faisons campagne depuis des mois pour une école de l'égalité et luttons contre le démantèlement des maternelles, des RASED, la logique comptable et idéologique qui préside aux destructrices suppressions de postes et de classes (le secondaire a d'abord été le plus touché à travers la réforme du bac pro 3 ans, des séries techniques, de la seconde, la suppression des options et l'alourdissement des effectifs dans les classes … puis le primaire), au sabordage de la formation des enseignants, des réseaux d'aide aux élèves en difficulté. On peut penser aussi à la réforme néo-libérale des Universités, de la sectorisation scolaire, aux avantages nouveaux donnés par la droite à l'école privée, devenue quasiment à ses yeux un service public d'intérêt général alors qu'elle exerce une concurrence déloyale vis à vis de l'école publique qui, elle, a l'obligation et la mission d'accueillir et de former tous les élèves.

Aujourd'hui, vous avez raison de faire entendre des exigences fortes aux individus et aux organisations politiques qui se présentent à vos suffrages car, pour relever l'école publique, il faut commencer par remettre en place les moyens que la droite a supprimés (ce que permettra difficilement une politique de rigueur dictée par l'impératif du retour à l'équilibre budgétaire pour respecter les engagements européens, ou alors en premier des moyens nécessaires à d'autres services publics déjà au bord de la rupture), en finir avec les logiques de plus en plus affirmée d'école à deux vitesses (public et privé, écoles d'excellence des beaux quartiers ou des secteurs plus favorisés socialement et les autres, professionnel et général, classes prépas ou écoles d'élite et le parent pauvre de l'Université) servies par l'assouplissement de la sectorisation, les avantages accordés au privé, et le désinvestissement financier de l'Etat. Il faut également faire un grand effort pour penser les modalités d'une plus grande implication des parents, des jeunes et des personnels dans la gestion de l'école et des dispositifs concrets innovants pour lutter contre le renforcement de la reproduction sociale et des inégalités par l'école.

En tant que professeur documentaliste syndiqué, père de deux enfants scolarisés en école primaire et maternelle publique dans un quartier populaire, je suis particulièrement en phase avec vos préoccupations et votre engagement pour une école publique de qualité.

 

  1. Scolarisation des enfants, temps scolaire et dispositifs de lutte contre l'échec scolaire:

Nous sommes pour un moratoire suspendant les fermetures et suppressions de classes et de postes proposées par le précédent gouvernement car elles vont contribuer à détériorer encore des conditions d'enseignement et d'encadrement déjà bien fragilisées (le projet de carte scolaire de janvier prévoyait 179 postes d'enseignants supprimés en Bretagne, dont 50 dans le Finistère – pour bien peu de créations de postes- auxquels il fallait ajouter la suppression de 18 postes d'enseignants spécialisés affectés aux RASED).

Nous sommes pour la scolarisation possible dès 2 ans dès septembre 2012 et la mise en application de cette ambition exige précisément l'annulation des suppressions de poste prévues par la droite à la rentrée, qui visaient tout particulièrement la maternelle, que l'on voulait réformer pour externaliser la formation des – 4 ou 5 ans à des jardins d'enfants privés ou gérés par des collectivités. La plupart des études montre que la scolarisation précoce en maternelle accentue les chances de réussite des enfants issus des milieux les moins favorisés socialement et par leur bagage scolaire.

 

Pour les enfants en difficulté scolaire, nous sommes favorables à des temps de soutien scolaire et de remédiation pris en charge par des personnels formés (enseignants mais pas seulement) car il importe de débloquer et de soutenir au jour le jour sans laisser s'accumuler des lacunes et un rejet de l'école difficilement réversible les enfants qui ont moins de facilité et de rapidité d'apprentissage. Pour les enfants présentant des handicaps ou des troubles de comportement, il faut le plus possible aller vers des accompagnements complémentaires d'adultes en classe mais les AVS, qui vivent actuellement dans la précarité avec un salaire insultant (650 € par mois souvent!) pour leurs compétences et le travail qu'elles font, doivent voir leur statut revalorisé (plus d'heures, mieux payées, avec de vraies formations). Les RASED bien entendu doivent être soutenus et ont doit continuer les plans de formation adaptée des enseignants qui travaillent avec des élèves dont les difficultés scolaires relèvent essentiellement de problèmes familiaux et de comportement. Les temps d'écoute et d'échanges, de mise à l'écart de la classe, et d'exercices atypiques mis en place par les enseignants des RASED sont souvent des bouffées d'oxygène pour les enfants, permettent d'alléger des situations quotidiennes douloureuses et aussi de les remettre dans des dispositions de travail.

 

L'application de la loi de 2005 sur l'application de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire, bien que partielle, n'est pas sans effets pervers, du fait qu'elle ne s'est pas accompagné de moyens suffisants pour des encadrements complémentaires dans les classes déjà chargés et à multiple niveau parfois (à l'école primaire et maternelle). Les enseignants de milieux ordinaires (pas plus que les AVS, comme je l'ai déjà dit) n'ont pas été formés pour s'adapter au besoins d'enfants dont les handicaps peuvent être multiples, ni pour les intégrer à des classes dont la majorité des enfants ont des profils plus conventionnels. Résultat: l'intégration des enfants handicapés n'est souvent qu'à moitié réalisée et peut se solder par un échec et parfois des souffrances pour tout le monde (les enfants handicapés, leurs camarades, les personnels de l'éducation et enseignants). Sans revenir à une logique de séparation discriminante, il faut s'interroger sur le niveau adéquat de prise en charge pour certains handicaps (dans certains IME, des instituteurs spécialisés ne peuvent-ils pas obtenir des résultats plus satisfaisants, avec des moyens plus grands et moins d'effectifs?) et tout au moins se donner les moyens humains et professionnels (une vraie formation pour les éducateurs et enseignants) d'une prise en charge de qualité.

 

Je suis pour la semaine de 5 jours avec des journées allégées car je trouve que la semaine de 4 jours rend l'apprentissage trop discontinu et les journées trop chargées, surtout si on y ajoute le soutien scolaire sur les temps de pause méridienne ou le soir pour certains. Il faut maintenir un nombre d'heures de cours suffisant pour tous dans les disciplines fondamentales que sont le français, les maths, les disciplines d'éveil au monde et à la vie (sciences, histoire...) et les allègements possibles des journées d'école chargées en effet pour les élèves ou l'introduction de plus d'éveil sportif, artistique et culturel, doit tenir compte de cette nécessité dont dépend la solidité de la formation intellectuelle des futurs adultes.

 

2) Formation des enseignants et encadrement à l'école:

 

Nous sommes pour le pré-recrutement des enseignants pour que cette profession reste accessible à tous les milieux sociaux. Il faut revenir à une vraie formation initiale appuyée principalement sur une pratique encadrée et des temps d'échanges pédagogiques, ce qui ne conçoit pas avec un temps plein pour les néo-titulaires. Le besoin de formation continue des enseignants doit aussi être reconnu et valorisé par l'institution.

 

Il y a une loi handicap très ambitieuse en France et tous les moyens n'ont pas été mis pour en mettre en œuvre les objectifs qui sont pourtant des obligations de l'Etat. Les AVS font un travail absolument nécessaire à partir du moment où on intègre en milieu ordinaire et dans des classes chargées des élèves ayant des handicaps ou des troubles divers. Elles font en général du super boulot et sont passionnées par leur métier mais il est honteux que l'Etat les maintienne dans une telle situation de précarité: 650€ pour vivre! Il faut pérenniser et requalifier ces postes, les porter à 35h payés au SMIC pour que les personnes puissent vivre décemment, leur offrir des vraies conditions de formation initiale ou continue. De manière générale, le Front de Gauche milite pour la titularisation des 800000 précaires de la fonction publique.

 

Nous voulons créer un statut de représentant des parents d'élèves pour permettre à tous les parents de participer à la vie des établissements, en obtenant si besoin des heures indemnisées pour cela auprès de leur employeur. Des temps et des lieux aménagés pour les rencontres avec l'équipe éducative devront être mis en place. Nous voulons aussi intégrer les parents, ainsi que des élus, des personnels, et des élèves à partir du collège, à des observatoires des inégalités à l'école, constitués par territoire et visant à améliorer les choses sur le terrain. 

 

3) L'école: ses objectifs, la laïcité

  

Atteinte à la laïcité: quelles mesures à prendre?

  

La laïcité, c'est la neutralité de l'État, de l'enseignement, leur indépendance par rapport aux groupes de pression religieux, idéologiques, économiques, ce qui permet à la fois la coexistence pacifique dans le respect des différences et de la liberté de conscience et l'éducation libre de la raison pour forger l'esprit critique et l'autonomie de pensée. C'est l'école publique seule qui garantit la laïcité de l'enseignement. Or cette école publique qui devrait être choyée par les responsables politiques comme moyen de former la société meilleure de demain, de corriger les inégalités de naissance, de construire une culture commune de haut niveau et une conscience citoyenne chez les individus, est aujourd'hui fragilisée par sa mise en concurrence avec l'école privée, confessionnelle mais pas seulement, qui a rarement été aussi soutenue par les pouvoirs publics qu'aujourd'hui.

  

La liberté d'enseignement est constitutionnelle: il ne s'agit pas de la remettre en cause. Le problème est dans le financement. Le public et le privé n'ont pas les mêmes obligations et le financement des uns et des autres doit tenir compte de cela. Actuellement, la règle de répartition des crédits publics, c'est 20% pour le privé, 80% pour le public, ce qui correspond à peu près à la proportion d'élèves scolarisés dans chaque système. Mais, si on attribuait les moyens en tenant compte de la mixité sociale, on n'aurait pas tout à fait les mêmes résultats. En Avignon, on a fait l'expérience il y a quelques années d'un redécoupage de la carte scolaire pour rassembler les enfants de milieux plutôt aisés et bien dotés culturellement et les enfants de milieux populaires: les enfants des collèges périphériques d'Avigon pouvaient aller vers le centre-ville. Résultat: les bourgeois ont mis leurs enfants dans le privé pour éviter que leurs rejetons se retrouvent avec les autres. Le privé aboutit à créer dans le public une réduction de la mixité sociale. Nous sommes de plus dans une région où il y a des endroits où il y a de l'école privée mais pas d'école publique. Il s'agit d'une anomalie à corriger. Sur le fond, cela me pose tout de même problème que Hollande défende la loi Carle: on est dans une république laïque et on finance tout de même des établissements confessionnels.  Les maires ont l'obligation de prendre en charge les frais d'externat dans le privé si il n'y a pas d'enseignement privé dans leur commune. Cette loi provient d'abord d'un amendement de Michel Charasse, pourtant réputé laïc, qui obligeait les maires à payer y compris pour les enfants qui vont dans le privé à l'extérieur de leur commune. C'est un pas de plus dans un système où on considère que le privé, c'est la même chose que le public. C'est une concurrence déloyale car le privé n'a pas les mêmes obligations -notamment celle d'accueillir tous les élèves- et la fondation Terra Nova a montré par ailleurs que le privé a perdu moins de postes que le public ces cinq dernières années, sauf cette année Il devrait également y avoir une obligation, pour les communes présentant un nombre d'habitants minimum, de disposer d'une école publique et les élus du Front de Gauche privilégieront toujours l'école publique par rapport à l'école privée, qui est une liberté tolérée mais non un service public d'intérêt général.

 

Zéro dérogation pour le périmètre scolaire? Autre solution de mixité sociale?

 

Il faut reconfigurer les cartes scolaires pour les rendre plus efficaces encore afin de garantir une mixité sociale et lutter contre les assouplissements et les désectorisations qui favorisent la mise en concurrence des établissements, des écoles à plusieurs vitesses et plus homogènes socialement.

 

intérêt et possibilités du développement du bilinguisme.

 

Le déclin des langues régionales est lié assurément dans un premier temps (au XIXème siècle notamment) à une volonté d'acculturation et d'homogénéisation de la communauté nationale portée par l'école et l'Etat à travers des discours et des mesures de dévalorisation, de stigmatisation de l'usage des langues régionales dans l'espace public ou officiel. Entre le début du XXème siècle et les années 1960, c'est surtout la volonté des familles d'échapper à un complexe d'infériorité lié à une faible maîtrise de la langue dominante, les transformations des conditions économiques, l'exode rural, la guerre et le travail porteurs de mélanges et de rencontres, le désir de réussite par l'école, la standardisation et le désir de progrès lié à la modernité industrielle, culturelle et médiatique, qui ont présidé au déclin accéléré des langues régionales. Comme d'autres régions à fort particularisme, la Bretagne a vu naître dans les années 30 d'abord, puis dans les années 60-70 un fort mouvement citoyen et associatif de revitalisation de la culture régionale dans ses différents aspects, de moins en moins majoritairement associé à des revendications nationalistes ou autonomistes, et le sentiment d'appartenance à une "petite patrie" au riche passée et aux particularismes valorisants et intéressants est très développé chez nous, traversant d'ailleurs les courants politiques. Pourtant, les dialectes locaux du breton unifiés dans les années 30 ne vivent plus guère dans les conversations courantes et l'arbre du militantisme culturel plutôt bien soutenu depuis les années 1980-90 par la Région et les collectivités ne saurait cacher la forêt du dépérissement progressif du breton ou du gallo comme langues parlées.  Destin annoncé de langue morte que beaucoup veulent éviter en promouvant un volontarisme politique au service de la diffusion de la langue et de la culture régionale, volontarisme qui parait trouver un cadre adapté dans la charte européenne des langues régionales et minoritaires que la France a refusé jusqu'à présent de signer car elle est considérée comme inconstitutionnelle, l'amendement Lamassoure traduit depuis 1992 dans l'article 2 de la constitution spécifiant que "la langue de la République est le français".

La charte européenne des langues régionales ou minoritaires, qui a l'immense mérite de fixer l'objectif de la perpétuation de la richesse que représente la diversité linguistique et culturelle et de promouvoir la mise à disposition de moyens financiers, symboliques, éducatifs, médiatiques pour le réaliser, a un défaut: elle ne donne pas de statut protecteur pour la transmission des langues issues de l'immigration.

En revanche, il est parfaitement légitime de vouloir que la langue de sa région ne périsse pas avec le décès de ceux dont c'est la langue maternelle en tant qu'elle est porteuse d'une culture populaire séculaire, de représentations du monde, d'une richesse de vie, de sensibilité et d'intelligence déposée dans des expressions et un lexique qui n'appartiennent qu'à elle, comme il est souhaitable de transmettre une mémoire historique régionale par les moyens de l'école, d'un soutien à l'édition et au secteur associatif.

La mort ou l'étouffement progressif de toute culture est en effet une bien triste chose qu'il faut éviter à se donnant les moyens pour que l' héritage culturel menacé se transmette d'une génération à l'autre, fusse au prix de toutes les transformations qu'apporte heureusement le vivant qui évolue avec son temps, dans la culture, la langue, la musique, etc...

De ce point de vue, je pense, comme bon nombre de militants du Parti Communiste et du Front de Gauche, qu'il faut soutenir avec un vrai volontarisme l'enseignement bilingue facultatif dans l'éducation nationale, en rendant possible le maintien des postes, même en cas d'effectifs d'élèves assez réduits, la continuité des cursus entre primaire et secondaire, la possibilité de choisir la maîtrise du breton pour ses enfants sans avoir à les envoyer en internat loin de chez soi ou dans le privé. De la même manière, il est légitime que les collectivités subventionnent les associations et initiatives (enseignement de la langue aux adultes, médias, édition, spectacle vivant, musique, recherche historique, ...) qui permettent à la culture régionale de continuer à vivre dans sa différence et sa diversité nourrissantes pour les esprits et les consciences, et pas seulement ceux des habitants « de souche » de la région.

Nous devons faire en sorte je crois que l'école publique soit la solution privilégiée par tous les parents qui veulent que leurs enfants aient une culture linguistique solide en breton, en corse, en basque, en alsacien ou dans une autre langue régionale comme l'occitan, pour les enrichir personnellement et pour pérenniser la langue et la culture régionale afin qu'elles ne meurent pas. A ce titre, je ne vois pas d'objection à ce qu'un enseignement par immersion puisse se faire dans le cadre du service public dans la mesure où il est plus efficace pour développer chez les jeunes un bilinguisme véritable.

L'association d'enseignement du breton par immersion Diwan s'est constituée dans un contexte de vacance d'offre du service public pour ce choix pédagogique et il me semble que, comme elle présente des garanties au niveau de l'unité des programmes, des examens, de la qualité de la formation intellectuelle et des valeurs républicaines transmises par l'enseignement, on peut l'intégrer dans le service public d'éducation.  

Les connaisseurs disent que sans immersion, l'apprentissage du breton reste assez superficiel et on échoue à assurer réellement la perpétuation de la pratique de la langue dans la vie quotidienne.  De plus, l'enseignement par immersion n'est nullement incompatible avec une bonne maîtrise de la langue nationale.

Actuellement, même si les effectifs des élèves faisant l'apprentissage du breton progressent (entre 2001 et 2011, +120%  dans l'enseignement bilingue public, + 77% dans l'enseignement privé catholique, + 50% à Diwan) cette augmentation limitée n'assure pas sur la durée la survie du breton menacée par la disparition des gens qui en Basse-Bretagne l'ont pratiqué couramment pendant leur enfance et au-delà. Dans le premier degré, il n'y a 2291 élèves inscrits dans l'enseignement bilingue, dans le second degré (collèges et lycées): 2357 élèves (chiffres donnés lors du colloque de la FSU Bretagne). Il ne s'agit que de 2% des élèves scolarisés.  2,5% des élèves du primaire sont dans l'enseignement bilingue en Bretagne contre 40% au Pays Basque et 20% en Alsace.

L'enseignement bilingue ne représente nullement une menace pour l'unité de la République en Bretagne et ne suffit pas, à son niveau actuel, à empêcher le breton de devenir une langue quasiment morte à moyen terme, ce qui serait un appauvrissement culturel significatif. 

Après, on ne peut pas non plus forcer tous les élèves et leurs parents à suivre une initiation ou un cursus en breton pour sauver la langue. Force est de reconnaître que la plupart des bretons tout en étant majoritairement attachés symboliquement à la survie de la langue et de la culture bretonne, ne les pratiquent pas avec assiduité et le combat pour la culture doit se mener dans l'ouverture à toutes les composantes de la société pour se gagner et ne pas se jouer simplement dans des cercles de convaincus... Mais, encore une fois, c'est plus facile à dire qu'à faire.

 

Ismaël Dupont.

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