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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 07:37

Gad. Quatre ministres au chevet du site de Lampaul

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Arnaud Montebourg, Stéphane Le Foll, Michel Sapin, Marilyse Lebranchu... Quatre ministres du gouvernement s'expriment ou annoncent leur intention de venir cette semaine à Lampaul-Guimiliau (29) pour rencontrer les salariés de Gad et leur exposer le plan de relance concocté par le gouvernement, qui se précise de jour en jour.

Jean-Marc Puchois, le maire de Lampaul, a reçu ce dimanche un SMS d'Arnaud Montebourg. Il s'était entretenu longuement la veille avec le ministre du redressement productif pour évoquer, évidemment, l'avenir du site Gad.

 

Montebourg dévoile l'échéancier
Dans ce message,
Arnaud Montebourg confirme les grandes lignes du plan que le gouvernement souhaite mettre en place. D'une part, une étude de faisabilité visant à évaluer toutes les options de reconversion du site de Lampaul va être menée. D'autre part, une négociation a été enclenchée entre l'établissement foncier régional et la Cecab, actuel propriétaire du site, pour racheter les installations et les mettre à disposition de la collectivité afin de faciliter la reprise d'activité. Résultats attendus dans un mois.

 

Stéphane Le Foll précise le plan [L'interview]
"Je confirme totalement les propos d'
Arnaud Montebourg, confie Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture. L'établissement foncier régional a été missionné samedi par le préfet de Région pour expertiser les solutions de reconversion du site. Il proposera également des solutions sur la propriété du site, en rapport avec les solutions qui pourraient être trouvées. Gad a fait le choix de fermer cet abattoir maintenant la question est de savoir ce que l'on fait de ce site. Il faut ouvrir toutes les possibilités de ré-industrialisation offertes par ces installations pour pouvoir continuer une activité et y développer l'emploi. Il faut jouer sur tous les leviers".

Et si cette méthode n'a pas d'effet immédiat sur les salariés ? "Déjà , nous allons faire en sorte de leur garantir la quasi totalité de leurs salaires pendant un an. Des experts de Pôle emploi vont être mis à leur disposition à raison d'un agent pour 20 salariés, ce qui est exceptionnel, afin de les accompagner et les former. Nous ne voulons pas que les employés de Gad aient le sentiment d'être abandonnés. Nous allons solliciter aussi les entreprises qui recrutent afin qu'elles ouvrent le plus rapidement à ces salariés des possibilités d'emploi. Nous allons aussi nous pencher sur la question des 340 emplois offerts à Josselin. Nous avons parfaitement conscience que la distance entre Josselin et Lampaul est un frein mais on va voir comment on peut organiser cette mobilité. Les collectivités locales de Josselin vont être mobilisées pour les accueillir".

 

Michel Sapin à Lampaul dans la semaine
Michel Sapin devrait préciser le dispositif dans les prochains jours. Le ministre du travail est attendu à Lampaul cette semaine selon le maire de la commune qui est venu à la rencontre des salariés de Gad, de dimanche en fin d'après-midi, pour leur faire part de ces avancées. Il leur a lu le SMS d'Arnaud Montebourg qui a été reçu par des applaudissements de la part de la quarantaine de salariés présents. Une autre ministre devrait également se déplacer la semaine prochaine. Marilyse Lebranchu, en charge de la fonction publique, a indiqué qu'elle se rendrait à Lampaul-Guimiliau avant vendredi.

A lire également

Retour sur le combat des salariés de Gad

L'interview de Stéphane Le Foll

 

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/landivisiau/lampaulguimi/gad-quatre-ministres-au-chevet-du-site-de-lampaul-20-10-2013-2274973.php

Le télégramme France

Crise de l'agroalimentaire breton.Tour d'horizon avec Stéphane Le Foll [Interview]

21 octobre 2013 à 06h41 - Réagir à cet article

Photo Vincent Isore, MaxPPP
Photo Vincent Isore, MaxPPP
  
Gad, Doux, Tilly Sabco, écotaxe... Tour d'horizon des dossiers brûlants qui mobilisent aujourd'hui les Bretons avec Stéphane Le Foll ministre de l'Agriculture.

Hier, dans un SMS, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a annoncé au maire de Lampaul-Guimiliau (29) que le préfet de région allait réaliser une étude de faisabilité sur les perspectives de reconversion du site finistérien du groupe Cecab. Qu'en pensez-vous ?
Je confirme les propos d'Arnaud Montebourg. L'établissement foncier régional a été missionné par le préfet, samedi, pour expertiser les solutions de reconversion du site. Il proposera également des solutions sur la propriété du site en rapport avec les solutions qui pourraient être trouvées. Gad a fait le choix de fermer cet abattoir. Maintenant, la question est de savoir ce que l'on fait de ce site. Il faut ouvrir toutes les possibilités de réindustrialisation offertes par ces installations afin de pouvoir continuer une activité et y développer l'emploi. Il faut jouer sur tous les leviers.

Peut-on envisager une relance de l'activité d'abattage ? Y a-t-il un repreneur sur les rangs ?
Toutes les activités, quelles qu'elles soient, vont être étudiées. Je n'ai pas connaissance d'un repreneur.

Vous avez promis un accompagnement renforcé des salariés de Gad pendant un an. Mais après, que deviendront-ils ?
Dans le contexte que nous connaissons, il est vrai que leur reconversion ne sera pas facile. Nous allons faire en sorte, en effet, avec le ministre du Travail, Michel Sapin, de leur garantir la quasi-totalité de leurs salaires pendant un an. Des experts de Pôle emploi vont être mis à leur disposition à raison d'un agent pour 20 salariés, ce qui est exceptionnel, afin de les accompagner et de les former. Nous ne voulons pas que les salariés de Gad aient le sentiment d'être abandonnés. Nous allons solliciter aussi les entreprises bretonnes qui recrutent afin qu'elles ouvrent à ces salariés, le plus rapidement possible, des possibilités d'emploi. Nous allons aussi nous pencher sur la question des 340 emplois offerts à Josselin (56). Nous avons parfaitement conscience que la distance entre Josselin et Lampaul est un frein mais on va voir comment on peut organiser cette mobilité. Les collectivités locales vont être mobilisées pour accueillir les salariés qui accepteraient d'aller travailler dans le Morbihan.

La volaille export congelée est aussi dans le rouge. On dit que Tilly Sabco sera la prochaine entreprise à fermer ses portes à cause de la fin des restitutions européennes ? Que fait le gouvernement en faveur de cette filière ?
Nous travaillons depuis plusieurs mois sur ce dossier. Il ne faut pas isoler le cas de Tilly Sabco. Nous avons, aujourd'hui, en Bretagne, deux entreprises qui exportent des poulets congelés vers le Moyen-Orient, qui sont Doux et Tilly Sabco. Il faut se donner les moyens de pérenniser cette activité export sans le soutien des restitutions, grâce à un plan d'investissement massif et en renforçant nos relations avec les clients du Moyen-Orient. Depuis dix ans, tout le monde savait que ces soutiens à l'export allaient être supprimés. Dire que toutes les difficultés de la filière seraient liées à la fin des restitutions n'est pas exact. L'entreprise Doux s'est retrouvée en redressement judiciaire bien avant la mise à zéro de ces restitutions.

Allez-vous pousser pour que le tribunal de commerce de Quimper valide le plan de continuation de Doux ?
Je pousse dans un seul sens, celui du maintien d'une filière export de poulet congelé en Bretagne par le biais d'un soutien à l'investissement et l'organisation de la production. Par rapport aux concurrents brésiliens qui sont présents sur ces mêmes marchés du Moyen-Orient, on va voir aussi comment on peut sécuriser une partie des parts de marché des deux entreprises.

Autre sujet brûlant en Bretagne, l'écotaxe. Entendez-vous la révolte des Bretons qui considèrent que cet impôt ajoute un handicap à un autre handicap, celui de son éloignement géographique ?
Je connais bien le Finistère et j'ai parfaitement conscience que les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs. Cette position péninsulaire a été prise en compte avec une réduction de 50 % de cette écotaxe. Il faut rappeler aussi que 130 millions d'euros vont être réinvestis en Bretagne dans des infrastructures de transport, ce qui dépasse largement les 40 millions d'euros correspondant au montant de la recette récoltée en Bretagne.

Allez-vous envisager une annulation ou un report de cette écotaxe ?
Le Premier ministre a demandé au préfet de région d'engager une concertation avec les entreprises pour examiner les conséquences de la mise en oeuvre de l'écotaxe. On verra s'il y a la nécessité d'accompagner des situations difficiles : des aides à la trésorerie de BPI France pourront être apportées aux entreprises.

L'industrie agroalimentaire bretonne est en grande souffrance. Pensez-vous que le « pacte d'avenir pour la Bretagne » présenté par Jean-Marc Ayrault sera suffisant ?
Le secteur connaît des difficultés mais tout n'est pas noir dans l'agroalimentaire breton. Il faut penser à l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire, orienter la production, développer les investissements tout en donnant la capacité aux entreprises d'y faire face. Le gouvernement est mobilisé pour donner à la Bretagne la capacité de se redresser. Je le répète, au-delà des 15 millions d'euros d'aide d'urgence pour les filières volaille et porcine que nous pilotons avec Guillaume Garot, c'est un milliard d'euros qui va être mobilisé pour la Bretagne : 450 millions de fonds pour les entreprises au titre de la banque d'investissement et 550 millions pour financer les investissements d'avenir dans toutes les filières industrielles. On travaille, par ailleurs, avec l'ensemble des professionnels et nous avons parfaitement identifié les difficultés, à commencer par la baisse de la production porcine depuis plusieurs années : on s'est fixé l'objectif de revenir à la production porcine de 2010.

Comment allez-vous relancer la production porcine ?
En soutenant l'investissement dans la production et les outils de transformation afin que les uns et les autres retrouvent de la compétitivité. Plus personne n'investit dans cette filière. La profession réclame aussi plus de simplification dans l'instruction de ses projets de modernisation des élevages. Je lui annonce, à ce sujet, que les décrets et les arrêtés concernant le régime d'enregistrement sur les installations classées seront soumis par le ministre de l'Écologie, Philippe Martin, à la consultation du public, dès cette semaine, pour une entrée en vigueur en janvier 2014. Concernant la prise en compte de l'enjeu environnemental dans la production, le projet de « l'azote total » que j'ai présenté en mars et qui consiste à substituer l'azote minéral à l'azote organique sera mis en oeuvre dans le cadre du 5e plan d'action de la directive nitrates 2014-2018.

  • Propos recueillis par Frédérique Le Gall
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