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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:45

Discours inauguration : Daniel RAVASIO

 

Bonjour à toutes et à tous.

Merci d’être présent à l’inauguration de cette 49ème  fête du Viaduc

 

Il y a un an notre fête se situait entre les deux tours des élections présidentielles, marquée par l’espoir d’un changement à la tête du pays mais surtout d’un changement radical de la politique menée.

Il y a presqu’un an, les Français décidaient de mettre fin à la présidence Sarkozy et à son Union pour une Minorité de Privilégiés.

La victoire de François Hollande c’était un Non net et sans bavure à 5 ans de sarkozysme, l’indice d’une puissante aspiration au changement, à un autre partage des richesses, à l’égalité.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est la déception, la grande déception qui domine chez beaucoup de nos concitoyens.

Nous sommes, chaque jour, de plus en plus nombreux à gauche à ne pas nous reconnaître dans la politique actuelle du gouvernement.  

Pourquoi une telle désillusion ?

En se débarrassant de Nicolas Sarkozy les français ont indiqué clairement qu’ils ne voulaient plus de cette politique faite de super austérité et au profit des plus riches et du patronat, de cette politique de pression sur les salaires, de casse de la fonction publique, de destruction de la protection sociale, … sans oublier tous ces plans de licenciements pour cause de rentabilité mis sous le boisseau par ses amis du tout financier.

Or, depuis la prise de fonction de François Hollande et du gouvernement PS - EELV, force est de constater que le nouveau pouvoir va à l'encontre de ces attentes des Français.

Soumission aux politiques d’austérité européennes, cadeaux fiscaux supplémentaires de 20 milliard d’Euros pour les entreprises, vote de la « loi du Medef », refus de prendre les mesures nécessaires pour empêcher les licenciements et plans sociaux …. La politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre, une politique qui se traduit pour une part de plus en plus, importante de notre peuple par l’explosion de la précarité et du chômage.

Dans ce contexte, l’affaire Cahuzac met en évidence cet insupportable fossé : sacrifices et austérité pour les uns, profits et évasion fiscale pour les autres !

Quand un gouvernement de gauche prend des mesures de gauche, il existe une majorité de Français pour les soutenir. Quand il emprunte une autre voie, comment la déception, la colère et le ressentiment ne pourraient-ils pas être au rendez-vous, suscitant abstention et remontée mécanique des forces néolibérales « décomplexées » ?

Le gouvernement est à la croisée des chemins : soit il renoue avec les fondamentaux de gauche soit il continue dans cette voie.

Face à la dégringolade affectant sa côte de popularité, le président de la République use des mots comme de barrages pour tenter d’interrompre cette descente.

Ce sont de bien maigres remparts quand l’électorat de gauche juge sur les faits l’abandon des promesses de changement.

â   Aujourd’hui, concernant l’emploi, les salaires, le droit du travail, le dialogue social ;

â   Demain, à propos des retraites, du droit de vote des étrangers, de la proportionnelle ?

Ce n’est pas cela qu’attendaient ceux qui ont battu Nicolas Sarkozy et qui ne le regrettent nullement.

Ils souhaitent que le gouvernement renoue avec les fondamentaux de la gauche : le progrès, la justice, l’égalité, la fraternité.

Hélas, à ce jour rien n’annonce que François Hollande veuille s’émanciper de la tutelle d’Angela Merkel et s’évader hors des chemins tracés par les marchés financiers et les agences de notation.

Nos inquiétudes sont grandes. Les émanations désagréables qui s’échappent des affaires Cahuzac ou Sarkozy-Bettencourt  peuvent conduire aux pires dérives populistes ou au délaissement pur et simple des prérogatives citoyennes. Marine Le Pen, à l’affût de toutes les désespérances, compte bien sur ce pourrissement.

La promotion d’une nouvelle République, agissant pour le bien de tous et donc d’abord pour celui des plus modestes, exige de démultiplier le débat politique, de faire de chacun un acteur de l’avenir.

Pour le Parti Communiste et le Front de Gauche une autre politique est possible et nécessaire.

â   On vous dit que l’austérité est la seule voie pour s’en sortir mais chacun voit bien qu’au contraire chaque jour tout va plus mal.

Une autre politique c’est refuser l’austérité, austérité qui ne constitue pas une ambition mais une démission.

â   On vous dit qu’il n’y a pas d’argent mais la fraude fiscale c’est au bas mot 40 Mds €, la suppression des niches fiscales c’est à minima 42 Mds €, …..

Une autre politique c’est une politique qui aura le courage de rompre avec l’obsession des dividendes.

 

Pour cela, il faut oser changer de pied, abandonner l’impasse de la diminution du coût du travail qui ravage nos secteurs industriels et conduit à une régression sociale, et s’en prendre au coût du capital qui handicape tout essor économique.

 

Des mesures d’urgences doivent être prises pour relancer l’activité et l’emploi :

â    relèvement des salaires et des minimas sociaux ;

â    développement des services publics ;

â    interdiction des licenciements boursiers ;

â    des nationalisations démocratiques pour maintenir et transformer des filières industrielles dans le cadre d’une production nouvelle sur des critères sociaux et écologiques ;

â     ……

 

Pour le Parti Communiste Français, une nécessité : débattre et agir

Puisque le Président de la République ne veut rien changer à sa politique, rien entendre de la colère qui monte, le PCF appelle les forces du changement à entrer massivement dans l'action pour exiger un changement de cap, pour dire stop aux politiques d'austérité, stop aux licenciements, stop à la casse du code du travail et des services publics.

Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.

 

A l’occasion de cette fête nous vous invitons à débattre sur la situation, débattre sur la politique à mettre en œuvre pour l’Humain d’abord. Vous pourrez débattre avec tous les militants communistes au cours de la fête mais aussi à l’occasion du débat prévu cet après-midi.

 

Nous invitons tous ceux qui souhaitent faire avancer encore plus loin une gauche de courage, une gauche résolu à résister à la finance, une gauche résolu à rendre le pouvoir au peuple pour permettre le progrès humain, à rejoindre le Parti Communiste Français, à rejoindre le Front de Gauche.

 

Mais nous vous invitons aussi à venir vous détendre, jouer, tout au long de cet après-midi.

 

Merci à tous de votre présence à cette inauguration.

 

Pour terminer je vous invite à prendre ensemble le pot de l’amitié.

 

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