Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:16

logo

 

Le président de la République a donc déclaré : «Les possédants sont possédés par ce qu’ils possèdent ».

Non, non, vous n’y êtes pas, ce n’est pas François Hollande qui a livré cette saisissante formule à l’Élysée. C’était le général de Gaulle, il y a bien longtemps… Un ange passe…

Les encouragements ardents ne manquent pas à la ligne libérale tous azimuts du pou­voir. À droite, les petits capitaines de l’UMP se congratulent en douce ; certes, ils se chamaillent, mais ce n’est pas nou­veau, ils se chamaillaient aussi avant, mais pour l’essentiel, c’est leur victoire : le « pacte Hollande » (autrement dit libérer le capital de toutes les entraves), c’est aussi leur « pacte », leur dogme et leur politique, leur dogme et leur politique de fond. Au point qu’un quotidien confidentiel affirme : « Il n’y a plus de gauche en Europe » (ce qui est aller un peu vite en besogne, nous sommes là, Mesdames, Messieurs…).

À Bruxelles, on sable le champagne à la Commission européenne après la prestation de Hollande. Berlin exulte. Les fantômes de Tony Blair et de Gerhard Schröder reprennent du service. Chez nous, les éditorialistes, chroniqueurs, professeurs et experts en tout genre exultent de cet orage « moderne et postmoderne » qui fait trembler l’Élysée… Évidemment, chacun en vient à admettre une donnée fâcheuse : François Hollande n’aurait pas pu se faire élire sur son programme du 14 janvier. Il s’est fait élire sur une autre ligne, dite désormais « socialiste »… Cette sorte de hiatus porte en lui de nouveaux désastres politiques et électoraux.

Les grands patrons, eux, ne boudent pas leur plaisir et ils s’avancent en rangs serrés pour mettre leurs pas dans les pas de François Hollande : Henri de Castries, d’Axa ; Serge Papin, de Système U ; Fran­çois Davy, de Foncia ; Jean-Laurent Bon­nafé, de BNP Paribas ; Jean-Paul Agon, de L’Oréal, etc., ont fait savoir leur enthousiasme. Comme on dit dans les bureaux du Medef : « Une telle baisse des charges, on n’avait jamais vu ça… » Et tout ce joli monde est unanime pour estimer, comme le Premier ministre, qu’il ne peut pas y avoir de « machin » bureaucratique pour vérifier les « contreparties » : par exemple, que le nouveau pactole ne servira pas à arroser les actionnaires… L’observatoire des garanties amusera la galerie.

Bref, ce ne sera pas « prends l’oseille et tire-toi », comme on disait autrefois au cinéma ? Qui sait ? n

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011