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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:43

  

Le « jour de la grande compréhension »

 

Le jeudi 31 janvier les agents des trois fonctions publiques (d’état, territoriale et hospitalière) actifs et retraités étaient dans la rue pour exiger que cesse enfin la dégradation de leur situation systématiquement organisée sous le règne de Sarkozy et que la population dispose de services publics qui puissent répondre à ses besoins.

 

Le jour même, Le Télégramme ouvrait largement ses colonnes à Marylise Lebranchu, ministre, entre autres, de la fonction publique. Elle y déclare certes qu’« un fonctionnaire n’est pas une charge », et en ce qui concerne le mouvement « je le comprends », mais aussi « … les fonctionnaires le savent : nous sommes tous sur le même bateau » « il n’y a pas de marge de manœuvre en termes de création de postes ». On a connu d’autres discours lorsqu’elle était dans l’opposition. Les manifestants lui ont répondu en se rendant à son ancienne permanence et en demandant : « c’est quand le changement ? »

 

Le même soir à la télévision, Laurence Parisot, présidente du MEDEF, intervenait dans une émission ayant pour thème « Industrie : que peut encore faire l’Etat ? ». Face à la multiplication des suppressions d’emploi et de sites de production (sidérurgie, automobile, pneumatiques, …) le journaliste lui demanda si la nationalisation pouvait être une solution. La réponse fut claire et sans bavure : le capital n’y était pour rien mais « la capacité de surproduction de l’acier »,  «  le rétrécissement du marché de l’automobile en Europe », « le dogmatisme, la rigidité, le manque de responsabilité de certains syndicats »,… » Bien sûr elle comprenait les réactions des salariés concernés mais il était hors de question de remettre en cause le droit des actionnaires et de leurs directions de décider en fonction de leurs seuls intérêts. Compte-tenu de la situation il fallait accepter des évolutions moins contraignantes pour le patronat.

 

Loin de moi l’idée de mettre un signe d’égalité entre ces deux femmes de pouvoir. Mais le message subliminal de leurs deux interventions est pourtant le même.

La représentante d’un patronat et d’actionnaires arcboutés sur leur pouvoir absolu et la ministre d’un gouvernement qui ne veut pas changer les règles du jeu nous disent au fond la même chose.

« Nous vous comprenons, nous savons que l’effort que nous vous imposons peut être douloureux, mais il n’y a pas d’autre solution… il faut nous faire confiance pour trouver les décisions adéquates…. »

.

Et malheureusement parfois , trop souvent , avec l’aide permanente des médias , ça marche .

 

 

En proposant une autre répartition des richesses, le pouvoir des salariés et de la population de peser réellement et de décider de leur vie, c’est une toute autre logique que les communistes et le Front de Gauche veulent mettre en œuvre.

 

 

Ensemble, au-delà des différences que nous pouvons avoir sur tel ou tel problème, nous avons la force de faire en sorte que prévale enfin « L’Humain d’abord ».

 

Alain DAVID

 

 

 

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