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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 07:58

 

Le Front de Gauche dans le Finistère

 

Pour savoir où nous voulons aller il est important de savoir d’où on vient !

 

2007 Les élections présidentielles :

En 2006, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2007, des collectifs antilibéraux se créent dans le pays en vue d’une candidature unique. Cet épisode se solde par un échec. Les adhérents communistes, par un vote national, confirment la candidature de Marie-George Buffet, avec la volonté de « rallier » les voix de la gauche de la gauche. En réaction, Olivier Besancenot, au nom de la LCR, se déclare aussi candidat. José Bové confirme également sa candidature. Résultat des courses : malgré une participation très importante (abstention : 16%), cet émiettement du courant antilibéral se solde par des scores très faibles, en particulier historiquement bas pour le PCF (1,93%); ce score prolonge une lente érosion amorcée dès les années 70, accentuée par la stratégie du Programme commun et sa participation aux divers gouvernements socialistes sous la présidence de F. Mitterrand. Le NPA, avec une campagne protestataire et verbalement radicale, fait un score honorable de 4,08%, qui lui donnera une appréciation faussée des rapports de forces au sein de la gauche radicale et de la stratégie de convergences qu’il aurait dû amorcer.

Bové : 1,32% ; Laguiller : 1,33%.

Le PS n’arrive pas à s’imposer. S’être aligné sur les thèmes de la droite (sécurité, Europe du capital …) ne lui a pas permis de développer un contrepoids à la politique et à la gestion catastrophiques de la droite.

Le constat est donc qu’après 12 ans de gouvernement catastrophique de la droite et des millions de personnes dans des difficultés accrues, le PS accentue sa dérive vers le centrisme (la droite) ; la gauche radicale, tous mouvements additionnés, recueille un peu plus de 8% des voix exprimées.

Lors du congrès de 2008, analysant ses résultats, le PCF lance à toutes les forces se réclamant de la gauche une proposition de constitution de fronts, pour s’opposer à la politique de Sarkozy.

 

Création du Front de Gauche.

Au plan national, toutes les forces se réclamant de la radicalité sont à un point d’étiage extrêmement bas. Une partie non négligeable de l’énergie de ces forces ayant été tournées vers une concurrence entre elles, les électeurs ne se sont pas retrouvés.

Face à cette quasi-disparition des formations à la gauche de la gauche, le PCF, le Parti de Gauche nouvellement créé par des militants de l’aile gauche du PS et la Gauche Unitaire décident de créer le Front de Gauche. Meeting de lancement : mars 2009. Il est à noter le refus du NPA de s’associer. Ce groupement a l’ambition de s’élargir à d’autres formations et à dépasser l’addition des forces mobilisées par chacun des participants, pris séparément.

 

Depuis son lancement, quel écho dans la population ? Peu d’instrument pour le mesurer sinon un certain nombre de scrutins électoraux qui, les uns après les autres, ont montré que la dynamique du FdG n’a cessé de grandir et que ce dernier s’est progressivement installé comme une forme politique nouvelle, avec laquelle il faut désormais compter.

 

2009 Elections européennes : nationalement le FdG recueille 6,47% des voix ; 5 élus.

 

2010 Elections régionales : nationalement 7,49%

Dans la région Bretagne, plutôt que d’essayer de relancer une activité des Collectifs antilibéraux – opération certainement difficile après l’amertume suscitée par les péripéties de l’élection présidentielle -, les dirigeants du PCF prennent l’option de négocier, contre l’avis d’une partie importante de ses militants, une participation sur la liste du PS dès le premier tour. Une liste concurrente est présentée au nom du FdG.

Le PCF perd un siège au Conseil régional, celui du secrétaire fédéral (conseiller sortant) du Finistère.

 

 

2011 Elections cantonales : nationalement 10,38%

Malgré un taux d’abstention important les résultats montrent le bien-fondé de la stratégie du FdG. Des résultats encourageants sont obtenus: nationalement 10,38% sur l’ensemble des cantons où le FdG présentait des candidats. Dans le Finistère il arrive que le FdG se retrouve en deuxième position face au PS, plus souvent en troisième position derrière le PS et l’UMP (ou équivalent) avec des scores dépassant souvent les deux chiffres.

Dans de nombreux endroits, les campagnes du FdG ont développé des argumentations précises, particulières (non généralistes) avec des actions de proximité, sur des problèmes que se posent effectivement les gens. Il est apparu que cette campagne commune n’avait en rien desservi les différents partenaires et qu’au contraire une synergie tendait à apparaître. Il est apparu (timidement) un autre phénomène qui est une participation plus grande de personnes non affiliées aux partis créateurs (non encartés) à la campagne électorale, mais également au-delà, en exprimant une volonté de poursuivre en dehors des phases électorales.

La caractéristique nouvelle de cette participation individuelle dénote-t-elle la volonté exprimée de prendre part aux responsabilités ?

 

Depuis sa création le cartel de départ n’a cessé de s’élargir, puisqu’il compte maintenant 9 composantes, y compris avec des militants démissionnaires du NPA mécontents de la stratégie isolationniste de leur ex-formation.

Et puis nous avons vécu les 2 séquences électorales de 2012, qui méritent qu’on s’y attarde quelque peu car elles sont riches d’enseignements à tirer.

 

 

2012 Elections présidentielles et législatives :

Les composantes du FdG se sont mises d’accord sur un candidat unique – J.L.Mélenchon – et un programme : l’Humain d’abord.

 

Présidentielle :

 

Pour la première fois un mouvement, au départ cartel de partis politiques, posait à travers les différentes interventions médiatiques de Mélenchon, non pas la problématique de réforme du système institutionnel en place mais la rupture avec celui-ci, l’insurrection civique (même si le mot civique en atténuait le contenu).

Ce qui était placé en avant était l’intervention du peuple comme moteur et dirigeant du mouvement social et politique qui commençait à émerger. Nous sommes passés d’une campagne au départ classique, c'est-à-dire partitaire, à la montée d’un fort mouvement populaire qui ne posait plus seulement le problème en terme revendicatif, de demandeurs et de futurs délégataires mais comme une force désireuse de prendre en main son avenir.

Cela a abouti au gigantesque meeting de la Bastille, gigantesque par le nombre mais aussi et surtout par l’énorme volonté populaire qui prenait corps. Par l’énorme besoin de lien et de solidarité qui se faisait jour, par la convergence des couches différentes de la société : classe ouvrière (eh oui, elle existe), cadres et couches moyennes, des femmes et beaucoup de jeunes que l’on ne voyait plus guère dans les manifestations de gauche, des émigrés. A travers eux se posait en force le besoin d’égalité et de dignité. Et peut être surtout une population qui en ne reniant pas ses appartenances politiques quand elle en avait, posait fortement la nécessité de se rassembler au-delà du cartel de départ et surtout la volonté pour ceux qui n’étaient pas encartés de trouver leur place, toute leur place dans le mouvement naissant.

Problème loin d’être résolu ; n’est-ce pas là un des enjeux importants pour l’avenir du FdG ?

A ce moment les sondages donnaient 14 à 15% voire plus pour le FdG. Il est évidemment nécessaire de prendre ces sondages avec beaucoup de prudence quand on sait qu’ils sont façonnés autant que façonneurs de l’opinion. Néanmoins c’était des indications montrant que le mouvement en cours était beaucoup plus que la somme de ce qu’étaient capables d’engendrer séparément les différentes composantes du FdG.

Les manifestations de la Bastille, Toulouse et Marseille ont montré une force symbolique montante, soutenu par des dizaines de milliers de personnes sur place et un fort mouvement de sympathie en France. Cela a créé un choc.

Les propos ironiques de la droite couvraient mal sa peur et elle a aussitôt commencé à comparer le mouvement montant à la révolution française, c'est-à-dire à ce que les cours d’histoire (écrits depuis des décennies voire des siècles par l’idéologie bourgeoise et capitaliste) ont laissé dans les têtes des gens : la violence et la terreur.

Le PS a eu également peur. Pour la première fois ceux qui se réclamaient d’une gauche radicale sans compromis avec le capital et la finance commençaient à dépasser les esprits de clochers, poussé par un mouvement populaire montant. Une force réelle ayant un poids commençait à faire converger la gauche non sociale-libérale et créait même des remous au sein de celle-ci. Le risque pour sa politique d’accompagnement de la politique libérale devenait plus grand et la liberté de manœuvre moins large.

A propos de gauche radicale, n’est-il pas urgent d’analyser et approfondir ce que radicalité veut dire ?

Notons également que dans la radicalité affichée par le FdG en général, la question de la remise en cause fondamentale des rapports d’appropriation des fruits du travail, c'est-à-dire la question de la remise en cause du capitalisme n’a-t-elle pas été par trop absente ?

 

Mais aussi, autre question que certains posent : les composantes partitaires du FdG n’ont-elles pas également eu peur du mouvement qu’elles étaient en train d’engendrer ?

Comme certains ont eu peur du mouvement de 1968, de ce que créait le refus populaire lors du référendum sur la constitution européenne, ou de ce qui montait du mouvement pour les retraites - et ont essayé de les canaliser, leur faisant perdre leur potentiel d’énergie et d’innovation? Nous entrions dans l’ère de l’incertitude et du non contrôlable.

Dans les jours qui ont suivi la Bastille, le FdG a complètement réorienté son axe de campagne politique en faisant du combat contre le FN sa priorité. Le FdG entrait alors dans une campagne classique, abandonnant ce qui faisait sa force d’attraction : la radicalité, la primauté au mouvement des citoyens, sa remise en cause fondamentale de l’institutionnel c'est-à-dire le contenu même de la notion d’insurrection civique.

A partir de là, le FdG a baissé dans les sondages (gardant paradoxalement une audience importante dans les couches moyennes) et donnant ainsi une prise plus grande au vote utile dont a bénéficié le PS, l’objectif primordial devenant : «virer Sarkozy avant tout et on verra ensuite». C’était une condition nécessaire mais certainement pas suffisante. Le score du FdG a été de ≈11%, bon score par rapport aux désastres enregistrés au paravent par le PCF et autres composantes de la gauche de la gauche (hors du sursaut momentané du NPA).

 

Les élections législatives

 

L’abstention

L’abstention : globalement 40% au premier tour, 44% au second. Ce chiffre est un des plus importants enregistrés pendant la 5è République. De scrutin en scrutin ce chiffre augmente et même à la présidentielle, élection où les électeurs se sentent les plus impliqués, l’abstention est forte et nous ne sommes plus depuis longtemps dans le domaine du pêcheur à la ligne. Que traduit cette abstention massive ?

Elle traduit pour certains la méfiance à l’égard de la politique, le sentiment qu’ils ne peuvent pas peser sur les décisions nationales ; certainement aussi l’expression, car c’est une expression, de personnes qui ne se reconnaissent plus dans le système institutionnel, qui n’ont plus envie de déléguer leur pouvoir. Mais aussi sans doute parfois l’expression que les élus nationaux sont vécus comme inutiles dans le système constitutionnel actuel – voire le vote du Congrès contre le résultat du référendum sur la constitution européenne.

 

Le FdG

Il perd entre la présidentielle et les législatives une moitié environ de ses voix. Il est probable qu’une partie de ses électeurs se soit reportée vers l’abstention doutant de l’utilité de ce scrutin et vers le vote utile dès le premier tour. C’était le prix à payer d’une campagne qui avait «oublié» la Bastille.

Le premier tour de la législative a confirmé toutes les tendances de la présidentielle même si le mode de scrutin inique en déforme les représentations électives. Du coté du FdG, le report des batailles au niveau des circonscriptions a fait perdre la lisibilité nationale qui avait été acquise. La polarisation de la campagne sur le risque représenté par le FN n’a-t-il pas été une erreur politique tant il est vrai et tout le prouve aujourd’hui que la cause principale de la crise est le capital et le système financier ?

Chacun s’est retrouvé à mener au mieux sa campagne au niveau de sa circonscription et financement publique des partis obligeant, a mené une campagne partitaire classique où sauf rares exceptions le peuple ne trouvait plus sa place. Nous retrouvions en de nombreux endroits, défaut difficile à corriger, les campagnes de promesses qui n’engagent que ceux qui les croient.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quelles perspectives ?

 

La référence du Front de Gauche à une 6ème République n’arrive pas, à ce jour, à contrebalancer l’ancrage idéologique, hérité d’un siècle d’histoire, sur un fonctionnement de la société sur un mode institutionnel délégataire qui, dans une certaine mesure, confisque aux citoyens une véritable possibilité d’intervention dans les affaires de la nation.

Le mode de financement public des partis (mis en place par Mitterrand et refusé à l’époque par le PCF) amplifie cette tendance. Outre qu’il rapporte plus aux partis riches et puissants, il tend à asphyxier les petites formations prises dans des campagnes dispendieuses (porté au paroxysme aux USA). Ce financement tend à couper les partis de leurs bases militantes et sympathisantes, et conduisent à des pratiques de négociations électorales passant souvent par-dessus la tête de leurs militants et plus largement des citoyens.
La politique droitière de Hollande met sous tension la gauche de la gauche qui peut difficilement accepter ces remises en causes fondamentales (Europe, droit du travail français) et la tentation de ménager le PS à la veille des municipales pour tenter de sauver quelques postes d’élus (tactique illusoire comme l’illustre ce qui ce passe dans le 93 pas exemple).

La nécessité d’ouvrir la vie et la prise de responsabilité au FdG à des personnes non encartées n’est-elle pas devenue plus pressante parce qu’il est clair que la mise en œuvre d’une politique recueillant l’adhésion de larges couches populaires ne peut être décrétée et animée par quelques formations sans y associer largement tous les gens qui se sentent concernés par une rupture radicale avec la politique libérale. Sur le principe, cette nécessité est soutenue par l’ensemble des formations du FdG. Dans la pratique c’est moins simple et tout est à inventer.

 

Si l’on pense faire la politique avec les gens – comme sujets – alors c’est l’organisation de base qui sera déterminante.

 

Il est donc évident qu’il y aura une large part à accorder à l’expérimentation et à l’incertitude qui en découle.

 

Les Collectifs et associations FdG : quel rôle ?

Avançons quelques idées. C’est à ce niveau que pourront être développées des stratégies adaptées dans les domaines de la santé publique, l’agriculture, des services publics ou les interventions adaptées dans les divers conflits sociaux (Doux, Boutet-Nicolas …). Il est clair que les préoccupations économiques, sociales et politiques sont certainement différentes à Douarnenez et à Carhaix. Associer les gens implique un contact au plus près d’eux et dans ce cas les mots d’ordre politiques passe-partout n’ont aucune utilité.

Pour la phase politique de préparation des municipales qui va s’ouvrir à la fin de l’année ou au début 2013, un engagement du FdG va dépendre fortement de l’action menée au long cours – les gens en ont ras le bol des promesses électorales – et que les stratégies singulières qui seront adoptées dans chaque localité ne pourront être menées à bien que par des Collectifs ou associations FdG vivants, au courant des problèmes et bien ancrés dans la population. La qualité et la pertinence des candidats retenus seront d’autant plus grandes que l’on saura sortir du cercle trop restreint des militants dévoués, accommodés à toutes les sauces de la politique et de la vie associative.

 

La coordination départementale : quel doit être son rôle ?

Le rôle de la coordination n’est-il pas de faire circuler au maximum les informations, propositions, idées provenant des collectifs locaux ?

- de faire circuler l’information du local au régional et national et réciproquement.

- de coordonner et faire converger, quand cela est possible, sur des manifestations permettant de globaliser le problème et les alternatives qui en découlent.

- de travailler avec les collectifs pour les propositions des candidats aux élections départementales, régionales et législatives ;

- et enfin, comme le travail dans les collectifs au plus près des gens et des problèmes ne peut seulement s’appuyer sur des mots d’ordre ou du pragmatisme, il sera nécessaire de mettre sur pied une ou des structures de formation pour permettre aux militants d’acquérir les connaissances nécessaires à la résolution des problèmes complexes qu’ils ne manqueront pas de rencontrer : l’éducation de masse – universités populaires … - n’est-ce pas la rançon à payer pour être une force radicale de proposition et d’action ?

 

Quelques pistes de travail et d’organisation

- Les élections sont des moments singuliers de la vie politique mais la crise, les licenciements, les problèmes de santé publique, la remise en cause de droits du travail frappent tous les jours les salariés, les citoyens. Ne faut-il pas s’attacher à créer des structures et une information locales permettant le contact permanent avec tous nos concitoyens ?

- La crise agresse tous les citoyens et tous les secteurs de la société. Ne faut-il pas entrer en contact (réel effectif) avec les différents acteurs de la société sur tous les sujets concernant l’environnement réel des gens (agro-alimentaire, paysans, médecins, enseignants et parents d’élèves …) ?

- Si nous souhaitons que les gens soient des acteurs responsables ne faut-il pas leur donner la parole, ouvrir les débats dans nos publications et ne pas parler à leur place ?

- Tout le monde sent que le FdG, cartel de partis au départ, doit s’ouvrir largement. Il devient nécessaire de trouver un équilibre et une dynamique permettant à tous ceux qui veulent s’impliquer de le faire et de compter pour un. C’est plus facile à dire qu’à faire.

Comment trouver un équilibre entre les partis ou associations membres du FdG et les citoyens non encartés ; équilibre permettant que tous s’y sentent à l’aise et y apportent sa richesse ?

- Dans cette démarche d’ouverture, les collectifs et associations FdG ne sont-ils pas des laboratoires sociaux au plus près des citoyens ? Ne sont-ils pas moins porteurs de rigidité car plus près d’une démocratie citoyenne ? Comment faire en sorte que l’inconnu, l’incertitude que sera forcément une expérience sociale nouvelle ne soit pas vécu avec crainte par les principaux intéressés (sauf les riches, les financiers et quelques autres) car tout ce qui est connu à ce jour est porteur de désastre ?

N’est-il pas nécessaire de prendre le temps de la réflexion et de la construction pour adapter cette démocratie citoyenne et cette souplesse à des échelons tels que la coordination départementale et régionale ?

- Parce que la crise touche tous les aspects de la société, l’action sociale, économique et politique devient plus complexe et nous ne pouvons plus nous contenter de mots d’ordre et de coups électoraux voire d’engagement sans stratégie et sans connaissance de fond dans les mouvements sociaux (Doux, Boutet Nicolas …). Quels sont les moyens dont doit ce doter le FdG au niveau du département pour développer la formation et l’information de ses militants ?

Cette responsabilité n’est-elle pas une des tâches centrales de la coordination départementale ? Quel rôle peut-elle jouer dans la diffusion de films tels que «le grand retournement» de Lordon et Mordillat ? N’y a-t-il pas un programme de débats sociaux, économiques, philosophiques voire scientifiques (problèmes de l’environnement, de l’énergie …) à mettre sur pied ?

- Dans ce fonctionnement forcément particulier, dans les expériences multiples et les besoins d’informations variées de chaque collectif ou association FdG, la coordination départementale ne doit-elle pas avoir un rôle à la fois de passage de l’information (structure horizontale du FdG) et d’aide à la mise en cohérence et à la convergence des actions décidées au plus près des gens pour leur donner une résonance plus globale ?

- Comme en 2014 se profilent quelques échéances électorales n’est-il pas nécessaire de se poser et de poser à nos concitoyens la question «à quoi servent les élus ?» ?

Leur rôle est-il de gérer les institutions et la crise (en prime !) ? Convaincus de l’aspect néfaste de la pratique délégataire, comment pratiquement faire en sorte que la relation élus (et candidats) et citoyens soient directe, égale, constante et responsable des deux cotés ?

Quels rôle doivent et peuvent jouer les élus pour que leur contribution à la lutte apporte à la fois une amélioration des conditions de vie des citoyens et fasse avancer vers la remise en cause globale (au plan national et international) du système générateur de ces désastres : le capitalisme ?

Quels moyens se donne le FdG à l’échelon départemental pour aider les collectifs et associations FdG ainsi que les amis(es) et camarades qui seront les candidats dans ces batailles électorales ?

Enfin, un détail qui a son importance : quels moyens financiers matériels comptons nous mobiliser pour nous permettre de mener cette lutte tous azimuts ?

 

Christian Vermeulin et Marcel Tilly

Collectif FDG du Pays de Rosporden

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