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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 18:07

 

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

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Comité de Section : vendredi 30 novembre 2012

Introduction de Daniel RAVASIO, secrétaire de Section, aux travaux de ce Comité de Section.



François Hollande et les marchés financiers

Le changement n’est plus pour maintenant



Le chômage gangrène la société française depuis plus de trente ans. Résultat, près de 5 millions de demandeurs d'emplois aujourd'hui.

Les salariés de l'industrie en sont les premières victimes. Ils subissent lourdement les restructurations exigées par les actionnaires et les erreurs stratégiques des grands groupes, des décideurs publics.

Notre pays a subi la perte de 750 000 emplois industriels ces dix dernières années, défigurant économiquement et socialement des régions entières. Depuis des semaines, le massacre industriel reprend de plus belle : près de 100 000 emplois industriels sont menacés, près de 300 000 avec les emplois induits. Des milliers d'intérimaires ont été jetés au chômage.



La majorité des français ont voté pour une politique qui s’attaque au chômage, qui offre des perspectives d’avenir pour chacun et pour notre pays.

Est-ce cette politique que le gouvernement PS – Vert met en œuvre ?

  • Hier, au Bourget, pour Hollande, il fallait résister aux marchés financiers. Désormais «il faut assurer la crédibilité de la France» devant leur évaluation.

  • Hier, une des trois priorités du même Hollande était la «réorientation de l’Europe» et nous n’avons plus en main que le traité Merkozy serti d’un codicille de croissance.

  • Hier, le même parlait de justice sociale. Aujourd’hui il dit qu’il ne faut pas confondre avec «la mise en accusation de ceux qui ont apporté le plus à leur économie» – voilà satisfaits les grands patrons et Mme Parisot – et ont gagné beaucoup d’argent.

François Hollande a choisi de privilégier «l’esprit d’entreprise» et de mettre en cause «le coût du travail» dans une formule tarabiscotée : «Il n’est pas tout mais est tout sauf rien.»

En tout cas, rendez-vous en 2014 pour une hausse de la TVA qui pèsera sur les consommateurs, les salariés pour l’essentiel.

Dès sa première conférence de presse, le Président n'aura pas cité la souffrance des salarié-es, les licenciements en cascade et la responsabilité du patronat. Pas un mot de la promesse du candidat d'une loi contre les licenciements boursiers. Ses maîtres mots : « réduction de la dépense publique, des services publics, de l'Etat et des collectivités locales», « baisse du coût du travail ». Hollande a vanté l'application instantanée du rapport Gallois, un coup de massue contre le pouvoir d'achat et un joli cadeau de 20 milliards aux patrons.

La pédagogie du renoncement a fait trop de dégâts et ouvre l'appétit du Medef qui monte d'un cran ses exigences à chaque pas en arrière.

«Le redressement prendra du temps», a-t-il martelé. Le changement n’est donc plus pour maintenant.



L’électorat de gauche, dont l’adhésion s’effrite d’après les derniers sondages, risque de ne pas trouver dans ce plaidoyer la réassurance que sa voix sera respectée.

Bien entendu, des courants le traversent, les attentes sont diverses. Mais un an plus tôt, au lendemain d’une victoire au Sénat, socialistes, communistes, radicaux, EELV s’étaient retrouvés dans un contre-budget qui prenait le contre-pied du dogmatisme budgétaire, dans des réformes qui protégeaient des licenciements boursiers ou des injustices fiscales.

Le cours du monde, la persistance de la crise, l’échec des politiques d’austérité ne rendent-ils pas ces mesures plus nécessaires encore ? Ce qui unissait il y a si peu ne le peut-il plus aujourd’hui ?

Ce n'est pas comme ça que la gauche changera la vie

L’emploi et la croissance seraient les premiers à pâtir d’une docilité à l’égard des marchés financiers et de la droite qui ne cessent de réclamer des coupes claires dans les dépenses publiques et sociales.

Les Français peuvent être mobilisés pour leur résister. Les syndicalistes, les progressistes, les militants de gauche qui ne se résignent pas à ce que l’histoire bégaie peuvent sans tarder se mobiliser pour des alternatives crédibles à l’austérité.

 

D'autres choix, vite
Les baisses des salaires, la casse de l'emploi et des services publics, la destruction des droits sociaux et des femmes, le gâchis écologique, la misère ne sont pas fatals.

Pour financer la relance, piochons dans les 309 milliards versés chaque année aux actionnaires.

Avec les parlementaires communistes et du Front de gauche imposons :

  • une loi pour interdire les licenciements boursiers

  • le remboursement des aides publiques par les entreprises qui licencient,

  • la taxation sur la réimportation des productions délocalisées,

  • la suppression de la niche Copé, la baisse de l'abattement sur le montant des dividendes, la taxation des compagnies pétrolières,

  • la création d'un pôle public financier,

  • un salaire minimum à 1700€ et une augmentation générale des salaires

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