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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 20:13

Voici ce que disait Agnès Le Brun la semaine dernière au meeting de l'UMP à Langolvas, se positionnant dans une ligne de droite clairement assumée. Les élus de gauche sont des kidnappeurs de suffrage universel, Morlaix une ancienne ville "socio-communiste" dangereuse et populeuse (le vocabulaire du Figaro et du FN) gérée autrefois de manière clientéliste, sans souci aucun des comptes publics, et heureusement "ravie" comme un butin de guerre et un marchepied pour une ascension personnelle fulgurante par Agnès Attila...

Sarkozy, un rebelle et surtout pas un homme d'appareil, un type formidable qui gêne les bien pensants comme Eric Zémour, Horteufeux et Guéant, et a trouvé le courage de faire les réformes impopulaires nécessaires.

La gauche, c'est rien que des secteurs dogmatiques qui croient toujours avoir le bon droit et l'Idée de Justice avec eux, et qui creusent la dette publique par démagogie...

Tout est dit! Et après, notre maire va tenter de faire croire qu'elle appartient à la droite sociale et humaniste, à supposé qu'elle existe encore!

Non, elle est de celle qui brise les grèves, affaiblit les services publics, méprise les pauvres qu'elle qualifie d'assistés et de délinquants en puissance.

 

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Discours d'Agnès le Brun en introduction du meeting de l'UMP de la Mutualité à Paris, devant des élus, le 11 avril 2012:  

« Chers amis, chers collègues,

J-12. Plus qu’onze jours. La seule question est: « Et après » ? Nous qui sommes élus, nous entendons, nous écoutons, nous subissons les pressions. Dans quelques instants, notre candidat Nicolas Sarkozy va s’adresser à nous.

Qui est cet homme ? Est-ce celui des réformes ou celui des excès ? Celui du courage ou de l’inconséquence ? Je sais que beaucoup d’entre vous se posent ces questions parce qu’ils les entendent autour d’eux.

Mais, je vous le dis, méfions-nous du Syndrome de Stockholm. Vous savez, ce curieux phénomène qui entraine celui qui est captif à tomber en admiration devant ses ravisseurs. Les régions sont à gauche, les départements sont à gauche, les grandes villes sont à gauche, le Sénat est à gauche, donc, nous, élus, bien souvent il nous a fallu composer pour les contrats de territoire, pour une subvention, une participation, un partenariat. Et sans doute avons-nous pensé, en nous voilant la face, « Finalement, ils ne sont pas si terribles »… Cela voudrait dire que nous acceptons de tout leur laisser, de leur donner toutes les clés ?

Si je témoigne aujourd’hui, c’est que cette histoire, je la connais.

Je m’appelle Agnès Le Brun. Je suis Maire de Morlaix, Député européen. J’ai ravi avec mon équipe la ville de Madame Lebranchu, belle ville de Morlaix, avec quarante années de gestion socialo-communiste (interrompue par une courte embellie… dans les années

90). Nous avons immédiatement été plongés dans un bain glacial. Qu’on en juge: 22 millions d’euros de budget; 20,4 millions d’euros de dette.

Bien sûr, nous aurions pu avoir des recettes.

Mais… Bien sûr que non ! Petite capitale de l’endettement, c’était aussi une petite capitale de

l’assistanat, petite capitale de l’insécurité, de la dérive des subventions, d’une masse salariale

avoisinant les 50%.

« Prends ta carte, tu rentres à la mairie. »

Une association = une subvention.

100 adhérents = 100 voix.

Bref, une ville sous perfusion d’argent public. Alors il a fallu prendre des mesures efficaces, tranchées, vite et beaucoup. Augmenter les impôts, fermer deux écoles, réduire la dépense, toutes les dépenses. Je n’ai pas de directeur de cabinet. J’ai fait le choix de la potion amère qui guérit et non de la potion sucrée qui endort et accompagne l’agonie.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

La ville a retrouvé sa solvabilité et la capacité à rembourser sa dette en quatre ans et demi, contre onze ans en 2007.

Pour autant, la critique s’est-elle apaisée ? Non ! Elle est encore plus virulente, et c’est la même qui sort de la bouche de François Hollande avec une seule devise: « Quand il n’y en a plus, il y en a encore ».

Et pourtant, Non ! Il n’y a pas de planche à billets dans la cave. Oui, pour évoluer, pour résister, pour protéger, il faut accepter les changements. Alors évidemment, c’est inconfortable de dire plus souvent « non » que « oui ». Mais n’est-ce pas cela l’intérêt général, car enfin la rigueur n’est pas la famine et nous n’avons jamais cessé d’être ambitieux pour construire aussi l’avenir, pour nous conduire en élus responsables, devant les générations futures.

Bien sûr, c’est brutal parfois. Ca grince souvent.

Et bien, je vais vous le dire, c’est plus facile quand on se sent porté, guidé vers un objectif commun.

Cet objectif, c’est celui fixé par notre candidat parce qu’il est un homme d’Etat et non un homme d’appareil, parce qu’il est le seul avec son équipe, à avoir eu le courage d’agir pour l’intérêt général et non de parler de l’intérêt général, d’engager des réformes indispensables, sur les quelles personne ne reviendrait maintenant.

Qui reviendrait dans nos communes, sur le service minimum ? Quel chef d’entreprise trouve que le crédit impôt recherche n’était pas une bonne idée ? Qui pense que le chômage partiel n'a pas autorisé les entreprises à anticiper ? Qui pense que le grand emprunt était une mauvaise mesure ?

Nos adversaires ont mis toute leur agressivité et leur mauvaise foi pour opposer les collectivités et l’Etat mais si le monde était binaire, cela se saurait ! L’Etat a été insulté, traité de voyou, même le Conseil constitutionnel, institution sacrée et respectée de tous a été accusé de partialité.

Alors bien sûr, il a fallu se remettre en question, se remettre en cause même.

Impossible d’agir pareil, de penser pareil, le monde change. Nous sommes tous obligés de nous adapter à cette nouvelle échelle que nous n’avons pas choisie.

Faut-il dès lors faire le choix du conservatisme, de la nostalgie de la geste mitterrandienne des années 80, du dogmatisme, de la même position idéologique et de principe, quel que soit l’endroit ou le moment, les enjeux et le contexte économique ?

Notre candidat est le seul à avoir dit stop ! Non aux bien pensants ! Non au monopole de la pensée juste ! Non aux apparatchiks ! En un mot, oui à l’Avenir ! oui la République solide ! oui à la France Forte. »

 

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La meilleure réponse à cette impudence, elle est venue des électeurs de la région morlaisienne, qui ont massivement dit "Dégage" à Sarkozy et à la droite dure que représente Agnès Le Brun.  

 

A Morlaix, Hollande fait 39,5%, Sarkozy 20,5%, et l'ensemble de la gauche 60%.

A Plourin, Sarkozy fait 18,8%, Hollande 43%, et l'ensemble de la gauche 62%. A Saint Martin des Champs, le score de Hollande est deux fois supérieur à celui de Sarkozy également et la gauche fait autour de 60%.

Assurément, le meeting de Sarkozy a été un sacré atout pour consolider le vote UMP sur la région... On peut vouloir croire que notre appel à un rassemblement anti-Sarkozy le même jour n'est peut-être pas non plus pour rien dans ces très mauvais scores de la droite de gouvernement.  

Sur l'ensemble de la circonscription, Sarkozy fait 24,5% et Hollande 35,53%, un rapport de force beaucoup plus favorable à la gauche et au PS que sur le plan national.

 

Finirait-on pas croire qu'il y a aussi un effet Agnès Le Brun dans la région? En tout, la candidate aux législatives a beau jeu de dédramatiser la situation en disant que Morlaix vote à gauche traditionnellement aux élections présidentielles mais peut voter à droite régulièrement aux élections locales. Il faut sans doute remonter à loin pour retrouver un revers d'une telle ampleur pour le principal parti de la droite gouvernementale, en l'occurence l'UMP qu'Agnès Le Brun dirige sur le plan départemental.

En 2007, le score de Sarkozy dans la circonscription était de 26,5% (celui de Royal de 30%), et son score à Morlaix était de 22%, celui de Royal de 35%.

Cette année il semble que toute une partie de l'électorat de Sarkozy en 2007 ait décidé, comme sur le plan national, pour sanctionner le président sortant de voter Marine Le Pen (le score du FN passe de 2% à 8,23% malheureusement...).

 

Bref, Agnès Le Brun doit bien s'en rendre compte: ça sent un peu le roussi pour elle et il n'est pas impossible qu'elle soit amenée dans un avenir proche à se faire une deuxième carrière comme apparatchik de l'UMP sans mandat électoral...    

 

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