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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 13:17

 

Le président de la République doit présenter sa stratégie de lutte contre « les séparatismes » ce vendredi. Le « s » n’inclut pas les plus fortunés, qui font pourtant de plus en plus sécession, encouragés par la politique du gouvernement. Séparatisme fiscal, spacial, avec les mécanismes de solidarité... Passage en revue de ces séparatismes passés sous silence.

Déprogrammé à la dernière minute la semaine dernière, c’est finalement ce vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines) que le président enfourchera son nouveau cheval de bataille : la lutte contre « les séparatismes ». Le thème n’est pas tout neuf, déjà à l’hiver dernier, bousculé par une mobilisation historique contre sa réforme des retraites, Emmanuel Macron avait voulu en faire une priorité. Mis en veille pour cause de crise sanitaire, le retour du projet de loi, attendu en décembre au Conseil des ministres, est annoncé depuis l’été par une Macronie décidée à grignoter toujours plus l’électorat de droite et à remettre en selle son duel avec le RN. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’est particulièrement illustré, allant jusqu’à agiter le spectre de la « guerre civile », avant de présenter à la rentrée une série de mesures symboliques (charte pour les associations, lutte contre les certificats de virginité…) à l’efficacité contestée.

 

Une modification de la loi de 1905 envisagée

« En réalité, cette loi est utilisée contre les musulmans, car on sait bien comment va tourner le débat », dénonce la députée FI Clémentine Autain. L’Élysée a même fait savoir jeudi qu’une modification de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État est envisagée. « On voit bien que le gouvernement ne sait pas bien quoi mettre dans sa loi. Évidemment, il faut lutter contre toutes les formes de violences et d’extrémismes, le dernier drame à Paris l’a montré. Mais où voit-on ici le séparatisme ? » interroge la députée PCF Marie-George Buffet, à propos de son département, la Seine-Saint-Denis.

Lire notre reportage : Le "séparatisme" vu du Franc-Moisin, Saint-Denis : « Nous, notre préoccupation, c’est le taf. C’est un avenir meilleur »

Car l’abandon républicain par la République elle-même n’est pas des moindres. Les causes sur lesquelles prospèrent les maux des quartiers populaires sont demeurées les grandes ignorées d’un quinquennat au cours duquel, par exemple, le rapport Borloo a été enterré. Bien conscientes du problème, les équipes de l’Élysée ont promis jeudi qu’il « s’agit de ramener la République, ses valeurs d’émancipation et d’égalité, dans les territoires », sortant à nouveau du chapeau le concept libéral « d’égalité de chances ».

 

Baisse de l'ISF

Si « séparatismes » porte bien un « s », en la matière, le chef de l’État n’a pas manqué de donner le ton, renvoyant l’expression, dès juin, à ceux qui se mobilisent contre le racisme et les violences policières. En revanche, pas question d’évoquer la situation de ceux qui de plus en plus font sécession : les plus riches. Ceux dont – de la baisse de l’ISF à la réforme des retraites – la politique conduite par l’exécutif accompagne la mise en retrait de tout ce qui fait le commun de la République, à commencer par la solidarité nationale. Pourtant, nombre de solutions sont là.

 

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