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12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 18:18
Journée nationale d’action des élus et militants communistes dans toute la France. Dans 60 départements , comme ici à Valenciennes, nous avons demandé des masques gratuits, des ouvertures de lits et des embauches dans nos hôpitaux. Notre pays est riche mais la pauvreté augmente! Nos TPE, PME, nos communes ont besoin d’être soutenu à 100%. Notre industrie peut relocaliser et créer des emplois. La Nation tout entière doit se mobiliser !

Journée nationale d’action des élus et militants communistes dans toute la France. Dans 60 départements , comme ici à Valenciennes, nous avons demandé des masques gratuits, des ouvertures de lits et des embauches dans nos hôpitaux. Notre pays est riche mais la pauvreté augmente! Nos TPE, PME, nos communes ont besoin d’être soutenu à 100%. Notre industrie peut relocaliser et créer des emplois. La Nation tout entière doit se mobiliser !

Mobilisation du PCF : « L'État ne doit pas financer les suppressions d'emplois »

Lundi 12 Octobre 2020 - L'Humanité

Dans près de soixante départements, le Parti communiste a organisé de nombreux rassemblements ce week-end pour exiger des actes concrets du gouvernement pour l’emploi comme la santé.

 

Valenciennes, Toulouse, Paris, envoyés spéciaux.

« Masqués mais pas muselés ! » Le mot d’ordre lancé par le PCF en plein confinement, pour les manifestations au balcon du 1er Mai, s’est invité dans la rue ce week-end. Une formule lancée par Fabien Roussel, le secrétaire national de la formation, depuis Valenciennes (Nord), où s’est tenu samedi matin un rassemblement, parmi une centaine dans 60 départements. « Le PCF se mobilise dans toute la France devant les préfectures, les sièges du Medef, les hôpitaux pour porter des revendications locales, demander plus de moyens pour faire face à la crise sanitaire mais aussi pour dénoncer des plans de licenciements terribles », explique le député du Nord. « Nous voulons aussi alerter sur la pauvreté qui augmente de 30 à 40 %. Alors que la France est la 5e puissance mondiale, c’est inacceptable », s’indigne-t-il, rappelant que la priorité de son parti n’est pas pour l’heure aux « élections mais à l’action, à porter les revendications de nos concitoyens à mieux vivre et à faire face à la crise ».

« La situation se dégrade à vue d’œil »

« On nous enlève tous nos droits, tous les plaisirs de la vie, sous prétexte de garder la ’’chance de travailler’’. Mon mari est chez Bombardier et du fait de la fusion avec Alstom, ses chèques-vacances, ses primes sont reniés », explique Sylvie Vallini parmi les militants et élus qui, malgré les nouvelles restrictions entrées en vigueur le matin même, ont tenu à être présents dans la sous-préfecture du Nord.

 

À ses côtés, Nathalie travaille pour les services sociaux de la commune d’Onnaing et constate chaque jour « que le nombre de demandes d’aide alimentaire augmente. On voit des travailleurs dont le salaire n’est pas suffisant pour subvenir aux besoins de leur famille », déplore-t-elle, alors que selon Émile Vandeville, le secrétaire de l’union locale CGT, la situation se dégrade à vue d’œil. « Des PSE sont en train de se mettre en place, avec un patronat qui demande aux salariés soit plus de flexibilité, avec une augmentation du temps de travail et une baisse de salaires, soit des suppressions d’emplois. Dans le secteur, SKF prévoit des licenciements, et Auchan, ici, c’est une vingtaine d’emplois en moins », détaille le syndicaliste avant de se joindre à la délégation reçue en sous-préfecture, où de nombreuses propositions – de la gratuité des masques à la mise en place de dispositifs de contrôle des aides aux entreprises – sont exposées. « Le gouvernement met sur la table 570 milliards d’euros d’argent public, nous demandons tout simplement qu’ils servent à lutter contre la pauvreté et la misère, à créer des emplois et à donner enfin les moyens à nos hôpitaux de faire face », résume Fabien Roussel.

Près de 900 kilomètres plus au sud, le PCF a choisi, pour faire entendre ce message, de se rassembler devant l’agence Air France, implantée au cœur de Toulouse depuis 1945 et refaite à neuf il y a deux ans. Un lieu symbolique : la compagnie aérienne en a annoncé la fermeture au printemps prochain. « Air France reçoit 7 milliards d’aides de l’État et veut supprimer 7 500 postes ! », s’insurge Pierre Lacaze, conseiller municipal PCF. « Les salariés des sites toulousains sont inquiets pour le présent et l’avenir, confie Jean-Claude Chazottes, retraité d’Air France. Alors qu’une réduction du temps de travail à 32 heures et un retour à la retraite à 60 ans permettraient des embauches, notamment de jeunes. »

« Les grands groupes ont de la trésorerie »

Participent aussi à l’initiative, parmi les militants communistes, des salariés de l’aéronautique et de l’agroalimentaire. Michel Molesin, salarié d’Airbus, rappelle que l’avionneur européen veut supprimer 5 000 emplois en France alors que son carnet de commandes est plein à craquer. « Il y a une crise sanitaire et le patronat en profite à mort ! », dénonce-t-il. Selon lui, la situation du constructeur aéronautique est loin d’être catastrophique : « En septembre, Airbus a livré 57 appareils, c’est-à-dire que la production est revenue à 80 % de son niveau de septembre 2019. »

 

La précarité, en revanche, gagne bel et bien du terrain, constate Luc Ripoll, retraité depuis à peine quelques jours d’une entreprise agroalimentaire : « On assiste à une baisse de la consommation alimentaire. Même le bio connaît une décroissance ! Des gens manquent de moyens pour accéder à une alimentation de qualité. » Dans un tel contexte, « le plan de relance ne doit pas financer les suppressions d’emplois alors que les grands groupes ont de la trésorerie », ajoute Pierre Lacaze. La veille, Jean Castex, en déplacement officiel à Toulouse et accompagné de plusieurs ministres, a annoncé l’arrivée de 111 policiers supplémentaires dans la Ville rose. « Mais il faut aussi embaucher dans les hôpitaux et les Ehpad, poursuit le responsable PCF. On manque de lits. Quand Macron dit que ce n’est pas un problème de moyens mais d’organisation, il prouve qu’il est coupé de la population. »

Dans le 12e arrondissement de Paris, c’est justement devant l’hôpital Saint-Antoine que le PCF a appelé à manifester pour soutenir le système public de santé et exiger des recrutements. « De l’argent pour l’hôpital public, pas pour le capital ! » peut-on lire sur les pancartes brandies. Après la première vague de l’épidémie, Aïcha Accoun, infirmière et secrétaire CGT à Saint-Antoine, se dit « blessée et exténuée ». Un état de fait dû au manque criant de moyens : « On demande l’ouverture de lits mais déjà qu’ils arrêtent d’en fermer et de mutualiser les services ! » Camille, orthophoniste dans un hôpital parisien, ne veut pas « y laisser (sa) santé en soignant celle des autres ». Mais, faute d’embauches massives, « c’est ce qui est en train de se passer », souffle celle qui pointe également les difficultés qu’ont les soignants pour se loger, particulièrement à Paris. « Arrêtez d’applaudir et venez nous soutenir dans la rue le 15 octobre », harangue Isabelle, soignante à l’hôpital Trousseau.

L'AP-HP doit recruter et augmenter les salaires

Dans la capitale, la situation sanitaire est particulièrement préoccupante, et surtout antérieure à la crise du Covid-19. « Depuis 2016, c’est 3 000 suppressions de postes à l’AP-HP », enrage Igor Zamichiei, secrétaire fédéral du PCF Paris. Les hôpitaux ont besoin de personnel ? « Prérecrutons des jeunes pour former le personnel de santé de demain », propose Léon Deffontaines, secrétaire général des JC. Plus largement, les communistes parisiens demandent, outre des recrutements et une hausse des salaires de 300 euros, un moratoire sur les groupements hospitaliers de territoire en Île-de-France. Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF au conseil de Paris, veut aussi construire un « réseau de centres municipaux de santé » dans le but de « désengorger les services d’urgences ».

Pour les communistes, ces rassemblements ne sont « qu’un début », appelé à se poursuivre sur les réseaux sociaux comme sur le terrain. « Notre priorité est de construire des mobilisations avec les salariés et dans les quartiers », assure Pierre Lacaze à Toulouse. Le combat se mènera aussi au Parlement. À l’occasion de l’examen du projet de loi de finances, « on se battra, promet la sénatrice Michelle Gréaume depuis Valenciennes. L’argent destiné à soutenir les entreprises doit faire l’objet de contreparties, d’engagements pour l’emploi et la formation ».

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