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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:07

 

Tenir la Fête de l’Humanité, la semaine dernière malgré les embûches et les contraintes, s’est révélé nécessité absolue alors qu’en cette rentrée scolaire et sociale la menace épidémique et les craintes légitimes des français sont mises à profit par le pouvoir et quelques officines médiatiques pour lancer un concours d’indécence, de vulgarité et de racisme.


A la violence des mots du pouvoir pour détourner les regards des prédateurs et organiser les divisions au sein des classes populaires, la Fête de l’Humanité a opposé en de multiples débats et rencontres la fraternité, la force du débat politique, la solidarité.

 

Qui aurait pu croire, alors que le pays traverse une épreuve inédite, qu’en quinze jours à peine le débat public puisse être autant saturé de mots puisés dans l’imaginaire colonial ou dans la vieille tradition autoritaire ? Tout cela tandis qu’un plan de relance des inégalités nous est imposé sans débat, sans appel à la participation populaire, sans donner aux travailleurs et à leurs organisations syndicales des moyens de contrôle de ces budgets.


Examinons la nature de leurs mots chargés d’imaginaire et d’idéologie réactionnaire ; le tout sur fond de survalorisation de chaque fait-divers, comme lors des élections présidentielles de l’année 2002.

 

  • « L’ensauvagement » est bien celui d’un capitalisme financier qui organise le pillage du travail et de la nature.
  • Le « séparatisme » n’est que celui d’une caste protégée derrière les rideaux de fer et d’argent des beaux quartiers.
  • Quant au énième rapport sur la fraude « sociale » dans un pays si riche, il ne sert que de paravent à la file de la pauvreté qui s’allonge au fur et à mesure que se remplissent les coffres des paradis fiscaux.


Quelques jours auparavant, le président a profité du 150ème anniversaire du retour de la République, pour célébrer, encenser, plagier même, sa version autoritaire et bourgeoise, dont l’unité factice repose non pas sur la justice sociale et la reconnaissance de ses membres mais sur la mise au pas des citoyens. Une république qui met le vocabulaire, ses prérogatives, son pouvoir réel et symbolique au service d’une lutte de classe menée avec acharnement par le capital pour conserver les manettes. Tout l’inverse des fondements révolutionnaires de 1792 et du processus émancipateur et égalitaire dont la République sociale, laïque et démocratique est censée être le véhicule.


La Fête de l’Humanité, dont les débats et rencontres sont toujours à disposition sur notre plateforme numérique (accédez ici fete.humanite.fr/ ) a été l’antidote à la guerre idéologique menée par le pouvoir et ses relais, pour remettre les choses à l’endroit, pouvoir se défendre et rechercher les chemins de nouvelles espérances. 

 

Elle donne, avec d’autres évènements dont les journées d’action syndicale, le signal qu’une résistance s’organise pour contrer la curée sociale et inventer un système de garantie, pour chacune et chacun, d’un travail ou d’un accès à une formation pour des métiers en mutation, pour une régénération de l’industrie, une autre agriculture, de nouveaux services publics indispensables pour préserver la santé, développer l’éducation publique et réoxigéner la nature, bref pour porter en avant notre humanité commune.


Dans l’immédiat, le pouvoir ne peut se dérober face aux demandes pressantes de conditionnalité des milliards d’argent public versés aux grandes entreprises. Le scandale des licenciements et de la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune devient un cas d’école. On nous a dit que le CICE servirait à maintenir l’emploi. Celle-ci a touché des millions depuis sa création et elle pourtant maintenant elle va licencier. L’Etat et les gouvernements depuis le précédent quinquennat doivent être mis sévèrement devant leurs responsabilités. En lieu et place des licenciements d’opportunité et boursiers, les exigences montent pour réduire le temps de travail, améliorer la rémunération du chômage technique, encourager la mutation industrielle et agricole et développer la formation ainsi que les services publics.


C’est ce message d’espoir qu’ont porté les paroles et les cœurs des participants d’une fête – réussie malgré les difficultés – qui a proclamé, comme un défi lancé au virus, aux puissances d’argent, aux pouvoirs nationaux et supranationaux : « notre Humanité est plus forte que tout ». Une apostrophe à faire vivre dans les débats et l’unité populaire à construire sans attendre. Vous pouvez retrouver les débats et les concerts de la Fête sur la plateforme numérique dédiée (accéder ici)

 

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