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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 05:34
Plan de licenciement massif chez Air France, volonté de détruire sa filière Hop et le site de Morlaix: un désastre économique et social à empêcher!
⭕️ Plan de licenciement massif chez Air France ⭕️
➡️ Air France pourrait supprimer plus de 7500 postes d'ici fin 2022 dont 1.000 sur sa filière Hop.
Pour rappel, 7 milliards ont été prêté et le PDG, Ben Smith, a reçu un bonus de 800.000 €.
Dans le monde d’après, on continue à licencier avec l’argent public !
C’est inacceptable et il est urgent de légiférer pour conditionner les aides publiques à des critères d’emplois et environnementaux.
Fabien Gay, sénateur communiste
 
***
Après la douche froide de l’annonce de la fermeture de Hop ! Morlaix, les réactions indignées des élus locaux ne se sont pas fait attendre. Ils font front commun pour sauver les emplois sur le territoire.

Hop! Morlaix : Un discours et des actes

« Il faut maintenir des usines partout sur le territoire, ne pas concentrer celles-ci dans les métropoles les mieux desservies ». Les mots d’Emmanuel Macron prononcés lundi 29 juin, à l’Élysée, lors de la Convention citoyenne, sonnent faux à Morlaix, ce mardi. La direction d’Air France a, en effet, décidé de rayer purement et simplement de la carte son site nord-finistérien de Hop ! et de transférer une grande partie de ses activités vers le siège de la compagnie, à… Nantes, l’une des villes les plus attractives de France.
Air France sacrifie au passage 273 emplois dans un bassin morlaisien déjà sinistré, alors que le groupe vient de bénéficier du soutien de l’État à hauteur de sept milliards d’euros pour se relancer.
Après Nokia à Lannion, qui va réduire la moitié de ses effectifs, et en attendant la décision sur l’avenir d’Hutchinson à Saint-Brieuc, les villes moyennes bretonnes paient déjà un lourd tribut face aux grandes métropoles.
Enfin, le choix d’Air France, dont l’État est actionnaire, va creuser encore un peu plus le fossé entre l’est et l’ouest de la Bretagne. Où est la logique d’aménagement du territoire prônée par le président de la République ?

 

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Il faut maintenir des usines partout sur le territoire, ne pas concentrer celles-ci dans les métropoles les mieux desservies ». Les mots d’Emmanuel Macron prononcés lundi 29 juin, à l’Élysée, lors de la Convention citoyenne, sonnent faux à Morlaix, ce mardi. La direction d’Air France a, en effet, décidé de rayer purement et simplement de la carte son site nord-finistérien de Hop ! et de transférer une grande partie de ses activités vers le siège de la compagnie, à… Nantes, l’une des villes les plus attractives de France.
Air France sacrifie au passage 273 emplois dans un bassin morlaisien déjà sinistré, alors que le groupe vient de bénéficier du soutien de l’État à hauteur de sept milliards d’euros pour se relancer.
Après Nokia à Lannion, qui va réduire la moitié de ses effectifs, et en attendant la décision sur l’avenir d’Hutchinson à Saint-Brieuc, les villes moyennes bretonnes paient déjà un lourd tribut face aux grandes métropoles.
Enfin, le choix d’Air France, dont l’État est actionnaire, va creuser encore un peu plus le fossé entre l’est et l’ouest de la Bretagne. Où est la logique d’aménagement du territoire prônée par le président de la République ?
 
 
Le Figaro, avec AFP- 30 juin 2020 

Air France pourrait supprimer plus de 7500 postes d'ici fin 2022

Le groupe compte supprimer 6560 postes au sein de la compagnie tricolore et plus de 1000 au sein de la compagnie régionale Hop!, selon des sources syndicales.

La réduction des effectifs d'Air France semblait inéluctable. Face à la crise sanitaire et à l'arrêt prolongé de ses activités, la compagnie compte effectivement supprimer plus de 7500 postes d'ici à la fin 2022. Dans le détail, il s'agit de 6560 postes (sur environ 41.000) au sein de la compagnie tricolore et plus de 1000 au sein de la compagnie régionale Hop!.

«Les besoins sont en forte baisse sur l'ensemble de la période en lien avec la chute d'activité et la nécessité d'accélérer la transformation de l'entreprise», explique la direction dans un document consulté par l'AFP en amont d'un comité économique et social central (CSEC) prévu vendredi chez Air France. Concernant les suppressions de postes chez Air France, ces informations ont été confirmées au Figaro, de source syndicale.

Les suppressions de postes, exprimées en CDI ETP (équivalents temps plein), passeront par des départs naturels non remplacés (environ 3500 sur 41.000 chez Air France) et par des départs volontaires pour l'essentiel, même si, de mêmes sources, des départs contraints ne sont pas exclus pour le personnel du réseau court-courrier. Hop!, qui compte actuellement quelque 2400 ETP de source syndicale, est particulièrement touchée.

Fermeture du site de Morlaix

Selon plusieurs sources, les sites de maintenance de Hop! à Morlaix et Lille sont menacés de fermeture, tout comme une base de personnel navigant Air France à Toulouse. «Concrètement, il ne restera plus aucune activité Hop ! à Morlaix d'ici trois ans», écrit Le Télégramme .

Chez Air France, les départs doivent passer par des ruptures conventionnelles collectives pour le personnel navigant, tandis qu'un plan de départs volontaires (PDV) est privilégié pour le personnel au sol. La direction souhaite ouvrir des négociations avec les syndicats du personnel au sol début juillet pour de premiers départs en début d'année 2021, le temps de réorganiser ces activités. Côté PNC (personnel navigant commercial) et pilotes en revanche, les premiers départs interviendront plus tôt. Pour cause, la suppression de certains équipages ne nécessite pas de réorganisation particulière, étant donné que la flotte de la compagnie diminue également.

«La baisse durable d'activité et le contexte économique liés à la crise du Covid-19 imposent d'accélérer la transformation d'Air France», affirme la direction d'Air France, en disant étudier «l'ensemble des outils permettant d'ajuster ses effectifs à la baisse d'activité, en privilégiant le volontariat et les mobilités».

 

Un choc sans précédent

Le choc lié à l'épidémie de Covid-19 a été sans précédent pour la compagnie française comme pour ses rivaux internationaux, qui ont enchaîné ces dernières semaines les annonces de coupes claires dans leurs effectifs: 22.000 chez le groupe allemand Lufthansa, 12.000 chez British Airways ou encore 10.000 pour l'américain Delta Air Lines.

L'État français, actionnaire d'Air France-KLM, a apporté un soutien financier de 7 milliards d'euros au groupe franco-néerlandais, dont 4 milliards de prêts bancaires garantis et 3 milliards de prêt direct, en lui demandant d'améliorer sa rentabilité et son impact environnemental. En réponse, le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, a annoncé fin mai la réduction du réseau français de 40% d'ici à la fin 2021.

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