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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:41

 

Le chef de l’État assure que le contribuable français n’aura pas à débourser un sou pour rembourser le prêt européen.

Sur TF1, mardi soir, le président français a salué les résultats du Conseil européen qui s’est tenu de vendredi à mardi à Bruxelles. Il s’agit, selon Emmanuel Macron, du « moment le plus important depuis la création de l’euro » et le résultat du sommet, la « réponse à la plus grande crise de l’UE depuis sa formation ». Mardi, les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur la création d’un fonds de relance de 750 milliards, capable de financer des subventions aux États membres pour un montant de 312,5 milliards d’euros, des politiques européennes à hauteur de 78,5 milliards d’euros et des prêts aux États à hauteur de 360 milliards d’euros. La manne de ce dispositif sera levée par emprunt de l’Union européenne sur les marchés financiers - ce qui est inédit.

« Ce n’est pas le contribuable français qui » paiera pour le remboursement, a tenu à rassurer Emmanuel Macron, qui met en avant que sera « levé un impôt sur les grandes entreprises et acteurs internationaux qui ne jouent pas le jeu de notre politique », à savoir les géants du numérique. Le propos peut surprendre de la part d’un chef d’État qui, au sein des frontières de l’Hexagone, mène campagne contre tout impôt sur les entreprises… Il oublie que si les fameuses « nouvelles ressources propres » de l’UE annoncées au sommet ne voient pas le jour du fait de la pression des États frugaux emmenés par les Pays-Bas, qui ont tenté de faire capoter le plan de relance, ce seront bien les États membres qui mettront la main à la poche.

Emmanuel Macron a fait valoir que la France bénéficiera de ce fonds avec 40 milliards d’euros de subventions européennes, ce qui représenterait « 40 % de notre plan de relance », tourné vers l’emploi des jeunes, les petites et moyennes entreprises, la rénovation énergétique et « le financement de l’industrie comme l’hydrogène ou la batterie électrique ».

Il n’était pas le seul, mercredi, à assurer le service après-vente du plan de relance européen. Enrico Letta, ancien chef du gouvernement de centre gauche de l’Italie, le pays qui sera le principal bénéficiaire du fonds, voyait dans ce plan de relance une « défaite des populistes » et une victoire des fédéralistes, dont il est, qui souhaitent plus de pouvoir à l’Union européenne. Il faisait mine de ne pas voir à quelles conditions seront délivrés les fonds européens ; il faut dire qu’au pouvoir entre 2013 et 2014, il s’est appliqué à mettre en œuvre les diktats de Bruxelles. D’ores et déjà, de l’autre côté des Alpes, une réforme des pensions datant du début de l’année 2019, qui permettait de partir en retraite plus tôt, est au dire de tous les observateurs dans le viseur.

Gaël De Santis

 

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