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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 15:18
Commune de Saint Thégonnec - Le Télégramme a titré dimanche « La dentiste ne s’installera pas en début d’année » - Il faut s'engager dans une autre voie pour mettre en place des services publics de santé (Roger HERE)

Le Télégramme a titré dimanche « La dentiste ne s’installera pas en début d’année »

 

Une fois les travaux faits par la commune pour l’installation d’un cabinet dentaire, la dentiste décide finalement de ne pas venir car elle en veut davantage (six mois de loyer gratuits et la prise en charge par la collectivité de frais d’acquisition de matériels).

 

Hélas ! Ce n’est pas la première fois qu’une municipalité se retrouve « gros Jean comme devant » après avoir fait des travaux pour accueillir un praticien, lequel se montre finalement un peu plus gourmand que prévu ; le-dit praticien misant sans doute sur l’absence de solutions de repli à court terme de la part de la commune pour tenter de  l’obliger à satisfaire ses exigences financières.

 

Nous voyons là l’un des aspects de la logique libérale dans laquelle se trouve placé notre système de santé. Car, depuis plus d’un siècle, notre médecine de ville s’exerce quasi exclusivement de façon libérale.

 

Force est de constater que ce modèle est aujourd’hui insuffisant, et qu’il faut désormais explorer d’autres solutions et ressources qui permettront d’enrichir et d’optimiser l’organisation des soins de ville.

 

Parallèlement, constatons que des changements notables se sont opérés chez les jeunes praticiens. En effet beaucoup d’entre eux ne voient plus leurs fonctions comme celles de leurs aînés, notamment le caractère sacerdotal de la fonction de médecin de famille aux horaires interminables. Ils souhaitent une autre façon de travailler.

 

Par ailleurs, nombreux sont les études et rapports qui alertent sur les difficultés d’accès à un professionnel de santé, qu’il soit médecin généraliste, spécialiste ou chirurgien-dentiste. Ces difficultés ne sont pas seulement géographiques, elles sont aussi économiques.

 

C’est précisément pour répondre à ces questions que les communistes pensent qu’il est nécessaire de s’engager dans une autre voie, pour mettre en place des services publics de médecine de ville sous la forme de centres de santé pluridisciplinaires, avec une organisation administrative commune, où les praticiens salariés, trouvent la réponse aux aspirations grandissantes de plus jeunes, en même temps que ces structures pérennes garantissent l’accès aux soins des populations y compris dans les territoires en difficulté.

 

Au-delà de la réponse aux besoins en termes de soins ces centres représentent pour ces territoires des éléments économiquement très structurants.

 

Les centres de santé sont des structures sanitaires de proximité dispensant des soins de premiers recours, en complémentarité avec l’hôpital public. Ils élaborent aussi des projets de santé et mettent en place des actions d’éducation thérapeutique du patient, ainsi que des actions  de prévention et de santé publique. Par ailleurs ils constituent aussi des lieux de stage pour les professionnels de santé.

 

D’autre part, en appliquant les tarifs conventionnés de l’assurance maladie et en pratiquant le tiers-payant, ils participent aussi à la réduction des inégalités dans le domaine sanitaire.

 

 Déjà de nombreux élus (communes, Communauté de communes ou d’agglomération) confrontés à ce scénario ont fait le choix d’être les chefs d’orchestre d’une politique de santé volontariste sur leur territoire. Ils se sont lancés dans la création de centres de santé, structures qui répondent en de multiples points à la nécessaire nouvelle organisation de l’offre de soins, offrant un ensemble de services publics de santé de premier recours, en complémentarité avec l’hôpital public.

 

La période des élections municipales qui s’est ouverte est l’occasion pour les militants communistes de poursuivre leur action dans cette direction.

 

Depuis un certain temps nous voyons fleurir des appels d’offre à praticiens, faits par les communes, sur les bords des voies de circulation, et lancées parfois comme autant de bouteilles à la mer. Au lieu d’actions au coup par coup et commune par commune, le temps est venu d’organiser collectivement et sérieusement le maillage de la médecine de ville, en secteur public, dans nos territoires.

 

En ce qui concerne le Pays de Morlaix les communistes pensent que cette question doit être posée en grand et constituer l’un des axes de direction des futures directions municipales et des communautés d’agglomération ou de communes.

 

Il faut s’engager dans la construction de réponses durables aux besoins des patients. C’est l’intérêt de la population dans son ensemble, mais aussi du territoire lui-même.

 

Roger HERE

 

 

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