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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 14:32
Conseil communautaire du 4 novembre 2019 - Photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont

Photos Pierre-Yvon Boisnard, conseil communautaire du 4 novembre 2019

Compte rendu partiel Ismaël Dupont

Lors du dernier Conseil Communautaire, je suis intervenu sur: 

- le projet local de santé 2020-2024 pour dire qu'il manquait comme objectif pour renforcer l'accès aux soins de premier recours et de proximité la référence à un travail à réaliser sur un ou des centres de santé publics pouvant salarier des personnels de santé et des médecins dans des conditions qui garantissent un temps de travail limité, un revenu stable, les centres de santé étant actuellement plus attractifs pour une  profession médicale féminisée que les maisons de santé travaillant avec des libéraux et correspondant aux attentes des nouveaux médecins, la construction de nouveaux centres de santé ayant augmenté de 80% l'an passé sur l'ensemble du territoire national. J'ai aussi souligné que derrière l'axe 3 du contrat de santé sur l'accompagnement des personnes âgées et de leurs aidants, il restait à construire des politiques concrètes qui font défaut aujourd'hui, au moins sur un degré de volontarisme convenant à l'ampleur des problèmes de solidarité et d'humanité qui se posent dans une société qui vieillit, au niveau de l'accompagnement des personnes âgées: accessibilité financière des maisons de retraite, conditions d'accueil, aide au maintien à domicile, lutte contre l'isolement et accompagnement pour l'accès aux droits (transport et mobilité, mise aux normes personnes à mobilité réduite, aide à domicile en cas de handicap avec des structures viables et des personnels qualifiés et bien considérés, adaptation des logements, soutien aux associations qui préviennent les effets du vieillissement) des personnes âgées. Il y a énormément de progrès à faire dans ce domaine et la communauté d'agglo peut impulser des politiques.  

- Par rapport au rapport d'exploitation de la CCI sur l'exploitation du port de Morlaix, j'ai évoqué les raisons d'une baisse de passage des bateaux de plus de 40% sur 7 ans du port de Morlaix (de 458 en 2011 à 251 en 2018, de 2901 journées d'escale en 2011 à 1866 en 2018), responsable du déficit actuel du port (- 62 430€ en 2017, - 43 765€ en 2018) en évoquant, sur le moyen terme, un manque de volontarisme pour tourner à nouveau Morlaix vers la mer, redévelopper sa dimension maritime, développer le trafic de plaisance trans-manche, mieux connecter le port à la ville, le rendre plus attrayant pour les plaisanciers, pouvant intervenir à l'origine de cette situation comme l'envasement de la rivière et du port, et surtout une situation de crise de la plaisance en général, la création récente du nouveau port de plaisance de Roscoff pouvant depuis peu aussi interférer aussi sur la fréquentation du port de Morlaix. J'ai dit qu'il n'y avait pas de fatalité à cette situation et que les choses pouvaient encore évoluer favorablement car la présence maritime à Morlaix est un atout d'attractivité très insuffisamment exploité actuellement. J'ai repris la parole ensuite après l'intervention du maire de Morlaix pour dire qu'il ne fallait pas stigmatiser les résidents de longue durée du port de Morlaix en les rendant responsables de l'état de propreté du port, que c'était des Morlaisiens et des citoyens comme les autres et qu'heureusement qu'ils étaient là aussi pour le port de Morlaix. 

- Je suis également intervenu sur le rapport annuel 2018 de la DSP sur l'aéroport avec la CCI en pointant le surcoût pour Morlaix Communauté l'an passé (130 000€ de plus en 2018, sur une facture totale de 345 000€ pour faire face aux frais de fonctionnement de l'aéroport) et en demandant des informations sur les investissements et projets de maintien et de développement de l'activité du groupe Air France-Hop! Yves Moisan a laissé entendre que les derniers contacts étaient plutôt rassurants sur les projets de Hop! pour Morlaix et l'avenir de la maintenance sur le site, grâce à la formation aéronautique de qualité à Morlaix, au haut niveau de qualification du personnel, et au "front uni", syndical et politique, pour la défense des emplois.

Bilan de mandat de conseiller municipal et communautaire PCF de Ismaël Dupont (PCF)

 

***

Ordre du jour du prochain conseil communautaire de Morlaix Communauté: lundi 4 novembre, 18h - CCI de Morlaix

Cohésion sociale

Attribution d'une subvention à l'ULAMIR - Chantier d'insertion (1600€ proposé)

Contrat Enfance Jeunesse 2019-2022 avec la CAF

Contrat local de santé 2020-2024

Culture

Attribution d'une subvention de fonctionnement à la plate-forme culturelle SE/cW pour l'année 2019 (75 000€ proposé)

Attribution d'une subvention d'investissement Petit Patrimoine non-classé pour 2019: commune de Saint-Thégonnec Loc-Eguiner - clocher de l'église de la commune déléguée de Loc Eguiner Saint-Thégonnec: 2391,31€ proposé

International

Mandat spécial pour un déplacement en Cornouailles

Environnement

Don d'un bus réformé à l'association AMTUIR (Musée des transports urbains à Chelles en Seine-et-Marne): à titre gratuit

Développement économique

ZAC de St Fiacre (Plourin-les-Morlaix) - SAFI - CRAC 2018

ZI de Keriven ( St Martin des Champs) - Convention d'étude avec l'EPF de Bretagne concernant l'étude de restructuration et d'optimisation foncière de la zone d'activité

Politique locale du commerce - dispositif de coaching individualisé pour les commerçants

Clauses d'insertion dans les marchés publics - Convention de partenariat 2019 avec le Département du Finistère

Aménagement de l'espace

Bilan de réalisation 2018 des actions du PLH

Fonds de concours - Appui au développement territorial pour l'aménagement cœur de bourg à St Jean du Doigt (26 784€ sollicité), la création d'une maison médicale à Taulé (100 000€ sollicités), l'aménagement du quartier Runabat à Guimaëc (60 000€ sollicité), les réamenagements de places et sécurisation de centre bourg à Plounéour Menez ( 100 000€ sollicité)

Installation de mouillages innovants pour la plongée en baie de Morlaix - Natura 2000

Rapport d'activité 2018 de la concession à la CCI métropolitaine Bretagne Ouest pour l'établissement et l'exploitation du port à flot de Morlaix

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Plougonven pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Plouezoc'h pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Approbation du protocole cadre - Appel à candidature de la commune de Morlaix pour l'appel à projet "Dynamisme des centres-villes et bourgs ruraux"

Finances - administration générale

Rapport annuel 2018 concernant la DSP sur l'aéroport

Marché concernant les services d'assurances pour Morlaix Communauté

Accord cadre pour le transport des ordures ménagères et recyclables et l'entretien des semi-remorques et des quais bas du centre de transfert de Kerolzec (avec Guyot)

Indemnisation de congé non pris par un agent

***

Le compte rendu de la séance de Conseil de Communauté du 30 septembre 2019 est consultable en cliquant ICI.

Extraits:

- 1/ Golf de Carantec

Il est proposé au Conseil de Communauté d’approuver le rapport annuel des représentants de
Morlaix Communauté au Conseil d’administration de la SEM des Pays de Morlaix.
Yves Moisan annonce qu'à partir de maintenant, le rapport annuel de la SEM du golf sera présenté
chaque année au Conseil de Communauté. Rien de plus normal, Morlaix Communauté étant
actionnaire à 45 %.
Ismaël Dupont rappelle qu’en mai dernier s'était tenu dans cet hémicycle un débat assez développé
sur la question de l'annulation des créances de dettes de Morlaix Communauté vis-à-vis de la SEM à
hauteur de 87 000 €, sur la recapitalisation, sur ce qui devrait être conçu comme relevant ou non du
service public intercommunal. Ismaël Dupont a été voir le rapport dont la synthèse est fournie dans la
délibération, mais ce ne sont que les comptes annuels certifiés par l'expert comptable, et si l'on n'a
pas une lecture d'expert comptable, c'est très difficile de voir précisément pourquoi le golf perd autant
d'argent. Compte-tenu de l'investissement de Morlaix Communauté et donc du contribuable, ce serait
bien d'avoir un rapport plus qualitatif qui dessine à la fois des pistes d'explications sérieuses du déficit,
y compris de la perte de recettes commerciales (abonnements…) et aussi des pistes d'amélioration
du bilan. En l'état actuel, Ismaël Dupont s'abstiendra sur ce rapport annuel, trop sec et qui manque
d'analyses en dehors des comptes certifiés.
Yves Moisan remarque qu' Ismaël Dupont n'aura pas besoin de s'abstenir : le conseil prend acte de
l'information. La remarque est d'autant mieux prise en compte qu'il s'agit de l'exercice 2018, avec une
lecture comptable, Yves Moisan en convient : c'est la première fois que l'exercice est fait, on ne
pourra faire que des progrès. Il y a un certain nombre d'éléments - baisse de fréquentation, frais non
prévus, rupture conventionnelle… - qui ont amené un déficit dont on ne peut pas dire au regard de
celui de 2017 qu'il va être forcément structurel. C'est bien là-dessus qu'il va falloir travailler de
manière collégiale entre tous les acteurs de la SEM. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'aléas.
Mais Yves Moisan pense que le prochain rapport sera plus qualitatif, étant d'accord avec Ismaël
Dupont pour améliorer la chose.
Finalement, reprend Thierry Piriou, Ismaël Dupont pourra s'exprimer, car le conseil doit bien
approuver - ou non - le rapport annuel. Thierry Piriou vient d'en avoir confirmation par les services.
Décision du Conseil : adopté à la majorité absolue des suffrages exprimés (1 abstention).

- 2/ Débat sur les transports

Le Conseil de Communauté a pris acte des informations du rapport d'activités 2018 de la
délégation de service public des transports collectifs de Morlaix Communauté.
Thierry Piriou précise que la fréquentation attendue était de 2 150 000 voyageurs. Mais on ne peut
comparer avec 2017 du fait de la modification du périmètre. Le poste sous-traitance représente
essentiellement les lignes scolaires.
Ismaël Dupont remarque que quand le collectif citoyen pour le développement des transports sur
Morlaix Sud a rencontré les services de Kéolis et le vice-président aux Transports, il a fait la demande
d'avoir accès au rapport 2018. Il a été répondu qu'il fallait d'abord que les élus y accèdent. Mais dans
la délibération, il n'y a pas de lien internet vers le rapport.
Dès que le rapport sera voté, dans les 5 ou 10 minutes qui viennent, le rapport sera rendu public et
disponible pour tous, répond Thierry Piriou.
Pour le propre usage des élus, ce serait bien d'avoir un lien internet comme il en existe pour d'autres
documents, reprend Ismaël Dupont. Deuxième remarque : d'année en année, il y a souvent des bilans
positifs, entre 150 000 et 300 000 €, et les bénéfices annoncés sont très réduits, car une part de ces
bénéfices est dissimulée dans des charges d'exploitation, des frais de siège. Il est très difficile d'avoir
une lecture véritablement transparente et sincère des résultats présentés par les entreprises
délégataires de transport (comme de gestion de l'eau). Ismaël Dupont regrette donc que le tournant
de la régie publique n'ait pas été pris en 2017. Il souligne que le montant des recettes usagers s'élève
à 664 371 €. Rapporté aux charges d'exploitation de un peu plus de 5 millions d'€, cela représente à
peine 15 % de la charge globale du service public de transport. Cela amène Ismaël Dupont à
demander à ce que l'on ouvre un débat sérieux, instruit avec différents scénarios et une étude
politique sur la question de la gratuité des transports. Actuellement, en France, il n'y a pas
énormément d'autorités organisatrices des transports qui pratiquent cette gratuité totale des
transports en commun : il y en a 29 ; parmi elles, la moitié ont une taille assez réduite, de l'ordre de
Morlaix Communauté, et la plus grande, c'est Dunkerque. Un rapport sénatorial, animé à la fois par un
sénateur communiste et un sénateur centriste, a été récemment présenté sur cette question de la
gratuité des transports. Ismaël Dupont pense qu'il faudrait s'y pencher véritablement. La communauté
d'agglomération a fait un peu l'inverse : elle a fait augmenter la recette tarifaire totale en passant le
ticket à 1,20 euro, avec un gain de recettes de 157 000 €. Mais si on regarde par rapport au coût total
du transport en commun, ce n'est pas grand chose. Ismaël Dupont pense que l'intérêt, c'est de
faciliter le report vers le transport en commun pour d'évidentes raisons sociales, écologiques et de
mobilité. Il y a peut-être un obstacle dans cette assemblée du fait que les communes se disent que les
services de transports en commun dont elles bénéficient ne sont pas du tout à la hauteur de ce dont
bénéficie le pôle urbain aggloméré. Ismaël Dupont pense qu'il faut poser la question de la gratuité du
transport avec la question de la densification de l'offre de transports périurbains. C'est un enjeu
d'avenir pour répondre à la crise climatique, écologique. Et en matière de pouvoir d'achat, avoir deux
voitures dans un foyer a un impact très fort.
C'est une question qui revient régulièrement, remarque Thierry Piriou, et qu'il est nécessaire de se
poser. Mais la gratuité de ce service amènerait une quote-part supplémentaire de Morlaix
Communauté, au moins à hauteur de ces 665 000 €. Mais le regard ne peut être porté sur le simple
équilibre de cette compétence, mais sur l'ensemble des compétences communautaires. Des sujets
vont arriver : l'enseignement artistique, la petite enfance. Il faut un regard global sur tout cela.
Agnès Le Brun complète les propos d' Ismaël Dupont – non pas sur la méchante DSP face à la très
gentille régie, car ce n'est pas comme cela que cela fonctionne - car elle pense qu'il va falloir ouvrir
très rapidement, non pas un débat, mais une réflexion qui sera suivie d'effets rapidement sur le sujet
large des mobilités qui n'a jamais été aussi prégnant. À ce sujet, tout change extrêmement vite, y
compris sur le plan environnemental, et sur les mobilités sont au coeur des trois piliers historiques du
développement durable, sont représentées dans ces trois piliers. Pour ce qui est de la contribution
financière de la communauté, cela se résume en une phrase : la communauté a pour vocation de
donner de l'argent public pour une action qui s'inscrit dans l'intérêt général. Et la question des
mobilités, plus que jamais, relève de l'intérêt général. Le débat n'est pas tant sur la gratuité ou non ; la
réflexion sur la gratuité en fait partie, mais c'est surtout la réponse aux évolutions sociétales et aux
besoins sociétaux. Quels sont-ils ? Soins de suite inaugurés à Plougonven, avec un investissement
d'argent public extrêmement important pour donner satisfaction à une population qui tire un véritable
bénéfice de cette structure nouvellement installée : comment font les gens âgés pour s'y rendre, pour
en revenir ? Ils ne peuvent pas. Comment font les gens sur les plateaux le dimanche après-midi ? Il
n'y a pas de service de bus. Comment imaginer qu'il n'y ait pas de service de bus ? C'est quelque
chose qu'on ne peut expliquer parce que ça ne s'explique pas, car ce n'est pas admissible, en vérité.
Après il y a toute la réflexion sur la mobilité plus générale des familles, qui n'ont plus les moyens
d'avoir deux voitures, de mettre 70 € dans un plein de voiture et n'en n'ont même pas envie, c'est-àdire
qui sont mûres pour prendre les transports en commun. On n'a jamais été à ce degré de maturité,
estime Agnès Le Brun. Encore faut-il que ces transports existent, qu'ils correspondent aux besoins et
aux trajets. Le CSAPA s'installe sur la commune de Guy Pennec : la ligne de bus ne passe pas par le
CSAPA, qui est une antenne en addictologie de l'hôpital. Comment imaginer qu'il n'y a pas de
transport en commun, alors que les 900 patients viennent de tout le territoire communautaire ? Agnès
Le Brun pense que l'on est à la croisée des chemins et que l'on raterait le rendez-vous si la
communauté ne s'emparait pas du sujet de façon proactive mais surtout avec une vitesse d'exécution
à la hauteur des enjeux qui ne sont pas minces, économiquement, socialement et
environnementalement.
Solange Creignou aurait aimé pouvoir se demander si c'était intéressant d'avoir la gratuité des
transports sur Saint-Thégonnec Loc-Éguiner. Aujourd'hui, elle ne se pose pas la question car il n'y a
pas de transports. Elle pense qu'il y a besoin de réfléchir collectivement aux transports en commun
récurrents et rapides pouvant être mis en place et incitant les gens à prendre de moins en moins la
voiture. On n'a plus le choix. C'est une catastrophe qui sera laissée aux enfants et petits-enfants si on
ne fait rien. On sait que cela va coûter cher. Il n'y a pas de rentabilité à attendre d'un service de
transports en commun qui soit digne de ce nom, c'est-à-dire qui permette à des gens de faire la
liaison entre le domicile ou en tout cas le centre-bourg de la commune où ils habitent et la ville centre,
ou une ville périphérique, ce qui veut dire qu'il faudra aussi travailler des accords avec les autres
communautés. Le bus ne doit pas s'arrêter à la frontière (comme à Concarneau). Il y a des choses à
travailler ensemble pour avoir un réseau de bus. Les pays nordiques l'ont fait depuis longtemps.
Solange Creignou va régulièrement en Suède : des bus relient tous les lieux d'habitation de manière
très cadencée vers les villes plus importantes, qui permettent de faire plusieurs allers-retours par jour
pour aller au travail, à l'école, à la crèche… Aujourd'hui, sur Morlaix Communauté et c'est pareil
ailleurs, on prend systématiquement la voiture. Il faut commencer à réfléchir de manière collective à
d'autres propositions et il faut se dire que cela va coûter de l'argent. Si on ne veut pas en mettre, on
n'y arrivera pas. À un moment donné, il faut choisir ses priorités, et Solange Creignou pense que l'état
de la planète laissée aux enfants et petits-enfants doit être une priorité.
Thierry Piriou remercie Solange Creignou pour cette prise de parole qui synthétise tout ce qui vient
d'être dit et l'opinion de l'ensemble de cette assemblée : il sera nécessaire de travailler cette question
du transport, de gratuité peut-être, et de rendre le service attendu. Il faudra être au rendez-vous sur le
schéma le mieux approprié aux situations des uns et des autres, et il faudra que les élus soient aussi
au rendez-vous de la bonne décision : le choix du scénario, l'engagement. À un moment il faut savoir
dire : cela va coûter tant, et trouver ces ressources. C'est un engagement d'élu. Les élus sont là pour
cela.
Ismaël Dupont demande à ce qu'un groupe de travail soit constitué. Les campagnes pour les élections
municipales commencent à s'engager dans toutes les communes, avec des orientations peut-être
différentes selon les communes et les listes, mais ce serait intéressant qu'il y ait une discussion
politique, contradictoire, qui envisage plusieurs scénarios sur l'avenir que l'on entend donner au
réseau de transports sur Morlaix Communauté en termes de fréquences et de services rendus à la
population, avec les coûts, et intégrer la question de la gratuité ou pas dans cette question globale
des mobilités. Morlaix Communauté a des commissions transports et environnement où le débat peut
être posé, mais les élus y sont prisonniers d'un ordre du jour et n'ont jamais vraiment le temps de
pousser au bout les questions, d'avoir tous les documents nécessaires, de faire un travail d'enquêtes,
de consulter d'autres collectivités qui ont des projets innovants. Cette assemblée a encore quelques
mois de travail devant elle. Les élus peuvent commencer à y travailler dès aujourd'hui.
C'est vrai qu'on peut commencer le travail, admet Thierry Piriou, mais la difficulté, c'est le temps qui
reste, et le travail ne sera jamais avancé pour que cette assemblée puisse en délibérer. Ce qui vient
d'être évoqué là devra faire partie du programme des candidats à la présidence de Morlaix
Communauté. C'est un vrai sujet qui devra être porté par un président ou une présidente rassembleur.
Cela n'empêche pas d'y réfléchir aujourd'hui et de solliciter la vice-présidente aux transports pour
échanger sur différents éléments permettant de bâtir un programme allant dans ce sens là.
Agnès Le Brun souscrit complètement à la proposition d'Ismaël Dupont pour la bonne raison que par
définition, cette assemblée s'inscrit dans la continuité. Il n'y a aucune raison de ne pas lancer le travail
maintenant. Thierry Piriou dit qu'il n'y a pas assez de temps…
Thierry Piriou précise ne pas avoir dit cela et reprend son propos : compte-tenu du temps qui reste,
cette assemblée ne pourra avoir les éléments nécessaires pour pouvoir prendre la bonne délibération,
aussi bien en terme de scénario proposé qu'en terme de financement. Ce qu'il disait aussi, c'est qu'il
est intéressant aujourd'hui d'interpeler la vice-présidente aux transports afin de disposer de différents
éléments pour travailler sur une perspective de projet. Et évidement, à ses yeux de président et de
futur ex-président, c'est un sujet qui devra être construit et bâti par les futurs candidats à la présidence
de Morlaix Communauté qui porte la compétence.
Thierry Piriou propose à l'assemblée de prendre acte du rapport 2018 de la DSP transports et donne
quelques informations complémentaires. La tarification solidaire comptait 300 abonnements en 2017
et 900 en 2018 : le dispositif était bien une attente sociétale. Les lignes estivales de Carantec,
Locquirec et Plougasnou, mises en place pendant huit semaines, ont vu leur fréquentation augmenter,
et de façon plus sensible à Plougasnou (+ 34 % et + 11 % dans les deux autres communes) : soit
32 000 usagers à Carantec, 11 500 à Locquirec, 4 200 usagers à Plougasnou. C'est une belle
réussite, en progression. Ces services, ponctuels sur l'année, peuvent porter une dynamique sur le
territoire. Concernant la rentrée scolaire 2019 : il y a 40 lignes de transports scolaires, 3 urbaines,
37 péri-urbaines, 2807 abonnements délivrés au 12 septembre 2017 dont 307 abonnements
solidaires. Certaines familles qui payaient jusqu'alors 188 €, dans certaines conditions, ne payent plus
que 28 € par an. Le système mis en place par Morlaix Communauté, appuyé sur les tranches du
quotient familial, bénéficie donc à un grand nombre de familles. Comparativement à l'année 2018, on
compte environ 160 abonnements de plus en 2019. À propos de rentrée scolaire, Thierry Piriou,
rejoint en fin de soirée par Agnès Le Brun, a participé à la soirée d'accueil des étudiants (IUT, IFSI,
Suscinio…), très belle réussite, avec environ 300 jeunes participants, pour une 4è édition consécutive.
Thierry Piriou remercie les services d'avoir oeuvré en soirée, au cours de laquelle des informations
sur Morlaix et son territoire ont été distribuées (1 entrée piscine, 1 ticket restaurant, des
informations…).
À propos de la tarification solidaire, Agnès Le Brun rappelle qu'il a fallu qu'un certain nombre d'élus
montent au créneau pour indiquer que la tarification réservée aux familles était tout à fait excessive et
insurmontable pour la plupart d'entre elles, et donc cela a été baissé ensuite. Agnès Le Brun confirme
par ailleurs que la rentrée étudiante s'est fort bien passée : elle s'est présentée à l'ensemble des
étudiants de l'IUT comme chaque année, pour faire un petit topo d'accueil, moment extrêmement
sympathique comme tous les ans, avec cette année une ambiance très enthousiaste et très portée au
travail. La particularité du paysage post-bac à Morlaix, c'est la diversité des formations et des
calendriers. C'est donc assez difficile de trouver des moments de cohésion, notamment avec l'IFSI,
qu'il a été un peu difficile de rapprocher les autres années, mais qui a bien accroché cette année. Les
choses progressent donc dans le bon sens.
Thierry Piriou revient sur la modification des tarifs : une première proposition de tarification solidaire,
émanant des services et de la commission, était également trop élevée à ses yeux et ne
correspondait pas aux attentes des familles. Il est vrai qu'il a demandé aux élus et au service de
reprendre la copie, ce qui a apporté des résultats de cette nature : on passe de 300 à 900
abonnements solidaires, et de 188 à 28 € à l'année. Cette prise en considération démontre que les
élus sont à l'écoute et savent répondre.
Annie Loneux fait partie de la commission Enseignement supérieur. Lors de la dernière commission,
des étudiants GACO ont fait une restitution d'une enquête sur l'accès à la santé (précédemment, il y
avait eu une enquête sur le logement). La conclusion de cette enquête était que les étudiants ont de
grosses difficultés d'accès à la santé. Annie Loneux en a été très choquée. On connaît le « désert
médical », expression consacrée. Médecins et dentistes ne prennent plus de nouveaux patients. Et
les étudiants, là pour une durée limitée, ne sont pas acceptés comme patients.
Agnès Le Brun confirme ces propos. Il s'agit de projets tutorés : un observatoire de l'habitat créé l'an
dernier, un observatoire de la santé. Cela ne vaut pas enquête faite par des professionnels, mais c'est
très intéressant. Ce que dit Annie Loneux est juste. Pour être complet sur le propos, il faut ajouter
qu'un courrier a été adressé à l'UBO de façon à ce que les étudiants de l'IUT de Morlaix puissent
bénéficier au même titre que les étudiants brestois d'une médecine non pas scolaire, mais
universitaire. Les élues, en attente d'une réponse, tiendront bon là-dessus, car il n'y a aucune raison
qu'il y ait une différenciation de traitement, souhaitant a minima une infirmière, un médecin qui vienne
de temps en temps et qui puisse recevoir spécifiquement les étudiants pour toutes les raisons
énoncées par Annie Loneux.
Maryse Tocquer signale que le Contrat Local de Santé (à l'échelle du Pays) est en cours de
préparation. Il sera bientôt voté. Il sera peut-être possible de venir en aide aux étudiants dans ce
cadre.

Ismaël Dupont remarque que depuis le 4 février dernier, le trajet de la ligne 40 + est inchangé, tandis
que celui de la ligne 36 + n'est augmenté que de 7 km sur le segment Le Cloître-Lannéanou-
Plougonven. On demande cependant de voter 55 000 € de plus pour Kéolis par rapport à un montant
initial de 96 500 € pour l'avenant n°1. Cette augmentation ne correspond pas au kilométrage des
lignes augmentées dans leur trajet. On pourrait répondre qu'il y a du transport à la demande sur ces
lignes 40 + et 36 +, mais il est très peu utilisé, les gens n'accrochent pas au transport à la demande,
la réservation à l'avance ne marche pas. Ce qui marche, ce sont des trajets avec des fréquences
régulières. Or maintenant, on peut attendre 4 heures à Morlaix quand on vient de Plourin-lès-Morlaix
dans l'après-midi pour reprendre le bus quand on vient le midi. On peut se demander si ces
expérimentations ont été réalisées dans des conditions permettant que de nouvelles habitudes se
créent en matière d'usage des transports en commun. Malgré tout, il semble que la fréquentation de
ces deux lignes ait progressé pendant l'été. Il y a certainement des habitudes qui évoluent à la marge.
Mais peut-être que l'expérimentation n'est pas suffisamment ambitieuse pour créer un service attractif
pour la population des communes sud de Morlaix. C'est en tout cas le point de vue d'Ismaël Dupont,
qui s'abstiendra sur cet avenant.
Thierry Piriou note la concordance des propos d'Ismaël Dupont entre cette délibération et la
précédente.

3/ Piscine - Centre aquatique du pays de Morlaix à Plourin-les-Morlaix

Le Conseil de Communauté a pris acte du rapport annuel 2018 concernant la délégation de
service public de l’Espace aquatique.
Claude Poder précise dans sa présentation que le déficit de 94 000 € est pris en charge par l'UCPA,
Morlaix Communauté ayant voté à l'unanimité une subvention d'environ 471 000 € qui ne change pas
dans le temps.
Cette subvention se négocie au moment de la signature de l'accord avec le délégataire. Les choses
sont ainsi contractuellement fixées, ajoute Thierry Piriou, et peuvent évoluer au regard d'une grille de
réévaluation des tarifs, mais qui n'a pas pour obligation d'absorber les déficits abyssaux que peuvent
présenter certaines DSP. Car cette somme de 94 000 € peut sembler abyssale au regard des
38 000 € de déficit de l'auberge de jeunesse.
Ismaël Dupont remarque que le déficit, peut-être pas abyssal, augmente cependant de 58 000 €. Il y a
une perte d'attractivité qui se révèle dans les faits et interroge beaucoup de choses : peut-être, la
politique tarifaire, peut-être la communication, le lien avec les scolaires, l'accessibilité transport…
Ismaël Dupont a évoqué par deux fois la question tarifaire et l'accessibilité sociale de la piscine pour
les publics les plus défavorisés, en particulier les jeunes. Cette piscine est en concurrence avec celle
de Morlaix, gérée en régie directe et beaucoup moins chère ; une piscine à 1,80 ou 1,50 euro est
beaucoup plus attractive qu'une piscine à près de 4 €. Il faut s'interroger sur cette question des tarifs
et faire en sorte que les familles à faibles ressources puissent bénéficier de tarifs privilégiés. Cela se
fait à Plourin qui a une convention avec le centre social Ti an oll. Ce serait bien que ce soit étendu à
toute la communauté d'agglomération, sachant que cette piscine de Plourin offre des services que
n'offre pas la piscine de La Boissière. Au-delà de l'aspect purement comptable du déficit, on est obligé
de constater qu'il y a moins d'entrées grand public. Le but d'une piscine, surtout subventionnée à
hauteur de 470 000 €, est qu'elle soit fréquentée le plus possible.
Thierry Piriou se retrouve dans ces propos, tout en précisant qu'il ne s'agit pas de « la piscine de
Plourin », mais du « centre aquatique du Pays de Morlaix ». C'est un réel sujet et Morlaix
Communauté rencontre régulièrement le directeur du centre aquatique pour discuter des différentes
solutions à trouver pour réduire ce déficit récurrent. Thierry Piriou souligne ensuite qu'une provision de
27 000 € a été faite pour anticiper les déficits à venir. Le déficit réel est en fait de 93 753 moins
27 000 €.
Claude Poder ajoute qu'il y a eu en 2018 de gros problèmes de personnels. On ne trouve plus de
maîtres-nageurs. Le directeur a donc été obligé de réduire énormément l'activité de l'espace bienêtre,
d'où un déficit considérable.
Thierry Piriou confirme que le besoin s'élevait à 6 postes de maîtres-nageurs, dont 2 seulement
étaient pourvus. Lui-même, à Pleyber-Christ, n'a pas réussi à trouver de maîtres-nageurs et a été
obligé de contractualiser avec l'UCPA pour avoir des personnes en capacité de surveiller la piscine.
C'est un marché concurrentiel pour les piscines, et les maîtres-nageurs vont là où c'est le plus
intéressant.

Conseil communautaire du 4 novembre 2019 - Photos de Pierre-Yvon Boisnard et interventions d'Ismaël Dupont
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