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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 07:54

 

Les « sages » préconisent l’accélération de l’ouverture à la concurrence et la filialisation des transports régionaux.

La Cour des comptes a rendu public, ce mercredi, un rapport sobrement intitulé « Les transports express régionaux à l’heure de l’ouverture à la concurrence ». C’est en réalité à une lourde charge contre le service public ferroviaire que se sont livrés les « sages » de la rue Cambon.

Sous compétence des régions, les TER transportent chaque jour 900 000 voyageurs à bord de 7 000 trains (et 1 300 cars) sur plus de 20 000 kilomètres de voies ferrées. Un service public du quotidien qui souffre particulièrement du manque de moyens alloués à l’entretien des voies et de la politique de suppression massive de guichets, de gares et de lignes menée par la SNCF pour des motifs de rentabilité. Certes, la Cour des comptes reconnaît que la baisse sensible de fréquentation des TER s’explique en partie par la concurrence des « cars Macron ». Mais elle estime surtout que « les difficultés de gestion rencontrées par l’exploitant » sont dues aux « grèves de 2014, 2016 et 2018 » et aux « coûts d’exploitation en hausse constante » (4,1 milliards d’euros en 2017), dont elle attribue la responsabilité partagée aux régions et à SNCF Mobilités. « Les premières en maintenant un niveau de service en gare (guichets) ou à bord des trains (présence de contrôleurs) dont l’efficacité est discutable. La seconde (…) à cause d’une organisation du travail peu efficace, d’une trop faible polyvalence des agents et d’une augmentation trop automatique des salaires ». Le texte pointant au passage et très opportunément « le coût du régime spécial de retraite des cheminots ».

« Acharnement politique »

Une fois dressé son bilan, la Cour des comptes décline neuf recommandations, parmi lesquelles le transfert de la propriété des infrastructures aux régions qui le souhaitent, l’augmentation du prix du billet pour l’usager, la suppression de certaines lignes et leur report modal sur la route (cars, taxis, minibus…), l’accélération de l’ouverture à la concurrence et la filialisation totale de l’activité TER. Un « acharnement politique qui frise l’indécence et confirme la stratégie du gouvernement : en finir avec le train public », a immédiatement réagi la CGT cheminots. Pour le syndicat, la Cour des comptes, « véritable conseil en casse sociale auprès du gouvernement », égrène, une nouvelle fois, « les mêmes poncifs ». « La stratégie de la sulfateuse érigée en principe incontournable se poursuit donc alors même qu’un véritable débat public s’instaure sur la sécurité ferroviaire », relève la CGT. Le calendrier est parfois capricieux.

Marion d’Allard

 

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