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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 19:32
Ian Brossat veut en finir avec les règles absurdes de l’Europe du fric (L'Humanité, 19 avril 2019)

Ian Brossat veut en finir avec les « règles absurdes de l’Europe du fric»

Vendredi, 19 Avril, 2019
« Journée marathon » ce jeudi dans le Val-de-Marne pour la tête de liste communiste aux européennes, Ian Brossat. Au programme,  incarner « l’Europe des gens » face à « l’Europe de l’argent », aux côtés des salariés et citoyens mobilisés du département. 
Faire le tour d’un département et de ses luttes: un challenge pour un candidat en campagne. Un défi qu’a voulu relever Ian Brossat, la tête de liste communiste pour les européennes, avec une « journée marathon » dans le Val-de-Marne ce jeudi. Première étape, le centre d’hébergement de migrants d’Ivry-sur-Seine. L’endroit n’est pas choisi au hasard. « Ce lieu est emblématique de l’accueil digne des migrants que nous défendons », explique Philipe Bouyssou, le maire communiste de la ville, peu avant le démarrage de la visite du candidat accompagné de ses colistiers, d’élus et parlementaires du département de ce centre qui en 2 ans a accueilli 3200 personnes. Le seul à disposer d’un centre de soin si développé et d’une école intégrée, rappelle Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs, entre les allées de chalets qui composent les « six villages » du centre. Ici, Ian Brossat a un message à envoyer : « Depuis 2000, l’UE a consacré 5 milliards d’euros a renforcé les frontières. Non seulement ça ne fonctionne pas  mais si cet argent avait été utilisé pour l’accueil nous n’en serions pas là », défend le candidat, en référence aux campements où des migrants vivent dans des conditions déplorables, et plaidant également pour l’ouverture de « voies légales et sûres ». 
 
Un passage par le centre de soins et l’école, où le dialogue se noue avec quelques uns des 74 salariés, puis le cortège prend la direction de l’aéroport d’Orly. En route, le passage en tram devant Rungis donne l’occasion d’évoquer une autre lutte. En effet,  le train de Perpignan qui dessert le marché d’intérêt national  est menacé de suppression au risque de mettre 250 camions de plus sur les routes, dénonce Fabien Guillaud Bataille, secrétaire fédéral du PCF et élu régional. En cause, les 25 millions d’investissements nécessaires. « La banque centrale européenne a déversé 3000 milliards d’euros en 10 ans aux banques sans condition, réplique Ian Brossat. Nous, nous proposons  que cet argent serve à un fonds de financement de la transition énergétique et des services publics". C'est d'ailleurs le leitmotiv de la journée : l’argent est le nerf de la guerre. 
 
C’est la même logique que dénonce le candidat quelques minutes plus tard après avoir rejoint le cortège des salariés mobilisés contre la privatisation d’ADP (lire ici). « Ce n’est plus un président que nous avons c’est un commissaire priseur, il veut tout vendre », fustige-t-il avant de prendre la direction de Limeil-Brévannes. Là aussi des salariés sont en lutte : « L’austérité tue l’Hôpital. En grève », peut-on lire sur les grilles de l’établissement, principalement gériatrique, où 150 lits sont menacés. A l’initiative de la CGT et de Sud, les soignants mobilisés ont organisé un pique-nique. « On a de plus en plus de personnes âgées et de moins en moins de places pour accueillir. Il est hors de question de laisser la main au privé », tempête une syndicaliste CGT. Les événements des derniers jours ont encore fait grimper l’exaspération d’un cran, explique Barbara Filhol en marge du rendez-vous : « Quand je suis arrivée à la maison de retraite hier, raconte la candidate également cadre en Ehpad, mes collègues avaient toutes mis un gilet jaune. Alors qu’on nous dit qu’il n’y a pas d’argent, elles sont en colère de voir qu’en quelques minutes des centaines de millions ont été débloqués par les milliardaires et les grandes entreprises pour Notre-Dame. Il faut reconstruire, mais il y a encore une fois une forme de mépris à dégager si vite des thunes pour des pierres quand il n’y a jamais rien pour nous ». « Il n’y a pas une ville, un département, une région où je me suis rendu où je n’ai pas croisé de luttes pour défendre les services publics », constate Ian Brossat mettant en cause les « règles absurdes », comme celle des 3% de déficits « imposée par le traité de Maastricht », au nom desquelles « on casse les hôpitaux, les écoles, les gares, les maternités… ». 
 
Au pied du chantier du Grand Paris express à Champigny, il n’est pas question d’autre chose. « On a le chantier, on veut aussi un métro qui fonctionne correctement à la fin », explique Fabien Martin, membre d’un collectif d’habitants pendant le rassemblement qui s’est formé autour de la délégation communiste. « Cinq ans après la décision et 3 ans après le début du chantier, on remet en cause les dessertes voire le tracé de la ligne 15 sous prétexte de réduire de 3 milliards le coût total du Grand paris express. Or c’est un enjeu aussi bien pour la vie quotidienne des habitants, des salariés, que pour l’environnement », précise Christian Favier, président communiste du département. 
 
« Tous les jours, à chaque fois que nous réclamons des services publics supplémentaires ou un coup de pousse pour une aide social, on nous dit ce n’est pas possible il n’y a pas d’argent.  C’est comme cela que la France en 20 ans a perdu 40% de ses maternités. Sauf que la réalité c’est que de l’argent il y en a beaucoup », abonde Ian Brossat à Villejuif, devant la LCL dont le groupe, Crédit agricole, est « une des 30 banques systémiques qui font la pluie et le beau temps », précise Denis Durand, économiste du PCF. Un meeting s’organise en pleine rue. Reprendre le pouvoir dans les entreprises comme sur l’argent est ici au menu.  Après l’intervention d’une syndicaliste CGT, le vice-président du département, Pierre Garzon prend l’exemple du budget du Val-de-Marne : pour financer de nouvelles places en crèche ou encore les collèges « il a fallu emprunter. Les intérêts de cette dette représentent 17 millions pour 2019 seulement. C’est inacceptable, c’est une contre-partie non nécessaire à des dépenses indispensables. » Pour réorienter les crédits de la  BCE vers les services publics et la transition énergétique comme le propose le PCF, « il faudra  changer les traités européens, rappelle Denis Durand, mais cette bataille se mène aussi dans chacune de nos luttes ».
 
Après cinq rendez-vous en à peine sept heures, comment résumer le fil rouge de la journée ? « C’est celui de notre liste, on veut l’Europe des gens pas l’Europe de l’argent, on est au diapason du monde du travail, des luttes et des exigences de justice sociale », assure Benjamin Amar, candidat val-de-marnais. Malgré le seuil des 5% qui n’est pas encore attend dans les sondages,  ce prof d’histoire géo engagé à la CGT garde confiance : « pour le moment, notre voix passe certes au second rang mais il y a encore quelques temps on ne l’entendait pas du tout, elle pourrait finir par devenir un cri. » Pour mobiliser, Ian Brossat a encore un argument : « Saisissez-vous du bulletin rouge pour mettre un carton rouge à Macron et à l’ensemble des politiques libérales. »

Ian Brossat « Quand on accueille dignement, tout se passe bien »

Vendredi, 19 Avril, 2019

Alors que la mobilisation grandit contre les conditions faites aux migrants, Ian Brossat a défendu jeudi un modèle à l’inverse de la politique européenne de renforcement des frontières.

Peu avant de rejoindre les salariés d’ADP mobilisés à Orly (lire ci-contre), la tête de liste communiste pour les élections européennes, Ian Brossat, a fait halte à quelques kilomètres, à Ivry-sur-Seine. Première étape d’une « journée marathon » dans le Val-de-Marne, le centre d’hébergement de migrants de la ville a accueilli le candidat entouré de ses colistiers, des élus et parlementaires PCF du département. « Ce lieu est emblématique de l’accueil digne des migrants que nous défendons. C’est une sorte de sas qui leur permet de réparer les dégâts d’un parcours migratoire souvent terrible », explique Philippe Bouyssou, le maire communiste de la ville, peu avant le démarrage de la visite de ce centre qui, en deux ans, a accueilli 3 200 personnes. « Cette belle expérience prouve que, quand on accueille dignement, les choses se passent très bien. Encore faut-il l’organiser. Or, aujourd’hui, on se retrouve dans la pire des situations parce que le gouvernement ne le fait pas. Il faut multiplier sur l’ensemble du territoire ce type de structures », assure Ian Brossat.

En parcourant les lieux, on comprend pourquoi ils pourraient faire figure de modèle. Entre les logements en bois, on croise des yourtes dédiées aux activités sociales et aux trois repas servis par jour. « Organisé en six villages, c’est le seul centre à disposer d’un pôle santé si développé et d’une école intégrée », ajoute Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité. À l’instar des associations qui ont interpellé en début de semaine les candidats aux européennes sur le sauvetage des migrants en Méditerranée, il a aussi son message : « C’est un enjeu de solidarité européenne, il faut revoir les accords de Dublin ! lance-t-il. On n’est pas envahis, il faut le répéter, on est face à des personnes qui ne viennent pas pour consommer mais parce qu’elles fuient des drames. »

Une vision partagée par Ian Brossat : « On n’est pas moins digne de venir ici parce qu’on crève de faim que pour des raisons d’asile. Depuis 2000, l’UE a consacré 5 milliards d’euros à renforcer les frontières. Non seulement ça ne fonctionne pas, mais si cet argent avait été utilisé pour l’accueil, nous n’en serions pas là », a défendu le candidat, plaidant également pour l’ouverture de « voies légales et sûres ».

Julia Hamlaoui

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