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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 07:25
Pierre Ouzoulias (à gauche), sénateur communiste des Hauts-de-Seine, spécialiste des questions d'éducation et d'enseignement supérieur, universitaire (archéologue), ici en débat à la fac Ségalen de Brest avec des syndicalistes et la JC à l'invitation du PCF et de la JC le 22 octobre 2018

Pierre Ouzoulias (à gauche), sénateur communiste des Hauts-de-Seine, spécialiste des questions d'éducation et d'enseignement supérieur, universitaire (archéologue), ici en débat à la fac Ségalen de Brest avec des syndicalistes et la JC à l'invitation du PCF et de la JC le 22 octobre 2018

Communiqué de presse - Paris, le 16 novembre 2018
L’austérité s’abat sur l’enseignement supérieur et la recherche
 
 
 
 

La loi de finances rectificative a été adoptée par l’Assemblée nationale, en première lecture, le 12 novembre. Elle sera examinée par le Sénat, en séance publique, le 19 novembre prochain. Ce projet prévoit l’annulation de plus de 200 millions d’euros de crédits destinés à la recherche et à l’enseignement supérieur (MIRES). Contrairement aux affirmations de la ministre lors de son audition par la commission de la culture du Sénat le 6 novembre, il ne s’agit pas de crédits qui n’auraient pas été utilisés, mais de ressources budgétaires mises en réserve et supprimées. Ces annulations considérables sont complétées par une baisse des plafonds d’emploi qui représente la suppression de 662 emplois équivalent temps plein annuel travaillé (ETPT).

Ces baisses interviennent alors que tous les moyens promis pour la mise en œuvre de la loi ORE n’ont pas été octroyés aux établissements de l’enseignement supérieur et que la recherche française connaît un décrochage sans précédent. Elles ne sont malheureusement que l’ébauche d’une régression encore plus importante des moyens de la MIRES, consacrée par le projet de budget pour l’année 2019. Poursuivant un processus engagé il y a plus de dix ans, le budget moyen par étudiant·e, le taux d’encadrement et les crédits de fonctionnement des universités continueront de baisser, notamment en raison de l’augmentation de la démographie et de l’inflation. Par ailleurs, le ministère impose aux opérateurs de la recherche publique une diminution drastique et historique des recrutements qui compromet à moyen terme les capacités de la science française.

Dans le même esprit, le Gouvernement s’apprêterait à autoriser les universités à augmenter les droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, jusqu’à un tiers du coût réel de la formation. Il est douteux que cette mesure renforce l’attractivité de la France alors qu’elle vient de perdre son troisième rang des pays d’accueil d’étudiants étrangers au profit de l’Australie et que le nombre de bourses octroyées à ces étudiant·e·s a baissé de 40 % en dix ans.

Les organisations syndicales et la communauté de la recherche, de plus en plus largement, s’alarme de la régression constante du rang de la France dans la recherche internationale et plusieurs sociétés scientifiques demandent à la représentation nationale, lors de la discussion budgétaire, de « remettre notre système de recherche sur une trajectoire ascendante ».

Le groupe CRCÉ a entendu cet appel. Il est le seul à avoir voté, en commission, contre le projet de budget de la MIRES. Lors du débat budgétaire, il rappellera au Gouvernement ses engagements politiques en faveur d’une société de la connaissance et déposera des amendements pour satisfaire cette ambition.

 

 

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