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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 07:41
Le communisme est la question du XXIe siècle - pourquoi je soutiendrai la base commune du Conseil National, par Ismaël Dupont

Le rôle d'une base commune pour nos congrès est de constituer un socle rassembleur à partir duquel les adhérents, les sections, et les fédérations pourront travailler pour l'amender et le compléter afin de donner au Parti Communiste une feuille de route pour les années à venir. 

La base commune doit être le résultat d'un travail collectif approfondi, s'appuyer sur les débats des camarades, permettre de poursuivre le débat dans un cadre unitaire et avoir une ambition de rassemblement des communistes et d'efficacité pour le déploiement de l'action des communistes. 

Je crois que c'est le cas pour la proposition de base commune votée par le Conseil National du PCF du 2-3 juin dernier: "Le communisme est la question du XXIe siècle"

Cette proposition de base commune rédigée en grande partie par Guillaume Roubaud-Quashie, historien et jeune dirigeant du Parti Communiste chargé du secteur Formation, responsable de l'excellente revue du projet communiste, Cause commune, et animateur de l'Université d'été du Parti Communiste, traduit bien me semble t-il les nouvelles ambitions du Parti Communiste qui, au regard du monde que crée sous nos yeux le capitalisme financier et tous les monstres qu'il produit, est convaincu d'avoir encore une vocation historique et un combat d'avenir.

"Le communisme est la question du XXIe siècle" est un texte qui a du souffle, qui donne de l'espoir et qui expose assez bien, je crois, ce qui fait la raison d'être de l'engagement communiste, sur un plan subjectif comme sur un plan objectif.

Cette proposition de base commune prend à bras le corps les défis de notre temps, et en premier lieu celui de la crise écologique, mais aussi la crise culturelle et intellectuelle liée à l'aliénation capitaliste et à la transformation des rapports sociaux selon des critères de type marchand.   

C'est un texte souple et ouvert, qui traduit les paradoxes et contradictions de la situation présente, les virtualités et les freins pour le combat émancipateur des communistes, qui dit certain de nos échecs sans chercher à cliver ni s'enfermer dans des formules simplificatrices très faciles à établir après coup, quand la messe est dite. 

C'est un texte qui procède d'un travail collectif, qui s'appuie sur les compte rendus de débats des communistes et leurs contributions avant la conférence nationale de novembre 2017, sur les dépouillements du questionnaire rempli par plus de 10 000 adhérents et sympathisants communistes. 

C'est un texte qui permet de poursuivre un certain nombre d'orientations très positives du Parti Communiste dans le domaine de la production d'idées, de la formation, de l'éducation populaire, des solidarités concrètes, du travail d'invention en matière de militantisme et d'organisation de terrain. 

C'est un texte qui veut réunir pour et non contre, qui s'appuie sur la confiance entre nous et en notre capacité collective à relancer un Parti Communiste avec une image et une utilité renouvelées et des fondamentaux intacts, remis au goût du jour en lien avec les enjeux des dominations et exploitations contemporaines, et non sur la défiance, l'amertume, ou l'envie de rejouer le match. 

C'est un texte qui part des possibles existants sans être dans l'incantation ou la nostalgie. 

La structuration du texte en thèses liées les unes aux autres dans un rapport progressif le rend aisément discutable, point par point, et je trouve aussi que les fenêtres de discussion ouvertes aux débats des communistes, pour avoir le débat en grand même après l'adoption de la base commune sur le bilan de nos expériences de rassemblement passées, la stratégie, le rôle de nos directions, était une très bonne idée pour produire du commun sans nier les différences d'appréciation dans le Parti et le besoin de bilan critique examinant toutes les questions importantes, sans tabous. 

Peut-être que les questions de ces fenêtres de discussion sont parfois formulées de manière un peu alambiquées ou restrictives mais, derrière, elles ouvrent véritablement au débat et permettent d'avoir ces débats et de prendre des décisions de congrès tout en s'entendant sur un fond commun politique. 

C'est pourquoi comme beaucoup de communistes, je regrette qu'il y ait autant de textes alternatifs proposés au vote des adhérents du 4 au 6 octobre. Pour moi, ce congrès extraordinaire ne devait pas se construire de manière ordinaire, avec chacun occupant son couloir, mais viser à poser les bases de manière rassemblée, sans éviter aucun débat mais sans figer non plus des oppositions factices, d'une nouvelle ambition communiste. Notre Parti perd beaucoup de son efficacité, de sa cohérence et de son unité en fonctionnant selon un principe de tendances ou de courants. 

Que dit d'important le texte "le communisme est la question du 21e siècle"? 

Il part déjà d'un paradoxe que nous devons reconnaître pour tenter de le surmonter: celui d'une "urgence de communisme" et d'une "crise de l'organisation en France et dans le monde", d'un hiatus entre ce que nous percevons comme nos valeurs et les ressorts de notre engagement, qui peuvent être partagés par beaucoup de nos concitoyens, et l'image que renvoie le communisme généralement: "Nous voulons porter de manière offensive notre communisme, dans un contexte où ce que nous mettons derrière ce mot coïncide trop peu avec ce que le grand nombre entend par là".

Il y a donc tout un travail de réancrage de notre combat dans la sémantique contemporaine, les préoccupations populaires, et les enjeux sociaux et économiques actuels, cela signifie la nécessité de nouvelles formulations et d'un travail d'éducation populaire, si on veut être écoutés et œuvrer efficacement à atteindre nos objectifs. 

Quels sont-ils, nos objectifs?

L'"écommunisme", "l'Humain d'abord": "la boussole doit être celle du bien-vivre, du développement durable de l'humanité, de la réponse à ses besoins, potentiels, et aspirations, incluant nécessairement la dimension écologique". 

Nous voulons "libérer l'activité et l'esprit des hommes de la sphère marchande capitaliste", refuser tous les faux clivages que le système crée pour se perpétuer, "les divisions culturelles, ethniques, religieuses artificielles, les théories du choc des civilisations". 

Pour cela, cela suppose une ambition de combattre et dépasser le capitalisme, et d'étendre les logiques d'appropriation par le grand nombre. "Le PCF a subi des revers historiques. Il doit produire toute la nouveauté que l'époque appelle". Il doit produire ce "communisme de nouvelle génération" par quoi nous entendons "démocratie poussée jusqu'au bout et orientation révolutionnaire visant à sortir de la société de classe et à relever jusqu'au bout le défi écologique". 

Pour cela, nous devons révolutionner notre parti pour redevenir le "parti de la politisation populaire", "le parti de masse de ceux qui ne veulent pas se laisser exploiter, dominer, aliéner. Le Parti de la jeunesse, parti féministe de notre temps, engagé dans les lieux de travail, les quartiers populaires, acteur des solidarités concrètes". 

Nous ne resterons pas entre nous mais allons continuer à créer "des réseaux d'initiatives ouvrant la porte à des non-adhérents". Le cœur de notre démarche est de joindre l'initiative communiste et des fronts d'unité populaire.   

En effet, aucun changement social majeur ne pourra se faire sans renforcer le mouvement populaire et la conscience de classe. Cela ne se décrète pas mais se travaille dans les luttes. 

La thèse n°20 de la proposition de base commune du Conseil National - "Le communisme est la question du 21e siècle" est importante, reprenant, à l'encontre notamment des conceptions romantiques du combat révolutionnaire comme "grand soir" de la "prise de pouvoir politique" décisive: 

"Notre stratégie communiste s'ancre dans les luttes concrètes pour engager le dépassement du capitalisme. C'est dans les luttes concrètes, sur tous les terrains, que se construisent les possibilités d'un dépassement réel du système capitaliste. C'est dans le mouvement réel, dans ces luttes et dans le combat pour y porter des alternatives que s'ancre notre stratégie révolutionnaire, ce processus multiforme fait de succès partiels mais aussi de possibles reculs, de victoire à longue portée et de ruptures, d'élévation progressive des objectifs de conquête à mesure que se construisent et évoluent les rapports de force". 

C'est l'évolutionnisme révolutionnaire créateur déjà théorisé par Jaurès, dépassant l'alternative réforme/révolution. 

Le cœur de notre stratégie dans "le communisme est la question du 21e siècle" est, face à "un capitalisme incapable de répondre aux besoins de développement humain, producteur de crises et de catastrophes écologiques, anthropologiques, culturelles, sociales, internationales", de travailler à l'unité populaire et à la politisation populaire, à travers le développement de "la conscience de classe et l'alliance de toutes celles et ceux qui ont intérêt à l'extinction des dominations".

"Le noyau de notre option stratégique est la mise en mouvement consciente du plus grand nombre pour des objectifs de conquête. Nous rejetons toutes les options autoritaires et délégataires qui viseraient à ce qu'un leader ou une organisation entraîne des masses réduites à l'état passif". 

Nous mettons en avant 5 transformations révolutionnaires constitutives de notre projet communiste:

- 1. ouvrir la porte au communisme dans la production et le travail.  

- 2. engager la révolution écologique

- 3. faire reculer les dominations patriarcales, combattre le racisme et les nationalismes

- 4. protéger et développer les services publics. 

- 5. prendre le pouvoir sur l'argent.

Cette proposition de base commune n'est pas très précise sur l'aspect programmatique mais renvoie à notre programme de 2017 "La France en commun", qu'il faudra très certainement retravailler et enrichir. 

"Le communisme est la question du 21e siècle" entend que nous restions "pleinement communistes, pleinement rassembleurs pour de nouvelles majorités communistes". 

L'un n'empêche pas l'autre, évidemment.

Comment ce texte qualifie t-il la situation politique française actuelle? Des forces du capital qui se recomposent autour de la nouvelle synthèse capitaliste néo-libérale de Macron, l'effondrement du PS en 2017 qui marque le "discrédit du projet social-démocrate", le "quinquennat Hollande qui a abîmé comme jamais l'idée de gauche", l'affaiblissement de la référence à l'idée de gauche dans notre peuple. "La géographie de la gauche s'en trouve d'autant plus chamboulée que la principale d'entre elles, la FI, refuse de s'en réclamer, usant de références multiples et variables dont celles de "populisme" et du "dégagisme". Pour autant, les forces sociales qui la soutiennent sont majoritairement issues du mouvement de la gauche antilibérale qui s'est amplifié à partir de 2005, et que nous avons contribué à développer. D'autres forces, dans le giron de la social-démocratie, comme le mouvement Génération.s de Benoît Hamon, apparaissent. Aujourd'hui, les repères politiques de celles et ceux que nous ambitionnons de rassembler sont éclatés et mouvants. La gauche sociale et politique est clairement diverse... Son rassemblement est nécessaire mais n'y suffira pas. Notre travail de rassemblement se reconstruira d'abord autour de contenus forts répondant aux exigences populaires".         

La thèse n°33 affirme que nous avons vocation à être présents à toutes les élections, y compris les élections présidentielles. Elle qualifie notre campagne des européennes de mai 2019 "avec un contenu de classe - portant les intérêts populaires contre ceux de la finance- et internationaliste - mettant en avant le besoin d'une France libre de dire non et à l'offensive pour construire sans attendre les coopérations de développement commun à géométrie choisie". Pour les élections municipales de 2020, il est écrit que "des rassemblements très larges sont possibles sur la base de projets promouvant la commune, les services publics, la démocratie locale, élaborés au plus près des citoyennes et des citoyens (...). Bien avant la constitution de listes, c'est autour de projets locaux et d'une bataille nationale contre les plans de liquidation et l'asphyxie financière du pouvoir communal que nous voulons engager sans attendre le combat". 

Toute la fin du texte de la proposition de base commune du CN " Le communisme est la question du 21e siècle", insiste sur les transformations du PCF à poursuivre et amplifier pour refaire du PCF un parti de masse et de proximité, sans prétendre que nous partons de rien ou d'une situation désastreuse. En effet, si nous avons perdu des dizaines de milliers d'adhérents depuis 2008, nous restons le deuxième partie de France en nombre d'adhérents et de militants, bien souvent la seule force militante organisée dans beaucoup de localités, et notre parti rajeuni, renouvelé, reste une force essentielle même s'il s'est affaibli, avec une capacité de production intellectuelle, et un ancrage véritable, dans beaucoup d'endroits, dans le monde salarial, syndical, et les quartiers populaires. 

Nous devons viser des dizaines de milliers d'adhésions supplémentaires d'ici le centenaire du Parti communiste en 2020, en continuant à être le parti de l'éducation populaire, de la formation, des solidarités concrètes, de l'honnêteté et de l'ancrage quotidien sur le terrain.  

Le texte se fait aussi écho à des insatisfactions et des fortes attentes des adhérents communistes: "Les attentes des communistes envers leurs directions sont fortes: l'aptitude à impulser des initiatives nationales et locales qui contribuent au rayonnement des idées communistes, à conduire des batailles dans la durée et les évaluer, à générer un travail collectif... Concernant notre parole nationale, en particulier, les communistes demandent plus de clarté, de visibilité, de cohérence dans les choix effectués et plus d'efficacité et de combativité". Le texte prévoit de réduire le nombre de membres du Conseil National du PCF et d'augmenter l'efficacité de cette instance de direction, de mieux coordonner les campagnes nationales et les initiatives des fédérations, de repenser des réseaux d'initiatives sur le plan départemental et national. 

Et les autres textes? Les textes alternatifs? 

Pour ma part, j'élimine déjà clairement le texte alternatif n°3 ("PCF: Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes"), un texte anti-européen qui se revendique d'une vision passéiste du marxisme-léninisme, tendance sectaire et "mao", qui accuse des décennies de directions communistes de trahison vis-à-vis de la classe ouvrière, de volonté de "liquidation", un texte qui se pose en procureur sans rien proposer et qui est de toute façon très marginal par rapport au PCF et à ses adhérents. 

J'élimine aussi très vite le texte alternatif n°1 "Se réinventer ou disparaître! Pour un printemps du communisme" (texte soutenu par Fréderick Genevée, Franck Mouly, Elsa Faucillon) car même s'il a des passages théoriquement très intéressants sur la visée communiste et notre projet de société, il propose pratiquement un rapprochement avec France Insoumise qui n'est pas possible dans les conditions actuelles où Mélenchon et ses amis souhaitent plutôt nous balayer du paysage politique et ont une volonté hégémonique plutôt que de vouloir construire dans le rassemblement, d'égal à égal. Ce texte fait d'ailleurs silence sur les dérives idéologiques, populistes, de plusieurs leaders de France Insoumise, sinon du mouvement lui-même, et sur son éloignement vis-à-vis du marxisme, de la lutte des classes, de l'idée de gauche et de progrès social, au profit du clivage élites-peuple. Les réorganisations profondes du PCF que ce texte propose, vers plus "d'horizontalité", l'implication des non-adhérents dans les prises de décision, l'autonomie des sections pour se fondre dans des collectifs locaux et départementaux, semblent calquées sur la transformation de notre parti en mouvement de type FI et pourraient préparer sa désintégration, à mon sens. Le fait de refuser sa position prééminente au combat anti-capitaliste dans notre combat communiste par rapport à d'autres combats sociétaux me semble caractériser un certain renoncement intellectuel marxiste et révolutionnaire. 

Le texte alternatif n°2 "Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle" qui réunit des soutiens très hétéroclites (des "orthodoxes" du parti à d'anciens proches de la ligne Robert Hue, d'anciens opposants au Front de Gauche, la commission économique du Parti qui fonctionne depuis des années en "tendance", et des parlementaires au demeurant excellents comme  Chassaigne, Eric Bocquet, Fabien Roussel) est un texte que je trouve dans l'ensemble bien écrit, avec des passages exprimés clairement et fortement, notamment sur l'analyse du capitalisme mondial, les contradictions de la situation économique actuel, notre ambition de transformation économique, les bases de notre pensée marxiste. 

Par contre, il est très ambigu sur l'Europe, réunissant des partisans et des opposants à la construction européenne, même si au PCF personne ne défend l'Europe telle qu'elle est et dans le cadre des traités existants. 

Il met en cause toutes les stratégies de rassemblement conduites depuis 20 ans, 2008, au profit d'une vision d'un parti d'avant-garde, qui se mettrait en avant des masses pour les conduire et les éclairer, oubliant un peu vite les espoirs et les élans de politisation qu'a créés par exemple le Front de Gauche. 

Il accuse les directions successives depuis 20 ans, et particulièrement l'actuelle, dont plusieurs signataires du texte dont pourtant partie, d'avoir contribué à un effacement du parti, d'avoir été gagnées par le renoncement, d'avoir fait des choix qui ont destabilisé et destructuré notre parti.

C'est un peu facile à mon sens. On ne tient pas compte dans ces appréciations sommaires du contexte complexe, des autres acteurs, des incertitudes de la prise de décision dans le moment, d'une évolution imprévisible de la situation politique, et d'une volonté de réaliser l'unité populaire pour servir les intérêts du plus grand nombre, battre les libéraux, la droite et l'extrême-droite, qui a toujours animé la direction du parti.

Il accuse la proposition de base commune du CN "de ne pas formuler clairement les termes du débat", ce qui est très largement injuste à mon avis. Les avis proposés par ce texte sur un plan idéologique et de projet assez proche du texte du CN pour l'essentiel auraient pu être défendus dans le cadre des fenêtres de discussion du texte "Le communisme est la question du 21e siècle". 

Mais l'objectif du texte et de ses signataires, au demeurant assez hétérogènes politiquement, semble être de changer la tête du PCF, de réorienter notre parti dans le sens d'un nouveau parti guide, d'avant-garde, qui risque à mon sens dans ce cas de rompre avec l'ambition de rassemblement à gauche et de se replier sur lui-même, et je ne crois pas que ce soit une recette magique pour reprendre des forces. 

A côté d'éléments théoriques et programmatiques que je trouve bien formulés et souhaiterais voir intégré à la base commune, ce  texte a des dimensions identitaires, nostalgiques, incantatoires (par exemple quand il parle de relancer notre implantation en entreprise), et il donne des leçons quand beaucoup de ses signataires et défenseurs n'ont pas toujours participé sur le terrain ou au CN à donner de la vigueur à l'action et la parole communiste ces dernières années. 

Certaines de ses affirmations par rapport au "communisme" chinois sur les réussites duquel on devrait plus réfléchir, ou à la dédiabolisation de l'URSS, s'opposent de mon point de vue à l'effort entrepris depuis des années pour situer l'horizon d'émancipation communiste auquel nous nous référons dans un cadre démocratique exclusif. Je ne suis pas d'accord non plus pour considérer que le choix du renouvellement du parc nucléaire serait le seul parti raisonnable pour réduire nos énergies carbonées et faire face au dérèglement climatique. 

Surtout, à mon avis, si ce texte alternatif a assurément les chances les plus sérieuses de concurrencer la base commune du CN "Le communisme est la question du 21e siècle", ses défenseurs qui mènent une campagne très offensive dans le Parti pour ce texte et pour changer de direction risquent en même temps de fragiliser notre bien le plus précieux, notre capacité à nous rassembler dans l'action et la riposte aux mauvais coups du capital et des libéraux.     

Je ne pense pas, en dépit de ses qualités dans certains passages d'analyse ou de formulation du projet communiste, que ce texte puisse être une base rassembleuse pour mettre en mouvement les communistes dans leur diversité et une mise en ballotage possible du texte de la direction nationale, même si les débats dans les sections et les fédérations sont souvent sereins et sans animosité (ce que ne reflètent pas les débats du CN), pourrait fragiliser encore notre parti dans un moment où nous avons besoin d'être unis, offensifs, rassembleurs, constructifs. 

Ismaël Dupont - le 23 septembre 2018     

     

        

  

 

 

     

  

 

 

  

 

 

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