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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 18:41
MOBILISATION SNCF – ACTE 2 : A TRAVERS LA LOI, CIBLONS LES ORDONNANCES. Communiqué des Organisations Syndicales Régionales Cheminotes CGT-CFDT-UNSA Ferroviaire-SUD Rail

Communiqué des Organisations Syndicales Régionales Cheminotes CGT-CFDT-UNSA Ferroviaire-SUD Rail

MOBILISATION – ACTE 2 : A TRAVERS LA LOI, CIBLONS LES ORDONNANCES.

Le pacte ferroviaire ne sera pas écrit dans la loi mais concrètement dans les ordonnances du gouvernement qui vont suivre. Rien n’est donc gagné par le gouvernement avec le vote formel de cette loi qui vise à lui donner toute latitude pour déterminer l’avenir du service public ferroviaire, de la SNCF et des conditions sociales des cheminots dans les semaines à venir. Le rapport de force créé par les cheminots les a obligés à apporter quelques débuts de réponses bien que largement insuffisantes. Alors que la direction SNCF voulait limiter l’incessibilité à la seule holding, l’action des cheminots a contraint le gouvernement à inscrire dans les textes l’incessibilité des titres détenus par l’Etat des trois futures Sociétés Anonymes. Pour autant, à ce jour, incessible ne veut pas dire unifiée puisqu’une indépendance de ces sociétés leur autorise à négocier des accords de façon différenciée (en matière salariale, d’organisation du travail, …). Cette autonomie décisionnelle maintient le droit de création de filiales et le risque de filialisation confirmé par les annonces concernant Gares & Connexions et le Fret.

Ainsi, la réforme du gouvernement que soutient le Président Pépy menace largement les cheminot-e-s. Cela confirme que toutes les annonces concernant le maintien du statut ne sont qu’une œuvre de communication.

Le projet de loi affirme les volontés de privatisation et de fin du statut par les travaux sans surprise d’un Sénat qui a adopté le pacte ferroviaire gouvernemental. La lutte des cheminots et leur mobilisation toujours aussi forte et visible commence à être entendu mais nous sommes encore très loin du compte. Pour exemple, le principe du volontariat est étendu à la région, les allocations sont intégrées dans la garantie de rémunération pour un 1er transfert, ou le/la cheminot-e transféré-e dispose d’un droit de retour à la SNCF dans les 3 à 8 ans qui suivent le transfert. Cela ne sera possible que s’il y a un poste vacant.

Entre le retour d’un cheminot à statut et un recrutement de droits privés inscrit dans la loi, nous pouvons facilement comprendre quel serait le choix de la SNCF, privilégiant les stratégies de dumping social liées à la concurrence. Dans les régions, la voix des cheminots se fait aussi entendre comme en Bourgogne-Franche Comté où le Conseil régional recule sur les deux expérimentations programmées. Pour autant, sur notre région, la direction de la SNCF se démarque de la volonté politique régionale réaffirmée par les nombreuses signatures de la tribune unitaire pour le Service Public. Ignorant la lutte des cheminot-e-s à la SNCF, les dossiers de réorganisations tombent à torrent sur les ordres du jour du CE avec 5 nouveaux dossiers de réorganisation, soit 18 depuis le 1er janvier pour une quarantaine de suppressions d’emplois pour Mobilité Bretagne.

Cela confirme que la direction n’a pas pris en compte la colère des cheminots qui refusent de mettre en place toutes les organisations de travail qui préparent le transfert des compétences de service public des cheminot-e-s vers le champ de la rentabilité financière. La vente, le contrôle à bord, la sécurité des circulations, l’extension des périmètres d’établissements sont l’image régional du dépeçage que veut organiser la Direction. Les cheminot-e-s de la Région Bretagne :

- Ont à 94% par le VOT’ACTION exprimé que le Pacte Ferroviaire veut casser notre Statut et l’entreprise publique SNCF,

- Démontrent chaque fois que nécessaire leur mobilisation pour défendre le service public, comme pour le remettre en route après les intempéries de ces derniers jours.

L’intersyndicale régionale a lancé une Tribune pour une autre réforme du ferroviaire signée par de nombreux élus locaux mais largement boycottée par les médias.

Il faut continuer de la diffuser pour que le gouvernement entende cette autre voix, comme il faut maintenir la pression d’un mouvement entamé le 2 avril qui commence à peser sur les annonces d’un gouvernement, responsable du conflit et de ces conséquences économiques et sociales. Comme le 14 mai, « une journée sans cheminot » le 12 juin prochain sera un nouveau temps fort pour réaffirmer que les cheminot-e-s « n’ont rien volé » et ne sont responsables ni de la dette, ni des dysfonctionnements du service public.

Les Organisations Syndicales Cheminotes CGT, CFDT, UNSA FERROVIAIRE et SUD RAIL appellent les cheminots et cheminotes à participer aux piquets de grève, aux Assemblées Générales et aux actions organisées au cours de la prochaine séquence de grève qui débutera le mercredi 6 juin à 20h et à se préparer aux mobilisations des 12 et 13 juin prochains, en déposant massivement des D2I dès aujourd’hui.

Rennes, le 06 juin 2018

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