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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 16:25
Marché de Morlaix - 2017

Marché de Morlaix - 2017

 

Lors du Conseil Municipal du 15 mai, dont Ronan Tanguy pour le Télégramme a fait un bon compte rendu en deux parties: 

Grand Morlaix, subventions aux associations, politique de redynamisation de l'habitat morlaisien: premiers compte rendus du Conseil Municipal de Morlaix du 15 mai 2018 dans la Presse

Je suis intervenu sur plusieurs sujets: 

1- Première intervention au moment de la prise de connaissance des attributions déléguées du maire: conception du Morlaix Mag

J'ai demandé sur la mise en place de la vidéo-surveillance ou vidéo-protection - par rapport à une ligne "télésurveillance et maintenance alarme intrusion" avait "été faite sans débat en conseil municipal ni délibération spécifique. Cela n'a pas été le cas. La majorité de droite veut installer des cameras vidéo sur les bâtiments publics, mais cela fera l'objet d'un prochain débat spécifique en conseil municipal.  

Sur le nouveau Morlaix Mag, j'ai demandé à Agnès Le Brun pourquoi elle avait fait appel à une agence de communication nantaise pour la création et la maquette plutôt qu'au service communication de la ville ou à une entreprise locale, j'ai fait part de mon sentiment que la nouvelle formule du Morlaix Mag, calquée sur l'esthétique "numérique", n'était pas à mon sens une réussite sur la forme: moins chaleureuse que l'ancienne version, pas toujours très lisible, un peu fouilli, des couleurs un peu tristounettes. Sur le contenu de la page d'expression libre de la majorité, j'ai demandé à Agnès Le Brun qui elle rangeait dans "l'extrême-gauche municipale": Valérie Scattolin et moi, du groupe Front de Gauche, étions sans doute visés par le qualificatif infâmant sous sa plume, mais nous ne nous sentons nullement concernés. Ni le PCF, ni le Front de Gauche, ne font partie de l'extrême-gauche. Nous aspirons à exercer des responsabilités, ce pourquoi d'ailleurs nous avons des élus au Conseil Municipal. Pour ce qui est du PCF, nous ne sommes pas un parti purement contestataire ou d'action directe, nous avons des propositions, un projet constructif sérieux porté par des militants responsables ancrés dans la société, nous avons exercé des responsabilités à plusieurs reprises dans notre pays, nous sommes inséparables de son histoire, nous sommes inséparables de l'histoire de la République Française et de l'histoire politique de cette ville de Morlaix. Nous sommes le cœur de la gauche, son cœur battant, animé par le souci de la rassembler pour servir les intérêts populaires.    

2 - Par rapport à la nomination de Claire Thomas en lieu et place de Jean-Philippe Bapcérès (qui a démissionné pour des raisons professionnelles et personnelles de changement d'activité) et à l'intégration par elle de la commission culture-enseignement, je me suis exprimé aussi en disant: Bienvenue dans une commission qui ne sert souvent pas à grand chose.    

Bienvenue dans une commission où on ne discute pas en amont des projets comme l'implantation d'une maison des associations sur le site de l'ancien hôpital psy (en lieu et place de la MJC?), sur le contenu du projet culturel du Tiers Lieu, sur la réhabilitation du musée, sur la suppression des plats de substitution dans les cantines, autant de sujets qui sont des prérogatives du maire, où l'adjoint à la culture lui-même semble dessaisi, où les membres de la commission, qui ne se réunit pas très souvent (par exemple, pas de réunion de la commission enseignement au moment de la suppression de 3 classes dans les écoles publiques morlaisiennes), sont souvent dessaisis de leur rôle, apprenant les nouvelles de décisions dont on n'avait parfois jamais entendu parler dans la presse.

3- Sur le débat avant le vote du compte administratif 2017 (réalisé):

J'ai mis en avant la baisse importante du produit des impôts et taxes pour la ville de Morlaix (-370 839€) pas seulement imputable à la baisse de 1% du taux de la taxe d'habitation que nous avions soutenu, car même ainsi, les impôts locaux restent plus élevés à Morlaix que dans les communes voisines, et constituent un handicap pour l'attractivité de la ville, mais surtout par une baisse du nombre de contribuables traduisant des dynamiques démographiques inquiétantes que nous avons eu l'occasion de souligner de nombreuses fois - moins 1000 habitants depuis 2014, moins 600 pour Morlaix en 2016 selon l'INSEE, des chiffres que semble contester Agnès Le Brun- et qui appelle, en se garder des explications simplistes et mono-causales, et de tout mettre sur le dos de l'équipe en place, un travail sérieux pour relancer l'attractivité de la ville à Moyen Terme, passant par un boulot et une réflexion sur l'habitat, mais aussi sur d'autres aspects: relations avec les communes voisines, grand Morlaix, qualité des services, vitalité du commerce de proximité, relations aux administrés, aux associations, etc.

J'ai souligné aussi l'impact pour la vie des Morlaisiens et les dépenses de services publics locaux de la prolongation de la politique d'austérité imposée aux collectivités locales: moins 154 000€ de dotations d'Etat cette année pour Morlaix, une baisse qui se cumulent avec les centaines de milliers d'euros de baisse de dotations sur le pouvoir Hollande-Valls des années précédentes, sur lesquelles, évidemment, Macron, qui inspirait cette politique néo-libérale, n'est pas revenu. 

Sur l'intervention d'Alain Tigréat, l'adjoint aux Finances, pour présenter le compte administratif 2017, j'ai corrigé une inexactitude: malgré le soutien financier de la ville de Morlaix à l'EHPAD de la Boissière le temps des travaux pour compenser le "manque à gagner" lié à la réduction du nombre de résidents pouvant être accueillis, les tarifs journaliers et mensuels de l'hébergement en EHPAD de la Boissière ont bien augmenté, à l'inverse des pensions des retraités (1300€ brut en moyenne pour les Français, faut-il le rappeler). 

4- Sur la réhabilitation du Bâtiment "Troisième Lieu" au 9 rue de Paris, avec un appel d'offre lancé par la mairie auprès des architectes pour une étude de maîtrise d'oeuvre  (avec une enveloppe de 120 000€ pour un budget global estimé à ce stade à 800 000€ TTC, contre 600 000€ TTC dans la première version du "projet" présenté en conseil municipal), j'ai souligné le flou persistant et le caractère évolutif (on avait parfois l'impression qu'il se construisait en direct dans le cerveau de Madame le Maire pendant le conseil municipal) du contenu du projet de troisième lieu, en rappelant que l'on soutenait l'achat du bâtiment, qui offre des perspectives réellement intéressantes dans une rue stratégique et en difficulté du centre ville, mais demandons un projet travaillé plus collectivement, avec les associations culturelles (MJC, Moyens du Bord), les jeunes et étudiants, les employés municipaux concernés (Médiathèque), les élus d'opposition, et surtout ceux de la commission culture, complètement évitée jusqu'à présent sur ce dossier. J'ai posé la question de l'avenir de la médiathèque des Ailes du Temps, en rien réglé par l'achat du bâtiment du 9 rue de Paris, qui ne pourra finalement accueillir une médiathèque car il ne remplit pas les normes pour ouvrir à des financements et des subventions, et qui est actuellement victime d'un bâtiment peu attractif, et qui n'est pas aux normes d'accès pour les personnes à mobilité réduite. Pas de réponse d'Agnès Le Brun ou des autres élus de la majorité sur ce sujet. J'ai souligné le manque de clarté et le flou actuel du projet de "troisième lieu", le manque de construction collective et de concertation. J'ai fait part du souhait de jeunes et d'étudiants d'avoir un lieu public agréable au chaud pour travailler le soir, mission que le Troisième Lieu pourrait éventuellement remplir, même si la question du personnel et des coûts de fonctionnement, de la complémentarité avec la Médiathèque et d'autres équipements (MJC) doit être posée.

5 - Sur les attributions de subventions aux associations culturelles et à la vie associative: 

J'ai regretté que pour la deuxième année consécutive il ne soit pas proposé de verser une subvention, dans le cadre de la solidarité internationale, à l'association pour un jumelage Morlaix-Wavel (camp de réfugiés palestiniens au Liban) et au projet humanitaire de l'AFPS Morlaix avec le camp de réfugiés de Jalazone près de Ramallah. Des demandes de subvention ont pourtant été faites. Un soutien, même symbolique, aurait été le bienvenu, tout particulièrement dans un contexte où les conditions de vie des Palestiniens, et tout particulièrement celles des réfugiés, se détériorent très fortement compte tenu de la politique du gouvernement israélien soutenu par les Etats-Unis de Trump.

Sur les subventions dans le domaine de l'enseignement, j'ai regretté une nouvelle fois la décision d'Agnès Le Brun et de George Auregan de ne plus verser de subventions aux FSE des collèges publics, ces 125€ versés auparavant n'étant pas de trop pour soutenir les achats et projets péri-scolaires d'établissements (le Château et Mendès France: plus de 600 élèves) qui font un super travail auprès des jeunes collégiens dans un contexte où nombreux sont ceux qui viennent de familles et de quartiers précarisés, où les aides pour les voyages et autres sont d'autant plus importantes. 

Par rapport aux subventions culturelles, j'ai fait part de ma frustration par rapport à la somme globale allouée qui ne permet pas de soutenir suffisamment des associations qui le mériteraient pourtant en raison du travail accompli par les bénévoles, de la qualité de ce qu'elles proposent (par exemple, les Originales) tout en disant qu'à mon sens, sur ce point de la répartition de l'enveloppe, la commission culture, sous la houlette de George Aurégan, avait travaillé dans un souci d'équilibre et de consensus. 

6- sur les attributions de subventions aux associations sportives: 

Je suis intervenu pour regretter les effets de Yo-Yos ou de montagnes russes dans la variation des subventions d'une année sur l'autre dont étaient victimes des associations comme Oxydroller ou plus encore le Tennis Club Morlaisien dont la subvention est divisée par 2,5, étant à 39% de ce qu'elle était en 2017, et passant de 3356€ à 1314€ avec le risque que cela se répercute sur le coût de l'adhésion annuelle, des cours, de l'accès aux terrains, alors que la pratique du tennis n'est déjà pas un des sports les plus accessibles financièrement à toutes les bourses. Avec l'application des règles de l'OMS, la perte d'adhérents tend à se répercuter dans une perte de subvention, avec des problèmes d'équilibres financiers afférents, de difficultés pour payer les profs, des nécessités parfois d'augmenter le montant de l'adhésion, ce qui ne facilite pas le fait de retrouver plus d'adhérents.

Surtout, je suis intervenu pour soutenir le club de Gym Morlaix Saint-Pol Gymnastique avec une intervention que mon camarade Glenn Le Saout, qui connait bien la vie sportive et associative morlaisienne, a travaillé avec moi pour ce Conseil Municipal:

" Lors de votre proposition d'attribution de subventions aux associations sportives, nous pouvons souligner une légère hausse de l'enveloppe globale.

Mais nous souhaitons attirer votre attention sur quelques soucis. En effet le club de gymnastique va voir ses subventions baisser de 500€ alors que le nombre de licenciés est passé de 370 adhérents à 403 cette année. 

De plus, le Morlaix Saint Pol Gym arrive 48 ème sur 1098 au classement de la Fédération qui se base sur le nombre de licenciés et les performances sportives de ce dernier. Un record pour ce club!

Grâce aux performances sportives ayant mené quelques gymnastes du club au niveau national et donc à une visibilité importante pour la ville, le Morlaix Saint Pol Gym s'est vu recevoir l'organisation de la finale inter-région à Morlaix. Non sans mal les bénévoles du club ont pu dans un professionnalisme certain permettre de placer Morlaix capitale pour un week-end de la gymnastique en région Grand ouest. Une réussite totale pour le club et les commerçants de la ville (hôtels, restaurants).

Il ne faut pas oublier également que le club emploie deux personnes à temps plein. Il ne serait donc pas judicieux de voir 500€ injustement soustrait à ce club. Nous souhaitons donc que la subvention soit revue à la hausse, au moins à la hauteur de ce qu'elle était l'an passé". 

Je suis également intervenu pour rappeler les conditions inacceptables dans lesquelles on avait demandé aux associations qui occupaient le pavillon du Poulliet, là aussi, en dehors de toute information des commissions concernées sur l'usage qu'on voulait faire du bâtiment et qui reste encore à ce jour un mystère, de déménager, dans des locaux inadaptés pour l'UCPM et le club de cyclisme loisirs, l'UCPM se posant désormais la question de son maintien à Morlaix ou de son démanagement dans une commune plus accueillante et le club de cyclisme loisirs du club cyclisme morlaisien envisageant une autre solution de relocalisation: dans un Algeco à Keranroux. On a pas jugé utile de me répondre sur ces points, et sur la destination du Pavillon du Poulliet.  

Pavillon du Poulliet réattribué: l'amertume des cyclistes (Ronan Tanguy, Télégramme, 29 mars 2018)

A Morlaix, pourquoi maltraite t-on autant les associations, Mme Le Brun ?

Opposition municipale: conférence de presse au Pavillon du Pouliet ce mardi 10 avril (Le Télégramme- G. Hameury et Ouest-France - Christine Barresi 11 avril 2018)

 7- Ma dernière intervention a porté sur la motion déposée par la majorité municipale pour la création d'une commune nouvelle du grand Morlaix que nous avons découvert au Conseil Municipal (la motion dit qu'on veut lancer la réflexion sur la constitution d'une commune nouvelle dont Morlaix prendrait l'initiative et lancer une étude avec un cabinet de conseil), motion sur laquelle seuls les 2 élus Front de Gauche, Valérie Scattolin et moi-même, se sont abstenus, à l'inverse de tous les autres élus qui ont voté pour. 

J'ai dit que le contenu de la motion m'apparaissait pertinent sur bien des aspects et que la question d'une fusion de commune pour le grand Morlaix méritait en effet d'être posée, débattue sérieusement, sur la base d'étude d'impacts et d'une prise en compte de tous les aspects. Les dynamiques démographiques et économiques actuelles, le risque de décrochage de Morlaix et de sa région par rapport aux phénomènes de métropolisation, de densification de l'est et du sud de la Bretagne, de fragilisation des villes moyennes avec la politique de l'Etat, justifient bien d'envisager la possibilité d'un regroupement de commune entre Morlaix, Saint-Martin, Plourin, voire Pouigneau, Plouézoc'h, Sainte-Sève. 

Néanmoins, et c'est la raison pour laquelle nous nous sommes abstenus, en dehors du fait que nous n'avons pas encore pris de position dans notre organisation politique sur ce sujet précis, j'ai pointé en même temps une absence regrettable pour ne pas dire scandaleuse dans cette motion, qui ne fait pas référence à une consultation des populations concernés, alors que les élus municipaux actuels n'ont aucun mandat venu de la campagne de 2014 pour dissoudre leur commune ou la fusionner, et qui s'inscrit, même si nous ne sommes pas opposés par principe à la fusion en raison d'arguments pragmatiques, dans un contexte où l'on voudrait faire croire que la France des 36 000 communes seraient archaïque, alors que les communautés d'agglomération ne sont déjà pas gérés très démocratiquement, avec un vrai contrôle et une vraie connaissance des termes des débats des citoyens et que plus les échelons de pouvoir s'exercent sur de larges territoires, plus on éloigne les citoyens des centres de décision, de la proximité de la prise en compte et la réponse aux besoins. J'ai dit mon inquiétude face aux mouvements de constitution de blocs et de fusions de communes un peu partout dans notre secteur: autour de Douarnenez, Quimper, du Cap Sizun, bientôt qu'une seule communauté d'agglo, de Brest et Crozon, de Perros Guirec, avec souvent des décisions qui échappent complètement aux citoyens et qui se font dans un contexte de pression de l'Etat, voire de chantage, de pression sur les maires des petites communes, de restriction des moyens budgétaires, l'intérêt des populations et la vitalité du lien démocratique étant souvent loin d'être les premières portes d'entrée dans ce débat. Par ailleurs, des mutualisations peuvent aussi se faire, notamment dans le cadre de Morlaix-Communauté, sans fusion de communes. J'ai aussi rappelé qu'un des fondements de la politique nationale visant à marginaliser la commune et faire disparaître des milliers de communes était une volonté de baisse de la dépense publique locale liée à une politique néo-libérale, les collectivités locales, pourtant les premiers maillons du lien social et démocratique, étant jugés trop dispendieuses.          

         

 

 

        

 

   

       

Morlaix-St Pol Gymnastique, subventions aux assos, Troisième lieu, grand Morlaix, Morlaix- Mag, budget : Conseil municipal de Morlaix 15 mai 2018: interventions d'Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche d'opposition

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