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5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 20:57

Ce matin, nous étions présents avec des militants de divers associations (Secours Catholique, Tam-Tam, Morlaix-Libertés, Collectif de solidarité avec les Migrants et Réfugiés du pays de Morlaix, etc.) et partis politiques (EELV, PCF) pour soutenir une famille tchétchène menacée de se voir jetée à la rue et privée d'hébergement après avoir été déplacée de Brest à Morlaix (en décembre), puis de Morlaix à Lanhouarneau fin février, puis de Lanhouarneau à St Pol-de-Léon, avec un hébergement en hôtel qui n'était assurée au-delà de ce lundi matin, sur ordre de la préfecture qui avait refusé précédemment, il y a trois jours, l'hébergement à l'auberge de jeunesse de Morlaix, ville où sont pourtant scolarisés depuis début janvier les enfants à l'école du Poan Ben.

La mobilisation de nombreux citoyens solidaires sur la durée, les coups de fil à la préfecture, aux parlementaires, aux élus de la circonscription, la rencontre des représentants de la mairie de St Pol de Léon ont permis provisoirement que la préfecture débloque sept jours d'hébergement à l'hôtel de plus pour la famille qui compte une femme enceinte avec une grossesse à risque, un mari avec des difficultés médicales, et six enfants. 

Mais maintenant il faut que l'Etat et la préfecture rendent possible un hébergement durable et un séjour régulier en France pour cette famille qui vit en France depuis cinq ans et dont trois enfants sont nés en France, en attente d'un titre de séjour qui est menacée en Tchétchénie, pays qui n'a rien de sûr et qui est entièrement sous le contrôle de Poutine comme chacun sait.

Il en va du respect des droits de l'homme et des droit de l'enfant. Il faut permettre à cette famille et à ces enfants de vivre dans un cadre sécurisant et non de rendre chaque lendemain incertain pour eux et de les faire vivre mille angoisses.     

Ismaël Dupont.

Elu PCF de Morlaix et Morlaix-Communauté      

Morlaix. Une semaine de sursis pour la famille tchétchène
 

Vendredi, une famille tchétchène de huit personnes (les parents âgés d’une trentaine d’années et six enfants de 2 à 8 ans) avait dû quitter l’hôtel de Lanhouarneau dans lequel elle était logée depuis une dizaine de jours par le 115. Se retrouvant sans solution d’hébergement. À la dernière minute, il a été décidé de les installer, pour trois nuits, dans un hôtel de Saint-Pol-de-Léon.

Ce lundi matin, une dizaine d’associations du Pays de Morlaix et des partis politiques se sont mobilisés pour ne pas que cette famille se retrouve à la rue ce soir. Tous les huit peuvent finalement rester une semaine de plus au même endroit. Sans savoir où ils iront, cependant, lundi prochain. C’est pourquoi, les associations restent mobilisées et attentives sur le cas de cette famille.

Pour rappel, le couple et ses trois premiers enfants sont arrivés en France il y a cinq ans. Faute d’avoir obtenu l’asile, ils ont dû quitter le foyer géré par Coallia, en décembre. Ils ont ensuite été hébergés un peu plus d’un mois dans un hôtel du centre-ville de Morlaix avant d’arriver à Lanhouarneau.

Une demande de titre de séjour est en cours. La famille ne souhaite pas rentrer en Tchétchénie (Russie), car elle craint pour sa vie. «C’est ridicule de les faire bouger de logement en logement et de les placer en situation d’insécurité. Nous souhaitons que cette famille puisse avoir un hébergement durable et que les enfants puissent aller à l’école», insiste le communiste Ismaël Dupont.

Monique Keromnès
Le Télégramme, 5 mars 2018

***

Article du Télégramme, Monique Kéromnès, 3 mars 2018 

De nombreuses associations, dont Morlaix Libertés, Amnesty International, le Secours catholique, se sont mobilisées, vendredi 2 mars, afin d'éviter qu'une famille tchétchène ne dorme dans la rue le soir même. Ce couple de trentenaire et leurs six enfants, âgés de 2 à 8 ans, sont en France depuis cinq ans. Ils ont quitté la Tchétchénie (Russie) pour des raisons politiques. Tout d'abord hébergés à Brest, par Coallia, ils ont dû quitter leur logement fin décembre car leur demande d'asile et les recours n'ont pas abouti. Le 30 décembre, arrivés à Morlaix, ils ont été pris en charge par le 115 qui les a logés dans un hôtel de la ville. Il y a dix jours, ils ont été installés dans un hôtel de Lanhouarneau, toujours par le 115. Jeudi, ils ont appris qu'ils devaient quitter les lieux dès le lendemain, sans solution d'hébergement. D'où la mobilisation des associations mais aussi du maire de Lanhouarneau ainsi que le CDAS, qui semble avoir payé puisqu'une solution provisoire a été trouvée pour cette famille. Ils dormiront, jusqu'à lundi, dans un hôtel de Saint-Pol-de-Léon.

« Ils ne sont pas dans l'illégalité »


« Ils ne sont pas dans l'illégalité. Des démarches sont en cours car le père de famille a fait une demande de titre de séjour pour raisons médicales. Et la maman est enceinte de cinq mois et demi », précise Antoinette Lohéac, de Morlaix Libertés. D'ajouter que la famille a reçu la visite, mercredi, de l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration) qui leur a proposé une prime de retour au pays. Ce que le couple a refusé. « La maman leur a répondu : je ne vais pas accepter l'argent de la France pour retourner dans mon pays et me faire tuer ! », raconte la militante. La préfecture, de son côté, indique qu'elle « ne communique pas sur les cas individuels ». 
Monique Kéromnès
 

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