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2 février 2018 5 02 /02 /février /2018 10:26

Jean Ortiz est un maître de conférences, syndicaliste et parfois homme politique. Il est d’abord spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, il est aussi journaliste, donnant des chroniques à L'Humanité, et à la revue altermondialiste Mémoire des luttes.

 

 

Il était une fois un monde à l’envers... « Bona annada » et que le soleil n’éteigne jamais nos colères ! D’abord la colère.

Plus les inégalités se creusent, plus s’opère la sélection « naturelle », plus c’est bon pour l’économie et la société. Plus je m’esbaudis devant Macron. Les « meilleurs » gagnent. Chacun a la place qu’il mérite, elle s’obtient de haute lutte, quitte à écraser les autres, les « maillons faibles ». Le libéralisme, comme son nom l’indique, est une société de liberté. Ceux qui ne deviennent pas milliardaires, c’est qu’ils ne le veulent vraiment pas, préférant glander, dealer, à bosser. Ainsi s’opère la sélection entre premiers et derniers de cordée. Par la théorie du dromadaire (la bosse).

 

Une société sans patrons richissimes, sans actionnaires repus s’apparente à un cimetière. Concurrence à tout berzingue et exploitation quasi coloniale sont les deux mamelles fécondes du modèle libéral. Le seul, l’unique.

 

Le communisme, c’est pour les insectes...

 

Selon l’OXFAM et l’OBSERVATOIRE DES INEGALITES, officines bolchéviques s’il en est, en France 10% des plus riches possèdent plus de la moitié des richesses. Alors que 50 %, les plus pauvres, se partagent 5% de la pizza aux patates. Entre 2004 et 2014 leur modèle capitaliste (pardon : « libéral ») a produit en France un million de pauvres en plus. Ces fainéants, ces assistés, préfèrent vivre des minimas sociaux que trimer pour le bien commun, pour un Smic copieux. La stimulante pauvreté, chacun le sait, est un état naturel des sociétés libres. On peut y échapper en devenant actionnaire. En 2017, à l’échelle de la planète, la fortune des milliardaires qui, c’est bien connu, suent la chemise, a grandi (explosé) de 762 milliards de dollars. Sept fois plus qu’il ne faudrait pour en finir avec l’extrême pauvreté disent les cocos et beaucoup d’autres illuminés. Assez de misérabilisme, de balivernes ! Cet état salutaire de sélection biologique oxygène tout le monde. Tout cela démontre que les inégalités relèvent d’un phénomène normal, bénéfique. Le marché, le forum économique de Davos, régulent la jungle. Pas d’intérêt général, pas d’État, pas de république, hors la loi du marché. Il renforce la démocratie et la volonté politique n’y fait rien ; le partage, les besoins, la dignité, est le hochet de vieux soixante-huitards poussiéreux, attardés, attachés à des utopies totalitaires, anachroniques. L’idée communiste, l’exigence de biens communs, Cohn-Bendit, « Le Monde », « Libé » et moult intellectuels, en sont revenus. Le dérèglement climatique n’a rien à voir avec les logiques capitalistes ; ce n’est qu’une trumperie. Les « pulsations de leur folie », comme disait Jaurès, ont pourtant de quoi réchauffer la planète.

 

Et nous ? Et nous ? Et nous ?

 

Il était une fois un monde à l’envers... « Bona annada » et que le soleil n’éteigne jamais nos colères ! D’abord la colère.

 

 

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