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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 05:46
Ian Brossat

Ian Brossat

C'est en réaction à l'annonce de ces logements sociaux dans les beaux quartiers de Paris que le site d'extrême droite Riposte Laïque a répandu sa haine, allant jusqu'à des propos explicitement menaçants, contre Ian Brossat, adjoint communiste au logement. 
Totale solidarité à notre camarade, qui avait déjà été victime d'une campagne de dénigrement et de haine venue des grands bourgeois du 16e arrondissement quand il avait piloté le projet d'installation du seul centre d'hébergement pour sans-abris que compte le 16e arrondissement, près du bois de Boulogne, épisode narré par les Pinçon-Charlot dans la très bonne BD documentaire "Panique dans le 16e".  

Mixité sociale. 250 logements sociaux s’invitent dans le Paris des riches

CAMILLE BAUER
MERCREDI, 25 OCTOBRE, 2017
L'HUMANITÉ
L’acquisition et la transformation de ce bâtiment de 1 700/m2, propriété du ministère des Armées, vont permettre de doubler le nombre de logements sociaux dans le 7e arrondissement. RIVP communication
 

Au terme de plusieurs années de négociation, la capitale a obtenu la cession à prix réduit par le ministère des Armées de la moitié de l’îlot Saint-Germain, un bâtiment prestigieux au cœur d’un arrondissement chic et déficitaire en HLM.

«Une vraie victoire pour la mixité sociale », s’enthousiasme Ian Brossat, adjoint PCF en charge du logement auprès de la maire de Paris. Après des années de négociation, la Ville a signé lundi un protocole entérinant l’acquisition pour 29 millions d’euros de la moitié de l’îlot Saint-Germain pour y construire 251 logements sociaux. La transformation de ce bâtiment de 1 700 m2 propriété du ministère des Armées, et situé dans un des quartiers les plus chics de la capitale, va permettre de doubler le nombre de logements sociaux dans le 7e arrondissement, où le foncier est rare. Avec seulement 300 appartements HLM, cette circonscription dont Rachida Dati est la mairesse est en la matière la plus déficitaire de la capitale. « Cette opération s’inscrit dans notre stratégie de rééquilibrage car il n’est pas juste que les arrondissements du Nord-Est parisien portent seuls l’effort de solidarité », commente Ian Brossat. Le rééquilibrage est d’autant mieux assuré que 126 de ces nouveaux logements qui vont être construits par la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris) seront des Plai, c’est-à-dire la catégorie la moins chère des HLM. Cent autres seront des HLM intermédiaires, dits Plus, réservés à ceux dont le revenu est inférieur à 45 000 euros annuels pour une famille de trois personnes. La création d’une crèche de 66 berceaux et celle d’un gymnase viendront compléter la transformation de ce bâtiment historique en lieu d’habitation.

Obtenir du foncier à des prix avantageux

« Une énorme satisfaction après plusieurs années de bataille », estime Ian Brossat. Les négociations sur l’avenir de l’îlot Saint-Germain par la Ville de Paris, qui souhaite obtenir du foncier à des prix avantageux pour poursuivre son plan de construction de logements sociaux, ont démarré au début du quinquennat de François Hollande. La volonté de la mairie s’est notamment heurtée à la résistance du ministère des Armées. Soumis à des restrictions budgétaires, ce dernier souhaitait vendre son bien au prix du marché – soit au moins 90 millions d’euros pour la partie concernée par le projet – pour en tirer le maximum de fonds. Cet enjeu était d’autant plus important que l’État va devoir débourser 154 millions d’euros par an pendant vingt-sept ans pour la maintenance et l’entretien du nouveau siège du ministère des Armées, fruit d’un partenariat public-privé avec Bouygues dont la construction a déjà coûté 4,2 milliards d’euros. Dans sa croisade, le ministère de la Défense a reçu le soutien d’élus de droite, à l’image de l’ex-député « Les Républicains » Jean-François Lamour, qui avait estimé en 2015 que « les ventes doivent être faites au juste prix, afin de ne pas priver le budget de la Défense de subsides dont il a plus que jamais besoin ». « La réalité, c’est que la loi Duflot et le mécanisme de décote nous ont permis d’avancer », explique de son côté Ian Brossat. Depuis cette loi votée en 2014, l’État peut vendre les bâtiments ou les terrains avec une décote allant jusqu’à 100 % si c’est pour y construire des logements sociaux. Ce mécanisme a déjà été utilisé à cinq reprises par la mairie de Paris, notamment pour acquérir de l’espace, dans des quartiers où le foncier est rare et cher.

La baisse des APL va néanmoins compliquer la réalisation du projet. La baisse des loyers imposée aux organismes HLM par le gouvernement pour compenser la réduction du montant des aides au logement s’applique aussi aux réalisations à venir. Cela signifie que les loyers qui vont être pratiqués à l’îlot Saint-Germain seront plus faibles que prévu, générant un manque à gagner de 3 millions d’euros par rapport aux projections initiales. « Cette perte sera compensée par les fonds propres de la RIVP et par la mairie car nous sommes très attachés à ce projet », tempère Ian Brossat. Il s’inscrit dans une politique de la mairie de Paris qui vise à combler le déficit de logements sociaux dans la ville la plus chère de France. « Sur ce point nous sommes un peu au-dessus des objectifs que nous nous étions fixés, se réjouit Ian Brossat, puisque nous faisons 7 500 logements sociaux par an, dont une moitié en constructions neuves. » Et la mairie a d’autres projets. Elle devrait récupérer prochainement pour y faire des logements sociaux les terrains de deux casernes prêtées aux armées, dont l’une dans le très bourgeois 16e arrondissement.

La baisse des APL au Conseil d’État

Le Conseil d’État doit examiner aujourd’hui le recours déposé par le collectif Vive l’APL contre la baisse de 5 euros du montant des aides au logement décidée en juillet par le gouvernement. Le collectif demande notamment à la plus haute juridiction administrative de suspendre en urgence l’application du décret et de l’arrêté mettant en œuvre cette baisse forfaitaire, qui touche sans distinction 6,5 millions de bénéficiaires.

Journaliste rubrique Société

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