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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 05:53

1,8 million de tonnes de blé en 2015 ; 1,4 million de tonnes en 2016... après la canicule de juin dernier, la récolte poursuivra-t-elle sa baisse ?

Les aléas climatiques qui ont frappé l'agriculture française depuis la tenue de la COP21 de décembre 2015, à Paris, doivent être observés avec la plus grande attention afin d'en tirer toutes les leçons. En 2016, la récolte de céréales à paille a diminué de 30 % par rapport à une année normale. Des pluies importantes et un manque de luminosité ont fait de sorte que beaucoup d'épis n'ont pu se remplir de grain. Cette année, les jours de canicule de la troisième semaine de juin ont desséché les tiges de blé encore vertes, lesquelles n'ont pu faire monter les nutriments destinés au remplissage des épis. Des baisses importantes de rendement sont redoutées dans plusieurs régions céréalières.

Les pluies de 2016 comme les températures élevées de 2017 sont deux conséquences différentes du changement climatique, avec un réchauffement global moyen de + 1°C depuis le milieu du XIXe siècle. Mais ce réchauffement n'est pas linéaire et ses conséquences sont multiples. Cette année, un hiver trop doux a fait prendre de l'avance à la végétation au début du printemps. Du coup, deux à trois nuits de gelées tardives ont brûlé les bourgeons des vignes dans plusieurs régions de France. Des vignerons ont perdu jusqu'à 80 % de leur potentiel de récolte avant même la formation des grappes.

Il faut que les états généraux de l'alimentation mènent à de nouveaux mode de vie et de culture.

Du côté des éleveurs, le rendement herbager des prairies est déjà largement amputé du fait de la sécheresse printanière et de la canicule de juin. Quand l'herbe manque, il faut acheter du grain et d'autres fourrages pour nourrir les bêtes. Le prix de revient du litre de lait et du kilo de viande augmente sans que suive le prix de vente sur un marché mondialisé.

À la suite de son élection, le président Macron avait demandé à plusieurs ministres d'organiser dès cet été des états généraux de l'agriculture et de l'alimentation. Ils ont débuté le 20 juillet. A priori l'idée est séduisante. N'oublions pas toutefois que l'énarque Macron fut, en 2007-2008, le rapporteur de la commission Attali, qui préconisait le pillage du travail des paysans pour, soi-disant, permettre aux grandes surfaces de nous proposer des prix bas. Ce rapport servit à définir le contenu de la loi de modernisation économique (LME) votée par la droite et appliquée depuis 2009.

Cet été, les assises voulues par Macron auront une certaine utilité si elles servent les intérêts des générations appelées à traverser le siècle en cours. Pour produire de la nourriture, il faut réapprendre aux humains à coopérer avec la nature sans lui demander plus qu'elle ne peut donner de manière durable. Planter des arbres dans les plaines céréalières, refaire du maraîchage autour des villes, manger moins de viande, stocker de l'eau de pluie sont des orientations à mettre en place dès maintenant si nous voulons que les natifs du XXIe siècle aient de quoi manger d'ici à l'an 2100. Mais, bien que Nicolas Hulot soit devenu le ministre d'État chargé de la transition écologique et solidaire, rien ne nous prouve que ces priorités sont celles du gouvernement dirigé par Édouard Philippe.

 

 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
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