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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 07:10

En effectif réduit, les cabinets ministériels travaillent désormais en étroite relation avec une administration qu’Emmanuel Macron entend façonner à sa main. Parité, diversité, cursus, parcours politique et professionnel… Malgré les promesses de renouvellement, les personnages de l’ombre du gouvernement ressemblent à tous ceux qui les ont précédés.

 

Les consignes d’Emmanuel Macron ont été gravées dans le marbre du Journal officiel quelques jours seulement après son élection : « Le cabinet d’un ministre ne peut comprendre plus de dix membres. Le cabinet d’un ministre délégué ne peut comprendre plus de huit membres. Et le cabinet d’un secrétaire d’État ne peut comprendre plus de cinq membres. » Un décret pour marquer les choses d’emblée. Et éviter qu’un membre du gouvernement, moins zélé que les autres, ne trahisse les promesses du président de la République, comme cela avait été le cas sous le quinquennat Hollande, durant lequel le plafonnement à 15 membres par cabinet n’avait jamais été respecté.

Pour épauler les 16 ministres, les 3 ministres délégués et les 10 secrétaires d’État, quelque 300 collaborateurs ont déjà rejoint les ors de la République au cours des deux derniers mois. Beaucoup appartiennent désormais aux cabinets pléthoriques que se sont accordés l’Élysée et Matignon, lesquels comptent une petite cinquantaine de membres chacun, dont dix conseillers communs. Le remaniement post-législatives a fait bouger les lignes, certaines personnes ont été remplacées, d’autres ont craqué sous la pression et tous les postes n’ont pas encore été officiellement pourvus. Mais les profils des personnes nommées donnent déjà une image assez nette de ceux qui, dans l’ombre, feront le quinquennat d’Emmanuel Macron.

 

 

Si le président a pris soin, comme il l’avait indiqué à Mediapart le 5 mai, de faire « monter des femmes et des hommes qui viennent de la société civile » dans son gouvernement, les cabinets qui accompagnent l'équipe ministérielle ressemblent à s’y méprendre à tous ceux qui les ont précédés. On y retrouve un nombre toujours aussi important d’énarques et de membres de grands corps de l’administration (Conseil d’État, Cour des comptes, Inspection des finances…). La moitié des 26 directeurs ou directrices de cabinet sont d’ailleurs diplômés de l’ENA. Quant à la grande majorité des autres, elle est passée sur les bancs de grandes écoles telles que Sciences Po, l’Essec ou Polytechnique.

Même constat sur la parité. Si le gouvernement compte autant d’hommes que de femmes, les cabinets, eux, sont encore largement masculins, puisque les femmes ne représentent que 36 % des effectifs. Elles sont seulement 6 (contre 20 hommes) à diriger un cabinet (ministère de la transition écologique et solidaire, ministère de l’agriculture et de l’alimentation, ministère des sports, secrétariat d’État chargé de l’égalité femmes/hommes, secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, secrétariat d’État chargé du numérique). En revanche, elles sont bien plus nombreuses à occuper le poste de conseillère en communication : 16 contre 7 hommes seulement.

Même constat, aussi, sur la diversité. Comme à l’accoutumée, les cabinets ministériels sont en grande majorité composés d’élites de la République plutôt blanches de peau. Quant il est abordé, ce sujet provoque invariablement le soupir des interlocuteurs, d’aucuns regrettant que l’on sombre dans un culturalisme dangereux, avant de s’employer à chercher – longtemps – des exemples contraires. « C’est malheureusement culturel, reconnaît le directeur de cabinet d’une ministre. Beaucoup de collaborateurs sont issus des grandes écoles. Or, il est clair que tout le monde n’a pas accès à ces formations. Les choses évoluent, on l’a vu à l’Assemblée nationale d’ailleurs, mais c’est encore loin d’être ça… »

Malgré les promesses de renouvellement et d’ouverture, les cabinets ministériels sont encore et avant tout une affaire de réseaux, lesquels se forgent d’abord sur les bancs des grandes écoles : nombre de membres de cabinet sont issus des mêmes promotions de l’ENA, en particulier les promotions Averroès, René Cassin et Victor Schœlcher. On y retrouve également six anciens camarades d’Emmanuel Macron (promotion Léopold Sédar Senghor). À Matignon, Édouard Philippe a choisi comme directeur de cabinet Benoît Ribadeau-Dumas, lui aussi rencontré à Strasbourg (promotion Marc-Bloch).

 

 

Bien souvent issus des grands corps, les membres de cabinets ministériels ont pour beaucoup un profil « techno », qui tranche avec la promesse de « nouveau monde » vantée par le président de la République. Une nécessité à les entendre. « Heureusement que je suis là…, glisse le directeur de cabinet d’un ministre issu de la fameuse “société civile”. C’est quand même de l’administration tout ça, il y a des choses qui nous parlent à nous, les “technos”, mais qui ne parlent pas aux élus de terrain. Nous avons des réflexes et un vocabulaire qu’ils n’ont pas. Ce serait difficile pour quelqu’un qui n’est pas de cette formation technique de faire quelque chose. »

En outre, le choix de réduire les effectifs des cabinets ministériels a considérablement renforcé le poids de l’administration. « On est vraiment peu nombreux par rapport aux cabinets de l’Élysée et de Matignon, souffle un conseiller de Bercy. La pression est constante. Il y a toujours une réunion quelque part et comme on ne peut pas être partout, on envoie souvent des personnes des services à notre place. » « C’est dur, encore plus dur qu’avant, confie un autre conseiller, habitué des cabinets. Ça nous oblige à avoir une discipline, à travailler de concert avec l’administration, là où il y avait avant deux blocs en silos. On délègue beaucoup aux services, on leur donne des dynamiques politiques et on demande des produits plus fonctionnels, des notes plus stratégiques. »

Emmanuel Macron n’a jamais caché son intention de modifier le fonctionnement de l’administration en mettant en place une sorte de « spoil system » à l’américaine, pratique qui permet au président des États-Unis de nommer aux postes clés de l’administration des fonctionnaires en phase avec son programme. « Dans les deux premiers mois du quinquennat, je changerai ou confirmerai l’intégralité des postes de direction dans la fonction publique, avait déclaré le candidat d’En Marche! aux Échos, fin avril. C’est une mise sous tension de l’appareil d’État. » Le gouvernement entend s’assurer de la « loyauté » des hauts fonctionnaires. C’est d’ailleurs la raison qu’il avait invoquée pour justifier la plainte déposée par le ministère du travail après publication dans la presse de documents issus des services.

« Ça secoue tout le monde, c’est clair »

 

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, l’avait promis, fin mai : « Il n’y aura pas de chasse aux sorcières. » Pour autant, le nouveau rôle accordé aux directeurs d’administration nécessite, à son sens, une confiance totale et une vigilance accrue. « Avant, les directeurs de cabinet étaient des vice-ministres, avait-il encore expliqué. Ce n’était plus possible ! Le ministre, c’est le patron de l’administration. Les cabinets ne doivent plus faire tampon. » À Matignon, on se dit conscient des contraintes que cette nouvelle façon de procéder fait peser sur les cabinets, mais on préfère en vanter les avantages : « Les services travaillent différemment, cela valorise l’administration », assure un conseiller du premier ministre.

« Ça secoue tout le monde, c’est clair, indique le directeur de cabinet d’un secrétaire d’État. Quand on demande aux services une note, il faut que ce soit rapide et synthétisé, parce qu’on n’a plus personne derrière pour raccourcir les gros dossiers de fond. » « Il faut tout de suite mettre l’administration dans le lead, ajoute un conseiller en communication. C’est un peu chaud, ça nous force à bosser avec les directions, mais ça leur permet aussi d’avoir un rôle plus politique. » Ou de laisser à la technostructure encore plus de place, selon les interprétations. Car politiser de la sorte l’administration est aussi une façon pour Macron de garder la main sur ses ministres, lesquels se trouvent désormais coincés entre le duo de l’exécutif et les directeurs de services… bientôt choisis par le même exécutif.

Les membres du gouvernement et leurs petits cabinets sont étroitement surveillés. Pas une prise de parole qui n’ait été au préalable validée par Matignon, quand ce n’est pas directement par l’Élysée. La rue de Varenne relit tous les entretiens des ministres, et les amende si besoin. Une pratique que Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls avaient eux aussi tenté d’instaurer en leur temps, sans succès. « Il y avait à l’époque certains francs-tireurs qui n’acceptaient pas la mainmise de Matignon, raconte un ancien conseiller d’Ayrault, de retour en cabinet ministériel. Aujourd’hui, tout le monde est plutôt discipliné. Surtout, personne n’a envie d’être responsable du premier couac… »

Pour l’heure, chacun s’accommode de ces règles. Néanmoins, plusieurs conseillers com’ reconnaissent qu’elles freinent les velléités des ministres, notamment ceux issus de la « société civile », qui n’osent guère prendre d’initiative en la matière. Le résultat qui en découle est aussi logique que contre-productif à moyen terme : deux mois après leur prise de fonction, la plupart des membres du gouvernement sont encore inconnus de l’opinion publique, qui ne retient que la seule image du président « jupitérien ». Pas une tête ne dépasse. Ce qui permet d’éviter les fausses notes, mais créera nécessairement des complications une fois l’état de grâce passé, quand Emmanuel Macron devra se trouver des paratonnerres politiques face aux mouvements de contestation.

Pour mieux garder un œil sur ses ministres, le président de la République a veillé à placer plusieurs de ses fidèles dans les cabinets sensibles. Au ministère de la santé, Agnès Buzyn a ainsi nommé comme directeur de cabinet Gilles de Margerie, qui a coordonné les travaux liés à l’action publique au sein d’En Marche!, et recruté comme cheffe de cabinet Sophie Ferracci, qui occupait les mêmes fonctions dans le mouvement. Le mari de cette dernière, Marc Ferracci, ami d’Emmanuel Macron dont il fut le témoin de mariage avec Brigitte Trogneux, a quant à lui rejoint le ministère du travail, en qualité de conseiller spécial de Muriel Pénicaud.

Plusieurs membres du gouvernement issus de la « société civile » sont eux aussi épaulés par des proches du président. C’est le cas de Nicolas Hulot, dont la cheffe de cabinet, Anne Rubinstein, occupait le même poste aux côtés d’Emmanuel Macron à Bercy. La ministre de la culture Françoise Nyssen et la secrétaire d’État en charge de l’égalité femmes/hommes, Marlène Schiappa, ont également recruté des macronistes comme Marc Schwartz ou Thomas Brisson. « Ça ne répond pas forcément à une logique de placement, nuance un ancien membre de la campagne, lui aussi recasé dans un ministère. Le but du jeu, à l’issue d’une campagne, c’est quand même de faire en sorte que tout le monde ait un boulot après… »

« On nous a plutôt laissés tranquilles du côté de Macron », assure également le conseiller d’un autre ministre. Avant de poursuivre : « Dans tous les cas, je préfère une galaxie issue d’un mouvement politique, plutôt que des “Fouks boys” [du nom de Stéphane Fouks, président exécutif de Havas Worldwide, proche de Manuel Valls – ndlr], comme c’était le cas avant. Il y a toujours des gens qui ont bossé chez Havas [notamment Ismaël Emelien, le conseiller spécial d’Emmanuel Macron, issu, comme plusieurs proches du président de la République, de la galaxie Dominique Strauss-Kahn – ndlr], mais c’est moins tentaculaire. »

Dans un premier temps, Emmanuel Macron avait également tenté d’imposer comme directeur de cabinet d’Édouard Philippe à Matignon un autre de ses proches, Nicolas Revel, l’actuel directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), ancien secrétaire général adjoint chargé du social à l’Élysée, à l’époque où le président de la République exerçait les mêmes fonctions, pour l’économie, auprès de François Hollande. Mais le premier ministre ne l’a pas entendu de cette oreille et a finalement nommé son ancien camarade de promotion de l’ENA, Benoît Ribadeau-Dumas.

« Nous avons reçu des centaines de CV, explique un conseiller d’Édouard Philippe. Des préfets, des journalistes… Les gens se tueraient pour être à Matignon. Du coup, nous avons pu recruter la crème de la crème. » Cette « crème », le premier ministre est d’abord allé la piocher dans son cercle d’intimes, qui, pour beaucoup, ont travaillé, comme lui, au sein des équipes d’Alain Juppé. Qu’il s’agisse de son conseiller en communication Charles Hufnagel, de son conseiller tout court – et meilleur ami – Gilles Boyer, de son conseiller relations politiques et relations avec les élus Xavier Chinaud, de sa conseillère presse Zélia Césarion, de sa conseillère technique communication digitale Ève Zuckerman ou de son chef adjoint de cabinet Mohamed Hamrouni… Tous menaient, il y encore quelques mois, campagne pour le maire de Bordeaux.

Du privé au public, le spectre du conflit d’intérets

 

Emmanuel Macron a procédé exactement de la même façon pour constituer sa garde rapprochée. Son ancien directeur de cabinet à Bercy, Alexis Kholer, devenu secrétaire général de l’Élysée, s’est chargé de composer l’équipe du président de la République, en y plaçant ses très proches, à commencer par son conseiller spécial Ismaël Emelien, son conseiller politique Stéphane Séjourné, la plume chargée des discours et mémoires, Sylvain Fort, ou encore Sibeth N’Diaye, qui gère sa communication. Tous furent des pièces maîtresses de la campagne du fondateur d’En Marche!.

Pour éviter que l’Élysée et Matignon ne se transforment en camps retranchés de la macronie et de la juppéie, Emmanuel Macron et Édouard Philippe partagent également une dizaine de conseillers, parmi lesquels Cédric O, un autre proche du président de la République, ancien trésorier de sa campagne, aujourd’hui conseiller technique participations et économie numérique pour le duo de l’exécutif. Innovation sous la Ve République, ces conseillers communs doivent officiellement permettre de faciliter la coordination entre les deux maisons. Ils sont aussi un moyen sûr, pour Macron, de conserver une présence directe dans le cabinet de son premier ministre, ce qui n’était pas le cas sous le quinquennat Hollande.

Tous les personnages de l’ombre interrogés par Mediapart font le même constat : constituer un cabinet relève de la gageure. Le temps imparti et la nécessité de travailler avec « des gens de confiance » réduisent la sélection de façon drastique. Pour éviter de se laisser phagocyter par une centralisation de tous les pouvoirs à l’Élysée, les ministres les plus politiques du gouvernement ont pris soin de s’entourer de personnes auprès desquelles ils ont leurs habitudes. Rien de surprenant, donc, à retrouver au ministère de l’action et des comptes publics plusieurs anciens collaborateurs de Gérald Darmanin à Tourcoing. De même Jean-Yves Le Drian a-t-il emmené avec lui au ministère de l’Europe et des affaires étrangères la plupart de ceux qui l’avaient déjà épaulé sous le quinquennat de François Hollande.

Les équilibres politiques des ministres, venus de tous bords, sont transposés assez logiquement dans leurs cabinets, où plusieurs membres ont déjà occupé des fonctions dans l’ombre des gouvernements de Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le cabinet de Bruno Le Maire au ministère de l’économie est ainsi dirigé par l’ancien numéro 2 de Christine Lagarde à Bercy, ex-conseiller économique de Sarkozy à l’Élysée et ami d’Alexis Kohler, Emmanuel Moulin ; tandis que Jérôme Fournel, ex-directeur des douanes et ancien conseiller budgétaire de Jean-Pierre Raffarin, puis de Dominique de Villepin à Matignon, travaille désormais aux côtés de Gérald Darmanin.

À la direction du cabinet de Jean-Yves Le Drian et à celle du porte-parolat du gouvernement, on retrouve respectivement Emmanuel Bonne, ancien conseiller de François Hollande à l’Élysée pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, et Olivier Gerstlé, son ex-conseiller adjoint prospective. Une dizaine de collaborateurs ayant travaillé auprès de Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et/ou Bernard Cazeneuve à Matignon ont également été recasés à l’Élysée, rue de Varenne, ou encore au ministère des Outre-mer, aux côtés d’Annick Girardin. À la culture, au travail et à l’agriculture, figurent encore cinq anciens collaborateurs de Myriam El Khomri. De même qu’à l’Élysée, où Pierre André-Imbert, son ancien directeur de cabinet, a été nommé conseiller social.

La droite issue des rangs de l’UMP devenue LR n’est pas en reste puisqu’au moins trois personnes ayant travaillé au sein du cabinet de Nicolas Sarkozy ont, elles aussi, rejoint les équipes des ministres d’Emmanuel Macron. Plusieurs anciens membres des cabinets de Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Luc Chatel ou François Baroin, ont également été nommés, tels Antoine Fouché, ancien directeur général adjoint du Medef et ex-conseiller de Bertrand au ministère du travail, devenu directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, et Nicolas Castoldi, ex-conseiller de Pécresse, qui a retrouvé le ministère de l’enseignement supérieur en qualité de directeur adjoint de cabinet de Frédérique Vidal.

© Reuters

Christophe Kerrero, le directeur de cabinet de Jean-Michel Blanquer, faisait partie des équipes de Chatel, lorsque l’actuel ministre de l’éducation nationale était lui-même directeur général de l’enseignement scolaire. Son chef de cabinet, Christophe Pacohil, occupait les mêmes fonctions auprès de son ami François Baroin, au ministère de l’économie. Mais le plus gros des troupes est issu de la droite des cabinets du gouvernement Raffarin, entre 2002 et 2005. Au moins quatre anciens collaborateurs de l’ex-premier ministre ont fait leur retour rue de Varenne pour travailler aux côtés d’Édouard Philippe, à commencer par son « dircab » Benoît Ribadeau-Dumas, et sa cheffe de cabinet, Anne Clerc, qui occupait déjà cette fonction entre 2002 et 2005.

Au-delà des écuries de chacun, les nominations revêtent bien souvent un caractère politique. En témoigne celle de l’énarque et conseiller d’État Stéphane Fratacci, directeur de cabinet de Gérard Collomb, qui a exercé les fonctions de directeur des libertés publiques et des affaires juridiques au ministère de l’intérieur de 2001 à 2006, avant de devenir secrétaire général du ministère de l’immigration et de l’identité nationale, du temps d’Éric Besson. Préfet du Doubs à compter de novembre 2012, il fut notamment chargé du dossier de Leonarda Dibrani, une collégienne rom expulsée avec sa famille vers le Kosovo en octobre 2013.

Nombre de membres de cabinets sont passés par le privé avant de retrouver les ors de la République. Areva, Dassault Systèmes, Danone, Mediterranean Shipping Company (propriétaire notamment de MSC Croisières)… Pour Emmanuel Macron, qui porte au pinacle l’expérience en entreprise, ces lignes dans le CV sont autant d’atouts. Elles posent toutefois la question d’éventuels conflits d’intérêts. La nomination d’Audrey Bourolleau au poste de conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural à l’Élysée a par exemple suscité la controverse. Lors de l’examen de la loi santé en 2015, celle qui était encore déléguée générale de Vin et société, l’organisme chargé de défendre les intérêts de la filière viticole, avait largement pesé sur le détricotage de la loi Évin. À l’époque, l’actuelle ministre de la santé, Agnès Buzyn, alors présidente de l’Institut national du cancer, s’était même inquiétée de la « victoire des lobbies ».

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
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