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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 06:20

Objet : Réponse à l'USR CGT                                                        

Brest, le 3/6/2017

Bonjour M Phelep

 

Je vous remercie de m’avoir fait parvenir votre lettre ouverte.

Voici quelques éléments de réponse que je suis prêt à compléter.

 

Je suis prêt à prendre quelques heures pour vous préciser notre programme si vous le souhaitez.

 

Recevez monsieur le secrétaire l’expression de mes sentiments syndicalistes

 

Fraternellement

 

Pour l'ensemble des candidats communistes du Finistère: Yvonne Rainero et Jean-Claude Perrot (1ère circonscription), Eric Guellec et Anne-Catherine Cleuziou (2ème circonscription),  Jean-Paul Cam et Yasmine Tanguy (3ème circonscription), Ismaël Dupont et Muriel Grimardias (4e circonscription), Pierre-Yves Liziar et Claude Bournot-Gallou (5ème circonscription), Maxime Paul et Catherine Flageul (6ème circonscription), Martine Le Nozerh (suppléante d'un candidat France Insoumise, Rolland Jaouen, 7e circonscription), Jacques Rannou et Christine Belleguic (8ème circonscription).

 

Jean-Paul Cam, candidat communiste sur la 3e circonscription du Finistère

 

 

Les mauvais coups ne nous ont pas épargné ces dernières années. 1993, 2003, 2010 et 2014, quatre années, quatre réformes des retraites. Nous les avons toutes combattues ensemble. Outre le recul de l’âge de la retraite qui a eu comme conséquence la baisse des pensions des salariés les plus précarisés, en particulier les femmes, s’est ajouté le gel des pensions, ainsi que la mise en œuvre de mesures fiscales régressives (hausse de la CSG, TVA, Contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie, suppression de la demi-part pour les personnes seules  ayant élevé un enfant...).

 

Aujourd’hui, cette politique de casse, avec l’élection l’Emmanuel Macron, s’il parvient à obtenir une majorité absolue ou relative avec la droite va s'aggraver. Le président de la République, lors de sa rencontre les syndicats mardi dernier a confirmé son intention de réformer le système de retraites. Et n’hésitera pas à museler la représentativité nationale pour imposer ses réformes. Nous le savons le slogan d’« un euro cotisé (qui) donne in fine les mêmes droits à pension » se traduira par des pensions réduites pour coûter moins cher au système, ce qui est le propre des retraites par points. Selon lequel chacun choisirait le moment de prendre sa retraite en fonction des sommes qu’il a cotisées. Un système à la carte, indexé sur les capacités contributives de chacun. La conséquence, c’est la rupture du système solidaire, dans lequel ce sont les cotisations des actifs qui s’ajustent pour garantir le niveau des pensions. Adieu les corrections comme le « minimum contributif », bienvenue à la pénalisation des plus pauvres, des moins qualifiés, des carrières incomplètes et… des femmes (qui cumulent souvent ces critères). En bref, bonjour le « chacun-pour-soi ».

 

Comme vous le savez, le projet d’Emmanuel Macron recèle un autre danger : celui du basculement d’un système où le montant de la retraite et son mode de calcul sont connus à l’avance des cotisants, vers un autre où la valeur du « point », et donc la pension, changent en fonction de la conjoncture, comme en Italie ou en Suède. C’est ce qu’on appelle un système à  comptes notionnels, où ce ne sont plus les cotisations qu’on ajuste à la hausse ou à la baisse, mais les pensions elles-mêmes.

 

C’est un véritable enjeu de civilisation qui s’ouvre devant nous. A l’image de la proposition de loi déposée en 2010 par le groupe communiste. La revalorisation des pensions est une urgence absolue. C’est le sens de la proposition d’un taux de remplacement de 75 % minimum du salaire et en aucun cas inférieur au Smic revalorisé pour une carrière complète de travail. Un vaste plan de rattrapage des retraites est également nécessaire pour que les femmes qui ont subi les inégalités salariales et professionnelles retrouvent rapidement le même niveau de retraite que les hommes. Nous défendrons et garantirons, comme nous l’avons toujours proposé, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein. Les pensions sont bloquées depuis quatre ans, à part le 0,1 % du 1er octobre. Nous demandons une revalorisation par un rattrapage de 300 € et que l'évolution des pensions soit indexée sur celle des salaires et non des prix. Le niveau des retraites baisse de 1 % par an en moyenne depuis 20 ans. Des écarts très importants de pensions existent entre les hommes et les femmes : 1200€ en moyenne pour les premiers, 800€ pour les secondes. Pour financer ces mesures, nous devons mettre à contribution les revenus du capital. Les revenus financiers des entreprises et des institutions financières s’élèvent à plus de 300 milliards d’euros par an. Ils échappent largement aux prélèvements sociaux. C’est pourquoi nous sommes pour une extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers au même niveau que les cotisations sur les salaires. Nous mettrons en place une modulation du niveau des cotisations sociales patronales, en fonction du développement de l’emploi, de la qualification et des salaires. Enfin, la réponse aux situations de perte d’autonomie que vivent des millions de personnes dans notre pays est un enjeu de société important. Pour y répondre, un service public de l’autonomie pour les personnes âgées conçu et organisé à partir des services publics et sociaux existants sera créé.

 

Sur la taxe d’habitation nous partageons votre point de vue. Cette mesure va à terme  étouffer les services publics. Les premières victimes seront les retraités. Il faut donner aux collectivités locales les moyens d’une politique sociale, cela passe par un fonds national de péréquation. Il faut une nouvelle révision foncière et que les mécanismes qui bloquent les plafonnements de la taxe d’habitation soient abrogés.

 

Sur l’autonomie vieillissement nous refusons la création d’un cinquième risque

La création d’une véritable coordination des politiques publiques de l’autonomie des personnes devra être mise en place avec un contrôle démocratique : état, collectivités territoriales, organisations syndicales, associations des usagers. L’enjeu consistera à travailler, à partir de l’existant, à l’amélioration du niveau de la prise en charge, tant pécuniaire que de la qualité de la prise en charge.

Nous proposons au niveau départemental un pôle public de « l’autonomie», s’appuyant sur le développement des services publics existants avec tous les aspects d’aides (repas, toilettes, mobilisations, etc.) mais aussi équipements et aménagements des logements, transports. Le pôle public doit permettre une synergie entre les services publics ainsi développés en les coordonnant avec les nouveaux services publics du handicap et celui des personnes âgées à créer pour favoriser la promotion des activités sociales des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Cette coordination départementale doit permettre une simplification des démarches pour les personnes et les aidants et une meilleure efficacité du service rendu.

Nous proposons une structuration nationale des pôles publics départementaux dans une forme à définir (agence, établissement public, service ministériel) afin de garantir une maîtrise, une cohérence et une égalité sur le territoire national. Nous voulons assurer à cette échelle une indépendance totale et des critères indiscutables aux procédures de détermination du niveau de perte d’autonomie. Ce sera aussi engager une vaste politique de formation, de professionnalisation et de création en nombre d’emplois qualifiés des services d’aide à la personne,

Dans votre courrier, vous portez le développement des services publics de qualité et de proximité au cœur de vos revendications. Les services publics, notre bien commun, méritent mieux que le traitement qui leur est actuellement infligé. Dans un moment de crise profonde où se développent précarité, insécurité, inégalité mais aussi dans un moment de révolte où monte l’exigence d’une culture de partage, de justice et de solidarité, nous mettons la question des services publics au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires les luttes se multiplient contre les politiques d’austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, des services de l’hôpital voisin, de la classe de l’école communale ou d’une ligne ferroviaire. Nous devons tous ensemble mettre un coup d’arrêt à la diabolisation de la « dépense publique », pour nourrir ces luttes de nos propositions et obtenir des avancées concrètes, pour les faire converger et construire un front d’idées et d’actions pour le service public du XXIe siècle.

 

Voilà ce que je voulais apporter comme réponse aux demandes que vous avez exprimées. Vous pouvez compter sur nous dans les prochaines années comme vous avez pu toujours compter sur les députés communistes /Front de Gauche pour porter des propositions utiles aux retraités et utiles à notre protection sociale solidaires.

 

Jean-Paul Cam, pour les candidats présentés par le parti communiste du Finistère, membre du Front de Gauche

 

 

Législatives - Retraités: Réponse des candidats communistes du Finistère à l'Union Confédérale des Retraités CGT

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LEGISLATIVES
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