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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 20:11

Législatives. Les communistes pâtissent des divisions à gauche

JULIA HAMLAOUI
LUNDI, 12 JUIN, 2017
L'HUMANITÉ
Pierre Dharrévile (PCF) est arrivé en tête dimanche soir avec 29,31% des voix, devant la candidate d'En Marche!, Magali Sirerols qui en obtient 23,95%. Photo : Pierre Pytkowicz
Pierre Dharrévile (PCF) est arrivé en tête dimanche soir avec 29,31% des voix, devant la candidate d'En Marche!, Magali Sirerols qui en obtient 23,95%. Photo : Pierre Pytkowicz

Premier tour. Les estimations disponibles hier soir attribuaient 3 % au Parti communiste. Un score national qui cache de fortes disparités sur le territoire.

Pendant les cinq semaines de campagne, le PCF a martelé son objectif : faire élire un maximum de députés pour opposer à la casse sociale et démocratique programmée par le président la République un programme de conquête de droits nouveaux. Hier soir, à l’heure où ces lignes étaient écrites, les estimations disponibles lui attribuaient un score national de 3 %, correspondant à une projection de 11 à 21 sièges pour le PCF et FI (contre 6,9 % au premier tour en 2012 pour un Front de gauche uni qui était alors en capacité de se maintenir dans 19 circonscriptions). Ces résultats sont à prendre avec précaution puisqu’ils peuvent recouvrir de fortes disparités et que le PCF n’a présenté ou soutenu de candidats que sur 524 des 577 circonscriptions. « Les forces qui ont soutenu Jean-Luc Mélenchon se sont retrouvées en concurrence à la suite des décisions de la direction de la France insoumise. Elles en subissent toutes ce soir les conséquences. C’est aussi le cas du Parti communiste, dont le résultat national est historiquement bas », a réagi, hier, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF.

Les résultats locaux n’étaient pas encore tous disponibles à l’heure de notre bouclage. Néanmoins, dans la plupart des circonscriptions de ses sept députés sortants, le PCF était en passe de parvenir à défendre ses couleurs : Pierre Dharréville (Bouches-du-Rhône, 29,31 %, devant REM), André Chassaigne (Puy-de-Dôme, 34,85 %, devant REM), Nicolas Sansu (Cher, avec 24,4 %, derrière le Modem), Fabien Roussel (Nord, 23,61 %, devant le FN), Alain Bruneel (Nord, 20,45 %, derrière le FN), Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis, 32,8 %, devant REM) se sont qualifiés. En revanche, Patrice Carvalho (Oise, 18,86 %) est éliminé. À ces circonscriptions s’ajoutent les trois dont les députés sortants sont membres du Front de gauche. Charles Beauchamp (Nord) et Zahra Boudjemaï (Hauts-de-Seine), qui avaient à faire face à un candidat FI, n’auraient pas passé le premier tour. Clémentine Autain (Seine-Saint-Denis), soutenue par le PCF et FI, l’aurait, elle, franchi avec succès.

Au-delà de la reconduction des sortants, le PCF visait aussi la reconquête de sièges emportés par la vague rose en 2012. Avec de premiers résultats encourageants. En Seine-Maritime, Jean-Paul Lecoq était en tête hier soir (25,6 %) devant REM. Avec 22,82 %, Sébastien Jumel s’est également qualifié. En Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, également soutenu par FI, serait passé devant le député sortant Mathieu Hanotin. Dans les Hauts-de-Seine, Yasmine Boudjenah et Elsa Faucillon seraient également au second tour.

Au total, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, espérait pendant la campagne obtenir « une vingtaine de députés ». Mais, à l’issue de la présidentielle, le défi pour les communistes de voir siéger à l’Assemblée nationale davantage d’élus s’est compliqué du fait des relations tendues avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, pour qui il avait appelé à voter le 23 avril. Après le refus de la FI d’un accord national en dehors de sa propre bannière, un accord plus restreint de désistements réciproques dans des circonscriptions clés a également échoué. Dans nombre d’entre elles, candidats FI et PCF se faisaient donc face hier, au risque de s’autoéliminer d’un possible second tour. Comme, selon les résultats disponibles, dans la Loire pour Christophe Faverjon, ou David Queiros en Isère. Dans ce contexte, au-delà d’une étiquette nationale, le PCF a fait le pari de candidatures de rassemblement et implantées localement. « Les candidats communistes-Front de gauche que nous présentons dessinent le visage de la France du monde du travail, du privé comme du public, de syndicalistes et de citoyens engagés dans leur territoire », souligne Pierre Laurent. Parmi ceux sur lesquels le PCF fondait le plus d’espoir, Jean-Paul Dufrègne (22,66 %) dans l’Allier, Hubert Wulfranc (27,08 %) en Seine-Maritime se qualifiaient derrière REM. En Haute-Vienne, les nouvelles étaient bonnes avec la qualification de Pierre Allard. Des duels PCF-FI sont plus qu’improbables au second tour, cette nouvelle semaine de campagne pourrait donc s’ouvrir sur une note de rassemblement. « L’urgence, a estimé Pierre Laurent, est avant tout à la mobilisation pour relever le défi du second tour, face aux candidats de Macron, des “Républicains” et du FN, pour faire élire les candidats de gauche encore en lice. »

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
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