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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 08:39
Photos et compte rendu de la causerie sur la révolution russe de 1917 par Greg Oxley le mercredi 15 février au local du PCF à Morlaix
Photos et compte rendu de la causerie sur la révolution russe de 1917 par Greg Oxley le mercredi 15 février au local du PCF à Morlaix
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Photos et compte rendu de la causerie sur la révolution russe de 1917 par Greg Oxley le mercredi 15 février au local du PCF à Morlaix
Photos et compte rendu de la causerie sur la révolution russe de 1917 par Greg Oxley le mercredi 15 février au local du PCF à Morlaix

Un moment de réflexion de fond sur les racines et le sens de l'engagement communiste et révolutionnaire, à travers une brillante intervention sur les causes, le déroulement et les suites de la révolution de 1917 par Greg Oxley, l'animateur du journal "La Riposte", militant communiste dans le Xe arrondissement de Paris. 

Les camarades qui avaient fait le déplacement ne l'ont pas regretté tant cette conférence-débat s'inscrivant dans un projet de formation politique et d'éducation populaire a été très stimulante et a donné lieu ensuite à des échanges extrêmement enrichissants. 

La prochaine causerie au local devrait être animée par Roger Héré sur "la richesse et la protection sociale".  

Extraits de la conférence de Greg Oxley sur la Révolution Russe à Morlaix le 15 février:

 

« En 1917, la classe ouvrière en Russie représentait 8 % de la population. La Russie connaissait un contexte général de sous-développement, avec une culture paysanne encore marquée par le servage. En même temps, le régime tsariste avait beaucoup investi au début du siècle dans la modernisation industrielle grâce à des investissements étrangers. Il y avait une très forte concentration d'industries, de travailleurs à Riga, à Pétrograd - Pétersbourg : de 20 à 40 000 travailleurs concentrés. De première ou de seconde génération.

Ce qui a fait la différence, c'est d'abord l'existence d'un parti révolutionnaire digne de ce nom, le parti bolchevik. La base sociale du parti bolchevik était la jeunesse prolétarienne.

En 1905, à l'occasion de la première révolution née du mécontentement face à la crise économique, aux conséquences de la défaite de la Russie contre le Japon et de l'autoritarisme tsariste, une nouvelle forme d'organisation, les assemblées générales souveraines, les Soviets, avait fait son apparition dans les quartiers, les usines. C'étaient des organes extrêmement sensibles à l'humeur des insurgés et des travailleurs. Les délégués des Soviets étaient renouvelés tous les 15 jours, voire à cadence plus rapide encore. Il suffisait d'un discours qui déplaise et le délégué des soviets était remplacé. C'était le soulèvement immortalisé à travers l'épisode du Cuirassé Potemkine. Cela s'est soldé par une défaite. Entre 1905 et 1917, il y a eu une grosse période de Réaction. Le Parti Révolutionnaire, social-démocrate, était désorganisé, démantelé, en crise, ses dirigeants en exil. Lénine pouvait compter 40 soutiens en Russie.

La révolution de 1917 est le produit de la guerre : 13 millions de Russes mobilisés. La paysannerie qui se mêle à la classe ouvrière urbaine, qui prend conscience de l'injustice sociale, qui souhaite mettre fin à une guerre horrible. La guerre est facilité l'organisation et la conscientisation de la paysannerie russe.

La première phase de la révolution russe survient en février 1917, dans le calendrier russe, 13 jours plus tard en mars 1917 dans notre calendrier. C'est le 8 mars 1917, la journée internationale des femmes, qui va servir d'élément déclencheur. Les jeunes ouvrières souhaitent mettre fin à la guerre. Le Parti Bolchevik n'avait pas donné de consigne pour la mobilisation des ouvrières à l'occasion de la journée internationale des femmes et du déclenchement spontané d'une grande grève à Pétrograd. Le tsar tombe au bout de cinq jours de grèves. Pendant cet événement, les Soviets ont réapparu, c'est une forme de pouvoir populaire qui s'ajoute au gouvernement provisoire auto-proclamé, sans armée, sans police. La révolution de février 1917 n'avait pas été prévue ni annoncée par Lénine qui disait le 9 janvier en Suisse que sa génération ne connaîtrait pas la révolution.

La mouvance révolutionnaire se partage en « socialistes-révolutionnaires », qui représentent surtout les paysans, et dans deux partis marxistes issus d'une scission du parti social-démocrate, les mencheviks, qui après la défaite de 1905 attribuent l'échec de la révolution à un excès de radicalité, et les bolcheviks. Au début de la révolution, les mencheviks sont majoritaires dans les Soviets, ont des élus dans les postes dirigeants. Leur projet, c'est avant tout de se débarrasser du tsar, de fonder une République. Il n'est pas question pour eux que les masses prennent directement le pouvoir. A l'intérieur du parti bolchevik, il y avait également des tendances. Lénine et Trotski l'ont emporté sur une ligne radicale – viser la prise de pouvoir par les travailleurs, tout le pouvoir au soviet, en finir avec un gouvernement provisoire auto-institué. La radicalité de leur position, qui correspond avec la volonté profonde de la population, concerne aussi la volonté d'un arrêt immédiat des hostilités et d'une paix immédiate. Lénine expose ses options stratégiques pendant la révolution dans ses « thèses d'avril », où il ralie les idées développées par Trotski dès 1903-1904 (« la révolution permanente », l'idée que la Russie n'était pas trop sous-développée pour la révolution et la dictature du prolétariat, c'est à dire la prise de pouvoir directe par le peuple pour ses intérêts). En mai, déjà fragilisé par la poursuite de la guerre, le gouvernement provisoire fait monter des ministres réformistes, dont Kerenski. Ceux-ci commandent une nouvelle offensive militaire, aussi pour éloigner les éléments les plus turbulents et révolutionnaires de Pétrograd, selon une tactique éprouvée déjà pendant la Révolution Française, mais la discipline est disloquée dans l'armée. L'offensive est un fiasco. Sur le plan militaire et politique : on a fait la révolution contre la guerre, et ils recommencent la guerre. Dans les premiers jours de juillet, c'est l'insurrection des marins de Kronstadt. Les manifestations se multiplient dans l'armée. L'idée est de marcher vers Pétrograd, et de prendre d'assaut le siège du gouvernement. Lénine savait que l'avant-garde de la révolution serait écrasée et que cela produirait un découragement des travailleurs révolutionnaires. Kerenski s'est dit qu'il fallait frapper un grand coup et pendant les mois de juillet-août il réprime fortement le mouvement insurrectionnel et bolchevik. Lénine s'exile en Finlande. Trotski est emprisonné. Le parti bolchevik est rendu illégal. Mais pendant ce temps les généraux tsaristes, qui veulent la Restauration, se frottent les mains que les révolutionnaires se battent entre eux. Kornilov lance une grande offensive contre la capitale. Tout modéré qu'il est, Kerenski sait qu'il sera pendu comme révolutionnaire et que Kornilov voudra le pouvoir pour lui seul. Il se sent obligé d'ouvrir les prisons, d'autoriser à nouveau le parti bolchevik. Trotski passe du statut de prisonnier peut-être promis à l'exécution à celui de chef de l'insurrection. Pour des raisons politiques, tenant à la force des aspirations révolutionnaires et à la paix, l'armée de Kornilov se disloque. A la mi-septembre 1917, les bolcheviks deviennent majoritaires dans les Soviets, ont la réalité du pouvoir. La révolution d'octobre n'est plus qu'une opération technique, une formalité. Le 25 octobre 1917, les Soviets prennent le pouvoir.

C'est une révolution provoquée par la guerre mais qui n'aurait jamais aboutie sans les calculs de Lénine, sans la création d'un parti révolutionnaire disposant d'une vraie organisation, d'une vraie stratégie, une théorie, d'une vraie formation politique et intellectuelle pour les militants : philosophie, dialectique, Révolution Française, Commune, les bases de la formation de l'adhérent bolchevik. On se moquait des bolcheviks à l'époque, perçus comme des ouvriers pédants ! »

 

« Ce qui explique la destinée future de la révolution russe, c'est d'abord l'échec de l'internationalisation de la révolution communiste, avec notamment l'écrasement de la révolution spartakiste. Lénine et Trotski avaient conscience de la nécessité d'un mouvement de révolution internationale, d'une contagion révolutionnaire, pour sauver et pousser les acquis de la révolution. Déjà quand ils ont choisi de prendre le pouvoir, ils ne pensaient pas forcément que cela durerait beaucoup plus longtemps que l'expérience de la Commune. Ils savaient qu'on ne leur ferait aucun cadeau s'ils étaient défaits.Les travailleurs ne pouvaient être au pouvoir dans un seul pays. On ne pouvait faire le socialisme, un régime égalitaire basé sur la propriété collective, dans un seul pays. Encore plus difficile quand toutes les nations européennes ou presque, les États-Unis, se coalisent contre l’État révolutionnaire, 21 états étrangers lui faisant la guerre, soutenant les Russes blancs, et le mettant sous embargo. Les bolcheviks l'ont quand même emporté, avec une armée moins professionnelle, avec peu d'armes au départ (1 fusil pour 10 soldats de l'armée rouge), parce qu'ils avaient la force de l'Idée internationaliste et révolutionnaire et de l'adhésion populaire face aux forces réactionnaires favorables à l'ancien régime. C'est déjà en soi un exploit, vu l'adversité. Mais en 1920, Lénine lui-même était conscient qu'il n'avait pas le socialisme en Russie : une vieille machine tsariste avec un vernis de socialisme. Une vieille machine tsariste encadrée par quelques cadres bolcheviks. A la mort de Lénine, les uns après les autres, tous les cadres bolcheviks ont été massacrés. Le stalinisme n'a rien à voir avec le vrai communisme, c'est une caste dirigeante qui travaille pour elle-même, produite par une situation de pénurie, de maintien des cadres bureaucratiques oppressifs, d'enlisement de la révolution ».

 

 

 

 

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
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